Fascisme, totalitarisme et religion politique : Définitions et réflexions critiques sur les critiques d’une interprétation
Emilio Gentile
Cet article présente un résumé synthétique de l’interprétation que l’auteur a donné du fascisme en tant que phénomène moderne, nationaliste, révolutionnaire, anti-libéral et anti-marxiste ; une interprétation élaborée sur la base à la fois d’une recherche originale et d’une redéfinition innovante des concepts de totalitarisme et de religion politique et de leur inter-relation. Après avoir démontré l’incohérence de certaines critiques négatives qui ont rendu compte de cette théorie de manière déformée, l’auteur aborde les principales critiques constructives qui en ont été faites, ce qui aboutit à une conception plus claire et plus fine de la thèse selon laquelle le totalitarisme constitue une, mais pas l’unique, expression de la sacralisation de la politique à l’âge de la modernité.
This essay presents a synthetic account of the author’s interpretation of fascism as a modern, nationalist, revolutionary, anti-liberal and anti-Marxist phenomenon that he has elaborated on the basis both of original research and of an innovative redefinition of the concepts of totalitarianism and political religion and their interrelationship. Having demonstrated the incoherence of some negative critiques that have given a distorted account of this theory, it engages with the principal constructive criticisms that have been made of it. This leads to further clarification and refinement of the thesis that totalitarianism constitutes one, but not the sole, expression of the sacralisation of politics in the age of modernity.
• Trois définitions pour une interprétation
• Le stade du renouveau
• Deux concepts refont surface
• Totalitarisme et religion politique dans la définition du fascisme
• La critique comme dénigrement et les infortunes de l’arrogance pédante
• En conclusion, quelques éclaircissements et précisions sur le totalitarisme…
• … et sur la religion politique