Les ouvertures de capital des entreprises publiques
Michel Durupty
Sujet chargé symboliquement et idéologiquement pendant longtemps, l'ouverture de capital des entreprises publiques, parfois considérée comme une « vente des bijoux de famille » ou au contraire comme le retour de l'Etat à sa vraie place dans l'économie, est rarement évaluée de manière objective. Michel Durupty dresse ici un bilan de ce mouvement dans les différents secteurs de l'économie, qui tend à remettre en cause ces deux visions caricaturales. Si dans certains secteurs comme la finance la place de l'Etat a quasiment disparu (passant de 30 % des effectifs employés en 1990 à 2 % en 2005), dans la plupart des cas les ouvertures de capital s'accompagnent d'une participation qui, même minoritaire, assure à l'Etat le rôle d'actionnaire de référence. Le contrôle de l'Etat actionnaire n'en sort pas nécessairement amoindri, et peut se redéployer d'un secteur à l'autre de manière plus souple.
• Les ouvertures de capital modifient le périmètre de l’influence de l’État dans l’économie
• Les ouvertures de capital permettent la valorisation du patrimoine de l’État
• Les ouvertures de capital traduisent une modification du rôle et des interventions de l’État dans l’économie