2004
Psychotropes
Le tour du monde en 500 sites de prévention
Premier épisode : le monde sans l’Europe
Anne Singer
Documentaliste Elisad (association européenne des centres d’information et de documentation sur l’alcool et les drogues) et participante à la construction du portail Internet sur les addictions (Elisad Gateway : www.elisad.uni-bremen.de)
En cette époque de croissance exponentielle sur le net de
toutes sortes d’informations sur les substances psychoactives et les
addictions, informations souvent partielles, parfois de parti pris, pas
toujours validées, il devient de plus en plus difficile de trouver
rapidement une information pertinente et de qualité. La construction
de portails Internet est devenue une nécessité. S’ils foisonnent dans
le domaine commercial, ils commencent à exister dans notre do~maine, même si les moyens pour les construire sont moins impor~tants et ne prévoient guère leur maintien à jour. Plusieurs portails
sur les drogues m’ont aidée à faire ce tour du monde, non exhaustif,
des principaux sites Internet relatifs à la prévention. Il s’agit d’un
voyage virtuel, à un moment donné de l’espace-temps: certains sites
mentionnés peuvent disparaître, ou changer de contenu, comme
d’autres apparaître... Ce premier épisode fait le tour du monde sans
l’Europe. Les épisodes suivants traiteront successivement de l’Eu~rope puis de la France.Mots-clés :
psychotropes, prévention, information, Internet.
At a time when online information on psychoactive drugs
and addictions is growing constantly – an information that can be
often incomplete, sometimes biased, and not always validated –
finding relevant and reliable information quickly is becoming
increasingly difficult. Building Internet portals has become a
necessity. While commercial portals abound, a few have appeared
in the drugs field, although the means to built them are much poorer
and rarely contemplate the cost of updates. Several portals have
helped me to embark on this non-exhaustive world tour of websites
on drug prevention. It is a virtual journey at a particular moment in
space and time: some sites mentioned here may disappear, or
change their contents, while new ones may surface. This paper is in
several parts: Part One is published here and reviews sites from all
over the world. The following parts will successively review the
European and the French scenes.
Écrire un article sur les sites Internet relatifs à la prévention des drogues
relève de la gageure. Une simple recherche, par Google, sur les mots
anglais « drug prevention », donnait en juillet 2003 des liens vers
1270 000 pages, et en juin 2004 vers 3280 000 ! Soit presque trois fois
plus…
Pour commencer ce voyage virtuel, j’ai d’abord interrogé sur le mot
« prevention » trois portails spécialisés dans notre domaine : Las drogas,
Mentor foundation et l’Elisad gateway dont je connais bien les critères de
sélection puisque impliquée dans le projet.
Une première difficulté a été de définir ce qu’est un « site de
prévention ». Des sites généraux sur la santé offrent souvent une section
« prévention des drogues ». Les sites des organismes gouvernementaux
offrent parfois une information sur les politiques et stratégies préventives : ils ne peuvent être éliminés ici. D’autres encore, centrés sur les
traitements, proposent aussi des activités préventives. Enfin, les sites des
centres de documentation spécialisés délivrent, certes avant tout, de
« l’information », mais aussi, au travers de leurs bases de données, des
sources de documents sur la prévention et parfois même des outils.
Par ailleurs, le parti pris ici a été d’inclure non seulement des sites de
« prévention primaire », mais aussi des sites relatifs à la « réduction des
risques ».
Les sites s’adressant particulièrement aux enfants, adolescents et
jeunes sont mis en évidence en fin de chaque chapitre.
Quant aux types de substances psychoactives traitées, l’accent a
surtout été mis sur les substances illicites, même si des sites sur l’alcool,
le tabac et le dopage sont rapidement survolés.
Pour éviter des longueurs de texte inutiles, les noms des organismes
éditeurs des sites mentionnés ont été maintenus dans leur langue d’origine et non traduits en français. Pour la même raison, un style télégraphique ou familier est parfois employé, l’objectif étant de donner le maximum « d’infos » et de « news » présentes sur le « web », notamment pour
les « ados », en un minimum d’espace.
Destination : international
L’Unodc, United nations office on drugs and crime, <www. unodc. org/ >
en plus de sa mission essentielle (contrôle de la production, du trafic et
du blanchiment d’argent) a aussi mission d’aider ses États-membres à
développer des stratégies et programmes de prévention en accord avec les
conventions internationales. Son site propose des infos sur divers programmes de prévention, des brochures par substance et une campagne
lancée en juin 2004 : Drugs, treatment works (les traitements, ça marche).
Grâce à ses nombreux bureaux dans le monde, son site présente des
documents sur la situation du phénomène drogue et les actions menées
dans certains pays en voie de développement, pages qui sont parfois les
seules à nous renseigner sur ces pays qui n’ont pas encore de sites sur
notre sujet. Une section intéressante du site est consacrée au Global youth
network, un réseau mondial de jeunes invités à collecter les bonnes
pratiques et à créer eux-mêmes des outils de prévention (et notamment
des sites web) <www. unodc. org/ youthnet/ >.
L’Organisation mondiale de la santé a mission de réduire les effets
des substances sur la santé. La section drogues du site <wwww. who. int/
substance_abuse/en/> propose surtout des documents en anglais concernant en majorité les traitements. Un document sur les problèmes posés
par la prévention propose des recommandations (Health professional
education on psychoactive substance use issues). Quelques études
épidémiologiques sur l’usage d’alcool, de cannabis, d’ecstasy, d’amphétamines peuvent intéresser les acteurs de prévention. La section Alcool
propose, entre autres, un rapport général sur la consommation d’alcool
dans le monde, un autre sur l’alcool et les jeunes, une étude sur les modes
de consommation dans divers pays, et un guide international pour bien
gérer ce problème. La section Tabac propose de nombreux documents :
un Traité international et une Convention-cadre pour la lutte antitabac,
des recommandations sur les politiques à employer pour réduire la
consommation de tabac, du matériel de prévention (brochures, affiches)
et des éléments de campagne (The tobacco free initiative).
Fondée en 1994 à Genève, Mentor foundation <wwww. mentor
foundation.org/> a mis en ligne, en 2002, un portail international dédié
à la prévention de l’abus des drogues. Il a pour objectif d’aider les acteurs
de prévention et décideurs politiques par la mise à disposition de
ressources, de bonnes pratiques et de formations. Il permet l’interrogation de quatre bases de données : organisations, projets, évènements et
sites web. Il invite les internautes à proposer toute contribution pour
alimenter le portail. La fondation coopère avec les Nations Unies, l’OMS
et l’Unodc. En ce moment, les liens web sont en majorité américains,
mais un effort semble fait pour mieux couvrir les pays en voie de
développement et l’Europe.
<www. lasdrogas. net/ inlink/ > portail international créé par une
association espagnole, Instituto para el estudio de las adicciones, se
trouve dans une section d’un site très riche en info préventives (parents,
enseignants, enfants) <www. lasdrogas. info/ >. Ce portail offre des
liens (en 12 langues) dans une dizaine de secteurs : bases de données,
centres de traitement, ressources, journaux en ligne, sites des États-Unis,
pays latino-américains, Europe, reste du monde, etc. Lancé en 2003, ce
portail est très visité et grandit vite grâce aux contributions de ses
visiteurs.
Le site de la Vcatod (Virtual clearinghouse on alcohol, tobacco and
other drugs <www. atod. org> est alimenté par plus de 40 organismes
dans le monde. C’est une base de données de documents de tous pays,
couvrant la recherche, la littérature grise, les politiques et stratégies
gouvernementales, les directives, les programmes d’action et bonnes
pratiques dans le domaine de la prévention et des traitements de l’abus de
substances : un site particulièrement riche en ressources de toutes sortes.
Daily Dose <www. dailydose. net>, site géré par l’association
galloise Wired, est un portail conduisant le visiteur vers des articles de
presse (sur les drogues) du monde entier. Le site est à mis à jour deux fois
par jour, 365 jours par an ! Un service d’email permet aux professionnels
d’être alertés rapidement et d’avoir leur dose quotidienne de news…
Le GDPN, Global drug prevention network <www. gdpn. org> se
veut être un portail reliant des associations de prévention du monde
entier. Le site propose une pétition pour l’application des conventions
internationales. Des liens ouvrent les sites des partenaires qui proposent
du matériel de prévention (DPNA – Drug prevention network of the
Americas, Eurad…). En plus des bibliographies, exposés de conférences,
news, articles et rapports, le site propose un chat et une liste de vidéos de
prévention.
À signaler, le site de l’International nurses society on addictions
<www. intnsa. org/ > qui incite un réseau mondial d’infirmières à s’impliquer dans la prévention des addictions (drogues, alcool, tabac, désordres alimentaires et addiction au jeu).
Drug watch international <www. drugwatch. org> est un réseau
d’information animé par des bénévoles ayant pour but l’éradication des
drogues. Son site fait la promotion de ses idées au travers d’articles et de
témoignages sélectionnés en conséquence.
En matière de réduction des risques, le site de l’IHRA (International harm reduction association) <www. ihra. net> rassemble des associations concernées par le développement des politiques de réduction des
risques. Le réseau est représenté en Asie <www. ahrn. net>, en Amérique latine <www. harmreduction. org/ about. html>, en Océanie
<www. chr. asn. au/ oceania. html>, et en Europe Centrale et de l’Est
<www. ceehrn. lt>.
Allant dans le même sens, le site de la Drug policy alliance
<www. drugpolicy. org> milite contre la guerre aux drogues et pour
une autre approche politique. Il propose une base de données bibliographiques et de très nombreux documents et articles plein-texte. Il critique
le manque d’efficacité des programmes de prévention classiques et
propose une nouvelle approche la prévention (cf. le petit livre Safety first
de Marsha Rosenbaum). Voir le site de la DPA consacré à ce thème
<www. safety1st. org>.
Sur l’alcool, l’Icap (International center for alcohol policies)
<www. icap. org> a pour mission de réduire l’abus d’alcool et de
promouvoir l’implémentation d’une politique mondiale. Son site propose des textes comparatifs sur diverses politiques nationales, des directives, des bibliographies et publications (Global survey on alcohol
policies) ainsi que des forums de discussion et d’opinions.
Sur le dopage, voir le site de la Wada (World anti doping agency)
<www. wada-ama. org> et celui du Comité olympique international
<www. olympic. org/ > qui tous deux publient les travaux relatifs au
développement d’un code mondial anti-dopage.
Contre le tabac, les sites internationaux ne manquent pas. Voir :
GlobaLink (International tobacco control network) <www. globalink. org/ >, son site frère <www. tobaccopedia. org> qui offre un moteur de
recherche sur le tabac, et InWat (International network of women against
tobacco: <www. inwat. org/ >.
Dans le vent : les portails
En cette époque de croissance exponentielle sur le net de toutes sortes
d’informations sur les drogues, informations souvent partielles, parfois de
parti pris, pas toujours validées, il devient difficile de s’y retrouver. La
construction de portails Internet est devenue une nécessité.
Qu’est-ce qu’un portail ? Les définitions varient. Le dico de l’informatique
(www. dicofr. com) dit qu’un portail est un site Internet offrant le maximum
de liens vers d’autres sites, en général sur un thème donné. Il donne au
surfeur un point d’entrée vers Internet. Il est bâti sur le principe d’une base
de données interrogeable.
Les portails thématiques apportent une grande valeur ajoutée lorsque les
sites répertoriés ont été sélectionnés selon des critères de qualité prédéfinis
et dont le contenu a été évalué. On parle alors de Gateway, terme qui n’a pas
encore trouvé sa traduction en français (voir Desire, guide destiné aux
créateurs de Gateways: <www. desire. org>.
Les bibliothèques virtuelles (virtual libraries) sont un autre type de portail :
au lieu de donner accès à des sites, elles donnent accès à des documents
plein-texte présents sur le net comme par exemple la Virtual Clearinghouse
canadienne <www. atod. org> ou celle, sur la santé en général, de Cochrane <www. cochrane. org>.
Il semblerait que la définition anglo-saxonne du « portal » soit plus large :
tout site proposant une bonne collection de news, ou de liens web – sans que
ceux-ci soient intégrés dans une base de données interrogeable et/ou sans
description des contenus – peut être considéré comme portail. Beaucoup de
sites se prétendent « portail » et ne le sont pas.
Les portails proposent souvent aux internautes d’alimenter leur contenu.
Quelques portails :
– Addiction search <www. addictionsearch. com/ >
– Adin (Australian drug information network) <wwww. adin. com. au/>
– Alcoholism and addiction resource guide <wwww. addiction
resourceguide.com/>
– Elisad gateway <www. elisad. uni-bremen. de/ >
– Las drogas <www. lasdrogas. net/ inlink/ >
– Mentor foundation <www. mentorfoundation. org/ >
– Réseau toxico Québec <www. toxico. info/ >
– Virtual clearinghouse on alcohol, tobacco and other drugs
<www. atod. org>
États-Unis : l’hégémonie sur le net
Les sites américains prédominent et il est impossible d’en faire le tour. En
première ligne, les sites officiels : celui du département santé (Health and
human services) est divisé en secteurs – dont le Samhsa (santé mentale
et abus de substances) – et couvre de nombreux instituts de recherche dont
le Nida pour les drogues et le Niaaa pour l’alcool.
Le site de la Samhsa (Substance abuse and mental health services
administration) <www. samhsa. gov/ > contient des infos sur les politiques et les lois, des publications, des services d’aide, et présente ses
campagnes et programmes d’action.
Csap (Center for substance abuse prevention) <wwww. samhsa. gov/
centers/csap/csap. html> est en charge du secteur prévention (alcool,
tabac et drogues) de la Samhsa. Il encourage le développement de
nouvelles politiques et connaissances en prévention et propose de nombreux outils. Son site s’appelle Prevline lequel abrite la Ncadi (National
clearinghouse for alcohol and drug information), bibliothèque virtuelle
de la Sahmsa <www. health. org/ >.
Prevline est le site de prévention le plus visité au monde. Il offre de
très nombreuses ressources : documents, guides, livres électroniques,
outils, plusieurs bases de données interrogeables (celle de la Ncadi et une
autre, PMD, sur les outils de prévention), forums de discussion et jeux
interactifs, etc. Des liens ouvrent des pages vers des programmes modèles, vers des propositions de formations, vers le réseau de centres de
ressources Radar (Regional alcohol and drug awareness resource) ainsi
que vers le site de 565 partenaires <http ://preventionpartners.samhsa.gov/> qui propose des liens vers une dizaine de sites préventifs.
-
Csap gère aussi ou participe au contenu de bien d’autres sites : c’est
un net dans le net !
- • Plateforme de prévention <www. preventiondss. org/> aide les
professionnels à prendre les bonnes décisions tout au long de
l’implémentation, de la réalisation et de l’évaluation d’une action de
prévention.
- • Csap’s Central center for the application of prevention technologies
- <www. ccapt. org/ > est centré sur la mise en pratique de techniques
préventives basées sur des recherches (qui marchent !) et propose
approches diverses, modèles d’action et méthodes d’évaluation.
- • Csap’s Western center for the application of prevention technologies <http ://casat.unr.edu/westcapt/bestpractices/> offre un
guide des bonnes pratiques et des outils permettant de réaliser un
programme de prévention pas à pas.
Le Nida (National institute on drug abuse) publie environ 85% des
recherches mondiales sur les drogues. Son site <www. nida. nih. gov>
est donc riche en rapports de recherche divers, notamment sur les drogues
de synthèse. Il propose aussi du matériel pour enseignants, parents et
acteurs de prévention et des liens vers des sites de prévention interactifs
dont :
- <www. hiv. drugabuse. gov> sur les relations sida/abus de drogues,
- <www. marijuana-info. org> sur le cannabis,
- <www. clubdrugs. org> sur l’ecstasy, la méthamphétamine, le
GHB, etc.,
- <www. steroidabuse. org> sur les anabolisants,
- <www. sarasquest. org> pour ados : les effets des drogues sur le
cerveau,
- <http ://teens.drugabuse.gov/> la science sur l’abus de drogues
expliquée aux ados.
Le Niaaa (National institute on alcohol abuse and alcoholism)
<www. niaaa. nih. gov> est le pendant du Nida pour l’alcool. Son site
offre des résultats de recherches, un thesaurus et un accès à plusieurs
bases de données : la célèbre Medline, Etoh, Apis, et Nesarc. Malheureusement, il est aujourd’hui question, faute de fonds, de fermer la base Etoh
qui contient le grand nombre au monde de recherches sur l’alcool, et
notamment les plus anciennes. Le Niaaa gère aussi, entre autres, deux
sites de prévention interactifs :
- <www. collegedrinkingprevention. gov/ Students/ > à destination
des étudiants, et
- <www. thecoolspot. gov> à destination des enfants.
Parmi les autres sites officiels, il y a celui de l’ONDCP, Office of the
national drug control policy <www. whitehousedrugpolicy. gov/ > centré
sur le contrôle de la production et du trafic, mais qui propose aussi des
infos sur les substances, une section pour ados : the school zone, une
section sur la prévention en milieu professionnel et des sous-sites
préventifs, comme celui dédié aux campagnes anti-drogues : National
youth anti-drug media campaign <www. mediacampaign. org>. Par
ailleurs, un site géré par le ministère du Travail met en ligne une base de
données bibliographiques, sur la consommation de drogues en milieu
professionnel : Said (Working partners substance abuse information
database) <http ://said.dol.gov/WhatIsSaid.asp>.
Le site de Salis (Substance abuse librarians and information
specialists), association des centres de ressources des États-Unis à
vocation internationale, <www. salis. org>, donne accès aux sites des
centres d’information et de documentation dans les divers États et dans
le monde entier, offre les actes de ses congrès annuels et une liste de
publications récentes.
Pêle-mêle, quelques sites riches en information / prévention :
-
Web of addictions <www. well. com/ user/ woa> site de ressources
visant les enseignants et les étudiants, riche en liens vers d’autres
sites de prévention.
-
Join together online <www. jointogether. org> centre de ressources pour toute association de prévention. Importante source de
revues de presse.
-
Indiana prevention resource center <www. drugs. indiana. edu>
riche en information sur la prévention, et doté d’une bibliothèque
virtuelle consistante. Collection de photos à usage préventif et
dictionnaire de 1800 termes argotiques relatifs aux drogues.
-
Minnesota institute of public health <www. miph. org> très documenté sur la prévention des drogues et du jeu compulsif.
-
Casa, Center on addiction and substance abuse
<www. casacolumbia. org> offre entre autres des outils de prévention et propose d’évaluer ce qui marche…
-
Nebraska council alcohol and drug information clearinghouse
<www. prevlink. org> site de prévention le plus important du
- Nebraska, avec des infos sur les substances, des outils de prévention
en ligne pour parents et enseignants, et une campagne d’information.
-
Rand drug policy research center <www. rand. org/ multi/ dprc/ >
offre des analyses des politiques en matière de législation, prévention et traitement.
-
Bacchus and Gamma peer education network <wwww. bacchus
gamma.org> site construit par des associations estudiantines faisant la promotion de l’éducation à la santé par les pairs, notamment
en matière d’alcool, avec formation en ligne, ressources et chats.
-
Teen get going <www. teengetgoing. com> site pour adolescents et
jeunes destinés à les aider à ne pas prolonger une consommation
expérimentale ou récréative. Propose un dialogue et des conseils en
temps réel. Inclut un forum, de la musique techno, des vidéos…
-
National inhalant prevention coalition <www. inhalants. org> propose une campagne de prévention sur les inhalants.
-
The Community guide to preventive services <wwww. thecommu
nityguide.org> propose des outils d’évaluation et des recommandations pour les organismes de prévention.
-
Parenting is prevention <www. parentingisprevention. org> offre des conseils aux parents attentifs à ce que leurs enfants ne
touchent pas aux drogues.
-
The American council for drug education <www. acde. org> est
une agence qui développe des programmes et des outils de prévention pour parents, enseignants, enfants (avec quiz), étudiants et
employeurs. Une boutique en ligne permet d’acheter leurs produits.
-
Creative partnerships for prevention <www. cpprev. org>. Produit
par The safe and drug-free schools program et le Learning systems
group (association de développement d’outils éducatifs), ce site est
visuellement plaisant et propose d’utiliser les arts et les lettres dans
le domaine de la prévention. Huit sites de démonstration sont donnés
en exemple.
-
Cadca, Community anti-drug coalitions of America <http ://
cadca.org> est un large réseau d’associations dont le but est
l’éradication des drogues. Son site offre une assistance technique à
ses membres et des documents destinés à renforcer leur capacité à
atteindre ce but. Le site fait la promotion de ses actions et propose une
campagne : Drug-free kids.
-
PRI, Prevention research institute <www. askpri. org> offre divers
programmes de prévention.
Sur l’alcool :
-
Center of alcohol studies <www. rci. rutgers. edu/ cas2>: recherches
-
Alcohol research group <www. arg. org>: recherches
-
Marin insitute <www. marininstitute. org>: politiques de prévention avec les industriels
Sur le tabac :
- Campagne Tobacco free kids <www. tobaccofreekids. org>
-
Center for disease control tobacco <www. cdc. gov/ tobacco/ >
Pour les jeunes :
- <www. bacchusgamma. org>: éducation à la santé par les pairs,
formation en ligne et chats
- <www. teengetgoing. com>: pour arrêter un usage expérimental,
forum et musique techno
- <www. sarasquest. org> pour ados : les effets des drogues sur le
cerveau
- <www. marijuana-info. org>: tout sur le cannabis
- <www. clubdrugs. org>: sur l’ecstasy, la méthamphétamine, le
GHB, etc.
- <www. planet-know. net> une planète pour ados « libres de drogues »
- <www. collegedrinkingprevention. gov/ Students/ >: prévention
alcool en milieu étudiant
- <www. thecoolspot. gov>: pour enfants
Ici, la majorité des sites ont l’avantage d’être bilingues : anglais et
français, incluant parfois même des versions en espagnol.
Le site incontournable est celui du CAMH, Centre for addiction and
mental health (CLAAT, en français) <www. camh. net>. C’est le plus gros
centre de ressources du pays et ses activités vont de la recherche aux
traitements, de la formation à la production d’outils de prévention. Le site
contient de nombreuses références de matériels sur l’alcool, le tabac, les
drogues et le jeu compulsif : livres, journaux, articles, rapports de
recherche, bibliographies. Il abrite le site d’un réseau local, Sano (Substance abuse network of Ontario) <http ://sano.camh.net>.
Le CCSA, Canadian centre on substance abuse <www. ccsa. ca>
encourage le public à participer à la réduction des méfaits liés aux
toxicomanies, diffuse des informations sur leur nature, ampleur et conséquences. Son site contient plusieurs bases de données, Canbase (base
bibliographique), Educate (base de programmes éducatifs pour écoles
secondaires), Ilo (sur l’abus de substances sur le lieu de travail), et des
bases d’adresses utiles.
Le site du Ministère de la santé et des services sociaux (MSSS) du
Québec comporte des pages dédiées à la prévention <www. msss. gouv. qc. ca/ sujets/ prob_sociaux/ alcool_toxico. html> où jeunes et adultes
peuvent trouver des infos préventives sur l’alcool, les drogues et les
médicaments.
Toxico.info <www. toxico. info/ > est un portail bâti par trois professionnels avec l’aide de quelques associations. Il se qualifie d’annuaire de
sites web, de centre de documentation et d’informations sur l’alcool, les
drogues et le jeu compulsif. La même équipe est l’auteur d’un site très
complet sur le jeu compulsif <www. jeu-compulsif. info/ >.
Le site de la Stratégie canadienne antidrogue <wwww. hc-sc. gc. ca/
hecs-sesc/sca/> publie essentiellement des recherches, dont certaines
relatives à la prévention : études sur les jeunes et l’alcool, prévention des
problèmes dus à l’abus de substances chez les jeunes, synthèse des
meilleures pratiques, conseils pour adultes abusant de médicaments.
Le site commun du RISQ, Recherche et intervention sur les substances psychoactives du Québec, et du CIRASST, Collectif en intervention et
recherche sur les aspects socio-sanitaires de la toxicomanie, <www. risqcirasst. umontreal. ca>, présente ses recherches, notamment sur les
facteurs de risques, sur les relations entre troubles de la personnalité,
l’institutionnalisation et la judiciarisation, etc. Beaucoup de chercheurs
de ces organismes participent à l’édition en ligne du journal scientifique
Drogues, santé et société <www. drogues-sante-societe. ca> dédié à la
publication plein-texte de résultats de recherche et d’articles de fond. Le
dernier numéro (mai 2004) porte sur le cannabis.
Le site du GRIP, Groupe de recherche et d’intervention psychosociale,
<www. gripmontreal. org> a pour but de réduire les risques en milieu
festif en dispensant information et éducation afin que les jeunes puissent
faire des choix éclairés en matière de consommation de substances
psychoactives. Il en est de même du site en anglais <wwww. toronto
raverinfoproject.ca/> du Trip (!), Toronto raver info project, qui
propose une formation à la réduction des risques par les pairs et une aide
aux organisateurs de manifestations festives.
L’Aadac, Alberta alcohol and drug abuse commission,
<www. aadac. com> est l’agence gouvernementale de la province Alberta dont le but est d’aider ses habitants à vivre sans dépendance (alcool,
drogues et jeu). Son site abrite cinq autres sites :
- <www. zoot2. com> pour jeunes, à base de jeux et autres éléments
interactifs,
- <www. aadac4kids. com> pour enfants agréablement illustré, sonore et interactif,
- <http ://teacher.aadac.com> outils de prévention pour enseignants,
- <http ://parent.aadac.com> outils de prévention pour parents et
enseignants,
- <http ://tobacco.aadac.com/> centré sur la stratégie anti-tabac.
Un site intéressant est celui du TeenNet Project, développé par le
département Sciences en santé publique de la faculté de Toronto
<www. teennetproject. org>. Le projet, très actuel, consiste à engager
les adolescents dans des actions de promotion à la santé en utilisant les
nouvelles technologies. Le projet s’est décliné en la création d’un site
web majeur, Cyberisle <www. cyberisle. org>, site interactif animé et
dont une section concerne les drogues, qui se décline, en autres, en
plusieurs autres sous-sites pour jeunes :
-
the Smoking zine <www. smokingzine. org>, espace bilingue interactif avec ressources pour fumeurs et non-fumeurs, des jeux et un
quiz,
-
Teen clinic online, où un médecin répond aux questions des adolescents,
-
YouthBet <www. youthbet. net> dédié au jeu compulsif, incluant
des jeux interactifs (!) et utilisant une stratégie basée sur l’éducation
à la santé et sur la réduction des risques.
Sur l’interactivité
Il y a interactivité et interactivité… Tout site proposant de poser une
question par l’envoi d’un courriel ou proposant un questionnaire en ligne
dont la réponse est peut-être automatiquement fabriquée est considéré
comme interactif.
À ce titre, la plupart des sites occidentaux sont interactifs. Mais si l’on
réfléchit bien, un test qui reçoit une réponse automatique n’implique pas du
tout une interactivité entre deux personnes, mais entre le visiteur et la
machine.
Puis, il y a les forums et les chats. Dans un forum, les visiteurs peuvent
exprimer une opinion qui ne reçoit de commentaire qu’en temps différé.
Dans un chat, il s’agit d’un échange immédiat, les personnes étant en ligne
au même moment.
Malheureusement (sauf pour les recherches de partenaires sexuels), ces
outils fonctionnent peu dans notre milieu professionnel : difficulté d’être
disponible au même moment, ou même en temps décalé (surcharge de
travail), nécessité d’un animateur motivé sachant mobiliser les membres
d’un réseau pour y participer… Bien des sites visités pour rédiger cet article
ont des archives de forum quasiment vides, rares sont ceux qui ont le courage
de mentionner la fermeture définitive de leur forum pour raison d’inactivité…
Tout autre, mais encore très rare, est l’interactivité directe entre acteurs de
prévention et adolescents ou jeunes. Sur des sites d’aide ou de réduction des
risques, des échanges en direct sont parfois offerts de façon ponctuelle, par
exemple pendant une heure tous les soirs (ou tel soir de la semaine) à heure
fixe.
Il y a l’exemple de Drugsmart (www. drugsmart. com), site suédois pour
adolescents, où un et parfois deux professionnels sont présents 8 heures par
jour derrière leur ordinateur pour répondre en direct aux questions des
adolescents. Les résultats sont bons, mais les organismes de prévention sont
rares qui peuvent en payer le coût.
TeenNet Project comprend aussi des textes techniques sur la construction
de sites, des articles et publications sur la prévention et deux sous-sites
pour les professionnels de l’éducation à la santé.
Le site de DARE-Canada <www. dare-canada. com> présente un
programme de prévention destiné aux écoles, animé par des intervenants
policiers, et dont le but est d’enseigner aux écoliers à reconnaître les
pressions sociales qui conduisent à l’expérimentation du tabac, de
l’alcool et des drogues, ainsi qu’à la violence. Le site comprend aussi une
section pour parents, et une autre pour enfants avec un jeu animé.
Le site APolNet (Alcohol policy network) <www. apolnet. org>
cherche à stimuler des discussions sur les diverses politiques relatives à
l’alcool et à dessiner le profil des actions de prévention des associations
de l’Ontario. Le site contient des synthèses de recherches, plusieurs
quizzes et des programmes d’action.
Sur le tabac, voir le site du Tobacco law compendium
<www. tobaccolaw. org>.
Sur le dopage, voir le site du Centre canadien pour l’éthique dans
le sport <www. cces. ca/ >.
Pour les ados :
- <www. cyberisle. org> : site interactif animé et abritant the Smoking zine,
- <www. zoot2. com>: pour jeunes, à base de jeux et autres éléments
interactifs,
- <www. aadac4kids. com> : pour enfants, agréablement illustré et
interactif,
- <www. virtual-party. org>: fête virtuelle interactive (alcool, drogues et santé mentale)
- <www. educalcool. qc. ca/ >: programme Question d’alcool, à toi
de jouer.
Ce qui plaît aux adolescents…
Une étude publiée récemment par DrugScope (centre de documentation et
d’information sur les drogues le plus important au Royaume-Uni) donne les
résultats d’une enquête réalisée d’avril 1999 à mars 2002 auprès de jeunes
de 11 à 17 ans. Titrée Drug education on the web, l’étude consistait à
déterminer les éléments qui, dans les sites de prévention, plaisent aux jeunes.
L’étude se termine par des recommandations aux concepteurs de tels sites.
En résumé, ce qui plaît aux adolescents, c’est :
- une page d’ouverture accrocheuse,
- une mise en page structurée, stylée, pas trop chargée,
- de l’interactivité : quizzes et questionnaires,
- un titre court, gros, avec effet typographique,
- des icônes et des dessins cliquables pour naviguer,
- des témoignages et histoires personnelles,
- une imitation de magazines pour adolescents,
- des bandes dessinées,
- des couleurs vives,
- des personnages appartenant à leur culture,
- des noms de sites et URLs courts mais signifiants,
- des dessins et des illustrations,
- une carte du site et une liste des contenus,
- ce qui est à la mode et « tendance ».
À éviter : les fonds noirs (pour les très jeunes), les larges pages remplies de
textes longs, les mises en pages simplistes, inconsistantes, trop différentes
d’une page à l’autre, les dessins trop enfantins, un ton autoritaire et un
discours faisant l’éloge du site. Contrairement aux idées préconçues, l’animation des dessins ne plaît guère qu’aux très jeunes.
Visiter les sites des pays d’Amérique latine fut pour moi une première
expérience : ils sont plus nombreux qu’on ne l’imagine en Argentine, au
Brésil et au Mexique. Mais l’interactivité y est encore peu fréquente et les
sites pour jeunes rares.
Dans les autres pays, les sites sur les drogues sont peu nombreux et,
quand il en existe, sont souvent conçus avec l’aide d’organismes des
États-Unis et traitent plus de répression que de prévention. Les sites qui
militent pour un pays sans drogue sont également créés sous influence
américaine et sont souvent bilingues (anglais + espagnol).
Ayant déjà fait ce voyage il y a un an, je constate, sur l’ensemble des
pays, une évolution :
- disparition de près de la moitié des sites officiels (de type observatoire), qui étaient généralement présents dans les sites de ministères
- (Intérieur, Justice);
- glissement progressif des sites de prévention vers des services
sociaux ou de santé;
- apparition, dans certains pays, de sites de recherche et/ou universitaires.
Beaucoup d’outils présentés sont d’origine espagnole : la langue a
facilité une coopération large et positive entre l’Espagne et certains pays
latins. Beaucoup de sites sont graphiquement beaux, mais très longs à
afficher leurs pages au détriment de l’efficacité.
Au niveau transnational :
- le site du Riod (réseau ibéro-américain d’associations œuvrant dans
le domaine des drogues) <www. riod. org> est une bonne introduction vers une cinquantaine d’organismes de 17 pays d’Amérique
latine.
- Par ailleurs, le centre nord-américain Indiana prevention resource
center a créé un portail très utile <www. latino. prev. info> qui offre
aux acteurs de prévention des pays latins un grand nombre de textes,
guides et matériels de prévention.
- La Cicad, Inter-American drug abuse control commission, milite
pour une coopération multilatérale entre les deux Amériques. Le
- Nord propose aux pays du Sud de les aider à bâtir leur législation, leur
observatoire, et de développer leurs stratégies de contrôle, de prévention, de formation et de traitement. De nombreux pays latins ont
ainsi récemment développé des sites décrivant les missions de leur
observatoire, mais la moitié de ces sites ont disparu en un an. Les
pages de la Cicad <www. cicad. oas. org> portent sur le contrôle du
trafic, le blanchiment, les cultures alternatives, l’évaluation des
actions. Une section prévention donne des infos succinctes sur ce qui
est fait dans tel ou tel pays du Sud (notamment dans les Caraïbes). On
y trouve aussi des documents relatifs aux pays en manque de sites
nationaux.
- La Comisión Andina de juristas <www. cajpe. org. pe> offre des
informations juridiques sur les politiques, la prévention et l’usage de
drogues dans divers pays (Bolivie, Chili, Colombie, Équateur, Pérou
et Vénézuela).
-
Accion Andina <www. cedib. org/ accionandina/ > milite pour plus
de démocratie dans les pays andains, contre la désinformation des
médias, contre les effets pervers de la guerre à la drogue (corruption,
pauvreté, militarisation): on y trouve par exemple des textes sur
l’usage d’armes biologiques dans la guerre à la drogue…
-
MamaCoca, <www. mamacoca. org> site réalisé par un réseau de
chercheurs et d’experts de la région andine, va dans le même sens que
le site précédent. Il propose un espace au débat public pour trouver
des alternatives à l’escalade du conflit armé, à l’incrimination des
indigènes et des paysans cultivateurs de coca et des solutions viables
et pacifiques surgissant de l’expérience de ceux qui se voient soumis
à cette guerre.
-
Fundación Manantiales, <www. manantiales. org>, gère neuf communautés thérapeutiques en Argentine, au Brésil et en Uruguay, et
son site décrit ses offres de soins et ses activités préventives : actions
auprès des journalistes et sur les lieux de travail.
L’Argentine compte une trentaine de sites dans notre domaine. Les
textes officiels (plan national, législation, études sur les précurseurs…)
se trouvent sur le site du Sedronar (Secretaría de programación para la
prevención de la drogadiccion y la lucha contra el narcotráfico)
<www. sedronar. gov. ar>. Le Secretaría de prevención (…) de Buenos
Aires <www. spadla. gba. gov. ar> présente ses stratégies, programmes
et matériels locaux, dont un manuel pour ados. Trois sites sont dédiés à
la prévention : Programa Cambio <www. programacambio. org>
orienté sur le « non » aux drogues, présente ses programmes de prévention et de formation et une bibliothèque virtuelle en ligne; Intercambios
<www. intercambios. org. ar>, bien documenté, axé sur la réduction
des risques, présente entre autres son journal en ligne qui milite pour une
réforme des politiques; Capla, Centro argentino de prevención laboral
en adicciones <www. trabajosindrogas. com. ar/ > milite pour des lieux
de travail sans drogue. Un site riche en documents (drogues, alcool,
tabac) est celui, d’un chercheur en santé mentale <wwww. geocities. com/
hugomiguez/>. Une dizaine de sites décrivent les services de communautés thérapeutiques : Convivir <wwww. convivir. org.ar/> présente
ses actions de prévention et de réhabilitation par l’éducation à la vie. Celui
de la fondation Aylen <www. aylen. org. ar/ > propose prévention, assistance et formation; son forum et sa bibliothèque virtuelle sont en
construction. Proyecto Uno <www. geocities. com/ proy_uno/ > présente ses outils de prévention et de campagne.
En Bolivie, je n’ai pas trouvé de site émanant d’organismes nationaux. À visiter : le site de l’Institut international de recherche sur la coca
<www. cocamuseum. com>, une bonne ressource en la substance (au
niveau de son histoire, de sa fabrication et composition, de ses usages,
mais pas des traitement car les notes bibliographiques datent un peu). Le
site du Cedib, Centro de documentación e información de Bolivia,
<www. cedib. org/ > est celui d’une association qui milite pour le développement culturel et social par un service de documentation et d’information alternatif visant à éduquer et à susciter l’esprit critique. Une
section importante du site est dédiée à la culture de la coca.
Le Brésil compte une soixantaine de sites. Les pages officielles
sont sur le site de la Senad (Secretaria nacional antidrogas)
<www. senad. gov. br> qui abrite l’Obid (Observatório brasileiro de
informações sobre drogas) <http ://obid.senad.gov.br> très consistant : politiques, législation, épidémiologie, avec une section prévention
bien documentée et un forum. Plusieurs instituts de recherches ont un
site : Abead <www. abead. com. br/ > le plus complet, avec guide et
prévention par substance, bulletin électronique et chat; Uniad
<www. uniad. org. br/ >; Grea, groupe interdisciplinaire d’études sur
l’alcool et les drogues <www. grea. org. br> ; Cebrid <www. cebrid. epm. br>. Le site InfoDrogas de l’Instituto de medicina social e de
criminologia <www. imesc. sp. gov. br/ infodrog. htm> présente concepts
en prévention, classification des substances, lois, conseils pour bien
prévenir, réduire les risques et de nombreux articles plein-texte. Je serais
encline à la méfiance quant à <www. antidrogas. com. br> créé par des
inconnus qui désirent « conscientiser » le public sur les méfaits des
drogues et ne présentent que des textes très basiques. Un site bien
documenté est celui de l’hôpital Albert Einstein <wwww. einstein. br/
alcooledrogas>. Le site de la Fédération brésilienne des communautés
thérapeutiques <www. diganaoasdrogas. com. br/ > contient quelques
documents plein-texte. D’autres communautés ont un site présentant
leurs activités de soins et de prévention, tel celui de la Croix bleue
<www. cruzazul. org. br/ >. Créé par le gouvernement, le seul site pour
jeunes un peu illustré et animé est Adolesite <www. adolesite. aids. gov. br> qui leur propose d’en savoir plus sur le sida, les drogues et
la sexualité.
Au Chili, le site officiel est celui de la Conace (Consejo nacional
para el control de estupefacientes) <www. conacedrogas. cl> qui se
présente comme un portail : plan national, législation, classification/
description des substances, politiques de contrôle, épidémiologie, centre
de documentation avec base de données interrogeable. La section
prévention offre des textes théoriques, conseils et matériels en direction
des écoles, des familles, des lieux de travail. L’unité sur les addictions de
l’université de Santiago <www. unidad. cl> présente ses formations et
concepts en matière de prévention et de traitement. Sa section pour
parents contient un texte sur les facteurs de risque, une autre s’adresse aux
médias, et celle pour enfants est illustrée et attractive. À noter l’existence
des pages, certes succinctes, du Programa narcotráfico y democracia de
l’Institut des sciences politiques de l’université du Chili, <http ://come.to/
democra>, qui expriment un désir d’échanges avec d’autres académies
politiques (nationales ou étrangères) et d’étudier de nouvelles directions
politiques. L’association Caleta Sur <www. caletasur. cl> conçoit son
travail de réduction des risques comme un travail social visant à donner
des perspectives d’avenir aux populations défavorisées des banlieues de
Santiago. Le site de la Chipred, réseau chilien de prévention,
<www. chipred. cl> expose sa vision anti-réduction des risques et antilégalisation et ne contient rien de consistant. Plusieurs centres de soins
décrivent leurs services et leurs actions de prévention, telle la Fundación Credho <www. fundacioncredho. org> ou Hogares Dar
<www. hogaresdar. cl>. Un portail référençant les adresses des communautés thérapeutiques <www. drogas. cl> informe sur les substances,
les signes d’une addiction, propose une prévention par le théâtre et donne
la possibilité de dénoncer anonymement dealers et usagers…
En Colombie, le site de la DNE (Dirección nacional de
estupefacientes) <www. dnecolombia. gov. co> informe sur les stratégies et abrite les pages de l’Observatoire alimenté de statistiques. L’association Carisma <www. esecarisma. gov. co> couvre (en sus de divers
projets visant la « réhabilitation » de la santé mentale) la prévention
alcool/tabac/drogues traduite dans une série d’émissions TV. La
Corporación caminos <www. corporacioncaminos. com> œuvre depuis 30 ans sur la ville de Cali, organise chaque année une fête de la
prévention et propose plusieurs programmes dont l’un est d’origine
espagnole. Surgir <www. surgir. org> dédié à la prévention offre divers
programmes en milieu scolaire, familial et communautaire. L’association religieuse El Shaddai <www. fundacionelshaddai. org> propose
aide et traitement et un programme destiné à renforcer les facteurs de
protection chez les jeunes. Niños de papel <www. ninosdepapel. org>
propose aux enfants des rues d’entrer dans un centre d’éducation afin de
renforcer leurs capacités à la vie et leur résistance aux drogues.
Au Costa Rica, l’Iafa (Instituto sobre alcoholismo y
farmacodependencia) <www. netsalud. sa. cr/ ms/ iafa/ > couvre toutes
les substances (y compris alcool, tabac et médicaments), propose des
infos, des statistiques, des programmes pour aider les acteurs de prévention à promouvoir une meilleure qualité de vie, et un concours pour arrêter
de fumer…
À Cuba, le site du ministère de la Justice qui abritait la Comisión
nacional de drogas <www. minjus. cu/ drogas> semble avoir disparu du
net. Le site Batalla contra las adicciones en Cuba socialista produit par
une agence de santé régionale <www. vcl. sld. cu/ contradrogas/ > est
très complet : infos sur les substances et leur classification, sur les autres
addictions, indicateurs de consommation, conseils pour la prévention,
brochures (incluant tabac et alcool), la drogue et l’alcool sur le lieu de
travail…
En Équateur, Consep (Consejo nacional de control de sustancias
estupefacientes y psicotrópicas) <www. consep. gov. ec>, dont l’objectif est l’éradication de la production et la lutte contre le trafic, présente un
site complet avec des sections sur la législation, la prévention (campagne,
conseils), les traitements, etc. Il abrite l’Observatoire qui y publie ses
études, un annuaire des services et de liens web. Fundación Ayuda
<www. fundacionayuda. org. ec> présente ses recherches, formations,
publications et son programme La aventura de la vida en direction des
enfants (8-14 ans) qu’elle s’efforce de promouvoir auprès des acteurs de
prévention. D’autres sites ne décrivent que leurs offres thérapeutiques.
Au Guatemala, l’Observatorio Guatemalteco sobre drogas
<www. seccatid. gob. gt> semble avoir disparu du net. Je n’y ai rien
trouvé d’autre que le site de Casa Alianza <www. casa-alianza. org>
organisation religieuse présente également au Honduras, et dont la
mission est, entre autres projets humanitaires, d’aider les enfants de la rue
à retrouver des valeurs positives (textes sur le sujet).
Au Honduras, le CNCN, Consejo nacional contra el narcotráfico,
responsable de la coordination des politiques drogues, offre un site
sommaire <www. cybertelh. hn/ ohsd/ >, et laisse aux associations la
responsabilité de la prévention : pratiquement toutes celles qui sont citées
ont des liens web hors fonctionnement. La section Honduras de la Casa
Alianza <www. casa-alianza. org/ EN/ about/ offices/ honduras/ > décrit
sa mission auprès des enfants des rues et propose sa journée sans tabac.
Au Mexique, le Conadic, Consejo nacional contra las adicciones,
<www. conadic. gob. mx> a pour mission de lutter contre les drogues
pour améliorer la qualité de vie de tous. Son site expose sa politique
(recherche, prévention, traitement, formation), propose divers programmes (alcool, tabac, drogues), des bulletins informent sur les modèles de
prévention et les meilleures pratiques, etc. le Conadic est soutenu par
l’appui de conseils régionaux Consejo estatal contra las adicciones de
Nuevo Leon <www. cmact. com/ ceca/ >, succinct, avec quelques statistiques et outils didactiques et <www. jalisco. gob. mx/ organismos/ cecaj/ >:
plan municipal, système de vigilance épidémiologique, manuels pour la
prévention et annuaire des centres d’aide. CIJ (Centros de integración
juvenil), réseau de centres de prévention et d’assistance, a un site très
complet <www. cij. gob. mx>: textes sur l’usage de drogues au Mexique, sur la prévention (brochures en ligne), sur la communication sociale,
et base de données documentaire. Vive sin drogas <www. vivesindrogas. com> complète une campagne télévisée et offre infos sur les substances,
conseils aux parents, jeux, chat et forum. Le site de l’Instituto nacional
de psiquiatría Ramón de la Fuente <www. inprf. org. mx> publie de
nombreuses recherches sur les addictions, abrite le SRID, Sistema de
reporte de información en drogas, et la CISMAD, Centro de información
en salud mental y adicciones (articles, thèses, outils et documents sur
l’usage de tabac et d’alcool au Mexique. Autres sites :
- <www. adicciones. org. mx> Unidos en la prevención de los
adicciones: très complet, nombreux programmes et chat.
- <www. oceanica. com. mx>: recherches, éducation, prévention,
soins.
- <www. fipadic. org. mx> : prévention alcool, tabac, drogues, médicaments.
- <www. addictum. com>: large portail.
- <www. alcoholinformate. org. mx>: site d’infos sur l’alcool.
Au Nicaragua, le Consejo nacional de lucha contra las drogas
<www. cnlcd. gob. ni> a disparu du net. Sí a la vida <www. asalv. org>,
avec des subsides américains, s’occupe des enfants des rues de Managua,
souvent affectés par l’usage d’inhalants, et les invite à vivre dans des
centres d’éducation spécialisés.
Au Panama, l’Observatorio Panameño sobre drogas
<www. opadro. com> offre les documents de tout observatoire : stratégie 2002-2007, études épidémiologiques. Une section du site abrite la
Conapred (Commission pour la prévention des délits liés aux drogues)
qui présente des recherches, une campagne intitulée Sans drogue, sans
cigarette et sans alcool, ta vie sera meilleure, des résultats de campagne
et ses actions en matière de réduction de la demande. Je n’ai rien trouvé
d’autre, sauf les trois sites succincts d’un chercheur, représentant l’ASAM
(American society of addiction medicine) au Panama :
- <www. nuestra-net. com/ apma> : site de l’APMA (Asociación
panameña de medicina de la adicción) qui encourage les recherches
et la prévention parmi les étudiants en médecine.
- <www. adicciones. org> portail tout public couvrant toutes les
addictions (y compris jeu compulsif et sexe) et offrant articles,
bibliographies, et un forum hors fonctionnement.
- <www. nuestra-net. com/ alerta-cocaina> dédié à la cocaïne :
- modes de consommation, effets.
Au Pérou, les sites sont peu nombreux, mais n’ont rien à envier aux sites
occidentaux. La Devida, Comisión nacional para el desarrollo y vida sin
drogas, a pour mission de coordonner la politique de lutte, tant contre le
trafic qu’au niveau de la prévention. Son site <www. devida. gob. pe/ >
contient statistiques sur la production et la consommation, stratégies,
législation, programme de prévention et de soins et quelques documents
plein-texte (situation au Pérou, facteurs de vulnérabilité…). La section
observatoire n’est accessible qu’avec un mot de passe. Cedro
<www. cedro. org. pe> est le site bien fourni d’un centre de documentation : statistiques, actualités, formation en ligne, nombreuses publications (guides, manuels, monographies) et base de données interrogeable.
Un portail péruvien est aussi très complet <www. drogasglobal. org. pe>:
actualités, articles, congrès, annuaires des centres de soins et enquête en
ligne. Sumbi, Servicios educativos y propuesta social <www. sumbi. org. pe> est une association de travailleurs sociaux qui lutte contre la
misère des enfants à risque. <www. perusindrogas. org> milite pour un
Pérou sans drogues en offrant des conseils aux parents, des messages aux
jeunes, une brochure sur les méfaits de la marijuana. Opcion
<www. opcionperu. org. pe> offre des programmes visant à mobiliser
divers groupes pour l’éradication des drogues et contre la violence
(parents, enseignants, etc.), un portail, une base de données interrogeable
et de nombreux documents plein-texte (manuels, modules de formation,
recherches). Pnufid-Pérou <http ://pnufid.org.pe> a pour but d’orienter les actions dans le sens des politiques fixées par les Nations Unies,
présente la situation au Pérou, des projets et un forum.
À Porto Rico, l’Oficina de control de drogas <www. ocd. gobierno. pr>
décrit brièvement ses missions : contrôle, prévention (quelques documents sur les substances, conseils aux parents, traitements, stratégies,
système de vigilance). L’Alianza para un Puerto Rico sin drogas
<www. alianzaprsindrogas. org> propose une campagne de communication massive, des messages, des témoignages de « héros anonymes »,
un forum et quelques outils dont un spectacle de marionnettes.
Au Salvador, la Comisión salvadoreña antidrogas
<www. gobernacion. gob. sv> abrite le site de l’observatoire
<www. gobernacion. gob. sv/ observatorio> où l’on trouve des études
épidémiologiques, des recherches, la description succincte des actions de
prévention menées (drogues et alcool) et une dizaine de documents,
notamment sur les tendances de la consommation, la prévention en milieu
familial…). Fundasalva <www. fundasalva. org. sv> centre ses activités sur la prévention de l’abus l’alcool et « pour un futur sans drogues ».
En Uruguay, la Junta nacional de drogas <www. infodrogas. gub. uy>
est en charge de l’élaboration des politiques. Son site présente ses
activités, campagnes et formations, de nombreux documents, une synthèse sur chaque substance, des manuels, des communiqués de presse, un
forum et une brochure de prévention pour jeunes titrée : Plus d’infos,
moins de risques, et un journal en pdf La boîte de Pandore. Le site
<www. elabrojo. org. uy> est celui d’une association de travailleurs
sociaux luttant contre l’exclusionqui présente, entre autres modules, une
formation d’intervenants en prévention de l’usage de drogues.
Au Venezuela, le site de la Conacuid, Comisión nacional contra el
uso ilícito de las drogas <www. conacuid. com> présente tous les
documents d’un observatoire : plan national, législation, statistiques,
fiches de synthèse sur les substances, un document sur les précurseurs.
Hogares crea <www. hogarescrea. org> milite pour une prévention
basée sur le développement personnel. Le site est riche en documents de
toutes sortes, de la prévention primaire (parents, enfants) à la prévention
en milieu professionnel à la prise en charge en communauté thérapeutique en passant par des recherches. Cofam, Centro de orientación familiar,
<http ://webs.demasiado.com/cofamprevencion> propose, en sus de
ses offres de traitement, un programme de prévention en direction des 10-18 ans. Alianza para una Venezuela sin drogas <www. alianzasindrogas. org. ve> propose sa campagne et des textes basiques sur la prévention :
le rôle de la famille, etc.
Il ne semble pas y avoir de site sur les drogues dans une majorité de pays
africains, exception faite de l’Afrique du Sud. Les sites sur le sida sont
nombreux, mais leur relation aux drogues est quasi inexistante.
En Afrique du Sud
Le site officiel est celui du CDA, Central drug authority, <www. cda. gov. za> qui présente son National drug master plan (en accord avec
celui de l’ONDCP), sa ligne politique, la législation et ses rapports annuels.
Le site du Medical research council abrite l’Adarc, Alcohol & drug
abuse research group <www. mrc. ac. za/ adarg/ adarg. htm> qui propose une politique visant à la réduction de l’usage d’alcool et de drogues.
Quelques études y sont disponibles. Le MRC propose aussi un portail
d’infos sur la santé qui contient des sections sur les addictions.
<www. sahealthinfo. org/ admodule/ alcdrug. htm> est une librairie virtuelle bien documentée sur l’usage d’alcool et de drogues en
Afrique du sud : fiches synthétiques sur les substances (incluant les
médicaments du marché noir), un document sur les usages chez les
adolescents. Le site abrite les pages de deux unités : le Sacendu, South
African community epidemiology network on drug use (études sur les
modes de consommation, tendances, facteurs de risques et conséquences
de l’usage), et le Sendu, Epidemiology network on drug use (outils
méthodologiques et rapports d’observatoire).
Sanca, South African national council on alcoholism and drug
dependance est une association dont les objectifs sont la prévention et le
traitement. Son centre d’information est un lieu de ressources unique
dans le pays. Son site <www. sn. apc. org/ sanca/ > propose une base de
données bibliographiques et donne les adresses des centres de soins.
Netpro est un réseau de chercheurs et de médecins visant à établir des
politiques de prévention et de soins basées sur la recherche. Le site
<www. nrf. ac. za/ netpro/ index. html> informe sur ses formations et
offre quelques articles plein-texte (assez anciens).
Une recherche sur les termes «substance abuse» sur le site du
Human science research council <www. hsrc. ac. za> permet de trouver
quelques études plus récentes.
Sabri, South African brain research institute, est une association de
chercheurs. Son site <www. sabri. org. za/ > publie un rapport annuel et
une longue liste de documents sur les effets des substances sur le cerveau
et sur les traitements.
Drug wise counselors est une association de pharmaciens sponsorisée par un distributeur de médicaments. Son site <www. drugwise. co. za/ >
fait campagne contre les médicaments (nombreux et souvent trafiqués)
vendus à bas prix au marché noir. Conseil majeur : voyez d’abord votre
pharmacien ! Le site décrit ses actions de promotion (t-shirts, courses à
vélos !) et offre quelques infos sur les symptômes d’une dépendance.
Doctors for life est une association de médecins basée en Afrique du
Sud, mais qui œuvre dans toute l’Afrique subsaharienne. Active dans les
domaines du sida et des drogues, son site <www. dfl. org. za> décrit ses
actions : formation, prévention Sida, projet Acad, African cities against
drugs, aide téléphonique et outils sur les drogues (disponible à la vente).
Elim clinic, centre de traitement spécialisé, <www. elimclin. co. za/ >
offre deux tests d’évaluation (alcool et jeu compulsif). Deux groupes
d’auto-support présentent leurs activités : les Narcotiques Anonymes
<www. na. org. za> et Nar-Anon <www. naranon. org. za>.
Au niveau de la réduction des risques, le site de Rave Safe
<www. ravesafe. org/ > créé par un groupe de bénévoles est très complet : alertes, tests de pilules, news, prochaines fêtes, conseils aux
organisateurs de fêtes et aux usagers, recueil de témoignages, réponses
aux questions, résultats d’enquêtes, pages sur la culture club, liens avec
d’autres sites de réduction des risques en milieu festif dans le monde,
contacts en situation d’urgence… Rien n’y manque.
South African institute for drug-free sport <www. drugfreesport. co. za>donne des infos sur les substances dopantes, des liens vers des
sites mondiaux et deux petit films d’animation préventifs.
Les autres pays africains
Je n’ai pas trouvé beaucoup d’autres sites africains. Le site de l’OMS-Afrique <www. afro. who. int/ > déplore l’absence de motivation des
gouvernements bien que l’usage croissant de drogues devienne un vrai
problème de santé publique. L’OMS mène un projet de sensibilisation en
Afrique du Sud, Tanzanie et Zambie, sans autre détail sur ces projets que
les noms (mais aucun site) des associations partenaires dans les divers
pays.
L’Unodc, United Nations Office on Drugs and Crime, possède des
agences régionales en Égypte, au Kenya, au Nigeria et au Sénégal. Son
site offre des pages spéciales <www. unodc. org/ egypt/ en/ >
<www. unodc. org/ kenya/ en/ > etc., lesquelles offrent en général un
rapport sur la situation des drogues dans ces pays. Pour l’Égypte, un
rapport concerne plus particulièrement les actions en direction des
enfants des rues. Les pages kenyanes proposent un rapport sur le
problème drogues dans plusieurs pays d’Afrique. Mais là encore, ce sont
les pages sur l’Afrique du Sud qui sont les plus fournies.
Pour connaître la situation globale, on peut consulter le rapport Most
de l’Unesco sur les drogues en Afrique subsaharienne :
<www. unesco. org/ most/ afrique. htm> ou bien encore trouver sur le
net des articles de chercheurs comme Laurent Laniel, qui sur son site
personnel, publie plusieurs articles sur les drogues en Afrique <http ://
laniel.free.fr>.
J’ai quand même trouvé (un tour de forceaprès des heures de
navigation !) :
- le site mauricien du Natresa <http ://ncb.intnet.mu/natresa/
-
MenduII.htm> chargé de la coordination de la prévention et des
soins à l’Île Maurice. Le site propose des programmes (qui semblent
dater) de prévention en direction des écoles, des familles, des
groupes vulnérables et sur les lieux de travail. Il abrite le Mendu,
réseau mauricien d’études épidémiologiques sur l’abus de drogues.
- le site du CEY, Collectif des étudiants de Yaoundé, <www. webafrica. org/ cey/ index. htm>, entre autres projets, propose une formation de 20 étudiants de « pairs-éducateurs » aux drogues. Le site
donne aussi un rapide aperçu de la consommation de drogues dans
leur ville.
- Au Sénégal, un site gouvernemental <wwww. gouv. sn/ textes/
DROGUES.cfm> informe sur la législation et sur les missions du
-
Comité interministériel de lutte contre la drogue qui donc existe,
mais n’a pas encore de site.
Ainsi, dans de nombreux pays, des institutions de lutte contre les drogues
existent, mais qui ne sont pas présentes sur le net. Elles sont par contre
mentionnées dans les nombreux articles de presse en ligne. On peut par
exemple consulter des portails comme <wwww. telquel-online. com/ 128/
sujet4.shtml> magazine marocain, ou encore <http ://fr.allafrica.com/>
où un article sur les drogues en Côte-d’Ivoire ou sur la vente illicite de
médicaments au Bénin voisine avec la hausse des prix des pull-overs dans
un autre pays ! Mais la prévention y est rarement abordée hormis les
actions événementielles.
En Australie : des sites clairs et « très nets »
Dans aucun autre continent, je n’ai eu cette impression de clarté quant à
l’appréhension des sites drogues existant sur le net, grâce à Adin,
Addiction information network <www. adin. com. au/ >, site d’une part
très documenté, et portail par ailleurs vers tous les sites australiens
(environ 70 sites nationaux et 80 sites régionaux !). De plus, les noms des
sites sont significatifs de leur contenu, ce qui contribue encore plus à cette
clarté du paysage.
Le site de la Santé en ligne <www. health. gov. au/ > abrite un sous-site consacré à la prévention <www. communitypartnerships. health. gov. au/ >: stratégie, campagnes (alcool, tabac, drogues) et aide
aux actions préventives communautaires (modèles d’actions, manuel et
outils). Sur le tabac, on peut visiter <www. quitnow. info. au/ > et sur le
dopage <www. asda. org. au/ >.
Il y a une dizaine d’instituts de recherche dont : le National centre for
education & training on addiction <www. nceta. flinders. edu. au/ > et le
National drug and alcohol research centre <http ://ndarc.med.unsw.edu.au/ndarc.nsf>.
Au niveau des ONG d’importance nationale, les sites bien documentés sont :
- <www. adca. org. au/ > : Alcohol & other drug council of Australia
- <www. adf. org. au/ > : Australian drug foundation
- <www. ancd. org. au/ > : Australian national council on drugs
- <www. fds. org. au/ >: Family drug support
Pour les enfants et les jeunes :
- <www. kidshelponline. com. au/ > pour enfants de 5-12 ans et 13-
- 18 ansavec dialogue en ligne possible avec un éducateur.
- <www. drugsafe. org/ > avec sections pour parents, enseignants et
enfants (interactif, avec jeux, quizzes, etc.).
Nouvelle-Zélande : un net très complet
Le site de la National drug policy <www. ndp. govt. nz/ > est très complet : politiques nationales (drogues, alcool, tabac), documents pleintexte : substances, législation, statistiques, rapports, et conseils (Guidelines
for safe dance parties…). La New Zealand drug foundation
<www. nzdf. org. nz/ > milite pour la réduction des risques (alcool/
drogues/tabac) et offre des news très à jour et de nombreux forums.
<www. needle. co. nz> décrit un service d’échange de seringues. Alcohol
drug association <www. adanz. org. nz> est utile pour sa ligne d’aide
téléphonique et son répertoire des services d’aide. Les autres sites
associatifs sur les drogues m’ont semblé peu intéressants et ne font en
général que la promotion de leurs activités.
Sur l’alcool : <www. alac. org. nz>, site documentaire très complet
de l’Alcohol advisory council of New Zealand, avec catalogue de publications en plein-texte et base de données de liens vers des sites entre
autres Maoris. Voir aussi le site de l’APHRU, Alcohol & public health
research unit, <www. aphru. ac. nz/ > unité de chercheurs indépendants
qui offre des formations et, entre autres, des conseils, basés sur leurs
recherches, pour mener à bien des actions communautaires, concevoir
une communication préventive et évaluer.
Sur le tabac : <www. quit. co. nz>; <www. smokefree. co. nz>;
<www. ash. org. nz>
Sur le jeu compulsif : <www. gamblingstudies. co. nz/ > :
<www. inyaface. co. nz/ >; <www. gamblingproblem. co. nz/ >
Pour les 15-18 ans : <www. urge. co. nz/ > les fait réfléchir et
répond à leurs questions sur l’alcool, le tabac, les drogues, le stress…
Les sites asiatiques sont pour nous difficiles d’accès : différences de
langue et de typographie sur les écrans de nos ordinateurs. Une recherche
sur les sites (ayant des pages en anglais) des ministères de la santé ou de
l’éducation des divers pays asiatiques montre que si le sida et autres
problèmes de santé sont l’objet d’une réelle préoccupation, l’abus de
drogues ne semble pas faire souvent partie de leur secteur : les drogues
restent l’apanage des services de répression qui, dans de nombreux pays
asiatiques, exercent aussi une activité de prévention. Les rares sites de
prévention existant en anglais sont généralement parrainés (Nations
Unies ou clubs locaux : Rotary, Lyons’ Club) et, en conséquence,
militent pratiquement tous pour une société sans drogues.
Au niveau transnational
-
Asian harm reduction network <www. ahrn. net/ > offre manuel,
lettre d’info, forum de discussion et formations.
-
Narcotics Anonymous Asia Pacific forum <www. apf. com. au/ >
n’offre qu’une courte étude sur la situation des drogues en Asie et les
adresses de leurs services (Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Pakistan,
Thaïlande…).
- L’Unodc, United Nations office on drugs and crime, propose des
rapports sur la question des drogues en Asie (en général) et parfois
des pages pour quelques pays spécifiques : Myanmar, Cambodge,
- Laos, Pakistan, Ousbekistan, Thaïlande et Vietnam
<www. unodc. org/ >.
-
Accord <www. unodc. un. or. th/ accord/ > est le site d’une coopération transnationale qui présente un plan d’action pour la sensibilisation aux dangers des drogues et l’échange de bonnes pratiques pour
réduire la demande.
-
Asia-Pacific youth zone <www. youthzone. un. or. th/ > est aussi un
site géré par l’Unodc en direction des jeunes : infos sur les substances et leurs effets, jeux, tests, adresses des centres de traitement dans
un grand nombre de pays.
-
Aspac, Asia-Pacific NGO on drug & substance abuse prevention
<www. aspacngo. org/ > est un réseau d’associations asiatiques qui
tente de coordonner, avec la collaboration de l’Unodc, les échanges
et les actions préventives menées dans les différents pays.
Pays par pays
En Chine, la section Narcotics control du site du ministère des Affaires
extérieures <www. fmprc. gov. cn/ eng/ > présente ses missions répressives mais aussi ses campagnes et actions préventives. Le site le plus
complet est celui de la Divison des narcotiques de Hong Kong
<www. nd. gov. hk/ druginfocentre. htm> (sponsorisé par le Jockey
Club): rapports, stratégies, statistiques, infos sur les substances, programmes et brochures de prévention. Taiwan beverage alcohol forum
<www. tbaf. org. tw> est le site d’une association de producteurs de
boissons alcoolisées qui milite pour un usage modéré (campagne sur
l’alcool au volant, textes sur les adolescents et l’alcool, faits, etc.). Le site
de l’ambassade de Chine aux États-Unis <www. china-embassy. org/ >
offre quelques textes sur le contrôle des narcotiques dans le pays.
En Corée, le site de Kaara (Korean association against drug abuse)
<www. drugfree. or. kr/ > fait campagne pour une Corée sans drogue.
En Inde, le site le plus complet est <www. drughelpline. org/ >
dédié à la prévention tabac/alcool/drogues : infos sur les substances, lois,
programme pour les écoles, aide aux familles, test d’évaluation d’alcoolémie, adresses pour traitements (dont certains basés sur le yoga et la
méditation). Forum against drugs <www. mumbai-central. com/ fad/ >
décrit ses activités en prévention et traitements. Dairrc (Drug abuse
information rehabilitation and research center) <www. sanskritiindia. com/ dairrc/ > décrit ses actions : recherches, campagnes, prévention
dans les écoles, et offre l’achat d’un manuel pour enseignants. Spym
(Society for the promotion of youth & masses) <http ://spym.org> est
une ONG qui décrit ses actions d’éducation à la santé dans les écoles. CAIM
(Centre for treatment & recovery of alcoholism and drug abuse)
<www. geocities. com/ HotSprings/ Spa/ 5676/ index. html> propose sa
méthode de désintoxication par le yoga. En matière d’alcool, Saspi
(Society for alcohol and social policy initiative) <http ://
education.vsnl.com/saspi/> décrit ses recherches et actions préventives, et propose des documents sur la législation et la prohibition, l’alcool
au volant et sur le lieu de travail, l’alcool et les femmes, l’alcool et les
jeunes.
Au Japon, le site Narcotics agent <www. nco. go. jp/ > présente sa
mission de collecte d’informations et son rôle de supervision des mesures
de prévention et de traitement. Le site du DAPC (Drug abuse prevention
center) <www. dapc. or. jp/ > présente l’histoire du centre, la situation
dans le pays, sa campagne passée basée sur le « non » aux drogueset ses
projets de production d’outils de prévention. Militant pour la
décriminalisation du cannabis, le site <www. taima. org/ > informe sur
l’usage du cannabis au Japon, sur les lois, les risques, et présente des
textes sur d’autres substances (l’opium en Chine, etc.). J’y ai appris que
l’on peut, à Tokyo, acheter du chanvre dans des boutiques spécialisées et
qu’une dizaine d’autres sites pro-cannabis (en japonais) existaient, dont
<www. iryotaima. org/ > qui est dédié à son usage médical.
En Indonésie, le Narcotic control board <www. bknn. or. id/ > a
disparu du net. Yayasan cinta anak bangsa <www. ycab. net/ > milite
pour une Indonésie sans drogue : infos sur les substances, news, forum,
conseils en ligne et campagnes dans les écoles.
En Malaisie, la National narcotics agency du ministère des Affaires
intérieures abrite l’ADK (Drug agency help center) <www. adk. gov. my>
qui décrit ses programmes de prévention en milieu scolaire et divers
programmes d’aide et de traitement. Pemadam <www. pemadam. org. my/ > est un site anti-drogues (alcool et tabac compris) qui a pour but
leur éradication totale en 2015. Il vise à la mobilisation de tous – écoliers,
étudiants, familles – pour créer des actions de prévention locales et
rétablir les bonnes valeurs (patriotisme, respect, familles positives,
harmonie et unité).
Au Myanmar (Birmanie), un portail <www. myanmarnarcotic. net/ > fourmille d’infos : situation des drogues dans le pays,
éradication des cultures, saisies, enquête sur l’opium, pages sur le musée
dédié à la lutte contre les drogues…Une section du site est consacrée au
CCDAC, Central committee for drug abuse control, <www. ccdac. gov. mm/> qui décrit ses activités de contrôle et présente législation, rapports
annuels, infos sur les substances et précurseurs, bulletins, articles de
presse et forum en ligne.
Au Pakistan, la société Nai Zindagi <www. naizindagi. com/ >
milite pour la prévention des drogues et pour la réduction des risques sida
auprès de groupes marginaux. Elle s’autofinance par la vente de produits
locaux.
À Singapour, le Central narcotics bureau <www. cnb. gov. sg/ >
décrit ses missions de contrôle, donne un aperçu sur les substances
interdites et sur ses programmes d’éducation. Soutenu par les États-Unis,
c’est un des plus beaux sites d’Asie, avec un sous-site pour enfants illustré
avec jeu et quiz, une section pour jeunes attirés par les milieux festifs, et
une section pour adultes bien documentée et proposant de l’aide. Sana,
Singapore anti-narcotics association, milite pour une société sans drogues. Son site <www. sana. org. sg/ > s’adresse aux jeunes, contient des
textes sur les lois, les effets des substances, une histoire interactive sur les
choix auxquels ils sont confrontés, des témoignages d’usagers, une base
de données de cartes postales, et la description d’un programme pour
enfants d’usagers.
En Thaïlande, le site du Narcotics control board <www. oncb. go. th/ > présente la stratégie nationale, les lois, des statistiques sur les saisies
policières par substance, un rapport annuel et une liste de centres de soins.
Duang Prateep foundation <www. dpf. or. th/ eng/ index. html> s’occupe des enfants des rues de Bangkok, souvent usagers de drogues, et les
envoie dans un centre rural à la fois pour les éduquer et les faire travailler
aux champs. Plusieurs sites, reliés entre eux, décrivent les activités
d’associations initiées par la famille royale :
-
Doi Tung development project <www. doitung. org/ > œuvre pour
éliminer la production d’opium, l’usage de drogues et la pauvreté
rurale en proposant des cultures alternatives, des services d’éducation et de formation, et le développement de l’artisanat et du
tourisme.
-
Mae Fah Luang foundation <www. maefahluang. org/ > complète
le projet précédent, œuvre pour l’éradication des drogues, la
reforestation, l’implantation de services d’éducation et de soins en
région rurale pour procurer aux paysans travail et autonomie.
- Le Hall de l’opium est un musée bâti dans le parc touristique du
- Triangle d’or situé aux confins de la Thaïlande, du Myanmar et du
- Laos. Beau, mais très long à charger et peu lisible, le site
<www. goldentrianglepark. org/ swf/ > décrit l’objectif du musée :
- devenir le centre de recherche et d’information sur l’opium le plus
important au monde (histoire, méfaits, prévention – espérée mondiale – par des images d’horreur, livres, films, brochures, programmes scolaires et expositions itinérantes).
Pour terminer sur une note incongrue, le site <www. gosurvival. com/ >
présente les techniques d’un centre de désintoxication alcool/drogues
(pour clients occidentaux ?) de l’île de Koh Samui : yoga, shiatsu, bains
de vapeurs aux herbes, méditation et stages de survie dans la jungle. Cela
n’est pas sans rappeler cette émission de télé-réalité qui filme en direct
des jeunes mis en condition de survie dans l’île de Koh Lanta…
La suite dans le prochain numéro de la revue.
Article reçu en mars et accepté en juin 2004