Codifier les nouveaux parlers en Afrique du Sud
Rehana Ebrahim-Vally
Abebe Zegeye
La Constitution sud-africaine de 1996 légalise onze langues officielles. La culture et la langue sont conçues comme les deux paramètres identitaires les plus saillants en Afrique du Sud. Cependant, l’abolition de l’apartheid a institué une mobilité sociale nouvelle, autrefois déniée, créatrice de nouvelles identités. En considérant l’histoire des politiques linguistiques en Afrique du Sud, il apparaît qu’une politique culturelle et des langues viable n’est possible dans ce pays en transition que si l’on prend en compte l’instrumentalisation de la langue par les Sud-Africains pour exprimer leur nouveau statut de citoyens d’une démocratie.
The South African Constitution of 1996 makes provision for eleven official languages. Culture and language are seen as the two most important identity parameters in South Africa. However, the abolition of apartheid has introduced a social mobility, erstwhile denied to all, which is shaping new identities. This article examines the history of language policies in South Africa and advocates that in order to implement viable language and/or cultural policies in this country in transition, one needs to first consider the way in which South Africans are using language to express their newly-found identity as citizens of a democracy.
• Politique des langues dans l’Afrique du Sud coloniale
• Langue et apartheid
• Le statut des langues africaines sous le gouvernement ANC
• Des organes en conflit pour la protection des langues