Psychothérapies
Médecine & Hygiène

I.S.B.N.sans
122 pages

p. 119 à 119
doi: en cours

Veille sur la revue
Vous consultez

Volume 26 2006/2

Le sentiment d’imposture, Belinda CANNONE, Paris, Calmann-Lévy, Coll. « Petite Bibliothèque des Idées », 2005, 200 pp., ISBN 2-7021-3542-0

Dans ce petit livre, écrit de façon très vivante et agréable, par petites touches, Belinda Cannone décrit un sentiment très commun, bien que souvent caché, le sentiment d’imposture. Il ne s’agit pas ici du sentiment d’usurper une place ou d’abuser de la confiance de l’autre, mais de la conviction de ne pas être celui qu’il faudrait pour occuper légitimement la place dans laquelle il se trouve, la conviction d’occuper une case qui n’est pas prévue pour lui (avec en corollaire l’angoisse d’être démasqué).
Tout d’abord, en partant de l’individu, l’auteure propose une série de réflexions sur l’origine de ce sentiment, renvoyant à la construction de l’identité, la représentation de soi, l’idéal du moi, mais aussi à la naissance au sens propre du terme.
Puis se situant dans un contexte social, elle met en évidence le paradoxe dans lequel l’individu moderne peut être amené à éprouver un sentiment d’imposture, à être un imposteur : la société actuelle, complexe, qui lui propose une infinité de cases assez strictes mais qui lui enjoint d’être singulier.
Ces réflexions sont illustrées par de nombreux exemples empruntés à la littérature, au cinéma, à la politique et aussi à la psychanalyse. Et peu à peu le lecteur, qui se reconnaît peut-être, se prend à aimer l’imposteur. Il lui apparaît comme un être de désir, désir d’agir, de réaliser ses souhaits, de faire toujours mieux. L’imposteur, comme le déprimé, est l’homme d’aujourd’hui, dans sa version dynamique.
Dominique Waridel Michel

Facteurs de maladie, facteurs de guérison. Genèse de la souffrance et cure psychanalytique, Antonino FERRO, Paris, In Press, 2004, 151 pp., ISBN 2-84835-062-8

On peut aimer ou ne pas aimer Bion. C’est vrai qu’il nous escamote quelques aspects des traditions freudiennes comme les pulsions partielles, le narcissisme, même le refoulement – mais nous rencontrons parfois un nouveau langage désarçonnant… Nous y trouvons également une nouvelle approche, de nouvelles perspectives parfois très éclairantes, qui mettent en lumière la voie de la réflexion des analysands et des analystes. Parmi les « descendants » du Maître, nous attirons l’attention ici sur les écrits prolifiques, d’une clarté clinique exceptionnelle, d’Antonino Ferro, psychanalyste argentino-italien, rédacteur européen de l’International Journal of Psychoanalysis. Son dernier livre est un bon exemple de sa fécondité et de sa pensée clinique illuminante. Un merveilleux ouvrage illustrant ce que peut être la psychanalyse créative contemporaine. Un vrai bijou.
Tous les analystes qui rencontrent la clientèle d’aujourd’hui et qui ne se bornent pas à la voir avec les instruments d’hier devraient étudier cette mine de richesses…
A.H.
© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis