Imposition optimale sur le revenu et théorie des incitations : un chassé-croisé
Laurent Simula
Alain Trannoy
En présence de mobilité des agents économiques, comment doit-on se représenter le problème de la taxation optimale des revenus ? C’est la question que se posent Alain Simula, chercheur au GREQAM-IDEP et à PSE, et Alain Trannoy, directeur d’études à l’EHESS. Que ce soit en économie fermée ou ouverte, il faut toujours considérer les effets désincitatifs de l’impôt sur le travail (contrainte d’incitation). Lorsque les frontières sont largement ouvertes, en plus des contraintes d’incitation, il faut inclure dans l’analyse de la taxation optimale des contraintes de participation. En effet, un agent peut préférer fuir son pays et ne pas « participer » au système d’imposition. L’hypothèse de mobilité des agents, hypothèse de plus en plus réaliste, modifie considérablement les résultats qualitatifs du modèle : dans ce cadre, les classes moyennes apparaissent comme les victimes d’une « malédiction fiscale », alors que les agents talentueux les plus mobiles sont les grands gagnants de l’ouverture des frontières.
• Théorie des incitations : informations publiques et privées
— Délégation et asymétrie informationnelle
— Extraction de rente et efficacité
• L’impôt optimal en économie fermée : un problème d’anti-sélection
— Formulation du problème
— Stratégie de résolution
— La progressivité* contrariée
• L’impôt optimal en économie ouverte : un problème d’anti-sélection et de participation
— De qui prendre en compte le bien-être ?
— L’emprunt des contraintes de participation à la théorie des contrats
— Le mimétisme renouvelé à l’épreuve de la participation
— Un barème optimal substantiellement modifié
— Une malédiction des classes moyennes?
• Conclusion
• Bibliographie