Les élèves à besoins éducatifs particuliers n’ont pas besoin d’une pédagogie particulière en EPS
Gilles Bui-Xuân
Jacques Mikulovic
Quand tous les élèves seront qualifiés « d’élèves à besoins particuliers », toute discrimination disparaîtra en eps. Chaque élève sera alors évalué pour ce qu’il fait réellement, et situé dans un référentiel d’activité, de façon à ce que l’on puisse lui proposer de réaliser seulement ce qu’il peut faire, ce qui fait sens pour lui. La méthode pédagogique adaptée à son niveau le mettra en consonance avec l’enseignant et avec l’institution scolaire, générant ainsi un sentiment de compétence favorable à sa mobilisation. Si l’accumulation des expériences dans son étape conative lui permet d’augmenter progressivement son volume de compétence dans l’activité, elle pourra peut-être provoquer un changement d’étape. La réunion des trois facteurs que sont, pour l’élève, acceptation de son corps, sentiment de compétence et autonomie, et pour l’institution et son médiateur enseignant, connaissance de l’élève, compétence dans l’activité et accompagnement intégratif, optimise la réussite et l’intégration.
Il revient toutefois à l’enseignant d’innover pour réduire toute dissonance ou discordance entre élèves et institution, afin d’établir une consonance socio-conative source de plaisir, de mobilisation et d’intégration.
• Connaître ou comprendre l’eps ?
• Un modèle d’intelligibilité
• Partir de ce que l’élève fait, et non de ce que l’on voudrait qu’il fasse
• Connaître ou comprendre le handicap ?
• Reconsidérer l’origine du handicap
• Saisir le sens de la mobilisation
• Connaître ou comprendre l’interaction sujet/eps
— Faire appel à un registre de compétence mobilisable
• À chaque étape sa méthode !
• Le poids de l’institution
• En attendant, sachons inventer demain