Raisons politiques
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.2-7246-3046-7
232 pages

p. 23 à 48
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Dossier

no 22 2006/2

Anthropologie et science(s) politique(s)

Luc de Heusch
Au-delà des sociétés fondées sur l’ordre familial, les Africains ont formé traditionnellement des groupes politiques plus vastes, chefferies ou royaumes que l’on a abusivement qualifiés de « divines ». L’auteur propose de les appeler « sacrées » : une initiation transforme le nouveau souverain en une espèce de fétiche contrôlant aussi les rites naturels. Les traits de cette royauté sacrée, donnés en ordre dispersé, forment une structure symbolique singulièrement constante. Elle insiste sur la séparation nécessaire des fonctions rituelles et des fonctions guerrières. Above and beyond societies founded on an order of family ties, Africans have traditionally formed more extensive political groups, chiefdoms or realms often abusively termed “divine ”. The author of the foregoing article proposes calling them “sacred ” instead: the new sovereign is transformed by initiation rites into a sort of fetish capable of controlling natural rites as well. The attributes of this “sacred ” royalty, though assigned unsystematically, form a singularly constant symbolic structure that draws a clear-cut and necessary distinction between ritual and martial functions.
• Considérations générales
• L’État africain traditionnel : son idéologie magico-religieuse
• Les royaumes guerriers
• En Mélanésie et en Polynésie
• Conclusions
• La royauté sacrée, la sorcellerie et le règne des seigneurs
• Un avenir incertain


© Cairn.info 2009 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
Cairn.info | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis