Reliance
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I.S.B.N.2-7492-0497-6
144 pages

p. 118 à 131
doi: 10.3917/reli.018.0118

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De la blessure à la création

no 18 2005/4

Frida Kahlo : de la douleur de vivre à la fièvre de peindre

Charles Gardou
« Je ne suis pas malade. Je suis brisée. Mais je me sens heureuse de continuer à vivre, tant qu’il me sera possible de peindre. » : ces quelques mots résument la vie de Frida Kahlo, assassinée par des blessures qui l’ont persécutée et détruite à petit feu. Si les couleurs inondent sa terre, sa maison, sa peinture, celles de sa vie sont ternies par la maladie et le handicap : elle ne subit pas moins de trente-deux interventions chirurgicales et porte, au cours de son existence, vingt-huit corsets orthopédiques en acier, cuir ou plâtre. Aussi apparaît-elle d’emblée comme une conquistadora, tirant sa force de sa vulnérabilité, qui va toujours jusqu’au bout, jusqu’au fond d’elle-même.
• Elle observe son double dans l’abysse du miroir
• Elle peint pour survivre à son corps meurtri
• Elle aime comme seules les femmes savent le faire
• Elle joue à être heureuse


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