Une évaluation politico-économique de la politique belge de la concurrence
Frank Naert
Cet article analyse, sous l’angle politico-économique, la politique belge de concurrence et son efficacité, en s’attachant à plusieurs faiblesses qui la caractérisent, telles que le désintérêt politique à son égard, le manque d’indépendance de l’autorité de concurrence, les effectifs insuffisants et mal répartis, le rôle trop important accordé au contrôle des concentrations par rapport au contrôle des ententes et abus de position dominante, et la prudence à l’égard des « faux positifs » (false positives). Il n’est dès lors pas étonnant que, dans le passé, la politique belge de concurrence n’ait que peu influencé les conditions de concurrence sur les marchés belges, et n’ait pas permis de réaliser d’importants gains d’efficience. Un nouvel espoir est toutefois permis depuis la réforme de 2006.
JEL Codes – L40.Mots-clés :
politique de concurrence, approche néo-institutionnelle, efficacité de la politique économique.
• Introduction
• Contexte
• Fondements de la politique belge de la concurrence
• Aspects de la politique belge de la concurrence
— Manque d’intérêt dans le discours et l’analyse
— Le manque d’indépendance des autorités de la concurrence
— Encadrement insuffisant
— Rôle trop important accordé au contrôle des concentrations par rapport au contrôle des ententes et abus de position dominante
— Effectifs mal répartis
— Prudence face aux faux positifs (false positives)
• Impact sur l’économie belge
• Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE