Reflets et perspectives de la vie économique
De Boeck Université

I.S.B.N.9782804104146
212 pages

p. 35 à 46
doi: 10.3917/rpve.481.0035

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Tome XLVIII 2009/1-2

Pour une réforme des institutions belges qui combine flexibilité et coordination

26 janvier 2008

En tant qu’économistes universitaires, nous prenons acte du fait que le système institutionnel actuel de la Belgique n’est pas optimal et qu’une réforme s’impose. Dans cette brève contribution, nous énoncons trois principes généraux économiquement fondés et susceptibles de contribuer à la constitution d’une nouvelle architecture institutionnelle :
Nous partons de l’observation que les entités fédérées de la Belgique font partie de l’Union européenne qui est, jusqu’à nouvel ordre, principalement gouvernée par les Etats membres, via le Conseil européen. Ceci implique que, via l’Union européenne, la Belgique doive respecter un ensemble d’objectifs économiques (par exemple, en matière de finances publiques, d’emploi, d’innovation ou d’environnement), et qu’il est crucial d’assurer une cohérence globale dans la manière dont les entités fédérées contribuent à la réalisation de ces objectifs.
  • Le premier principe est dès lors qu’une flexibilité en matière de politiques des entités fédérées – qui doit leur permettre de tenir compte de leurs spécificités – doit être accompagnée par une forte coordination afin d’atteindre les objectifs nationaux communs et responsabiliser ces entités fédérées, en particulier dans le domaine financier. L’évaluation des résultats des politiques économiques, par rapport aux objectifs préalablement acceptés par tous, doit être accompagnée par des procédures efficaces et vérifiables (avec éventuellement un système de primes, positives et négatives), pour garantir l’existence d’incitations à promouvoir concrètement des objectifs communs tels qu’un taux d’emploi élevé, une croissance économique soutenue ou encore des finances publiques saines.
  • Le deuxième principe est que les entités fédérées belges partagent diverses « ressources communes », en particulier un système de protection sociale et une proximité géographique qui implique des « gains d’échanges » importants, surtout autour de Bruxelles. Ici aussi, une coordination soutenue est cruciale, pour tirer un profit maximum de ces gains potentiels.
  • Troisièmement, du fait de la mondialisation actuelle, une plus grande ouverture sur le monde extérieur est essentielle pour garantir la croissance et l’emploi. Cette situation exige un renforcement des compétences linguistiques de la population en néerlandais, en français et en anglais, ainsi qu’une attitude ouverte et positive à l’égard des talents en provenance de l’étranger.
• Objectif et point de départ de l’analyse
• La nécessité d’une coordination belge dans le cadre européen
• « Actifs communs » spécifiques à la Belgique : sécurité sociale, Bruxelles et autres « gains d’échanges »
• Conclusion
• Liste des signataires, par ordre alphabétique (au 3 février 2008)


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