2003
Psychotropes
La culture du « clubbing » globale et locale
Une comparaison de la scène culturelle des drogues dans les
clubs en Estonie et en Finlande
[1]
Mikko Salasuo
Finnish Foundation for Alcohol Studies/Stakes, POB 200,
FIN-00531 Helsinki
Airi-Alina Allaste
Finnish Foundation for Alcohol Studies/Stakes, POB 200,
FIN-00531 Helsinki
L’usage récréatif de drogues dans le contexte de la culture
«club» a pris une place prépondérante au sein de la jeunesse européenne au
cours de la dernière décennie. Notre enquête porte sur les caractéristiques les
plus prégnantes du clubbing et de l’usage de drogues en Estonie et en Finlande.
Ces deux pays, géographiquement proches l’un de l’autre, ont des héritages
culturels assez semblables. Néanmoins, il y a des différences majeures entre
ces deux sociétés, dans la mesure où l’Estonie a été gou~vernée par le régime
Soviétique jusqu’en 1991, tandis que la Finlande était une société occidentale
indépendante. Dans les deux pays, la culture «club» a suivi des dynamiques
semblables, avec une nature très ésotéri~que et une sphère culturelle élitiste
jusqu’à la fin des années 1990, mais son influence sur l’usage de drogues
illicites a été, d’une certaine façon, différente. Nous avons examiné la
diffusion et les différences de la culture «club» en Estonie et en Finlande en
distinguant trois phases : la période ésotérique de 1990 à 1994, la période
clandestine ou underground de 1995 à 1997, et une période dominante ou
mainstream, de 1998 à aujourd’hui.
Mots-clés :
Culturel, Consommation, Psychotropes, Milieu festif, Diffusion, Estonie, Finlande, Comparaison.
Recreational drug use in the context of club culture has gained a
permanent position among European youth in the recent decade. We investigate
some most prominent qualities of club culture and drug use in Estonia and
Finland. These two countries are geographically close to each other and have
somewhat similar cultural heritage. Nevertheless, there are major differences
in these societies, since Estonia was ruled by the Soviet regime until 1991 and
Finland was an independent western welfare society. In both countries, however,
the club-culture has followed similar dynamics : for example, having a very
esoteric nature and being elitist cultural sphere until late 1990’s, but the
influence on the illicit drug use has been somehow different. We examine the
cultural diffusion and differences of club culture in Estonia and Finland
according to three pha~ses – esoteric period (1990-1994), underground period
(1995-1997), and mainstream period (1998 — ...).
Dans les années 1990, le monde occidental a été le témoin du
développement d’un usage récréatif des drogues dans le milieu festif des clubs
et des boîtes de nuit. Ce phénomène s’est développé d’une façon globale, mais
aussi en fonction de cultures locales et de contextes historiques différents
(Thornton 1995, p.3). Dans cet article, nous observerons comment la culture «
club » s’est établie et a influencé l’usage de drogues parmi les jeunes en
Estonie et en Finlande. Même si ces deux pays, géographiquement proches l’un de
l’autre, ont un héritage culturel commun, des différences majeures peuvent être
observées entre ces deux sociétés, l’Estonie ayant été gouvernée par un régime
Soviétique, tandis que la Finlande a toujours été une société
occidentale.
En Estonie, pendant la période soviétique, l’usage de drogues
illicites pouvait être observé dans des groupes isolés et marginaux, tandis que
la Finlande était influencée par les mouvements européens occidentaux. En
Estonie, le premier mode de consommation de substances illicites parmi les «
jeunes » peut être observé dans les contextes festifs et récréatifs, par
contraste avec la Finlande qui a toujours vu un développement de l’usage de
drogues chez les jeunes, avec le mouvement hippie et l’usage du cannabis qui y
fut associé dans les années 1960 à 1970.
Nous avons observé que dans les sociétés post-modernes, les
tendances et comportements culturels de la jeunesse se retrouvaient dans des
pays aux contextes historiques et culturels très différents. Cependant, les
comportements, les normes, les activités et les choix de substances restent
fortement influencés par la culture locale (Thornton, 1995). Dans cet article,
nous retracerons quelques~unes des caractéristiques et des différences les plus
notables issues de nos données. Le but n’est pas de donner une explication du
phénomène de consommation à une échelle macroscopique mais de montrer quelques
caractéristiques particulières de la culture « club » et de l’usage de drogues
en Estonie et la Finlande.
La partie empirique de cet article repose sur différents types
de données. La base de données estonienne est composée d’observations et
d’entretiens avec les sujets (N=45). En Finlande, elle est composée
d’entretiens (N=60), de résultats d’une étude Internet sous forme de
questionnaires (N=400), et de rapports d’arrestation d’usagers d’Ecstasy par la
police (N=114). Toutes les données ont été systématiquement analysées par des
méthodes statistiques d’analyse des données qualitatives, avec l’aide du
logiciel Atlas-Ti. Ces analyses ont été effectuées en tenant compte d’un cadre
d’usage des drogues qui se réfère au contexte culturel des consommations
(Zinberg, 1984). Les différents modes de consommation de drogue et leurs
aspects culturels ont été analysés par une matrice, permettant le croisement
des données, afin d’observer les ressemblances, divergences, et corrélations
(Annexe).
Diffusion culturelle et contexte de l’usage de drogue
Normand Zinberg (1979,1984) a distingué trois variables pouvant
avoir une influence dans la consommation de substances psychoactives : la
drogue, les règles sociales, et le cadre. D’après la théorie de Zinberg, le
cadre se divise en deux parties : les rituels et les lois sociales. Avec le
terme « rituel », Zinberg (1979) fait référence aux schémas et modèles qui
déterminent les usages de consommation de drogue. Les lois sociales sont les
normes qui définissent ou interdisent implicitement la consommation d’une
substance. En étudiant les modes de consommation de drogue dans le contexte
festif des clubs en Estonie et en Finlande, nous avons remarqué que le cadre de
la consommation avait un rôle essentiel. Les sanctions et normes reflètent le
système et les valeurs culturelles des pays et elles déterminent les schémas
d’usage de drogues dans ces contextes particuliers (Calafat
et al., 2001, p.183-184).
Les rituels et tabous sociaux de consommation sont différents
d’un individu à l’autre, mais en général ils recoupent très bien le rapport
entre l’usage de drogue et la culture « club ». L’usage récréatif de substances
en Estonie et en Finlande est réglé par la culture, et il y a une différence
entre l’usage récréatif et un usage compulsif, qui est sanctionné par les
normes culturelles. La consommation de substances a lieu lors des temps de
loisirs, souvent les weekends, et elle n’interfère pas avec les performances au
travail et dans la vie de tous les jours. La consommation de drogues dans le
contexte festif des clubs fait partie du rite de la fête et s’inscrit dans la
recherche de nouvelles expériences, élément essentiel d’une construction
post-moderne de l’identité des jeunes, mais aussi avec l’idée de se distinguer
des consommations festives d’alcool des générations antérieures (Seppälä,
2000).
Nous suivons l’idée que le cadre est l’élément le plus
important à prendre en compte dans l’analyse du lien entre les consommations de
drogues et les tendances culturelles des jeunes, analyse dans laquelle une
musique particulière, un mode vestimentaire, une idéologie et des substances
définissent, dans un rapport symbiotique, une même sphère culturelle.
Les tendances culturelles de la jeunesse d’un pays ont tendance
à s’élargir lentement des régions centrales à la périphérie géographique, en
créant ainsi des mouvements culturels plus marginaux que dans les régions du
centre. En Finlande, cela a pu être déjà constaté, par exemple, dans la
diffusion de la culture hippie à la fin des années 1960, du mouvement punk dans
les années 1980, ou dans le mouvement actuel de la culture « club ».
Pour l’Estonie, la diffusion de la culture « club » suggère que
dans la société de l’information, l’histoire propre d’un pays n’influence pas
la vitesse de diffusion culturelle d’un mouvement. Ainsi, l’extension de la
culture « club » en Estonie semble suivre ce qui se produit en
Finlande.
Afin de comparer et d’illustrer le processus de diffusion du
mouvement des clubs, nous considérerons trois phases dans l’établissement la
culture « club » en Finlande et en Estonie : la phase ésotérique de 1990 à
1995, la phase Underground de 1995 à 1998, et enfin la phase de généralisation
de 1998 à aujourd’hui. Cette classification s’est faite en fonction des
changements les plus notables dans le contexte culturel et les usages de drogue
dans les deux pays. Cette catégorisation suit plusieurs modèles théoriques de
diffusion culturelle et d’interaction sociale, comme par exemple, le modèle de
diffusion des innovations de Rogers (1995) ou la théorie de Ferrence (2001) sur
la diffusion de l’usage de drogue ou encore le modèle de Lloyd (1986) de
catégorisation de l’action sociale.
La phase ésotérique, 1990-1994.
Alors que la diffusion du mouvement « club » était vraiment
rapide à la fin des années 1980 en Angleterre, en Europe Centrale et en Europe
du sud, le phénomène acquit une tout autre nature en Estonie et en Finlande. Le
premier groupe à avoir adopté la nouvelle culture a été appelé « l’élite ».
Dans ce cas, le terme élite ne se réfère pas seulement au sens socio-économique
(étudiants de l’université, par exemple) mais aussi à l’élite de la vie
nocturne, comme les DJs. Dans les deux pays, le premier groupe impliqué dans
cette culture « club » était encore très minoritaire et les soirées organisées
n’amenaient aucun bénéfice économique.
Au début des années 1990, les liens entre la consommation de
drogues et la culture « club » ésotérique étaient plus de l’ordre du
symbolique. Les personnes expérimentaient les drogues seulement une ou deux
fois, et certains produits comme l’ecstasy étaient encore rares. L’usage de
drogues était donc plus idéologique avec des valeurs sous-culturelles, comme le
rassemblement autour d’une communauté avec ses normes et rituels spécifiques.
La consommation de drogues était donc une façon de se distinguer de la culture
traditionnelle de la fête centrée sur la consommation excessive de
l’alcool.
Les substances le plus souvent consommées étaient le cannabis
et les amphétamines. En Finlande les personnes consommaient aussi du LSD et
parfois de l’ecstasy, tandis qu’en estonie il s’agissait plutôt de PCP. Les
liens entre les marchés organisés de drogue et la culture « club » étaient
encore très faibles. L’ecstasy était encore peu consommée et la police
finlandaise n’en a pas saisi avant 1992. Comme la consommation de drogues était
peu fréquente auparavant dans les clubs en Estonie, les clubbers ne savaient
pas les distinguer et ils consommaient tout ce qu’ils pouvaient trouver. Cela
explique pourquoi une substance comme le PCP a pu être utilisée dans ce
contexte. Après l’acquisition d’une meilleure connaissance des « normes »
globales de cette culture, les jeunes ont commencé à consommer des substances
plus « appropriées ».
La musique techno et la culture « club » qui s’y réfère
représentaient dans les années 1990 une culture avant-gardiste. Sam Inkinen
considère que comme beaucoup de mouvements avant-gardistes, le mouvement « club
» va évoluer et se modifier. D’après cet auteur, tous les mouvements
d’avant-garde de l’époque post-moderne ont une évolution identique et suivent
un schéma logique qui est sans doute aussi en partie le but de ces mouvements.
Cela signifie que le changement culturel qui est survenu en 1995 était donc
inévitable (Inkinen, 1999).
La deuxième phase : la période Underground de 1995 à 1997
Dans le milieu des années 1990, le phénomène se présente comme
un mouvement clandestin, qui peu à peu grandit et s’institutionnalise
parallèlement dans les deux pays. L’intérêt des jeunes pour ces soirées «
authentiques » a attiré les organisateurs de soirées et les propriétaires de
night-clubs. De grands événements ont alors été organisés, avec des promotions
effectuées jusque dans les médias. En Estonie, en plus des anciens clubbers, de
nouvelles personnes ont commencé à intégrer le mouvement rave, principalement
des étudiants lycéens, avec des intérêts divers. Comme le contrôle de l’âge
dans les raves était sporadique, la foule était souvent très jeune,
contrairement à la Finlande où les contrôles étaient très stricts, l’entrée
dans les clubs étant limitée aux jeunes de plus de dix-huit ans. Un phénomène a
été constaté uniquement en Finlande pendant cette période : la participation
active de professionnels des métiers de l’information. Autour des années 1996,
les clubbers impliqués dans le mouvement des clubs ont commencé à se rendre
dans des soirées de musiques électroniques hors des clubs.
Les drogues les plus répandues et consommées au sein de la
culture « club » étaient encore principalement les amphétamines et le cannabis.
En Estonie, l’usage d’ecstasy a commencé à se diffuser à ce moment-là et est
devenu bientôt plus répandu qu’en Finlande. Les premières constatations de
consommation d’ecstasy en Estonie ont été rapportées en 1995. En Finlande,
l’ecstasy est apparue dans les marchés de la drogue dès 1995, mais la
consommation est restée assez basse jusqu’à la fin des années 1990 (Hakkarainen
et Metso, 2003).
La diffusion de l’ecstasy est liée à la culture « club » et au
développement des musiques électroniques (Willis, 1984). La musique
électronique et l’ecstasy encouragent la danse jusqu’au bout de la nuit. Sortir
dans les clubs, danser et prendre de l’ecstasy représentent les valeurs
hédonistes des personnes de ce mouvement. Mais, malgré une perception positive
de la substance, l’ecstasy resta encore peu accessible et chère pendant la
période underground, ce qui maintint sa nature élitiste.
De nombreux rapprochements ont pu être observés entre la
culture « club » et la consommation d’ecstasy. Cette substance fait partie
intégrante du clubbing et d’un certain style de vie (Hammersley
et al., 2002, p.90). Dans les zones
géographiques situées en périphérie, en Estonie comme en Finlande, le mouvement
des clubs a commencé à représenter un style de vie attractif de l’ère
post-moderne. En particulier en Estonie, ancien pays soviétique, se rendre dans
les raves-parties et expérimenter des substances permettaient une sorte de
construction de l’identité, comme une symbolisation du style de vie occidental
et libre en totale opposition avec l’ère soviétique. En Finlande, le groupe de
gens impliqués dans la culture « club » et l’usage récréatif de drogues est
resté modeste et élitiste. La nouvelle culture underground des clubs n’a pas
réussi à détrôner l’ancienne culture festive associée à la consommation
d’alcool et elle est restée considérée comme une manière déviante et
contestable de s’amuser (Jallinoja et
al., 2003).
La phase dominante du mouvement : de 1998 à aujourd’hui
Sam Inkinen et Markku Salmi (1996) estiment que la nouvelle
jeunesse avantgardiste et ses évolutions culturelles s’étaient modifiées à
partir des modèles portés par les marchés internationaux, avec l’influence des
médias. Dès 1998, en Estonie et en Finlande, la culture « club » s’est
rapprochée de cette tendance à la globalisation de l’industrie des temps de
loisirs. Il est devenu courant pour les adeptes de la vie nocturne de se rendre
dans des soirées de musique électronique pendant les week-ends, et pour
quelques-uns de prendre des drogues. L’ecstasy est devenue considérablement
moins chère et beaucoup d’autres substances sont devenues disponibles. De
nouvelles substances, telles que le GHB, sont apparues au sein des
clubs.
En Estonie, l’usage de drogues illicites s’est étendu au-delà
des clubs. Les jeunes gens ont commencé à en consommer dans les établissements
scolaires et les soirées privées. Par rapport aux périodes précédentes, les
consommateurs récréatifs de drogues ne constituaient plus alors une culture
underground homogène avec ses valeurs et ses normes : les personnes qui
n’aimaient pas forcément la techno ont commencé à se rendre dans les soirées et
à consommer aussi. Les rituels et les limites concernant l’usage de drogue se
sont amoindris entre les différents groupes.
Comparés à ceux rencontrés en Estonie, les participants à ces
soirées en Finlande sont plus âgés et la prédominance de l’usage de drogues
illicites bien inférieure. Même si la consommation d’ecstasy et d’amphétamines
a fortement augmenté dans les années 1990, l’usage récréatif de substances est
resté prépondérant dans les clubs et les soirées.
En Estonie et en Finlande, pendant la période ésotérique
entre1990 et1994, ce sont les intellectuels « bohêmes » d’avant-garde qui ont
tout d’abord fréquenté la culture globale « club », de façon très similaire
dans les deux pays. Des différences ont commencé à émerger pendant la période
underground de 1995 à 1997. Les gens impliqués dans la culture « club » et
consommateurs récréatifs de drogues étaient considérablement plus jeunes en
Estonie qu’en Finlande. L’usage de drogue illicite comme signe de distinction
attirait alors davantage de personnes.
À la fin des années 1990, la culture « club » est devenue un
courant dominant dans les deux pays, mais la consommation de substances est
restée différenciée selon les groupes. Ainsi, l’usage d’ecstasy et
d’amphétamines, pratique courante en Estonie dans la culture « club », s’est
étendu à d’autres domaines. En Finlande, ce type d’usage est resté
principalement dans les clubs et au sein de la vie nocturne.
La culture « club » est arrivée en Estonie en même temps que
des changements majeurs dans la société aux niveaux économique, social et
culturel. Les jeunes valorisaient et acceptaient alors tout ce qui pouvait
provenir de la culture occidentale. De plus, aller contre la loi était quelque
chose d’habituel sous le régime Soviétique et cette mentalité s’est maintenue
après l’indépendance du pays. La diffusion de l’usage de drogues s’est
rapidement étendue pendant la période dominante du mouvement, par son image
positive auprès d’une jeunesse n’ayant pas de scrupule à enfreindre la
loi.
La situation était complètement opposée en Finlande. L’usage de
drogues y est fortement stigmatisé depuis les années 1970. La tradition sociale
de ce pays et les fortes traditions culturelles ont limité la consommation de
substances illicites à un cercle d’initiés. Cette nouvelle façon de consommer
et de faire la fête n’a pas remplacé les habitudes festives des jeunes en
Finlande, notamment celles centrées sur la consommation excessive d’alcool.
Ainsi la culture « club » est-elle restée relativement marginale et
restreinte.
Reçu en octobre 2003
Phases de diffusion de la culture « club » et de l’usage de
drogues en Estonie et en Finlande de 1990 à aujourd’hui.
Phases Phase 1 1990-1994 Phase ésotérique
Phase 2 1995-1997 Phase Underground Phase 3 1998-2003 Phase Dominante
Indicateur 1. Nature de la culture 2. Personnes impliquées 3. Drogues utilisées
1. Nature de la culture 2. Personnes impliquées 3. Drogues utilisées 1. Nature
de la culture 2. Personnes impliquées 3. Drogues utilisées Estonie 1. Petits
groupes underground, ésotériques, élitistes, soirées non commerciales,
informelles, bouche à oreille 2. Personnes instruites, étudiants,
avant-gardistes, DJ, «bobos»,etc. 3. Cannabis, amphétamines et PCP. 1.
Mouvement Underground, grandes raves dans les clubs, commercialisation,
publicité. 2. Culture «rave»: adolescents, étudiants Culture «club»: Personnes
instruites, étudiants, avant-gardistes, DJ, «bobos», etc. 3. Amphétamines,
cannabis, ecstasy, LSD et cocaïne 1. Culture de la vie nocturne érigée au rang
de culture populaire, night-clubs commerciaux, publicité à grande échelle. 2.
Adolescents et jeunes adultes 3. Cannabis, amphétamines, ecstasy, GHB, cocaïne
voire LSD Finlande 1. Petits groupes underground, ésotériques, élitistes,
soirées non commerciales, informelles, bouche à oreille 2. Personnes
instruites, étudiants, avant-gardistes, DJ, « bobos »,etc. 3. Amphétamines,
cannabis, LSD voire ecstasy. 1. Mouvement Underground, grandes raves dans les
clubs, commercialisation, publicité. 2. Les étudiants, professionnels des
métiers de l’information, participants à la vie nocturne actifs,
avant-gardistes, DJ, «bobos». 3. Amphétamines, cannabis, ecstasy, LSD voire
cocaïne 1. Diffusion à la vie nocturne en général, night-clubs commerciaux,
publicité à grande échelle, groupe urbain et élitiste. 2. Jeunes adultes 3.
Cannabis, amphétamines, ecstasy, GHB, voire cocaïne et LSD
·
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[1]
Texte traduit de l’anglais par Emmanuelle Mollet et François
Beck.