Le droit « dans » et « comme » littérature : la signification autogénérée dans le « roman de procédure »
Richard Weisberg
L'une des positions que Droit et Littérature a prise sur le plan théorique pendant la période de déconstruction a été que la fiction soutient  plutôt qu'elle nie, comme chez Derrida ou Paul de Man  une approche de la justice liée au droit. Cet article identifie le « roman de procédure »  un groupe important d'histoires liées au droit, écrites sur une centaine d'années, de Dostoïevsky à Camus et Bernard Malamud  comme l'espace où le lecteur attentif peut mettre à jour une réalité pré-existante soit à laquelle l'enquête légale et le raisonnement restent fidèles, soit dont ils s'éloignent fatalement. La « situation antérieure », dans ces histoires, fournit un lieu de vérité qui n'est pas disponible ailleurs. Ces romans établissent ainsi une norme de re-création précise des évènements antérieurs afin de rendre justice.
One of the positions taken theoretically by Law and Literature during the parallel period of deconstruction has been that fiction supports  rather than denies, as in Derrida or de Man  a law-related approach to justice. This essay identifies the « procedural novel »  an important grouping of law-related stories spanning 100 years from Dostoevski to Camus and Bernard Malamud  as the place in which the careful reader can uncover a pre-existing reality to which legal investigation and reasoning remain faithful or from which they fatefully depart. The « anterior position » in these stories provides a locus of truth not available elsewhere. Stories thus establish a norm of accurate recreation of prior events in order to do justice in the world.