Raisons politiques
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.2724629922
169 pages

p. 125 à 138
doi: en cours

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Actualité

no 16 2004/4

Hannah Arendt et le sionisme : Cassandre aux pieds d’argile

Pierre Bouretz
Au moment du centenaire de la mort de Theodor Herzl le 3 juillet 1904 et dans un contexte de controverses au sujet de son héritage, cet article examine la position d’Hannah Arendt vis-à-vis du sionisme, son sens et sa postérité. Après avoir été engagée pendant dix ans dans le mouvement sioniste, Arendt a rompu avec lui dès 1944 en développant une critique de sa politique et de sa vision de l’histoire. Bien qu’elle ait été très isolée à l’époque, on retrouve aujourd’hui certains de ses arguments dans les discours qui défendent un point de vue révisionniste sur les fondements et l’histoire de l’État d’Israël entre deux perspectives : post-sioniste ou anti-sioniste. Devant le sionisme, Arendt a joué le rôle de Cassandre ; mais peut-être une Cassandre aux pieds d’argile. At the time of Theodor Herzl’s death centenary and within a context of controversies about his legacy, this paper looks at Hannah Arendt’s position towards Zionism, its meaning and its posterity. After being committed in the Zionist movement during ten years, Arendt has broken with it as soon as 1944, through a criticism of its politics and its vision of history. Although she has been very isolated at this time, we find today some of her arguments in the discourses supporting a revisionist point of view on the foundations and the history of the State of Israel between two perspectives : post-Zionism or anti-Zionism. In front of Zionism, Arendt was playing Cassandra ; but maybe a Cassandra with feet of clay.
• Le sionisme : un idéal capturé
• La Palestine : un foyer sans État
• Le point de vue de Cassandre


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