Quelles interventions psychologiques possibles auprès des
toxicomanes incarcérés ?
Pascal Hachet
L’intervention d’un psychologue auprès de toxicomanes incar~cérés
se heurte à divers obstacles : le patient redoute une collusion avec la
justice, il peut nous utiliser comme des prestataires de service,etc. Mais ce
cadre de travail est intéressant à plus d’un titre. Il donne l’occasion de
rencontrer un patient dont l’habitus toxicomaniaque est défait, à la ma~nière
d’un masque qu’il aurait été contraint d’ôter. De manière spécifi~que, le
caractère clos du milieu carcéral permettrait de mettre en travail les «cryptes
au sein du Moi» (Abraham et Torok) dont certains patients sont porteurs à la
suite d’expériences indicibles. Ces clivages peuvent commencer à se résorber
face à une oreille attentive et sous l’effet d’in~terprétations sans
préjugés.
Mots-clés :
Moi, Psychologue, Intervention, Prison, Psychothérapie.
Working as psychologist with drug addicts in a prison set
involves various desadvantages : the patient either fears to be used by justice
system or tries to use the therapist. Nevertheless, it is realy interesting to
work in such a specific set because drug addiction habits are reduced. In a
specific way, the closing environment of a prison allows secretely to work
through the «crypts in the Ego» (Abraham and Torok) that some patients bear
because of hidden experiences. Thoses psychic splitting process may began to
diminish thanks to a mindful ears and some neutre interpretations.
• Le cadre de travail
• Les éléments qui facilitent les interventions
psychologiques
• L’observation de Manuelle
• Les obstacles aux interventions psychologiques
• Bibliographie