Psychothérapies
Médecine & Hygiène

I.S.B.N.sans
122 pages

p. 118 à 118
doi: en cours

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Volume 26 2006/2

 
Janine CHASSEGUET-SMIRGEL (1928-2006)
 
 
Née à Paris de parents émigrés d’origine polonaise, Janine Chasseguet-Smirgel y est décédée le 5 mars 2006. Son père y a travaillé comme ingénieur dans la banlieue. Les horreurs du nazisme et du communisme ont également frappé sa famille : outre la déportation à l’issue tragique de sa tante bien-aimée, ses grands-parents ont péri également dans les camps des nazis, parmi d’autres.
Elle a étudié, à Paris et à Londres, les sciences politiques, et plus tard la psychologie à la Sorbonne, entre autres chez Daniel Lagache. Dans les années 1950, elle a milité dans les rangs de la politique de gauche, puis s’est résolument tournée vers la psychanalyse et a assumé de nombreuses fonctions institutionnelles dans ce domaine. En outre elle a occupé la « Freud Memorial Chair » à Londres (en 1982-1983) et a été professeur à Lille, en France.
Auteur de nombreux livres et articles, son ouvrage collectif sur la Sexualité féminine (1964) a eu un grand retentissement. Ses travaux sur l’Idéal du moi (1975) et ses ouvrages critiques au sujet des mouvements gauchistes, conçus avec son époux Béla Grunberger sous le pseudonyme d’André Stéphane (1969), ont soulevé beaucoup d’intérêt et autant d’hostilité. Son œuvre freudienne résolument engagée a suscité le respect. La droiture, l’intelligence et la sensibilité, voire la compassion de Janine vont beaucoup manquer dans le paysage psychanalytique francophone, qu’elle a profondément marqué par sa personnalité.
A.H.
Nous avons également appris le décès, survenu à Giglio (Italie) le 1er avril 2006, de Marcelle Spira. Nous lui rendrons hommage dans notre prochain numéro.
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