Raisons politiques
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.2724630484
230 pages

p. 69 à 92
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Dossier

no 23 2006/3

J’ai raté ma vie, à qui la faute ?

Ou, pourquoi il est encore utile de discuter de l’éthique de la distribution

Raul Magni Berton
L’objectif de cet article est de comparer deux parmi les plus importantes théories de l’égalité contemporaines : celle issue du libertarisme de gauche et celle défendue par les libéraux perfectionnistes. Je défends l’idée qu’au niveau théorique la différence se fait sur la question de la responsabilité de l’État devant les « vies gâchées ». Le libertarisme n’accepte pas que l’État puisse financer la réalisation de la vie de chacun si ces dépenses violent le droit à la propriété de soi. Au contraire, le libéralisme perfectionniste accepte cette possibilité. J’analyse également des cas concrets qui mettent en lumière les conséquences de la théorie libérale perfectionniste qui ne peuvent être acceptées par la théorie libertarienne de gauche. En particulier, seulement la première peut défendre certaines formes de financements publics aux activités culturelles, humanitaires ou économiques. The aim of this article is to compare two of the leading contemporary theories of equality: those of left-libertarianism and perfectionist liberalism. I argue that, in theoretical terms, the chief difference between the two regards the State’s responsibility for “wasted lives”. Libertarianism rejects State spending on individual self-realization if such expenditure conflicts with the right of selfownership. Perfectionist liberalism, in contrast, accepts this possibility. I also look at case studies that bring out ramifications of perfectionist liberalism unacceptable to left-libertarians. Specifically, only the former advocates public spending to cultural, humanitarian or economic ends.
• A-t-on besoin d’une éthique de la distribution ? La théorie libertarienne de l’égalité
• Bien libéral contre justice libertarienne. Pourquoi il est encore utile de parler d’éthique de distribution.
• Y a-t-il du bien dans l’égalitarisme libertarien ?
• Éthique de la distribution comme justification des taxes promouvant le bien
• Conclusion. Libertarisme et libéralisme : une frontière à dessiner


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis