Ce qu’on demande aux langues (autour du Monolinguisme de l’autre)
Marc Crépon
Avec pour fil conducteur le travail effectué par Derrida dans Le monolinguisme de l’autre, Marc Crépon contribue, dans cet article, à déconstruire le principal présupposé du nationalisme linguistique : l’idée que la langue serait ou devrait être « la propriété d’un peuple » – une propriété que chacun aurait à charge de « s’approprier ». À cette attente, il oppose une autre promesse inscrite dans le rapport aux langues.
Commenting on Derrida’s Monolinguisme de l’autre, this article deconstructs the main argument of linguistic nationalism : the idea that language would or should be « the propriety of a people », a propriety that we all have to appropriate. Countering this argument, Marc Crépon proposes another promise more accurate to describe our relationship to language.
• L’impossible appropriation
• Les promesses de l’écriture