Blaise Pascal, de l’éternel malade au prodige de la pensée
Charles Gardou
Blaise Pascal, le prodige si précoce, que l’on l’imagine sûr de lui, fort, est en réalité un être faible. Sous son masque de force implacable, son besoin irrépressible de prouver et de vaincre, il donne à voir le drame d’un homme blessé, en lutte contre lui-même. Ni son génie ni sa fierté ne parviennent à pallier sa misère affective, son enfance perdue, une mère trop tôt disparue et d’étranges troubles qui colonisent son corps. Mais jamais il n’oublie les propos de sa sœur : « Un malade peut, peut-être, mieux faire qu’un homme bien sain ! » Aussi mène-t-il sa vie comme un perpétuel défi, faisant de la précarité la clé de la condition de l’homme.
• Il apprend à vivre avec un corps qui refuse de lui obéir
• Il (se) fuit dans le travail et les mondanités
• Il décide de tout quitter pour suivre la voie divine
• Il s’épuise à la tâche et termine dans le dénuement