2002
Psychothérapies
Les psychothérapies mère-bébé: quels enseignements pour la pratique psychothérapeutique?
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Bertrand Cramer
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Adresse de l’auteur:Pr Bertrand Cramer10, rue Charles-BonnetCH-1206 Genève
La recherche sur les psychothérapies révèle les attentes implicites des patients et des thérapeutes, elle indique que les patients ont une intuition concernant la forme de thérapie qui leur conviendrait le mieux.
Sur la base de l’expérience de recherches dans les thérapies mère-bébé, de nouvelles pratiques ont été introduites dans notre service: les patientes sont sollicitées de choisir la forme de thérapie qui leur convient le mieux.
La psychothérapie n’est plus un champ unifié, l’enseignement aux psychothérapeutes doit être revu.Mots-clés :
technique, choix de thérapie, changements de pratique.
Psychotherapy is no longer a unified field, since so many techniques, goals and methods have appeared. We need guidelines to propose new forms of teaching psychotherapy.
Research can help us in this endeavour. Our research on mother-infant psychotherapy shows that therapists and patients differ greatly in their goals and ideals. Clinicians aim at following a precise technique; patients want mainly to be understood. Patients are able to contribute to the choice of indication.
We now ask them to decide what form of therapy they would prefer.Keywords :
technique, choice of practice, changes in practice.
Ce n’est un secret pour personne: le champ de la ou des psychothérapies est en crise. Plusieurs facteurs contribuent à cette crise:
- La psychothérapie n’est plus un champ unifié, régi par une communauté de buts, de techniques, de formation et de concepts.
- Les résultats ou effets thérapeutiques – tels que représentés par les recherches –ne permettent pas de consacrer un modèle préférentiel, validé par une performance supérieure.
- Les critères de formation divergent. Ils ne font pas l’objet d’un consensus permettant d’attribuer l’équivalent d’un titre reconnu largement, tel que le F.M.H.
[3] de différentes disciplines.
- Il y a un déclin du crédit attribué aux psychothérapies par le public, par les autorités sanitaires et par les assurances.
- Il existe un décalage entre la conviction des praticiens de chaque école de pratiquer la bonne technique, et le scepticisme des chercheurs en psychothérapie et du public en général.
Dans ce qui suit, je vais tenter d’expliciter quelques enseignements acquis au cours d’une longue recherche concernant une forme de thérapie particulière: la psychothérapie psychodynamique de la dyade mère-bébé.
Cela me permettra de parler:
- des difficultés de recherche en psychothérapie;
- du peu d’influence des recherches sur la pratique;
- de la définition de quelques idées reçues et symptômes qui affectent notre profession.
Au Service de Guidance Infantile de Genève, un groupe de cliniciens et de chercheurs a tenté d’établir un protocole de recherche sur les effets et les processus des thérapies brèves mère-bébé.
Difficultés
La première difficulté consista à convaincre les cliniciens de se faire filmer pendant les thérapies et d’accepter de répondre à des questionnaires concernant leur pratique. Nos cliniciens – dont je faisais partie – craignaient que l’intimité patient-thérapeute ne soit déflorée, que les patientes ne soient inhibées par la caméra et que – crainte plus implicite – leur technique ne soit critiquée. Cet obstacle fut assez vite levé, car les patientes (les mères surtout, mais aussi les pères) avaient un tel besoin d’aide qu’elles oublièrent bien vite la caméra. Etonnamment, les thérapeutes aussi. La dramatisation de la rencontre, l’authenticité de l’échange, l’intensité du processus balayèrent les inhibitions. Ce qui s’avérait bien plus difficile, c’était d’obtenir des cliniciens qu’ils s’engagent à évaluer objectivement certains aspects de leur pratique en répondant à des questionnaires. Par exemple, on leur demandait leur pronostic quant au succès potentiel de leur thérapie dans un cas donné. Ou bien, après la thérapie, s’ils jugeaient le résultat favorable, très bon, médiocre ou mauvais.
Les cliniciens avaient toutes les peines du monde à se prononcer: ils détestaient les besoins d’objectivation des chercheurs; ils trouvaient toutes les questions trop réductionnistes et préféraient accepter le flou de leur «impression clinique» à l’objectivité forcée concernant la relation et l’entreprise thérapeutique. Il a fallu beaucoup de rencontres pour rapprocher les exigences des chercheurs et celles des cliniciens.
On peut comprendre les hésitations des cliniciens: comment évaluer de façon objective, souvent sur un mode chiffré, des données aussi subjectives que le potentiel thérapeutique d’une patiente, ou ses représentations mentales au sujet de l’enfant, ou même son degré de satisfaction en thérapie? De nombreux ajustements furent nécessaires pour que cliniciens et chercheurs arrivent à un compromis. Et pourtant, nous, les cliniciens, fûmes très surpris de constater que des résultats valables pouvaient être obtenus sur des données aussi subjectives que les mouvements de l’estime de soi des mères avant et après la thérapie. De même, certaines représentations maternelles concernant l’enfant changèrent également, sur un mode qui ne semblait pas démentir la subtilité clinique.
Parlons maintenant du manque d’influence des recherches sur la pratique thérapeutique. Des sondages faits auprès de thérapeutes américains montrent qu’ils négligent les rapports de recherche. Par ailleurs, ils s’en méfient, jugeant que les questions adressées par la recherche n’abordent pas les vrais problèmes des thérapies. La méthodologie serait tellement pointilleuse qu’elle empêcherait l’évaluation de questions essentielles pour le thérapeute.
Les exigences de la méthode sont telles que – en effet – on constate un manque clair de recherches sur les psychothérapies psychodynamiques, en contraste avec l’abondance de recherches en thérapies cognitives et comportementales.
Personnellement, je reconnais pleinement les difficultés inhérentes à la recherche en psychothérapie: il est, par exemple, illusoire d’évaluer objectivement la levée de l’amnésie infantile ou des modifications dans le fonctionnement de l’inconscient. Mais des chercheurs ont réussi à définir des variables dépendantes qui sont des marqueurs valables des effets thérapeutiques. Je pense par exemple aux travaux de l’équipe de Luborsky, ou à ceux de Fonagy et Target. J’ajouterai qu’en thérapie mère-bébé on assiste à des effets thérapeutiques à la fois massifs et rapides, avec un indice d’expression facile à objectiver au niveau des symptômes du bébé, qui servent de révélateurs de l’amélioration. J’ajouterai également qu’à l’heure de «l’evidence based» medicine, il serait malsain que le champ de la psychothérapie s’exile dans une province où la recherche de la preuve paraît inutile.
L’idéalisation de la rencontre intersubjective peut mener à une position qui sacrifie toute recherche de causes au nom de la seule quête de vérité psychique, accompagnée d’un certain dénigrement des effets thérapeutiques.
Passons maintenant aux thérapies mère-bébé qui serviront d’étayage pour discuter certains résultats de recherche.
Leur base conceptuelle est la formulation de troubles interrelationnels comme facteurs de causes et de maintien d’un grand nombre de pathologies infantiles. C’est en traitant la relation mère-enfant, ou mère-père-enfant, que des changements vont s’opérer à plusieurs niveaux: les projections parentales s’amendent, le parent reprend ce qui a été projeté dans son aire psychique, les interactions deviennent moins défensives, l’enfant amende ses symptômes. Il s’agit donc d’une thérapie de la relation, plus que d’un individu, comme dans certaines formulations systémiques.
Les indications concernent les troubles les plus fréquents de la petite enfance:
- troubles fonctionnels (sommeil, alimentation);
- troubles des relations, troubles du comportement.
Sont exclus:
- les développements dysharmoniques et psychotiques;
- les pathologies graves de la mère (à l’exclusion de nombreuses dépressions post-partum).
Le foyer
La théorisation du foyer a été faite par des cliniciens en situation de thérapie brève avec des adultes. Elle a été reprise par de nombreux auteurs depuis Malan et Sifneos, notamment par le groupe Luborsky dans l’évaluation du «core conflictual relationship theme», un concept très proche de notre pratique de thérapie mère-bébé. Il s’agit de rassembler, progressivement, mais précocement dans la thérapie les éléments suivants:
- une plainte maternelle et l’explicitation d’un ou de symptômes;
- une angoisse correspondante, reliée à un conflit typique, dont on trouve les antécédents dans la névrose infantile de la mère. Ce qui est typique des thérapies mère-bébé, c’est que ce conflit maternel se déploie dans le champ interrelationnel, où le bébé joue le rôle de partenaire du conflit.
Résultats de la recherche
Le foyer
Premièrement, nous avons trouvé que l’élaboration et l’énonciation d’un foyer dans la première séance fut possible dans presque 50% des cas. Qu’est-ce qui rend cela possible?
En employant le «Stuttgart Interactional Categories System» de Czogalik et Mauthe (1991), nous avons trouvé que les «bonnes séances» sont caractérisées par une plus grande implication émotionnelle, plus de rapports révélateurs de soi-même de la patiente et plus d’activité dites thérapeutiques – telles qu’exploration, structuration, confrontation et interprétation – produites par le thérapeute…, mais aussi par la patiente.
Les séances difficiles sont caractérisées par: un plus grand volume verbal par le thérapeute que par la patiente, plus de questions du thérapeute, plus de refus de la patiente, plus de conflits dans le mode de communication (comme: «Oui, mais…») et moins de continuité de contenu entre les protagonistes.
Dans les cas faciles, il y a aussi une adhésion à la technique standard, et cela valait pour les deux formes de technique employées et comparées.
Dans les cas difficiles, l’activité de questionnement (poser des questions directes) était 10 fois plus élevée que les activités dites de réflexion.
La satisfaction au sujet du traitement
Après chaque séance, nous demandions à la patiente de remplir un questionnaire avec des questions telles que: «Aujourd’hui, j’ai eu une bonne séance»; «Je pense que le thérapeute saisit ce que je sens et pense»; «Le thérapeute m’a assez parlé»; «J’ai confiance dans mon thérapeute». Le thérapeute devait répondre à des questions telles que: «Avez-vous eu l’impression que vous pouviez comprendre ce que la mère pensait et sentait?»; «Avez-vous eu l’impression que la séance d’aujourd’hui était bonne?»; «Avez-vous eu l’impression que votre travail a entraîné un changement chez la mère et chez l’enfant?»; «Vous attendez-vous à des changements positifs ou négatifs lors de la prochaine séance?»
Le résultat le plus instructif fut le désaccord presque total entre les patientes et les thérapeutes: 75% des mères accordent la note «très bonne» concernant la séance au début du traitement et – à la dernière séance – ce taux monte à 92%!
En contraste, 52% des évaluations des thérapeutes au début sont «assez bonnes», avec un 30% de «insatisfaisantes». A la fin du traitement, la moyenne des évaluations des thérapeutes correspond à «assez bonnes».
Nous nous sommes demandé à quoi était due cette forte divergence, qui était d’autant plus étonnante qu’une majorité des thérapies ont eu de bons résultats. Qu’est-ce qui oriente l’impression du thérapeute au sujet de la qualité de son travail? Plusieurs analyses ont démontré que le thérapeute évalue cette qualité, sur sa satisfaction, en fonction de sa capacité d’élaborer un foyer interprétatif. Or, l’élaboration d’un foyer interprétatif est considérée comme un but désirable dans la théorie des thérapies brèves. Visiblement, le désir du thérapeute est avant tout d’arriver à cette interprétation. Quand il n’y parvient pas, son évaluation d’autres variables du processus est également négative. Par exemple, dans les cas où il n’a pas pu interpréter de foyer, il juge que l’alliance thérapeutique était médiocre et que les résistances étaient élevées. Les évaluations de la qualité du transfert, de l’empathie et de sa confiance sont corrélées avec la possibilité d’interpréter le foyer. Cela va même plus loin: la caractérisation de la patiente comme attractive est également associée au facteur foyer.
Les patientes ont visiblement d’autres critères d’évaluation: chez elles, on ne trouve pas d’associations entre l’alliance thérapeutique et l’interprétation d’un foyer. Les associations avec la satisfaction concernent des items tels que: «Je me suis sentie comprise» et «Le thérapeute m’a parlé assez». Les facteurs maternels sont de l’ordre de ce qu’on appelle des aspects non spécifiques de la technique, ceux qui sont d’ailleurs le plus souvent associés aux bons résultats thérapeutiques dans le plus grand nombre de recherches sur les psychothérapies.
Nous avons été frappés par la divergence des critères entre patientes et thérapeutes. On peut en conclure que ces deux partenaires, apparemment si intensément impliqués dans une même entreprise, ont – en fait – des buts différents, révélés a posteriori par leurs degrés de satisfaction. Les mères cherchent surtout à être reçues, comprises, et, avant tout, à établir une bonne relation, basée sur la confiance. Les thérapeutes sont mus par le désir de correspondre à l’idéal de leur technique. Ils sont plus satisfaits par leur degré d’adhésion à une technique idéale que par le résultat thérapeutique, ou – ce qui est encore plus étonnant – la satisfaction de la cliente.
Le choix du traitement
Généralement, le thérapeute consulté n’offre que ce qu’il sait faire: sa forme de thérapie, telle qu’il l’a apprise et raffinée au cours du temps. Ce n’est que récemment que les thérapeutes se sont ouverts à l’éclectisme, proposant une alternative à leur forme de thérapie, que ce soit l’approche médicamenteuse ou l’indication d’une thérapie concurrente.
Que se passerait-il si on donnait aux patients le choix entre deux formes de thérapie, la psychodynamique d’une part, la guidance interactive (thérapie non interprétative) d’autre part?
Nous avons fourni aux patientes consultant le Service un descriptif des deux formes de thérapie, leur demandant d’exprimer leur choix. On demandait simultanément aux cliniciens de choisir une indication en fonction des données de la prise d’anamnèse et du visionnement d’une interview. Ce qui nous intéressait le plus, c’étaient les relations possibles entre les décisions des patientes et des thérapeutes.
Là, généralement, une surprise nous attendait. Mais elle allait dans le sens inverse des divergences d’opinion concernant la satisfaction. On trouve un très haut niveau d’entente entre les indications posées par les mères et par les thérapeutes. En rassemblant les 2 formes de thérapie, l’entente était de 71%. En thérapie psychodynamique, l’entente était de 82%; dans la guidance interactive, elle était de 67% (sur 29 cas); 12% des mères n’ont pas fait de choix. Curieusement, l’analyse des deux groupes de choix ne révèle pas de différences marquantes. Mais ce qui est le plus troublant, c’est l’accord très élevé entre patientes et thérapeutes sur la décision d’indication. Cela pourrait signifier que les patientes ont une intuition quant au type de thérapie qui leur convient le mieux, ou qui pourrait le mieux les aider. On pourrait conclure que patients et thérapeutes, dans certains domaines, fonctionnent sur un même mode, et non pas – comme le voudrait la théorie – sur des modes antagonistes qui exigent que le thérapeute entraîne l’adhésion de la patiente en levant ce qu’on appelle les résistances.
Quelques conclusions
Les thérapies brèves mères-bébés se prêtent bien à la recherche, probablement à cause de trois facteurs:
- La transparence psychique du post-partum favorise l’alliance thérapeutique et baisse les résistances.
- Le symptôme du bébé est un bon marqueur du changement.
- La brièveté de la thérapie réduit l’énormité des données inhérentes à la psychothérapie.
La recherche en psychothérapie est difficile et continue à poser de gros défis, mais elle peut apporter des enseignements surprenants: à mon avis, les plus importantes trouvailles de cette recherche sont les suivantes:
Il est évident que la psychothérapie résulte d’une interaction continue entre les partenaires; elle n’est pas du tout résumée dans l’activité du thérapeute et dans l’application d’une technique. De surcroît, les patientes sont souvent plus semblables aux thérapeutes – dans leur activité – qu’opposées. Par exemple, l’étude détaillée des types d’activité de pensée montre que les patientes font, elles aussi, des confrontations, des clarifications et établissent des liens. Elles ne sont pas le réceptacle passif d’interventions thérapeutiques; elles sont plutôt des partenaires de travail, cherchant activement l’insight par des méthodes de pensée qui sont semblables à celles des thérapeutes.
Même harmonie ou similarité de pensée quand on vient à poser des indications de thérapies. N’est-il pas étonnant qu’elles puissent pressentir – après leur autoscopie sûrement – quelle forme de thérapie conviendrait mieux à leur profil? Cela présuppose qu’elles ont une représentation préconsciente de leur mode de fonctionnement psychique, du type de résistance qu’elles peuvent avoir envers la recherche psychodynamique d’insight, ou la recherche d’une compréhension de leurs modes d’interactions éducatives.
Là encore, c’est la similarité qui l’emporte sur la différence. Deux leçons pour la pratique:
- Offrir – dans les centres de traitement – un choix de thérapies aux patients consultants. Cela pourrait diminuer les résistances liées à une passivation du patient.
- Discuter des choix, des buts du traitement avec les patients. Cela leur permet de devenir participants à part entière.
Nous allons nettement – comme en médecine – vers une démocratisation de la relation thérapeutique. Quant au degré de satisfaction, on voit qu’il révèle une espèce de névrose narcissique institutionnelle du thérapeute. Ce dernier ne s’avoue jamais satisfait. Il en voudrait plus. On sent qu’il se compare sans cesse à un modèle idéal qui est d’autant plus difficile à définir objectivement qu’il n’existe pas de modèle explicite systématique pour la pratique des psychothérapies, surtout de celles qui se réclament de la psychanalyse.
Le thérapeute est un insatisfait chronique, un complexé un peu «maso» qui, probablement, rêve d’être comme Freud lui-même. Cela n’est pas important seulement du point de vue de la psychopathologie de l’exercice de notre profession (dont le fameux «burn out» syndrome): ce qui frappe, c’est l’idéalisation trop exclusivement focalisée sur l’activité interprétative, conçue comme l’or, par rapport au plomb des activités plus modestes telles que le soutien du dialogue, l’établissement d’une alliance thérapeutique et l’exercice de l’empathie. Ces activités sont appelées non spécifiques et – généralement – ne sont pas enseignées dans les formations de psychothérapie. C’est d’autant plus erroné que:
- l’alliance thérapeutique est le plus souvent associée aux effets thérapeutiques;
- la grande majorité des activités et verbalisations du thérapeute sont destinées à développer ces facteurs non spécifiques.
Il est temps que la formation change:
- Faire intervenir les résultats des recherches en psychothérapie.
- Evaluer les différences et les similarités de différentes écoles et techniques; penser en termes de
«Quelle thérapie, pour quel patient, prodiguée par qui?»
- Enseigner les bases de la communication thérapeutique, le développement de l’empathie et la création de l’alliance thérapeutique.
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Cramer B. (1993): Peut-on évaluer les effets des psychothérapies? Psychothérapies, 13: 217-224.
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Cramer B. (2000): Can therapist learn from Psychotherapy research? in: von Klitzing K., Tyson P., Bürgin D. (Eds): Psychoanalysis in Childhood and Adolescence. Basel, Karger, pp. 12-22.
·
Czogalik D., Mauthe C. (1991): Manual for the Stuttgart International Categories System. Stuttgart, Center for Psychotherapy Research.
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Fonagy P., Target M. (1994): The efficacy of psychoanalysis for children with disruptive disorders. J. Amer. Acad. Adolesc. Psychiat., 33/1: 45-55.
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Luborsky L., Crits-Christoph P., Mintz I., Auerbach A. (1988): Who Will Benefit From Psychotherapy? Predictive Therapeutic Outcomes. New York, Basic Books.
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Robert-Tissot C., Cramer B., Stern D.N. et al. (1996): Outcome evaluation on brief mother-infant psychotherapies: Report on 75 cases. Infant Ment. Health J., 17: 97-114.
[1]
Texte d’une conférence donnée lors du Congrès organisé par l’Association Romande pour la Psychothérapie psychanalytique en collaboration avec le Centre Psycho-Social neuchâtelois, Neuchâtel (Suisse), 28-29 avril 2001.
[2]
Psychiatre, psychanalyste, professeur honoraire à la Faculté de Médecine de Genève.
[3]
Titre que porte en Suisse un médecin titulaire d’un diplôme de spécialiste.