Raisons politiques
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.2724630181
192 pages

p. 9 à 30
doi: en cours

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Dossier

no 17 2005/1

Autour du « crime des crimes » : au-delà des affaires humaines ?

Jorge E. Viñuales
L’article explore les différentes implications de l’idée qu’Hannah Arendt avait exprimée en 1958 dans son ouvrage « La condition de l’homme moderne » selon laquelle certains crimes ne peuvent être ni punis ni pardonnés, en se focalisant sur le crime de génocide et la façon dont il est traité en droit international. En utilisant la pensée d’Hannah Arendt comme fil rouge du texte, l’auteur cherche à montrer les ambiguïtés propres aux idées du philosophe, celles qui semblent appartenir irréductiblement à la question explorée et, plus particulièrement, la nécessité d’une issue humaine face à un mal qui peut être tout aussi extrême que banal. L’analyse met en exergue que toute tentative de rendre justice face à un crime comme le génocide doit nécessairement établir, voire construire artificiellement, une correspondance entre l’acte et ses conséquences juridiques. Focusing on genocide and how it is handled in international law, this article explores the different implications of the idea Hannah Arendt put forward in The Human Condition (1958): that there are certain crimes that can be neither punished nor forgiven. The article points up ambiguities inherent in Arendt’s thought and in the very question of genocide, particularly the need for a humane answer to an evil that may be as inhumane as it is banal. It finds that any attempt to mete out justice in the face of a crime like genocide must establish, even artificially build, a link between the act and its legal consequences.
• Ni punir ni pardonner ?
• L’intention génocidaire
• Justice et châtiment


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