Psychotropes
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4202-7
220 pages

p. 95 à 103
doi: 10.3917/psyt.093.0095

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Vol. 9 2003/3-4

2003 Psychotropes

La drogue dans la fête

Un point d’interrogation aux politiques sanitaires

Thierry Trilles DEA « Liens symboliques, Liens sociaux », Université Paul Valéry, Montpellier, Membre fondateur de Techno Plus Pays D’oc Barbara Thiandoum DEA « Histoire et civilisations », Université Paul Valéry, Montpellier, Coordinatrice des actions de réduction des risques à Agoratek (Montpellier)
La Fête introduit dans nos sociétés un lien culturel qui est à la fois un espace de transgression et de régulation sociales. Elle incite l’in~dividu à un dépassement de soi, à une rupture du quotidien. Cette rupture se traduit par l’abus. Un des abus spécifiques de la fête est, bien entendu, celui de la drogue. Dans ce contexte, la prise de drogue acquiert un sens symbolique en s’intégrant dans un cadre rituel, en créant du lien social entre les membres qui y participent et en facilitant le passage du Je au Nous. Les raves-party développent quant à elles des consommations spé~cifiques à ce mode culturel qui viennent interroger les représentations de la drogue, qui conduisent les politiques de soins en direction des toxico~manes à se redéfinir et qui enfin, questionnent l’orientation biopolitique de la société. L’usage social de stupéfiants au sein des fêtes techno vient directement heurter les figures de l’illégalité de la drogue. Mots-clés : Politique, Santé publique, Culturel, Psychotropes, Milieu festif, Abus, Rite, Consommation, Sociabilité, Rave, Transgression. The party phenomenon in our modern society represents a sub-culture which is at once a zone of transgression and one of social regulation. It is an incitement for the individual to transcend the self and all that is, on a day to day basis, habitual. This transcendence is characterised by abuse, especially in the case of consumption of narcotics. In this context, drug~taking becomes a symbolic, ritualistic act wherein an implicit social contract is established between the drug-takers. It facilitates the link between the individual and the group. Rave parties imply and create particular forms of drugs use in this sub-culture. The drug’s représenta~tions has been challenged by this development; politicians have been forced to address the problem of drug addiction in this context and, ultimately, it has posed questions about the orientation and nature of «bio-politics » in mainstream society. Widespread consomation at techno parties has had a considerable effect on idea of illegal drug use.
 
Introduction
 
 
Depuis le début des années quatre-vingt, les consommations de drogues [1] dites dures, avec leur effet de forte dépendance, ont focalisé l’attention tant politique que médiatique. Le système sanitaire s’est d’ailleurs bien adapté en adoptant une double approche de la question de la toxicomanie, à savoir :
  • une approche de soin qui vise à sortir l’usager de drogue de sa dépendance par une prise en charge totale (pharmacologique, sociale, juridique, médicale),
  • une approche de réduction des risques, qui vise à limiter les dégâts collatéraux liés à l’usage (infection V.I.H., septicémies, risque de désocialisation...).
Ces approches sanitaires posent la posture du toxicomane comme en marge de la société. Pourtant, la drogue est enjeu de liens sociaux. Robert Castel (1998) propose une analyse pertinente de la toxicomanie sous le modèle de l’intégration. Il analyse le facteur de la maladie comme un processus de désocialisation et de resocialisation, le toxicomane élaborant des liens sociaux au travers des pratiques liées à l’usage de drogues et à son économie. Il montre ainsi que le toxicomane n’est pas un être asocial, mais une personne qui se détourne des liens sociaux habituels. Bien que son mérite soit de reconnaître la prégnance du lien social dans les pratiques toxicomaniaques, il occulte la possibilité que la drogue puisse être intrinsèquement constitutive de liens sociaux. C’est pourtant ce qui semble se définir dans l’espace festif et en particulier celui de la rave. En effet, l’usage de drogues appartient aussi aux pratiques festives. Il nous paraît intéressant de comprendre comment la consommation participe à la fête et « re-crée » du lien social. À savoir, la drogue peut-elle être enjeu de lien ?
Partant, nous verrons comment ces pratiques révélées viennent reposer la question des stupéfiants dans les champs sanitaire et politique. D’une part, parce que cet usage n’était pas traité, ni même pris en compte dans le champ de santé et de répression, d’autre part, parce qu’il vient mettre en échec des conceptions biopolitiques qui doivent s’adapter. Pour mettre en lumière notre étude, nous nous appuierons sur la recherche-action que nous menons depuis de nombreuses années dans une association de santé communautaire.
 
La drogue dans le rituel festif
 
 
À l’instar des fêtes institutionnelles, les raves-party développent une culture où l’usage d’adjuvants construit aussi les pratiques. A contrario, si la féria a sa sangria, la rave-party a l’ecstasy, les fêtes techno culturellement nouvelles font usage de drogues nouvelles.
La fête : structure propice à la construction de liens sociaux
Les fêtes posent cette dialectique de rupture du lien social et de perpétuation de ce dernier. François-André Isambert analyse que les fêtes permettent d’outrepasser les interdits, « que le sacré impose à la vie quotidienne tout en renforçant la sacralisation des règles ». Cette « fête-transgression » implique, de ce fait, « qu’elle soit transgression du sacré, et le sacré de transgression suppose le sacré de respect » (Isambert, 1982, p.139). Nous retrouvons dans les raves cette double expérience de la fête qui consiste à la fois à transgresser, en prenant des drogues illégales et à réguler les tensions sociales.
« Ils (la société et ses dirigeants) savent que l’on a besoin de ça (les teknivals)…l’État contrôle tout…On (les raveurs) s’énerve un peu, on se défonce la gueule […] pour rentrer chez soi moins révolté ».
La Fête et les raves en particulier, jouent donc deux rôles : régulation et transgression dont l’usage sous toutes ses formes permet d’y parvenir.
À cela il faut ajouter que « de gober » ou de rouler des joints…participent au partage et à la communion » (Cathus, 1998, p.103). L’analyse d’Émile Durkheim sur les fêtes Corborri rejoint cette analyse. Une fois les individus assemblés, il se dégage de leur rapprochement une sorte d’électricité qui les transporte vite à un degré extraordinaire d’exaltation (Durkheim, 1990, p.139). L’état de transe implique donc la création d’un lien social et collectif en rapport avec une culture (chez les Corborri le sacré).
Le lien social, le partage que permet la drogue doit être envisagé dans l’espace festif. Pour exemple, nous nous apercevons que lorsqu’un individu veut quitter l’usage et rester dans des occupations festives, ce dernier remplace l’usage par un autre lien. Nous observons un déplacement des pratiques sociales auprès de certaines personnes, qui lorsqu’elles choisissent de ne plus consommer se tournent vers des activités sociales autres (participation à une action de prévention, création musicale …). Ainsi, l’usage de drogue répond à une double logique : de dépense, de rupture au quotidien mais permet aussi une reconstruction du lien social dans d’autres états psychiques.
Les pratiques de drogues adaptées à la culture
Nous avons pu observer dans les raves party un usage lié à la culture de la rave en fonction de la musique, du lieu, et du temps où il se déroule. Cette consommation peut parfois être très contrôlée. Pour exemple un raver peut très bien commencer sa soirée en « gobant un exta » pour la bonne humeur, puis continuer sur un « trip » pour le « délire » et finir sur du « shit » pour assurer la « descente ».
« On le fait dans un environnement qui est très particulier où là le but recherché est de pouvoir être au mieux avec la musique, et la drogue va faire ressentir les émotions qui vont sortir de la musique ».
Si nous trouvons généralement dans les fêtes traditionnelles un usage unique de drogue, les ravers utilisent, quant à eux, un vaste échantillon de la pharmacopée existante. La rave est aussi une multitude de consommations.
De plus, les pratiques d’usage rejoignent les pratiques culturelles. En effet, la culture techno fonctionne sur un détournement perpétuel des rebuts matériels de la société [2]. Les ravers occupent des espaces en friches, détournent des musiques en les samplant.... Les drogues consommées, et c’est un fait nouveau, suivent ce même cheminement. Les amphétamines utilisées pour des intérêts militaires ou de travail permettent de danser sans répits toute la nuit. La M.D.M.A. qui était un médicament utilisé jusqu’en 1985, incite à la communion…
La Fête intègre des modes de socialités transgressives, mais nécessaires où l’usage de drogues contribue à la fonction sociale de la fête. Pour ce qui est des teknivals, ils s’inscrivent bien dans ces fonctions générales de la fête. Pourtant, ils développent un ensemble de pratiques spécifiques qui correspondent à des mutations sociales et culturelles contemporaines.
 
Les espaces sociaux de la drogue : un paradigme censuré des politiques publiques
 
 
Les politiques sanitaires face aux raves
Les consommations récréatives dans les raves viennent alors interroger notre rapport tant à la drogue qu’à la santé. En effet, l’OMS définit la santé comme « l’absence de maladie » d’une part et comme « le bien-être physique, moral, social », d’autre part. L’usage récréatif comporte certes des dangers, mais les drogues récréatives apportent, aux dires de ceux qui les consomment, un bien être psychologique qui ramène alors, à un état de santé positif tel que le définit l’OMS. De plus, les consommations festives déroutent quant aux représentations de l’usager de drogues. En effet, nous nous retrouvons face à des personnes de tous milieux sociaux, qui pour la plupart travaillent ou étudient. Nous sommes bien loin des figures de l’indigence qui préoccupent le champ du travail social.
Les actions en direction des toxicomanes du champ sanitaire et social ne répondent plus alors à ce cas de figure des consommations récréatives. Lucas et Cattacin (Lucas et Cattacin, 1999) dans une étude relationnelle au travers des pays européens définissent une typologie de trois modèles politiques d’action en direction de la population toxicomane en Europe.
  • Le modèle sanitaire qui demande l’investissement de l’État et de tous ses moyens de contrôle (pharmacologique, accès au soin, techniques sociales). Ce modèle ne s’attache qu’à l’aspect curatif de la toxicomanie et s’appuie sur la politique répressive pour en éviter la propension. Il ne répond pas aux usages récréatifs qui sont faits dans les raves-party et qui suscitent peu de dépendance.
  • Le modèle de contrôle s’appuie sur le tissu social et associatif et s’emploie à mettre en œuvre une société sans drogue. Il considère la prévention primaire comme technique de gestion du non-usage. Ce modèle a été invalidé par la réalité des consommations dans les raves. D’une part, l’usage de drogue étant étroitement lié à la fête pour les ravers, le discours de la fête sans drogues n’est pas pertinent, d’autre part, les discours alarmants tel que « l’ecstasy tue » [3], sont largement remis en cause par la réalité que connaissent les ravers, à savoir que beaucoup en consomment et n’en sont pas mort.
  • Le modèle de réduction des risques considère surtout les risques sanitaires collatéraux à l’usage de drogues. Il établit une première inversion dans la typologie des problèmes liés à l’usage. D’abord, parce que tout à coup ce n’est plus le produit qui est mis en cause, mais les pratiques qui tournent autour de ce produit. Ensuite parce qu’il y a un déplacement de la pratique médicale vers celle du sujet. C’est ce modèle qui a été retenu pour intervenir dans les raves. Médecins du Monde, qui intervenait dans ce champ auprès des usagers de drogues par voie intraveineuse a dû repenser son action en fonction de problématiques nouvelles. En effet, le modèle de la gestion des risques se bornait à agir sur les risques collatéraux sans intervenir sur l’usage lui même. Dés lors qu’il se crée un lien social au travers de l’usage de drogue, il faut aller plus loin encore dans la reconnaissance de l’usage et intégrer les notions de bien-être et de socialité dans les actions de prévention. L’intégration, dans son action, des informations distribuées par les associations de santé communautaire s’inscrit dans cette logique.
Les modèles de gestion de l’usage de drogue qui avaient été mis en place auparavant fonctionnaient pour la plupart dans un schéma où la désocialisation du toxicomane et les risques sanitaires étaient importants. L’usage festif remet en cause les approches précédentes. Bien que celui-ci ait, semble-t-il, toujours existé, les drogues consommées étaient propres aux cultures traditionnelles et par conséquent ne suscitaient pas d’interrogation. L’arrivée des drogues de synthèse et la poly-consommation de stupéfiants dans les teknivals viennent aujourd’hui poser le problème des stupéfiants dans un usage socioculturel. En d’autres termes, les pratiques sociales viennent s’opposer aux pratiques légales.
De surcroît, l’impératif biopolitique tend de plus en plus à intégrer l’ensemble des pratiques sociales dans son champ, de sorte que l’on se pose aujourd’hui la question de la « fête sans drogue », alors que la réalité sociologique tend à montrer qu’elle est inhérente à la fête.
Quels possibles pour les politiques sanitaires ?
L’adaptation des politiques sanitaires passe alors par une reformulation des dangers de la drogue. La prédominance du biopolitique, c’est-à-dire, comme le précise Michel Foucault (1994), la protection de la vie comme nécessité du politique, organise le champ social et induit des domaines de responsabilités où le principe de précaution domine. Le risque toxicomaniaque semble, dans une telle perspective inacceptable. La figure de l’illégalité de l’usage de stupéfiant vient heurter la socialisation de la drogue dans l’espace festif. Deux positions sont alors envisageables dans le contrôle du risque sanitaire lié à la drogue selon l’interprétation que l’on donne à la définition de l’OMS.
L’implication forclose
L’idée que l’on pourrait faire la fête sans drogue, cette idée qui détermine l’espace festif comme pur lieu de rencontre, s’entend aussi comme exigence biopolitique où la vie prédomine. Le discours qui favorise la rencontre plutôt que l’ivresse au sein de la fête, poursuit une logique biopolitique qui contrôle aussi l’espace possible de la déviance. Pourtant, cette dernière joue dans le cadre de la fête un rôle socialement exutoire. Si nous voulons que la fête soit sans drogue ou plutôt sans danger, il nous faudra alors penser ce qui aura cette fonction, ce qui semble difficile à envisager.
Drogue et bien-être ?
Par contre, le rôle socialisant de la drogue dans la fête impliquerait alors, que celle-ci puisse procurer du bien être dans un cadre contrôlé. C’est ce qu’ont pris en compte les associations intervenant dans le champ des raves. À savoir que par-delà les actions de réduction des risques, la consommation de drogues participe dans un certain sens à la construction sociale de la santé. L’intervention sanitaire dépasse alors les techniques de réduction des risques et entend l’usage des plaisirs comme une pratique du bien-être. Bien-être qui ne doit pas être vu comme une automédication mais plus comme l’enjeu de liens sociaux. Les associations de santé communautaire telles que Techno Plus, Agoratek ou Aides n’ont pas choisi d’empêcher l’usage de stupéfiants dans l’espace festif mais en revanche ont mis en place des procédures informatives sur les risques encourus. Ces moyens de régulation obtiennent une certaine efficacité. D’abord, parce qu’ils reconnaissent une réalité effective des raves-party, ensuite, parce qu’ils considèrent l’ensemble des facteurs de risque lié à l’usage.
Enfin, la place qu’ont eue les associations de santé communautaires dans les politiques sanitaires, a permis une « médiation » entre les objectifs biopolitique et ceux des usagers de drogues récréatives.
 
Conclusion
 
 
L’espace social que créent les fêtes en général est intrinsèquement lié à la dépense, à l’exaltation que peut permettre l’usage d’adjuvants. En particulier, l’apparition des teknivals, dans un ensemble social en mutation, a mis en exergue des pratiques de consommations nouvelles qui se heurtent au cadre légal et politique de la gestion de la toxicomanie. Partant, cette culture existe et est pleinement impliquée dans notre ensemble social. Ces fêtes sont le lieu de polyconsommations récréatives qui interrogent aussi nos représentations et les réponses sanitaires qui en découlent. D’abord, parce que l’usage de drogue n’est pas uniquement lié à la dépendance et à une marginalisation qui s’en suit, ensuite, parce que le bien-être et le lien social qu’implique la fête peuvent alors être rattachés à un état de santé dont parle l’OMS. Autrement dit, notre représentation du rapport entre la santé et la drogue se trouve inversée. Enfin, dans un cadre plus philosophique, c’est la conception du champ biopolitique qui est questionné, à savoir que la vie qui est défendue à tout prix, a un double sens : la vie comme non-mort ou la vie comme chemin menant inexorablement vers la mort.
Les actions sanitaires en direction des ravers ont dû être radicalement remises en cause. Les associations de santé communautaire intervenant dans ces fêtes ont alors reconsidéré les conceptions sanitaires, tant de la santé que de l’objectif biopolitique. En outre, la place laissée aux usagers de drogues eux-mêmes, a reformulé les actions sanitaires, souvent limitées à la stricte propédeutique, qui se sont alors ouvertes au concept de bien-être. L’usage de drogues et de stupéfiants ne peut plus, dans le cadre des teknivals, être cantonné aux représentations désocialisantes. Pour qu’une politique dans ce domaine puisse être efficace, elle doit alors reconsidérer l’ensemble des possibles qui existent en la matière et comprendre si l’usage est de nature désocialisante ou socialisante.
Reçu en février 2003
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  CABALLEROF., Droit de la drogue, Paris, Dalloz,1988.
·  CASTELR., Les sorties de la toxicomanie, Fribourg Suisse, Édition Universitaire, 1998.
·  CATHUSO., L’âme-sueur, le funk et les musiques populaires du XXe siècle, Desclée de Brouwer, 1998.
·  CAZENEUVEJ., La vie dans la société moderne, Paris, Gallimard, Idées, 1982.
·  DURKHEIME., Les formes élémentaires de la vie religieuse : le système totémique en Australie, Paris, PUF, collection quadrige, 1990.
·  FOUCAULTM., Crise de la médecine, crise de l’antimédecine, Paris, Gallimard, Dits et Écrits, 1994, tomeIII.
·  ISAMBERT F-A., Le sens du sacré : fête et religion populaire, Paris, Éditions de Minuit, Le sens commun, 1982.
·  LARSEN H.S., Le rite et le jeu, deux modes d’expériences dans la fête. In : Le carnaval, la fête et la communication, Actes des rencontres internationales de Nice, 8 au 10mars 1984, Édition Serre, 1985,343-348.
·  LUCASB., CATTACINS., Politique en matière de drogues : une analyse relationnelle, Déviance et société, 1999,23 (2).
·  PAUL B., Health, community and culture, 1955. In : R. Massé, Culture et santé publique, Montréal, Édition Gaétan Morin, 1999.
·  THIANDOUMB., Rave et vous ? Une sociologie de la culture techno, maîtrise de sociologie, Université de Perpignan, Perpignan, 2001.
·  ZERGUINE V., Art Press, n° spécial Techno,1999.
 
NOTES
 
[1] Nous resterons sur une définition large du mot drogue, à savoir, tout produit qui mis en interaction avec le corps provoque des effets perceptibles sur le système nerveux central. Les pratiques évoluant, il ne peut pas y avoir de définition fixe du terme.
[2] Valérie Zerguine (1999) montre que les ravers développent une pratique du détournement de tous les objets consuméristes. L’usage de drogues n’échappe pas à cette règle.
[3] Nous ne disons pas là que l’ecstasy ne comporte pas de danger, mais que ses risques ont été surévalués dans les campagnes de prévention primaire.
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