• L’état de la société française n’appelle pas aujourd’hui un durcissement de la réglementation du droit de grève
• La loi, acte politique unilatéral, contredit, si elle est excessive, la volonté des partenaires sociaux d’améliorer le dialogue social par la négociation
• La procédure de déclaration individuelle préalable est une atteinte caractérisée au libre choix du travailleur dans l’exercice de son droit de grève et elle n’est pas de nature à améliorer la prévisibilité du service
• La notion de besoins essentiels concourt à la dénaturation de la conception française du service public
• La création d’une autorité administrative indépendante parfois évoquée pour assurer le contrôle du service minimum participerait du démantèlement de l’État, répondrait à un effet de mode, et tendrait à la déresponsabilisation des partenaires sociaux