2008
Réseaux
Présentation
Emmanuel Henry
Le paradoxe des politiques de sécurité routière est qu’elles sont à la fois très
visibles si l’on s’attache à leur formulation la plus publique et, au contraire,
beaucoup plus difficiles à circonscrire si l’on prend en compte l’ensemble
des acteurs dont l’activité intervient de façon directe ou indirecte sur la
production de l’insécurité routière. Ce dossier sur la sécurité routière entend
rendre compte de ce paradoxe en présentant une série de travaux qui
éclairent de façon plurielle et diversifiée non seulement le processus de
production de l’action publique, mais aussi les processus de production des
discours publics sur ce problème.
Ce dossier se veut ainsi une contribution à l’élaboration d’une réflexion sur
la construction des problèmes publics, prenant en compte les différentes
étapes de ce processus, depuis l’analyse des acteurs sur le terrain de la mise
en Ĺ“uvre d’une politique publique, jusqu’aux comptes rendus donnés de
cette politique par les médias d’information. L’hypothèse qui justifie la
publication de ce dossier transversal est que des liens existent entre les
acteurs qui mettent en Ĺ“uvre une politique, les intérêts qu’ils défendent, les
lieux ou arènes dans lesquels ils le font et les formes qu’ils sont conduits à
donner aux problèmes qu’ils promeuvent, liens qu’il s’agit alors de mettre en
évidence et dont il faut comprendre les logiques.
Les trois premiers articles de ce dossier cherchent ainsi à rendre compte des
différentes formes de contrainte exercées sur la définition d’une politique
publique par les acteurs qui la font exister. L’article de Claude Gilbert rend
compte de la façon dont une définition du problème de la sécurité routière
s’est aujourd’hui durablement imposée. Cette définition, qui fait percevoir
l’ensemble des problèmes liés à l’insécurité routière comme résultant avant
tout de mauvais comportements des conducteurs, constitue aujourd’hui un
cadrage qui revêt un statut d’évidence et qui, à ce titre, ne peut que très
difficilement être remise en cause. Cette définition du problème « tient »
d’autant plus facilement qu’elle correspond aux intérêts de différents acteurs
centraux et permet une focalisation sur les aspects du problème vis-à-vis
desquels l’action publique est la plus directement visible. L’article de Fabrice
Hamelin et Vincent Spenlehauer propose de son côté une lecture historique
des politiques de sécurité routière insistant notamment sur le rôle d’acteurs
(notamment les assureurs) dont l’importance est parfois négligée. Il met en
évidence la manière dont l’Etat se saisit progressivement du problème de
l’insécurité routière et les évolutions de cette prise en charge. Enfin, sur une
période plus lointaine et dans le cas des Etats-Unis, l’article de Fabrice Bardet
s’attache à rendre compte du rôle des constructeurs automobiles dans la
production de statistiques d’accidents de la route. Tranchant avec la situation
française, l’investissement important des constructeurs automobiles dans la
production en propre de statistiques sur les accidents de la route est bien mis
en évidence. Dans le but d’éviter une trop directe mise en cause des
conducteurs et, indirectement, de l’usage des véhicules, les constructeurs
créent leur propre revue d’information statistique qui cherche à focaliser
l’attention sur l’infrastructure routière comme variable explicative principale à
l’accident.
Les deux autres articles montrent comment, du point de vue des discours
publics, sont abordés les problèmes de la circulation et de la sécurité
routière. L’article d’Ivan Chupin et Nicolas Hubé s’intéresse à l’évolution
des programmes radiophoniques d’information routière depuis leur création
dans les années 1970. Ce texte montre notamment très bien comment ces
programmes sont au départ très liés aux dispositifs étatiques et font l’objet
d’appropriations différenciées de la part des différentes chaînes de radio. La
transformation de ces programmes résulte à la fois d’une modification du
degré d’investissement de l’Etat sur ces problèmes et d’une évolution de la
priorité donnée à ces questions par les chaînes de radio. D’une façon plus
générale, l’article de Valérie Devillard et Dominique Marchetti analyse les
modalités de traitement de la sécurité routière par les programmes télévisés.
Il montre comment la sécurité routière devient une cause consensuelle (une
valence issue, pour reprendre les termes de Nelson
[1] ) que les animateurs et
journalistes de télévision peuvent investir de façon valorisée et, somme
toute, assez peu coûteuse.
En ouvrant ces différentes perspectives, ce dossier s’interroge de façon assez
différente de celle qui prévalait dans le dernier dossier thématique livrant un
état de la recherche en sciences humaines et sociales sur la sécurité routière
[2].
Ce dossier intitulé « Sécurité routière : les savoirs et l’action » mettait en
évidence comment la recherche en sciences humaines et sociales pouvait
contribuer à mieux appréhender la question de la sécurité routière, soit en
proposant de nouveaux outils, soit en procédant à une critique de ceux qui
étaient mobilisés. Les articles présentés dans ce numéro de
Réseaux
s’inscrivent dans une perspective quelque peu différente, puisqu’ils ont une
visée moins directement opérationnelle que les recherches habituellement
produites dans ce domaine. Ils résultent de la conjonction d’une série
d’initiatives (issues du Predit 3, notamment du groupe opérationnel
« Nouvelles connaissances pour la sécurité », ou résultant de réponses aux
Actions concertées incitatives du ministère de la Recherche) qui ont permis
d’élargir les cercles des équipes investissant ces questions et donc les
orientations données aux recherches. Résultant de l’investissement d’acteurs
nouveaux, les hypothèses formulées sur les politiques de sécurité routière
ont pu se dégager des demandes opérationnelles et se donner pour objectif de
promouvoir une meilleure connaissance de ces politiques.
Dans cette perspective, l’une des pistes de recherche que ce dossier
entreprend d’approfondir est celle de l’explicitation du lien entre l’action
publique et la définition publique d’un problème. Chacun à leur manière, les
articles réunis peuvent être lus dans cette perspective. Fabrice Bardet montre
par exemple la contribution d’un groupe particulier d’acteurs (les
constructeurs automobiles) à l’imposition d’un cadrage du problème de
l’insécurité routière en termes d’infrastructures routières. En contrepoint à la
situation française où les constructeurs automobiles, s’ils savent être très
présents en cas de besoin, peuvent aussi se faire très discrets en temps
normal, le positionnement des constructeurs aux Etats-Unis montre que
toutes les définitions des problèmes, tous les cadrages qui en sont donnés ne
conviennent pas de la même manière aux différents acteurs. Pour prolonger
le texte de Claude Gilbert, on ne peut que souligner à quel point le cadrage
autour d’une mesure de la mortalité évacuant les souffrances des blessés –
parfois graves – de l’insécurité routière et imputant la responsabilité à un
conducteur déviant, correspond tout à fait aux intérêts des acteurs en
présence les plus puissants (constructeurs automobiles et concepteurs
d’infrastructures, notamment). Tant que cette définition reste dominante, ces
acteurs centraux n’ont aucun intérêt à sortir de leur réserve, d’autant plus
que l’Etat, dans sa communication, tend aussi à renforcer les contours de
cette définition, comme on peut le voir à travers les deux exemples que sont
l’affichage du volontarisme politique et les productions statistiques.
En l’absence d’une véritable institutionnalisation des politiques de sécurité
routière, le volontarisme politique constitue une des conditions à la prise en
charge de ces politiques. L’investissement personnel de Jacques Chirac sur
cette question en 2002, qui peut s’expliquer par la volonté évidente de
privilégier les causes consensuelles à un moment où il est visé par des
affaires fragilisant sa position politique, indique aussi à quel point cette
forme d’investissement constitue
la forme privilégiée de prise en charge de
ce problème. Jean-Claude Gayssot, ministre de l’Equipement, du Transport
et du Logement du gouvernement de Lionel Jospin de 1997 à 2002, ne fait
pas autre chose lorsqu’il fixe un objectif fortement visible à sa politique :
celui de diviser la mortalité routière par deux. La représentation du problème
autour de la double figure du conducteur déviant, voire violent, et de la
victime permet alors un engagement public et politique à partir de schèmes
moraux facilement appropriables dans l’espace social, dans le sens où ils ne
nécessitent aucun apprentissage de la complexité du problème de l’insécurité
routière. La focalisation sur le comportement du conducteur comme cause
principale d’accident s’accompagne d’une insistance sur l’« innocence » des
victimes de la route (comme c’est le cas sur d’autres questions de santé
publique
[3] ). Il s’agit, comme l’intervention de Nicolas Sarkozy, ministre de
l’Intérieur, à l’Assemblée nationale en décembre 2002 le montre bien, de
construire une figure de victime à laquelle il soit impossible d’imputer la
moindre parcelle de responsabilité dans ces drames :
Savez-vous que, sur
8 000 morts annuels, la moitié sont totalement victimes – j’entends que leur
seule faute est d'avoir croisé la route d'un assassin en puissance ?
[4].
Dans un sens similaire, la production statistique qui, comme le souligne
justement Fabrice Bardet, n’est de façon exceptionnelle pas du ressort de
l’INSEE, mais de l’Observatoire national interministériel de sécurité routière
(ONISR), joue un rôle important dans le maintien d’une définition
dominante du problème (centrée sur le niveau de mortalité immédiate, avec
corrélativement une faible attention portée aux blessés touchés dans le long
terme par ces problèmes). Les notes conjoncturelles diffusées en temps réel
par l’Observatoire sur l’évolution de la mortalité routière et du nombre
d’accidents corporels sont des recueils de chiffres dont le but premier est de
constituer une information directement appropriable dans l’optique d’une
communication politique.
Les résultats du mois d’octobre 2007 sont très
bons puisqu’on évalue l’équivalent annuel corrigé de l’effet météo et des
variations saisonnières à 3 909 personnes tuées, soit très en dessous du
bilan constaté en octobre 2006 (4 603) et de la moyenne de l’année 2006
(4 651). Il est très proche de sa valeur du mois d’août 2007 (3 928)
[5]. Les
données construites dans ce type de document peuvent être analysées comme
des instruments qui ont pour but principal de renforcer la croyance dans la
capacité des acteurs politiques à agir sur une situation. La production de
chiffres si réguliers sur l’évolution de la mortalité routière à destination des
acteurs politiques ne peut que renforcer la croyance que les décisions prises
ont un effet immédiat sur le niveau de la mortalité puisqu’on peut y lire de
« bons résultats ».
De façon plus générale, les analyses proposées dans ce dossier des contours
des discours publics sur la sécurité routière apportent un nouvel éclairage sur
le rôle de l’Etat et des acteurs centraux dans la production des discours. Dans
le prolongement de travaux sur la médiatisation récente des questions de
sécurité routière
[6], les articles mettent en évidence comment les discours sur
la sécurité routière résultent de discours élaborés par des acteurs jouant un
rôle important dans les politiques de sécurité routière. Cela est
particulièrement évident dans le cas de ces émissions radiophoniques
hybrides que sont les « points route » coproduits par les institutions
publiques et les radios. Mais cela est aussi vrai de l’ensemble du traitement
journalistique de ces questions qui s’effectue dans une forte dépendance vis-à-vis des acteurs publics. Cette faible autonomie des journalistes dans la
production des discours sur la sécurité routière est un des facteurs expliquant
la stabilité du cadre de définition de ce problème dans le temps.
Ainsi, tout en relisant avec Fabrice Hamelin et Vincent Spenlehauer
l’évolution des politiques de lutte contre l’insécurité routière dans le temps et
l’affinement des outils mobilisés, on est en droit de se demander dans quelle
mesure ce problème fait l’objet d’une prise en charge à la mesure des enjeux.
Tout en prenant acte de l’amélioration du bilan épidémiologique des accidents
de la route depuis la mise en place d’une chaîne de contrôle-sanction plus
cohérente, on peut se demander si ce qui aurait dû être le préalable à une prise
en charge renouvelée du problème de l’insécurité routière n’est pas en train de
se transformer en son instrument principal
[7]. Les mises en scène de l’Etat
agissant (dans le déploiement de radars, dans l’affirmation spectaculaire d’une
prise en charge de la sécurité routière au plus haut niveau politique)
apparaissent parfois bien dérisoires quand on prend la mesure du chemin qu’il
faudrait parcourir pour commencer à poser différemment le problème de
l’insécurité routière en sortant de la définition dominante telle que la décrit
Claude Gilbert dans ce volume. Alors que la Suède a, semble-t-il durablement,
réussi à engager un travail de redéfinition de la politique de sécurité routière
en en faisant un enjeu de santé publique prioritaire
[8], en France, les réflexions
cherchant à mieux cerner les fondements d’un système et les possibilités de le
réformer semblent ne pouvoir que prendre la forme de la dénonciation
[9] ou
rester confinées dans des sphères de spécialistes. Alors que les politiques
publiques de gestion des risques sanitaires collectifs ont été profondément
bouleversées au cours des vingt dernières années avec la mise en place de
nouvelles institutions, de nouvelles règles et de nouveaux instruments, les
politiques de sécurité routière sont au contraire remarquables par la stabilité de
leurs définitions et de leurs contours.
Cette façon de remettre en débat les fondements de l’orientation d’une
politique publique, si elle se situe en rupture avec de nombreuses approches
scientifiques existantes, n’a pourtant rien de nouveau ou de
fondamentalement original. Bien au contraire, les questions posées par un
rapport de la fin des années 1970 sur la recherche en sécurité routière
pointaient explicitement les contradictions dans lesquelles ce secteur de la
recherche scientifique évoluait :
«
Pourtant il y a là un problème de fond pour la recherche en sécurité
routière qui fonctionne dans un cadre conceptuel et institutionnel tel que le
questionnement des bases mêmes du système est hautement improbable et
non souhaité
[10] et conduirait à la marginalisation, voire à l'exclusion.
A titre de comparaison reprenant l’analogie avec alcoolisme et tabagisme,
on imagine mal une problématique de recherche tentant d'éradiquer le
cancer du poumon ou la cirrhose sans remettre en cause l'usage du tabac et
de l'alcool
[11]. »
[12]
La question posée devient alors celle de la difficulté pour la recherche
scientifique à aborder frontalement certaines interrogations et à permettre
une mise en débat d’un certain nombre d’aspects habituellement peu discutés
de ces politiques. Jean L’Hoste, directeur de recherche à l’INRETS et qui a
été parmi les principaux chercheurs sur la sécurité routière en France depuis
les années 1960, n’a ainsi eu de cesse de développer une réflexion autour des
limites du travail scientifique (savoir si elles sont imposées, acceptées voire
désirées constituerait en soi un vaste programme de recherche), comme en
témoignent ces propos recueillis en entretien :
Les chercheurs sont confrontés à un problème qui est très troublant, parce
qu’ils sentent bien qu’il y a dans leur mission d’améliorer la sécurité routière,
quelque chose d’assez paradoxal, c’est qu’ils ne peuvent pas s’attaquer à la
racine du problème : le mode de déplacement automobile qui met tout sur le
conducteur. Le conducteur, il faut qu’il se débrouille avec ce qu’on lui donne,
à la fois le réseau et la voiture et donc tout le monde est d’accord (et ce qui
est curieux, les conducteurs eux-mêmes, c’est admirable, on pourrait se dire,
les conducteurs, ils vont en avoir marre, « écoutez ça suffit comme ça, on
nous met toujours en cause, mais vous avez vu les voitures qu’on a et le
réseau »). Mais la chance extraordinaire du lobby automobile, c’est que
d’abord les gens aiment conduire, pour la plupart, c’est vécu positivement ; et
puis il y a une représentation de la responsabilité qui est toujours celle de
l’autre, qui est assez comique, enfin assez caricaturale. […]
C’est toujours le grand thème : il faut agir sur le conducteur. Donc des idées
du type « le conducteur fait avec ce qu’on lui donne, il est pris dans un
système », l’ouverture à des grandes dimensions comme l’urbanisme, le
développement des banlieues, des grands ensembles ou l’habitat mité qui
oblige à avoir une voiture ou plusieurs voitures par foyer, etc., c’est très
récent, il y a eu peu de réflexions de ce type.
Et si vous regardez ce qu’a été la sécurité routière au niveau institutionnel
[…] et l’image qu’a pu donner la sécurité routière : c’est ne pas entraver le
développement de l’industrie automobile parce que l’automobile est un enjeu
économique de tout premier plan. Accompagner le développement de
l’automobile en essayant de limiter les dégâts. [13]
Sans prétendre répondre à toutes ces questions, ce dossier se veut une étape
en vue de poser progressivement différemment le problème de la sécurité
routière, de le sortir des définitions dominantes dans lesquelles il est enserré.
Se donner les moyens de poursuivre dans cette direction signifierait
interroger les spécificités qui caractérisent la question de la sécurité routière
(notamment dans sa gestion, propriété des ingénieurs, dans la recherche à
son sujet, organisée dans des circuits et réseaux spécifiques, Inrets, Predit,
notamment) et chercher à normaliser cette question vis-à-vis d’autres risques
collectifs ou d’autres problèmes de santé publique.
Aborder la morbidité induite par l’insécurité routière comme un risque de
santé publique, ce qui paradoxalement revêt une certaine nouveauté
[14], aura
notamment permis de porter le regard sur les blessés, une population
auparavant négligée dans la prise en compte du problème et d’attirer
l’attention de nouveaux acteurs du champ de la santé publique. On peut
penser que d’autres décentrements du même type tendant à rapprocher la
sécurité routière d’autres risques collectifs pourraient avoir des effets
similaires, en aidant à poser autrement le problème et à formuler de
nouvelles réponses.
On trouvera également trois articles en Varia. Geoffroy Patriarche
s’interroge dans le sien sur les relations entre les notions de public et
d’usagers ; François Jost étudie le public des émissions de télé-réalité. Quant
à Guilhem Fouetillou, nous republions son article sur le web et le traité
constitutionnel européen, qui avait été malencontreusement amputé de ses
illustrations.
·
BOURDIN A. (ed.) (2004), « Sécurité routière : les savoirs et l’action », numéro
thématique de Espaces et sociétés, 118.
·
COLLARD J., LACAN J.-F. (2001), Le scandale de l'insécurité routière. A qui
profite le crime ?, Paris, Albin Michel.
·
GALLAND J.-P., GILBERT C., HENRY E., LINHARDT D. (2006), « La sécurité
routière : une vision restrictive, un système sans pilote ? », Recherche et sécurité
routière. Pour une action publique renouvelée, Cahiers Risques Collectifs et
Situations de Crise, n° 6, CNRS-Maison des Sciences de l’Homme-Alpes, p. 15-30.
·
HENRY E. (2003), « Du silence au scandale. Des difficultés des médias d’information
à se saisir de la question de l’amiante », Réseaux, vol. 21, n° 122, p. 237-272.
·
HENRY E. (2007), Amiante : un scandale improbable. Sociologie d’un problème
public, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. Res Publica.
·
LAUMON B. (2006), « L’insécurité routière : une maladie congénitale grave,
parfois mortelle », Recherche et sécurité routière. Pour une action publique
renouvelée, Cahiers Risques Collectifs et Situations de Crise, n° 6, CNRS-Maison
des Sciences de l’Homme-Alpes, p. 79-92.
L’HOSTE J., BARJONET P., CAUZARD J.-P., HAMELIN P. (1980), Mobilisation
de la recherche orientée vers la maîtrise d'effets induits par le développement de
l'automobile. Analyse à partir du cas de la recherche en sécurité routière, Paris,
Délégation générale à la recherche scientifique et technique, 1980.
LIE A., TINGVALL C. (2002), « La “vision zéro” suédoise », Annales des Ponts et
Chaussées, 101, p. 24-30.
·
MARCHETTI D. (ed.) (2008), Communication et médiatisation de l’Etat. La
politique invisible, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble,
coll. Communication, Médias et Sociétés.
·
NELSON B.J. (1984), Making an Issue of Child Abuse : Political Agenda Setting for
Social Problems, Chicago, University of Chicago Press.
[1]
NELSON, 1984.
[2]
BOURDIN, 2004.
[3]
HENRY, 2003 et 2007.
[4]
Intervention de Nicolas Sarkozy lors de la 2
e séance de questions au gouvernement du
mardi 3 décembre 2002 à l’Assemblée nationale. La version relue parue au
Journal Officiel
de la République française du mercredi 4 décembre 2002, compte rendu intégral, est un peu
moins catégorique : « Savez-vous que sur les 8 000 personnes qui meurent chaque année sur
les routes, la moitié d’entre elles sont totalement victimes, c’est-à-dire que leur seule faute a
été de croiser la route d’un assassin qui s’ignore, d’un conducteur qui voulait gagner quelques
minutes ou, tout simplement, qui avait oublié que l’alcool au volant cela tue. »
[5]
Cette phrase est la première du document de conjoncture présent sur le site de l’ONISR,
cf. ONISR,
Les accidents corporels de la circulation routière. Les résultats d’octobre 2007,
92,7 novembre 2007. Le dernier numéro se trouve en ligne sur le site internet de
l’Observatoire à l’adresse : h
http :// www. securite-routiere. gouv. fr/ IMG/ pdf/ conjoncture-3. pdf.
[6]
MARCHETTI, 2008.
[7]
GALLAND
et al., 2006.
[8]
LIE et TINGVALL, 2002.
[9]
COLLARD et LACAN, 2001.
[10]
« II convient de rappeler que le but d’une politique de sécurité routière ne doit pas être
d’entraver le développement de la circulation pour diminuer le nombre d’accidents mais de
permettre aux automobilistes de se déplacer avec le maximum de sécurité ». Introduction du
rapport général de la Table Ronde de Sécurité Routière 1970.
[11]
« Au lieu de contester l’automobile, de la considérer comme un mal qu’il faut juguler, il
faut admettre sa nécessité et la respecter comme l’un des droits au bonheur ».
M. Chaubonnand, Président de l’Association Française des Automobilistes.
[12]
L’HOSTE
et al., 1980. Les deux notes de bas de page précédentes sont issues du texte du
rapport lui-même.
[13]
Entretien Jean L’Hoste, 10 décembre 2002.