2003
Retraite et société
Hors thème
Les montants de retraite par région en 2001
Isabelle Mirouse
Cnav
Michèle Tourne
Cnav
L’échantillon interrégimes de retraités (EIR) est constitué tous les quatre
ans par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des
statistiques (Drees). Il est la seule source statistique permettant d’avoir une
vision globale de l’ensemble des montants de pension versés par les
différents régimes de retraite en France. Il permet également de connaître
les différents constituants des pensions de retraite, ainsi que la population
des retraités. L’étude présentée ici est réalisée à partir de l’échantillon
2001. Elle concerne les retraités de l’ensemble des régimes, de 60 ans et
plus, nés en métropole et dans les Dom, et résidant en métropole.
L’analyse est effectuée par région de résidence des retraités. Elle met en
évidence des disparités régionales en matière de niveau de pension, ainsi
que dans la structure de la population.
Le montant moyen de la retraite globale s’élève à 1 136 euros par mois
pour les retraités résidant en métropole. Des disparités existent cependant
entre les régions, les plus favorisées étant l’Île-de-France et le Sud-Est, et
les moins avantagées la Bretagne, le Pays de la Loire, l’Auvergne et le
Centre-Ouest. Des écarts similaires s’observent également pour l’avantage
principal de droit direct, qui constitue la majorité de la retraite (87 % en
moyenne).
Les pensions varient également en fonction du sexe, de l’âge ou du type
de carrière. Ainsi, les retraites des hommes sont en moyenne 1,7 fois plus
élevées que celle des femmes. Elles sont également d’autant plus basses
que la tranche d’âge considérée est élevée.
Les retraités tous régimes sont majoritairement monopensionnés, quelle
que soit la région. Les femmes ont, plus souvent que les hommes, connu
un seul régime au cours de leur carrière : 74 % des résidentes en
métropole contre 50 % pour les hommes. La région Île-de-France est la
région où la part des monopensionnés est la plus forte, quel que soit le
sexe. Dans toutes les régions, le montant de l’avantage principal de droit
direct est plus élevé pour les polypensionnés que les monopensionnés.
The Echantillon Interrégimes de Retraités (EIR) is a multi-scheme pension
survey performed every four years by Direction de la recherche, des études,
de l’évaluation et des statistiques (Drees). It is the only statistical
information source that provides a global vision of all pensions paid out
by the various pension schemes in France. It also gives a breakdown of the
different pension components and of the pensioner population.
The study presented here is based on the 2001 survey. It concerns
pensioners under all schemes, aged 60 and above, born in mainland
France and the overseas departments and residing in mainland France.
An analysis is performed for pensioners living in each region of France. It
reveals regional disparities in pension levels and in population structure.
The average overall pension amounts to 1,136 € per month for pensioners
living in mainland France. There are disparities between regions however,
with the highest pensions in the Paris region and the south-east, and the
lowest in Brittany, the Loire region, Auvergne and central-western France.
Similar disparities are also observed for the level of pension payments
based on direct contributions, the main component of old age pensions
(representing 87% of the total on average).
Pensions also vary according to gender, age and type of career. For
example, pensions are on average 1.7 times higher for men than for
women. They are lower among older age groups.
Pensioners under all schemes tend to draw one pension only, whatever the
region. More women than men have contributed to a single scheme
throughout their career: 74% of female pensioners living in mainland
France, compared with 50% of men. The Paris region is the region with
the highest proportion of people drawing a single pension, whatever the
sex. In all regions, the level of pension payments based on direct
contributions is higher for people with several pensions than for those
with just one.
L’échantillon interrégimes de retraités (EIR) est constitué tous les
quatre ans par la Direction de la recherche, des études, de
l’évaluation et des statistiques (Drees). C’est un outil unique qui
permet d’avoir une vision globale de l’ensemble des constituants
des pensions de retraite, l’ensemble des caisses de retraite étant
sollicité pour cette étude transversale (régimes de base et
complémentaires).
L’EIR 2001 est le deuxième échantillon après celui de 1997 à être
de taille suffisante pour permettre des exploitations au niveau
régional. La région considérée est celle du lieu de résidence des
retraités.
L’échantillon est constitué sous forme de panel : les individus
sélectionnés lors d’une enquête sont à nouveau interrogés dans
l’enquête suivante. Des générations supplémentaires ont été
prises en considération en 2001 afin d’améliorer la
représentativité de l’échantillon et d’inclure les nouveaux
retraités.
Par ailleurs, les personnes nées dans les Dom ont été ajoutées à
l’échantillon : les retraités de l’EIR 2001 sont donc des personnes
nées en France (métropole et Dom).
Ainsi, l’EIR 2001 comprend 80 295 individus contre 55 316 dans
l’EIR 1997.
Seuls les retraités de droit direct de 60 ans et plus ont été retenus
dans le champ de l’étude (pas de prise en compte des personnes
ne percevant qu’un droit dérivé seul).
L’exploitation des résultats de l’EIR réalisée dans cet article nous
permet d’analyser et de comparer les différences régionales en
termes de niveaux de revenu, de composition des retraites et de
structure de population. Cette étude sur la disparité des revenus
entre les régions n’est cependant pas exhaustive sachant que les
pensions de retraite ne représentent qu’une partie du revenu total
des ménages retraités.
â– Les montants de la retraite
globale et de l’avantage principal
de droit direct
â– â– La retraite globale
En France métropolitaine, les retraités – tous régimes confondus –
perçoivent en moyenne une pension de 1 136 euros par mois.
C’est en Île-de-France et dans le Sud-Est que les retraites
globales sont les plus élevées avec respectivement 1 525 euros et
1 207 euros par mois en moyenne. Les pensions les plus faibles
avoisinent les 1 000 euros en Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne
et dans le Centre-Ouest. Il s’agit en effet de régions agricoles, ce
qui influe à la baisse sur le niveau des pensions.
Tableau 1
Retraités (tous régimes)
Tableau 1
Retraités (tous régimes)
Région de résidence Montant mensuel moyen
de la retraite globale Différence
(en euros)* région/France entière
Île-de-France 1 525 + 34 %
Sud-Est 1 207 + 6 %
Rhône-Alpes 1 143 + 1 %
Métropole 1 136 –
Alsace-Moselle 1 119 - 1 %
Languedoc-Roussillon 1 112 - 2 %
Centre 1 091 - 4 %
Nord-Picardie 1 084 - 5 %
Aquitaine 1 078 - 5 %
Nord-Est 1 066 - 6 %
Bourgogne Franche-Comté 1 066 - 6 %
Normandie 1 046 - 8 %
Midi-Pyrénées 1 037 - 9 %
Centre-Ouest 1 005 - 12 %
Auvergne 1 004 - 12 %
Pays de la Loire 1 002 - 12 %
Bretagne 1 000 - 12 %
* Tri décroissant en fonction du montant de la retraite globale.
Concernant les retraités du régime général uniquement, le
montant de la retraite globale s’élève à 1 145 euros en métropole.
Les retraites les plus élevées se rencontrent également en Île-de-France (1 489 euros par mois) et dans le Sud-Est (1 152 euros
mensuels), et les plus faibles dans les mêmes régions que pour
l’ensemble des régimes.
Tableau 2
Retraités du régime général
Tableau 2
Retraités du régime général
Région de résidence Montant mensuel moyen
de la retraite globale Différence
(en euros)* région/France entière
Île-de-France 1 489 + 30 %
Sud-Est 1 152 + 1 %
Métropole 1 145 –
Rhône-Alpes 1 138 + 1 %
Centre 1 111 - 3 %
Alsace-Moselle 1 105 - 3 %
Languedoc-Roussillon 1 090 - 5 %
Bourgogne Franche-Comté 1 089 - 5 %
Nord-Picardie 1 086 - 5 %
Aquitaine 1 079 - 6 %
Normandie 1 075 - 6 %
Nord-Est 1 069 - 7 %
Midi-Pyrénées 1 051 - 8 %
Pays de la Loire 1 050 - 8 %
Auvergne 1 030 - 10 %
Bretagne 1 030 - 10 %
Centre-Ouest 1 027 - 10 %
* Tri décroissant en fonction du montant de la retraite globale.
Le montant de la retraite varie suivant le sexe. Pour les retraités
tous régimes, les hommes ont en moyenne une retraite globale
mensuelle de 1475 euros, alors que les femmes perçoivent en
moyenne 854 euros par mois (soit 57,9% de la pension des
hommes). Comme en 1997, la retraite globale des hommes est
donc 1,7 fois supérieure à celle des femmes. En Alsace-Moselle,
elle atteint le double de celle des femmes et en Auvergne, ce
rapport est de 1,5.
La distribution des retraites montre une plus grande dispersion des
pensions dans les régions du sud de la France : Sud-Est, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon (le coefficient de variation est
supérieur à 70 %, c’est-à-dire que les retraites s’étalent de - 70 % à
+70% autour de la moyenne régionale). À l’inverse, les pensions
sont moins disparates entre les individus dans les régions Bourgogne
Franche-Comté et Nord-Est (respectivement 64,1 % et 62,4 %).
â– â– L’avantage principal de droit direct
Les avantages principaux de droit direct (retraites personnelles)
s’élèvent en moyenne à 992 euros mensuels pour l’ensemble des
retraités résidant en métropole. Ils sont plus élevés en Île-de-France
et plus faibles dans les mêmes régions que pour la retraite globale.
En moyenne, ils représentent 87,3 % de la retraite globale, soit
seulement 0,1 point de moins qu’en 1997. C’est en Île-de-France
et dans le Sud-Est que les avantages principaux de droit direct
représentent la plus forte part de la retraite globale (90,3 % et
88,5%) et en Bretagne que leur part est la plus faible (85 %).
Tableau 3
Montant mensuel moyen (en euros)
Tableau 3
Montant mensuel moyen (en euros)
% de l’APDD
Retraités tous régimes Avantage principal dans la retraite
de droit direct Retraite globale globale*
(APDD)
Ile-de-France 1 377 1 525 90,3
Sud-Est 1 068 1 207 88,5
Rhône-Alpes 1 004 1 143 87,8
Aquitaine 945 1 078 87,7
Métropole 992 1 136 87,3
Languedoc-Roussillon 971 1 112 87,3
Centre 952 1 091 87,3
Midi-Pyrénées 904 1 037 87,2
Centre-Ouest 876 1 005 87,2
Normandie 906 1 046 86,6
Auvergne 867 1 004 86,4
Pays de la Loire 865 1 002 86,3
Bourgogne Franche-Comté 917 1 066 86,0
Nord-Est 915 1 066 85,8
Alsace-Moselle 957 1 119 85,5
Nord-Picardie 927 1 084 85,5
Bretagne 849 1 000 84,9
* Tri décroissant en fonction du pourcentage de l’avantage principal de droit direct (APDD) dans
la retraite globale.
L’avantage principal de droit direct est de 1398euros pour les
hommes et de 655 euros pour les femmes, d’où une pension 2,1
fois plus élevée pour les hommes (comme en 1997). En Alsace-Moselle, l’écart est maximal avec un montant pour les hommes
2,6 fois supérieur à celui des femmes alors qu’en Auvergne, le
rapport n’est que de 1,9.
Les avantages principaux de droit direct sont légèrement plus
dispersés au sein de chaque région que la retraite globale. En
France métropolitaine, les montants varient de plus ou moins
79,4% autour de la moyenne (70,4 % pour la retraite globale).
Cette variation est plus forte en Midi-Pyrénées (80,5 %),
Languedoc-Roussillon, Sud-Est (80,3 %), et en Bretagne (79,5 %).
C’est dans le Nord-Est et le Centre qu’elle est la plus faible
(inférieure à 74 %).
â– L’analyse des retraités
par tranche d’âge
â– â– La retraite globale
En France métropolitaine, plus les retraités sont jeunes, plus les
montants de retraite sont élevés. Les pensions varient ainsi de
1278 euros pour les 60-64 ans à 961 euros pour les 85 ans et
plus. Dans toutes les régions, les 65-69 ans ont une pension
supérieure à celle des 85 ans et plus. Les différences les plus fortes
sont observées en Languedoc-Roussillon (23 % d’écart entre les
deux tranches d’âge), en Île-de-France (21 %), en Rhône-Alpes
(20 %) et en Midi-Pyrénées (17 %). Les écarts les plus faibles
(8 %) concernent le Sud-Est et le Nord-Est.
Tableau 4
Retraités (tous régimes)
Tableau 4
Retraités (tous régimes)
Montant moyen de la retraite globale (en euros)
Écart entre Écart
Région de résidence Ensemble les 85 ans entre les
des 60 ans 60 à 64 65 à 69 70 à 74 75 à 84 85 ans et plus 75-84 ans
et plus* ans ans ans ans et plus et les et les
65-69 ans 65-69 ans
Île-de-France 1 525 1 625 1 556 1 533 1 509 1 228 - 21 % - 3 %
Sud-Est 1 207 1 373 1 168 1 201 1 175 1 074 - 8 % 1 %
Rhône-Alpes 1 143 1 262 1 148 1 122 1 136 918 - 20 % - 1 %
Métropole 1 136 1 278 1 130 1 111 1 106 961 - 15 % - 2 %
Alsace-Moselle 1 119 1 246 1 105 1 072 1 103 963 - 13 % 0 %
Languedoc-Roussillon 1 112 1 287 1 131 1 062 1 099 872 - 23 % - 3 %
Centre 1 091 1 259 1 087 1 062 1 047 917 - 16 % - 4 %
Nord-Picardie 1 084 1 209 1 045 1 059 1 064 942 - 10 % 2 %
Aquitaine 1 078 1 278 1 050 1 025 1 061 928 - 12 % 1 %
Bourgogne Franche-Comté 1 066 1 218 1 071 1 062 1 006 908 - 15 % - 6 %
Nord-Est 1 066 1 172 1 050 1 042 1 049 971 - 8 % 0 %
Normandie 1 046 1 137 1 037 1 015 1 053 873 - 16 % 2 %
Midi-Pyrénées 1 037 1 230 1 056 991 986 873 - 17 % - 7 %
Centre-Ouest 1 005 1 178 1 025 948 961 876 - 15 % - 6 %
Auvergne 1 004 1 155 986 1 028 954 821 - 17 % - 3 %
Pays de la Loire 1 002 1 142 990 985 963 841 - 15 % - 3 %
Bretagne 1 000 1 175 1 014 981 911 831 - 18 % - 10 %
* Tri décroissant en fonction du montant de la retraite globale pour l’ensemble.
Les hommes ont des retraites relativement similaires d’une
tranche d’âge à l’autre, sauf pour les 85 ans et plus qui ont des
pensions nettement plus faibles (en moyenne de 12 % inférieures
à celle des 65-69 ans). Cet écart est accentué en Bourgogne
Franche-Comté et Rhône-Alpes (22 %), ainsi qu’en Midi-Pyrénées
(23 %). Il est, en revanche, plus faible en Nord-Picardie (6 %) et
en Normandie (7 %).
Ce niveau plus bas des pensions des retraités les plus âgés peut
s’expliquer par la mise en place de plusieurs réformes dans les
années soixante-dix qui ont contribué à améliorer l’assurance
vieillesse. Les générations les plus anciennes ont certainement
moins bénéficié de ces avantages. En outre, on peut supposer que
leurs revenus d’activité étaient plus bas.
Quant aux femmes, les pensions les plus fortes sont celles des
60-64 ans alors que celles des autres tranches d’âge sont
relativement similaires. Après 65 ans, la retraite globale croît
légèrement avec l’âge. Les 85 ans et plus ont donc en moyenne
une retraite supérieure de 4% à celle des 65-69 ans, pour
l’ensemble des résidentes en métropole. Cet écart est maximal
en faveur des plus âgées dans le Sud-Est et le Nord-Est (+ 17 % et
+ 16 %). À l’inverse, en Île-de-France, les 65-69 ans ont une
pension de 10 % supérieure à celle des 85 ans et plus, mais cette
région fait figure d’exception.
â– â– L’avantage principal de droit direct
Les avantages principaux de droit direct sont également
décroissants avec l’âge pour l’ensemble des retraités, surtout pour
les 85 ans et plus. Les pensions des 65-69 ans sont ainsi
supérieures de 32 % en moyenne à celles des 85 ans et plus, et
de 11 % en moyenne à celles des 75-84 ans. En Bretagne, ces
écarts atteignent respectivement 40 % et 21 %, et en Midi-Pyrénées, ils sont également de 38 % et 17 %.
Tableau 5
Retraités (tous régimes)
Tableau 5
Retraités (tous régimes)
Montant moyen de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Écart entre Écart
Région de résidence Ensemble les 85 ans entre les
des 60 ans 60 à 64 65 à 69 70 à 74 75 à 84 85 ans et plus 75-84 ans
et plus* ans ans ans ans et plus et les et les
65-69 ans 65-69 ans
Île-de-France 1 377 1 551 1 445 1 386 1 310 951 - 34 % - 9 %
Sud-Est 1 068 1 312 1 068 1 070 987 792 - 26 % - 8 %
Rhône-Alpes 1 004 1 191 1 045 988 942 671 - 36 % - 10 %
Métropole 992 1 200 1 023 970 913 691 - 32 % - 11 %
Languedoc-Roussillon 971 1 312 1 068 1 070 987 792 - 26 % - 8 %
Alsace-Moselle 957 1 165 974 907 865 678 - 30 % - 11 %
Centre 952 1 185 984 933 852 654 - 34 % - 13 %
Aquitaine 945 1 201 954 889 889 685 - 28 % - 7 %
Nord-Picardie 927 1 110 919 900 848 669 - 27 % - 8 %
Bourgogne Franche-Comté 917 1 140 960 929 802 629 - 35 % - 16 %
Nord-Est 915 1 083 940 888 845 680 - 28 % - 10 %
Normandie 906 1 058 928 870 866 623 - 33 % - 7 %
Midi-Pyrénées 904 1 166 961 878 802 597 - 38 % - 17 %
Centre-Ouest 876 1 104 938 832 792 596 - 36 % - 16 %
Auvergne 867 1 082 896 886 762 570 - 36 % - 15 %
Pays de la Loire 865 1 061 884 853 785 570 - 36 % - 11 %
Bretagne 849 1 091 903 820 713 538 - 40 % - 21 %
* Tri décroissant en fonction du montant de l’avantage principal de droit direct pour l’ensemble.
Chez les hommes, l’avantage principal de droit direct est
encore décroissant avec l’âge. La différence de pension entre les
65-69 ans et les plus âgés est ici réduite de moitié par rapport à
l’ensemble des individus (15 % en moyenne). Elle est maximale
en Midi-Pyrénées (25 %), en Bourgogne Franche-Comté (24 %) et
en Rhône-Alpes (23 %). Elle est minimale en Nord-Picardie (8 %).
Chez les femmes, le montant est également décroissant avec
l’âge. Les 65-69 ans ont ici des pensions supérieures aux retraitées
les plus âgées (contrairement à la retraite globale) : + 24 % par
rapport aux 85 ans et plus et + 13 % par rapport aux 75-84 ans.
L’écart avec les 85 ans et plus atteint 35 % en Languedoc-Roussillon et 33 % en Pays de la Loire ; à l’inverse, il n’est que de
14 % dans le Sud-Est, soit 10 points de moins que la moyenne.
Les retraitées perçoivent donc des avantages principaux de droit
direct décroissants avec l’âge alors que la tendance est inversée
pour les retraites globales (en excluant les 60-64 ans). Les
avantages accessoires, en particulier la pension de réversion, ont
un poids dans la retraite globale fortement croissant avec l’âge : il
varie de 6 % pour les 60-64 ans à 34 % pour les 85 ans et plus.
Ainsi s’opère un phénomène de rattrapage entre les retraitées les
plus jeunes et les plus âgées.
â– â– Les durées d’assurance
Les durées d’assurance
[1] sont décroissantes avec l’âge pour
l’ensemble des retraités : de 155 trimestres pour les 60-64 ans à
127 trimestres pour les 85 ans et plus. Les durées les plus longues
se rencontrent en Île-de-France et dans le Centre quelle que soit
la tranche d’âge et les plus courtes, principalement dans le Sud-Est et le Languedoc-Roussillon.
Tableau 6
Nombre de trimestres d’assurance
Tableau 6
Nombre de trimestres d’assurance
Retraités tous régimes
Ensemble des 60 à 64 65 à 69 70 à 74 75 à 84 85 ans
60 ans et plus* ans ans ans ans et plus
Île-de-France 148 158 149 146 147 130
Centre 147 159 146 147 144 133
Normandie 147 157 147 144 145 128
Nord-Est 146 156 147 145 141 131
Rhône-Alpes 145 155 145 144 144 129
Pays de la Loire 145 155 145 144 144 131
Auvergne 144 151 142 142 144 134
Bourgogne Franche-Comté 144 157 144 144 139 125
Midi-Pyrénées 144 151 144 144 140 135
Métropole 144 155 144 142 141 127
Aquitaine 143 153 142 141 141 133
Centre-Ouest 143 153 146 141 143 121
Nord-Picardie 142 155 141 139 137 124
Bretagne 142 153 144 140 139 125
Languedoc-Roussillon 139 150 139 138 139 118
Alsace-Moselle 139 154 143 135 129 122
Sud-Est 136 149 135 138 133 115
*Tri décroissant en fonction du nombre de trimestres d’assurance pour l’ensemble des 60 ans
et plus.
Pour les hommes, les durées d’assurance sont croissantes avec
l’âge (sauf pour les 85 ans et plus) alors que pour les femmes, elles
sont décroissantes, avec une durée nettement plus longue pour les
plus jeunes.
â– L’analyse en fonction du type
d’activité
â– â– Les effectifs
Les monopensionnés représentent 63 % des retraités tous régimes
résidant en métropole. Cette proportion atteint 73,9 % en Île-de-France, 68,6 % en Alsace-Moselle et 67,6 % en Nord-Picardie. En
revanche, ils ne sont que 55,3 % dans le Centre et 55,6 % en
Bretagne. En effet dans les régions agricoles, les exploitants
agricoles ont souvent cotisé aussi au régime général ou comme
salarié agricole.
Tableau 7
Répartition des effectifs (en %)
Tableau 7
Répartition des effectifs (en %)
Retraités tous régimes
Monopensionnés* Polypensionnés
Île-de-France 73,9 26,1
Alsace-Moselle 68,6 31,4
Nord-Picardie 67,6 32,4
Nord-Est 67,0 33,0
Sud-Est 66,7 33,3
Bourgogne Franche-Comté 63,4 36,6
Rhône-Alpes 63,3 36,7
Métropole 63,0 37,0
Midi-Pyrénées 60,0 40,0
Auvergne 59,6 40,4
Normandie 58,9 41,1
Aquitaine 58,7 41,3
Languedoc-Roussillon 58,5 41,5
Pays de la Loire 56,8 43,2
Centre-Ouest 56,7 43,3
Bretagne 55,6 44,4
Centre 55,3 44,7
* Tri décroissant en fonction des proportions de monopensionnés tous régimes.
Concernant les retraités du régime général, la proportion des
monopensionnés est de 57,8 %. Comme pour l’ensemble des
régimes, c’est en Île-de-France, en Alsace-Moselle et en Nord-Picardie qu’ils sont le plus nombreux avec respectivement
71,3 %, 65,4 % et 63,7 % des effectifs. Leur part est minimale en
Bretagne (43,8 %) et dans le Centre-Ouest (49,1 %).
Tableau 8
Répartition des effectifs (en %)
Tableau 8
Répartition des effectifs (en %)
Retraités du régime général
Monopensionnés* Polypensionnés
Île-de-France 71,3 28,7
Alsace-Moselle 65,4 34,6
Nord-Picardie 63,7 36,3
Nord-Est 62,0 38,0
Sud-Est 61,6 38,4
Rhône-Alpes 59,3 40,7
Bourgogne Franche-Comté 58,5 41,5
Métropole 57,8 42,2
Normandie 53,5 46,5
Auvergne 52,2 47,8
Languedoc-Roussillon 50,6 49,5
Aquitaine 50,5 49,5
Centre 50,2 49,9
Pays de la Loire 49,6 50,4
Midi-Pyrénées 49,5 50,5
Centre-Ouest 49,1 50,9
Bretagne 43,8 56,2
* Tri décroissant en fonction des proportions de monopensionnés du régime général.
La répartition monopensionnés/polypensionnés par sexe traduit
une différence importante entre les hommes et les femmes. En
effet, alors que les hommes se répartissent de façon équitable
entre les deux types d’activité, les femmes sont monopensionnées
pour près des trois quarts.
Tableau 9a
Répartition des effectifs tous régimes (en %)
Tableau 9a
Répartition des effectifs tous régimes (en %)
Hommes
Monopensionnés* Polypensionnés
Île-de-France 63,9 36,1
Alsace-Moselle 55,2 44,8
Nord-Est 54,1 45,9
Sud-Est 53,6 46,3
Nord-Picardie 52,8 47,2
Bourgogne Franche-Comté 50,7 49,3
Métropole 49,9 50,1
Rhône-Alpes 49,8 50,2
Normandie 47,8 52,3
Auvergne 47,2 52,8
Midi-Pyrénées 45,0 55,0
Aquitaine 44,4 55,6
Pays de la Loire 44,4 55,6
Bretagne 43,8 56,2
Languedoc-Roussillon 42,4 57,6
Centre 42,0 58,0
Centre-Ouest 41,4 58,6
* Tri décroissant en fonction des proportions de monopensionnés tous régimes.
Tableau 9b
Répartition des effectifs tous régimes (en %)
Tableau 9b
Répartition des effectifs tous régimes (en %)
Femmes
Monopensionnées* Polypensionnées
Île-de-France 81,0 19,0
Alsace-Moselle 80,5 19,5
Nord-Picardie 80,4 19,6
Sud-Est 78,1 21,9
Nord-Est 77,6 22,4
Bourgogne Franche-Comté 74,4 25,6
Rhône-Alpes 74,3 25,7
Métropole 74,0 26,0
Midi-Pyrénées 73,9 26,2
Languedoc-Roussillon 73,4 26,6
Aquitaine 70,8 29,2
Centre-Ouest 70,3 29,7
Auvergne 69,8 30,3
Normandie 68,2 31,8
Centre 67,0 33,1
Pays de la Loire 66,5 33,5
Bretagne 64,8 35,2
* Tri décroissant en fonction des proportions de monopensionnées tous régimes.
Concernant le régime général, on retrouve également des écarts
selon le sexe. La proportion de monopensionnés est élevée chez
les femmes et moyenne chez les hommes. La part des
monopensionnés masculins est cependant plus faible que pour les
retraités tous régimes : 43,4 % en métropole contre 49,9 %. Chez
les femmes, l’écart est plus faible entre les deux types d’activité :
69,5 % de monopensionnées et 30,5 % de polypensionnées (soit
près de 40 % d’écart contre près de 50 % pour les retraités tous
régimes).
Tableau 10a
Répartition des effectifs du régime général (en %)
Tableau 10a
Répartition des effectifs du régime général (en %)
Hommes
Monopensionnés* Polypensionnés
Île-de-France 60,8 39,2
Alsace-Moselle 49,5 50,5
Nord-Est 46,9 53,1
Nord-Picardie 46,6 53,4
Sud-Est 46,2 53,8
Rhône-Alpes 45,2 54,8
Bourgogne Franche-Comté 44,1 55,9
Métropole 43,4 56,7
Normandie 41,3 58,8
Auvergne 39,6 60,4
Pays de la Loire 36,2 63,9
Centre 35,9 64,1
Aquitaine 35,9 64,2
Midi-Pyrénées 34,0 66,0
Languedoc-Roussillon 33,5 66,5
Centre-Ouest 33,2 66,8
Bretagne 28,0 72,0
* Tri décroissant en fonction des proportions de monopensionnés du régime général.
Tableau 10b
Répartition des effectifs du régime général (en %)
Tableau 10b
Répartition des effectifs du régime général (en %)
Femmes
Monopensionnées* Polypensionnées
Île-de-France 78,8 21,2
Alsace-Moselle 78,7 21,4
Nord-Picardie 77,8 22,2
Sud-Est 74,6 25,4
Nord-Est 74,0 26,0
Rhône-Alpes 70,7 29,3
Bourgogne Franche-Comté 70,1 29,9
Métropole 69,5 30,5
Languedoc-Roussillon 66,1 33,9
Midi-Pyrénées 63,9 36,1
Normandie 63,6 36,4
Aquitaine 63,2 36,8
Centre-Ouest 62,6 37,4
Centre 62,1 37,9
Auvergne 62,1 37,9
Pays de la Loire 59,6 40,4
Bretagne 55,1 44,9
* Tri décroissant en fonction des proportions de monopensionnées du régime général.
â– â– Le montant de l’avantage principal de droit direct
Le montant de l’avantage principal de droit direct est plus
élevé pour les polypensionnés que pour les monopensionnés :
1 053 euros mensuels en moyenne pour les premiers et 957 euros
pour les seconds. Les pensions sont plus fortes en Île-de-France et
dans le Sud-Est, quel que soit le type de carrière ; elles sont plus
faibles en Bretagne pour les monopensionnés et en Auvergne pour
les polypensionnés.
Tableau 11
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Tableau 11
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Retraités tous régimes Différence
Ensemble* Monopensionnés Polypensionnés (Polypensionnés-Monopensionnés)
Île-de-France 1 377 1 354 1 439 85
Sud-Est 1 068 1 013 1 180 167
Rhône-Alpes 1 004 973 1 059 86
Métropole 992 957 1 053 97
Languedoc-Roussillon 971 918 1 047 129
Alsace-Moselle 957 872 1 143 271
Centre 952 918 994 76
Aquitaine 945 913 989 76
Nord-Picardie 927 846 1 094 248
Bourgogne Franche-Comté 917 853 1 029 176
Nord-Est 915 856 1 033 177
Normandie 906 848 989 141
Midi-Pyrénées 904 872 952 80
Centre-Ouest 876 836 928 92
Auvergne 867 847 896 49
Pays de la Loire 865 829 913 84
Bretagne 849 769 948 179
* Tri décroissant en fonction du montant de l’avantage principal de droit direct de l’ensemble des
retraités.
Chez les hommes, ce constat est cependant inversé. Les
monopensionnés résidant en métropole ont ainsi un avantage
principal de droit direct plus fort que les polypensionnés (il en est
de même pour les retraités du régime général) : ils perçoivent en
moyenne 1 520 euros par mois, au lieu de 1 278 euros pour les
seconds.
Les pensions les plus fortes concernent à nouveau l’Île-de-France
et le Sud-Est pour les deux types de carrière et les pensions les
plus faibles se trouvent à nouveau en Bretagne pour les
monopensionnés et en Auvergne pour les polypensionnés.
Pour les femmes, les montants de droit direct sont plus élevés
pour les polypensionnées (694 euros en moyenne) que pour les
monopensionnées (641 euros). Ce constat est valable dans toutes
les régions. C’est toujours en Île-de-France et dans le Sud-Est que
les pensions sont les plus importantes, quel que soit le type de
carrière. En revanche, les plus faibles montants se trouvent en
Alsace-Moselle (514 euros) et en Bretagne (527 euros) pour les
monopensionnées, en Pays de la Loire (596 euros) et Centre-Ouest (615 euros) pour les polypensionnées.
Comparaison avec le régime général
Dans l’ensemble, les retraités du régime général perçoivent un
avantage principal de droit direct légèrement supérieur à celui des
retraités tous régimes : 999 euros pour les premiers contre
992 euros pour les seconds. Cependant, suivant les régions,
l’écart varie en faveur des retraités du régime général ou en faveur
des retraités tous régimes. En effet, la différence atteint + 5 % pour
les retraités tous régimes dans le Sud-Est, et à l’inverse, et elle vaut
- 5 % pour les retraités du régime général en Pays de la Loire.
Tableau 12
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Tableau 12
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Ensemble Ensemble Différence
tous régimes régime général TR-RG Différence*
(TR) (RG) (en euros) (en %)
Sud-Est 1 068 1 016 52 5 %
Île-de-France 1 377 1 341 36 3 %
Languedoc-Roussillon 971 946 25 3 %
Alsace-Moselle 957 940 17 2 %
Nord-Picardie 927 923 4 0 %
Rhône-Alpes 1 004 1 000 4 0 %
Nord-Est 915 912 3 0 %
Aquitaine 945 947 - 2 0 %
Métropole 992 999 - 7 - 1 %
Midi-Pyrénées 904 913 - 9 - 1 %
Bourgogne Franche-Comté 917 934 - 17 - 2 %
Centre 952 971 - 19 - 2 %
Centre-Ouest 876 896 - 20 - 2 %
Bretagne 849 872 - 23 - 3 %
Normandie 906 931 - 25 - 3 %
Auvergne 867 895 - 28 - 3 %
Pays de la Loire 865 908 - 43 - 5 %
* Tri décroissant en fonction de la différence de revenu (en %) entre les retraités tous régimes
et les retraités du régime général.
Concernant les monopensionnés, le montant de l’avantage
principal de droit direct est légèrement supérieur pour les retraités
tous régimes : 957 euros au lieu de 941 euros pour les retraités du
régime général. Cet écart est maximal en Languedoc-Roussillon et
dans le Sud-Est (+ 10 % en faveur des retraités tous régimes). En
revanche, en Pays de la Loire, les retraités du régime général
perçoivent un avantage principal de droit direct supérieur de 5 %
aux retraités tous régimes.
Tableau 13
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Tableau 13
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Monopensionnés Monopensionnés Différence
tous régimes régime général TR-RG Différence*
(TR) (RG) (en euros) (en %)
Sud-Est 1 013 909 104 10 %
Languedoc-Roussillon 918 830 88 10 %
Alsace-Moselle 872 824 48 6 %
Île-de-France 1 354 1 300 54 4 %
Nord-Picardie 846 817 29 3 %
Midi-Pyrénées 872 843 29 3 %
Nord-Est 856 828 28 3 %
Aquitaine 913 884 29 3 %
Rhône-Alpes 973 948 25 3 %
Métropole 957 941 16 2 %
Centre-Ouest 836 824 12 1 %
Bourgogne Franche-Comté 853 846 7 1 %
Bretagne 769 765 4 1 %
Centre 918 916 2 0 %
Normandie 848 860 - 12 - 1 %
Auvergne 847 867 - 20 - 2 %
Pays de la Loire 829 874 - 45 - 5 %
*Tri décroissant en fonction de la différence de revenu (en %) entre les retraités tous régimes
et les retraités du régime général.
À l’inverse, pour les polypensionnés, les retraités du régime
général ont des pensions de droit direct plus fortes que celles des
retraités tous régimes, quelle que soit la région. Les écarts varient
de 3 euros en Île-de-France à 38 euros dans le Centre-Ouest.
Tableau 14
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Tableau 14
Montant moyen mensuel de l’avantage principal de droit direct (en euros)
Polypensionnés Polypensionnés Différence
tous régimes régime général TR-RG Différence*
(TR) (RG) (en euros) (en %)
Île-de-France 1 439 1 442 - 3 0 %
Sud-Est 1 180 1 189 - 9 - 1 %
Bretagne 948 956 - 8 - 1 %
Alsace-Moselle 1 143 1 159 - 16 - 1 %
Nord-Picardie 1 094 1 110 - 16 - 1 %
Nord-Est 1 033 1 049 - 16 - 2 %
Rhône-Alpes 1 059 1 076 - 17 - 2 %
Languedoc-Roussillon 1 047 1 065 - 18 - 2 %
Aquitaine 989 1 012 - 23 - 2 %
Métropole 1 053 1 078 - 25 - 2 %
Normandie 989 1 013 - 24 - 2 %
Bourgogne Franche-Comté 1 029 1 058 - 29 - 3 %
Midi-Pyrénées 952 982 - 30 - 3 %
Pays de la Loire 913 942 - 29 - 3 %
Centre 994 1 026 - 32 - 3 %
Auvergne 896 927 - 31 - 3 %
Centre-Ouest 928 966 - 38 - 4 %
* Tri décroissant en fonction de la différence de revenu (en %) entre les retraités polypensionnés
tous régimes et ceux du régime général.
â– â– Les durées d’assurance
L’ensemble des retraités tous régimes ont des durées d’assurance
différentes suivant le type de carrière. En effet, les
monopensionnés valident en moyenne 132 trimestres et les
polypensionnés 164 trimestres. De même, les polypensionnés
sont plus nombreux à effectuer des carrières complètes
[2] : 74,2 %
contre 52,4 % pour les monopensionnés. Les carrières les plus
longues concernent surtout les résidents en Île-de-France et les
plus courtes ceux du Sud-Est et du Languedoc-Roussillon.
Ces disparités se retrouvent également par sexe : les hommes
monopensionnés ont une durée d’assurance de 160 trimestres et
sont 81,8 % en moyenne à valider une carrière complète alors
que les polypensionnés cotisent en moyenne 176 trimestres
et sont 89,7 % à effectuer une carrière complète. Quant
aux femmes, les monopensionnées valident en moyenne
116 trimestres contre 143 trimestres pour les polypensionnées et
elles sont 36,1 % au lieu de 49 ,5 % à effectuer une carrière
complète.
Cette description des résultats régionaux de l’échantillon
interrégimes de retraités 2001 met en évidence les disparités des
montants de pension entre les régions. Ainsi, pour la retraite
globale comme pour l’avantage principal de droit direct, les
retraités résidant en Île-de-France ou dans le Sud-Est sont favorisés
par rapport à l’ensemble des retraités de métropole ; au contraire,
en Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne ou Centre-Ouest, leurs
montants de pensions sont parmi les plus faibles.
Les écarts régionaux de niveaux de revenus des retraites peuvent
s’expliquer par plusieurs combinaisons de facteurs propres aux
populations résidentes. La structure par âge et par sexe influence
en effet le niveau de pension. De même, la répartition des
individus en fonction de leur type d’activité est un facteur de
disparité des montants régionaux.
[1]
Les durées d’assurance comprennent les trimestres acquis par cotisation et les
trimestres gratuits (périodes assimilées). Il s’agit du total des trimestres validés
dans l’ensemble des régimes (possibilité de valider plus de quatre trimestres pour
une année et risque de doublons pour les trimestres gratuits). Cette durée
surestime donc les durées d’assurance réelles.
[2]
Carrières complètes : retraités ayant cotisé au moins 150 trimestres, ou au moins
151 à 157 trimestres selon la génération pour les retraités du régime général ou
d’un régime aligné nés entre 1934 et 1940 (réforme Balladur).