Raisons politiques
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.9782724631203
192 pages

p. 107 à 117
doi: en cours

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Dossier

n° 29 2008/1

Le quartier, lieu de réinvention des relations Etat-société en Chine urbaine : l'exemple des comités de résidents à Pékin

Judith Audin
Depuis la fin des années 1990, un nouveau système émerge en Chine, issu du déclin du système de l'unité de travail (danwei) et de la pluralisation de la vie citadine en une mosaïque d'individus et de situations. Dans le contexte d'une exigence accrue de bien-être et de la nouvelle symbolique du lieu de résidence, la « communauté de quartier » (shequ) investit le quartier en vue de légitimer le pouvoir politique chinois. Les comités de résidents, situés à l'échelon le plus local des institutions de gestion urbaine, participent de cette évolution, en combinant des nouvelles formes de surveillance et d'assistance sociale.
• Contexte et problématique de la recherche
— Le comité de résidents : une institution parapublique, passerelle curieuse entre État et société
— Une pluralisation de la société urbaine et de ses modes de gestion
— Cadre théorique et enquête de terrain : une articulation spécifique
• Les évolutions du comité de résidents à Pékin, reflet d'une redéfinition de l'étatisation de la société urbaine
— La gestion du quartier, un phénomène de territorialisation de l'action publique
— Le renouvellement de la volonté de savoir et du contrôle social
— Une bureaucratisation inachevée
• Les comités de résidents inscrits au c ur du processus de socialisation de l'État chinois
— « Servir les résidents » : le rôle social des comités de résidents
— Le comité de résidents, canal d'expression pour les problèmes du voisinage
— La promotion active de l'implication dans la vie de quartier
• Conclusion


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