Raisons politiques
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.2-7246-3046-7
176 pages

p. 137 à 157
doi: en cours

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Varia

no 21 2006/1

Le discours des néoconservateurs sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (2000-2005)

Nadia Marzouki
Le discours des néoconservateurs américains sur l’adhésion de la Tuquie à l’Union européenne manifeste une certaine ambivalence. Les néoconservateurs défendent l’idée d’adhésion avant tout pour des raisons stratégiques telles que le maintien de la stabilité au Moyen Orient. Cependant ils craignent également qu’une Turquie européenne ne devienne anti-américaine, notamment sous l’influence de la « Vieille Europe ». Ainsi le choix des néoconservateurs en faveur de l’adhésion turque n’exclut-il pas les débats et les désaccords. Le point de vue politique des néoconservateurs ne relève pas uniquement de considérations d’ordre stratégique ou de real-politik. Il se fonde également sur une théorisation de l’exceptionnalisme turc, qui puise dans les arguments d’Edmund Burke, de Bernard Lewis et d’Albert Wohlstetter. U.S. neoconservative discourse on the admission of Turkey into the European Union is ambivalent. On the one hand, the neoconservatives favour its admission for strategic reasons, particularly with a view to maintaining stability in the Middle East. On the other hand, however, they fear a European Turkey might become anti-American, especially under the influence of “Old Europe”. So underneath the veneer of a neoconservative consensus lie disagreements and dissension. Their “official” yes to Turkish accession is based not only on strategic considerations of realpolitik, but also on theories of the Turkish exception, using arguments drawn from Edmund Burke, Bernard Lewis and Albert Wohlstetter.
• La Turquie est un pays crucial pour les intérêts américains
— Critères de Copenhague ou guerre contre le terrorisme ?
— Oui à l’entrée de la Turquie dans une Europe à plusieurs vitesses
• La question turque, un test pour l’Europe
— Une anthropologie de l’homme turc
• La Turquie, une exception et un modèle
— La Turquie : démocratie laïque ou démocratie islamique modérée ?
— Bernard Lewis et la théorie de la modernisation


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