Retraite et société
La Doc. française

I.S.B.N.sans
256 pages

p. 53 à 69
doi: en cours

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no 40 2003/3

2003 Retraite et société

Typologie des carrières des retraités de droit propre du régime général et construction de profils-types

Karine Briard CNAV
La retraite personnelle est liée à la carrière de l’assuré : durée et montant des salaires soumis à cotisations. Résumer l’hétérogénéité des carrières des salariés du secteur privé en un nombre limité de profils-types offre alors un outil «léger» de prospective pour la charge future du régime général. Les techniques d’analyse de données permettent d’approcher cette ambition sans que soit réalisée de segmentation a priori du marché du travail. L’observation des assurés partis en retraite en 2000 permet d’identifier six groupes proches en termes de durée de carrière (validée par salaire ou par périodes assimilées), de niveau et d’évolution de salaire. Pour chacun d’eux sont établies six carrières salariales représentatives auxquelles sont associés six assurés-types. Parmi ces profils apparaissent alors notamment les figures classiques de la carrière longue masculine, la carrière s’achevant par de l’invalidité, ou encore celle commencée dans le secteur privé et poursuivie hors du champ du régime général. Retirement pensions are directly linked to the insured person’s career: the duration and total of the salary subject to contributions. To summarise the heterogeneity of careers within the private sector into a restricted number of set profiles is therefore a «lightweight» futurology tool for the coming load on the public plan. Data analysis techniques enable us to approach this target without carrying out an ex ante segmentation of the labour market. Observation of the insured people who retired in 2000 enables us to identify six groups that are close in terms of career duration (validated by salaried or assimilated periods), and salary level and evolution. For each of them we then draw up a corresponding representative career of salaries. Among these set profiles, the most obvious are the classic long male career, the career that ends in invalidity, and the one that begins in the private sector, only to end outside the aegis of the public plan.
Les cas-types utilisés dans les modèles de projection du système de retraite, pour l’évaluation de l’impact des réformes notamment, retiennent généralement des configurations de carrières extrêmement simplifiées (20 ans à 80 % du plafond puis 10 ans au plafond par exemple). Si ces profils permettent de comprendre les mécanismes en œuvre lors d’une modification de la réglementation, ils restent néanmoins insuffisants pour en apprécier quantitativement les effets, la représentativité de ces cas-types dans la population n’étant pas mise en regard.
On se propose ici de pallier cette insuffisance en adoptant unedémarche inductive : l’observation des carrières – et leur proximité sur certains critères à définir – doit permettre de synthétiser la diversité des parcours en un nombre limité de profils représentatifs ou « carrières-types ».
La description des carrières conduit à traiter un nombre important d’indicateurs (niveau et dispersion des salaires, durée d’activité, durée et fréquence des interruptions, etc.). Les techniques d’analyse de données fournissent ainsi une aide précieuse pour synthétiser et hiérarchiser ces informations. Elles sont ici mises en œuvre sur un échantillon au 1/10 des prestataires de droit propre partis en retraite en 2000, soit près de 40 000 « liquidants 2000 ».
La démarche comprend trois étapes. La première consiste à constituer des groupes de retraités homogènes sur la base d’indicateurs jugés discriminants (partie 1). Pour chacun des groupes formés, sont alors dressés les profils de l’assuré-type (partie 2) et de sa carrière (partie 3).
 
â–  Classification des retraités
 
 
La description des carrières [1] suppose le recours à un grand nombre d’indicateurs, en particulier pour en conserver la dimension temporelle (durée de la carrière, fréquence des interruptions, etc.) et la diversité des états (périodes de salariat, interruptions d’activité, niveau de salaire, etc.). Cependant, certaines caractéristiques doivent permettre de synthétiser l’information contenue dans la carrière et nécessaire pour le calcul de la pension de vieillesse. Ce postulat nous conduit à mener une analyse discriminante sur vingt indicateurs descriptifs [2] pour déterminer quels sont les plus pertinents dans l’affectation d’un assuré à un groupe de niveau de pension [3].
Une première étape consiste à classer les vingt variables selon leur pouvoir discriminant. Le nombre de variables à retenir doit ensuite concilier les objectifs contradictoires de parcimonie et d’efficacité dans l’affectation d’un assuré à un groupe de niveau de pension. Sont ainsi retenues les six variables suivantes :
  • le salaire moyen annuel des dix meilleures années [4];
  • le nombre d’années cotisées au plafond de la sécurité sociale ;
  • le nombre de reports de salaire c’est-à-dire le nombre d’années présentant le report d’un salaire quel qu’en soit le montant ;
  • le rapport entre la moyenne des dix-sept meilleurs salaires et des dix meilleurs ;
  • le rapport entre la moyenne des vingt-cinq meilleurs salaires et des dix-sept meilleurs [5];
  • le nombre de périodes assimilées [6].
Une procédure de classification mixte est lancée sur ces six variables : la technique des « nuées dynamiques » procède de façon itérative au regroupement des individus autour de noyaux mobiles ; les cent groupes formés sont ensuite agrégés par classification hiérarchique ascendante. Le choix du nombre final de groupes est alors guidé par des indicateurs tels le R² semi-partiel qui renseigne sur la perte d’homogénéité induite par la fusion de deux groupes.
Six groupes de retraités sont ainsi formés. Les groupes 5 et 6, qui concentrent 42 % des effectifs, représentent près des trois quarts de la charge financière [7].
Graphique 1
Poids des groupes dans la population des «liquidants» 2000
IMGIMGPoids des groupes dans la population des «liquidan...IMGIMF
Graphique 2
Poids financier et retraite annuelle moyenne par groupe (euros 2000)
IMGIMGPoids financier et retraite annuelle moyenne par g...IMGIMF
 
â–  Caractérisation des groupes
 
 
Les six groupes se distinguent selon la durée de leur carrière au régime général (nombre de reports de salaire) et le niveau des salaires (nombre d’années au plafond et moyenne des dix meilleurs salaires), opposant ainsi des groupes « extrêmes » en termes de montant moyen de pension : le groupe 6 à niveau élevé, les groupes 1 et 2 à niveau bas. Ce n’est que dans une moindre mesure qu’interviennent les indicateurs de dispersion pour discriminer les retraités des groupes 3 et 5. Le groupe 4 se caractérise, quant à lui, par un grand nombre de périodes assimilées.

Tableau 1
Caractéristiques principales de l’individu moyen
IMGIMGTableau 1 
Caractéristiques principa...IMGIMF
Tableau 1 Caractéristiques principales de l’individu moyen Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3 Groupe 4 Groupe 5 Groupe 6 Ensemble Salaire moyen annuel calculé sur 10 ans (euros 2000) 4 690 7 982 11 956 10 283 16 765 22 996 12 515 Années au plafond 0,29 0,87 1,39 0,87 3,15 25,60 5,75 Reports de salaire 7,41 17,11 28,12 22,02 36,03 38,50 24,50 Rapport entre la moyenne des 17 meilleurs salaires 97 % 75 % 84 % 83 % 94 % 95 % 90 % et celle des 10 Périodes assimilées (limitées à 4/an) 1,96 6,16 16,11 73,85 21,11 14,07 14,84 Rapport entre la moyenne des 25 meilleurs salaires 100 % 95 % 80 % 88 % 91 % 92 % 92 % et celle des 17

Ces caractéristiques peuvent être complétées par divers éléments illustratifs. Sans être déterminants dans la constitution des groupes, ces indicateurs observés a posteriori aident à dresser un portrait des assurés-types.
Graphique 3
Répartition des retraités selon le sexe
IMGIMGRépartition des retraités selon le sexeIMGIMF
Graphique 4
Répartition selon que les retraités sont mono ou polypensionnés
IMGIMGRépartition selon que les retraités sont mono ou p...IMGIMF
Bien que les six groupes constitués soient mixtes, un individu du groupe 6 est plus probablement un homme (à 79 %) qu’une femme ; un individu du groupe 3 est plus souvent une femme (à 68 %) qu’un homme ( cf. graphique 3).
À l’exception du groupe 4, la part des retraités prestataires du seul régime général croît avec le niveau moyen de la pension.
Ainsi, les assurés monopensionnés sont seulement 38 % dans le groupe 1 et 80 % dans le groupe 6 ( cf. graphique 4).
De la même façon, la part des prestataires de retraite normale est croissante avec le niveau moyen de la pension du groupe ; les pensions normales portées au minimum étant, par nature, plus nombreuses dans les groupes de pension faible (55 % dans le groupe 1). Quant au groupe 4, il concentre la quasi-totalité de la population des retraités invalides qui représentent près de la moitié de ses effectifs ( cf. graphique 5, p. 62).
Graphique 5
Répartition par type de pension versée
IMGIMGRépartition par type de pension verséeIMGIMF
Quelques indicateurs quantitatifs permettent d’affiner le profil des assurés-types ( cf. tableau 2, p. 63). Non actifs dans la discrimination des groupes, ces éléments ne sont fournis qu’à titre illustratif. Ainsi, la moyenne des âges de début et de fin de carrière des individus d’un groupe à carrières courtes peut ne pas refléter l’hétérogénéité des situations individuelles quant au positionnement de la carrière sur la vie active.

Tableau 2
Caractéristiques illustratives de l’individu moyen
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Caractéristiques illustra...IMGIMF
Tableau 2 Caractéristiques illustratives de l’individu moyen Groupe Groupe Groupe Groupe Groupe Groupe 1 2 3 4 5 6 Ensemble POSITIONNEMENT DE LA CARRIÈRE Âge au début de la carrière (salaire ou PA) 23,61 19,67 19,26 21,80 19,85 18,69 20,69 Âge au début de la carrière (salaire)* 23,69 19,71 19,30 22,00 19,97 18,77 20,78 Âge en fin de carrière (salaire ou PA) 35,20 46,51 57,22 60,76 59,76 59,36 51,00 Âge en fin de carrière (salaire)* 34,84 45,87 55,41 49,26 57,49 58,12 49,22 Âge à la liquidation* 62,56 62,07 61,87 61,33 60,86 60,66 61,60 Durée entre le dernier report (salaire ou PA) et la liquidation (en années) 27,44 15,64 4,74 0,66 1,19 1,39 10,68 Durée entre le dernier report de salaire et la liquidation (en années) 27,80 16,28 6,54 12,16 3,46 2,62 12,46 Durée entre le début de carrière et la 1re interruption* 1,86 5,50 7,57 3,85 3,53 2,20 3,60 INTERRUPTIONS DE CARRIÈRE Nombre d’interruptions* 0,65 1,49 1,61 0,91 0,51 0,34 0,80 Durée totale des interruptions (en années)* 4,83 9,81 8,44 4,25 1,92 1,17 4,50 Durée moyenne des interruptions* 3,62 5,97 5,27 2,81 1,56 0,96 3,09 Durée de la plus courte interruption 3,03 4,33 4,01 2,23 1,41 0,87 2,49 Durée de la plus longue interruption 4,29 7,92 6,76 3,51 1,71 1,06 3,80 DURÉE D’ASSURANCE Trimestres tous régimes* 104,49 120,94 141,44 150,48 164,14 167,29 139,31 Trimestres RG (salaire, PA et MDA) 37,11 71,63 120,40 142,54 156,73 160,81 108,62 Majoration de durée d’assurance (MDA)* 10,38 11,01 14,41 7,53 5,85 2,20 8,28 Trimestres équivalents RG 0,48 0,54 0,59 0,84 0,53 0,49 0,54 Trimestres autres régimes* 65,07 47,07 19,02 6,43 6,10 5,60 28,97 Trimestres autres régimes* : entre 21 et 30 ans 6,30 3,16 2,01 1,70 1,90 0,97 3,11 entre 31 et 40 ans 9,07 7,63 3,32 1,78 1,12 0,86 4,38 entre 41 et 50 ans 9,71 9,96 4,60 1,04 0,70 0,75 4,84 Trimestres équivalents autres régimes 1,83 1,70 1,42 0,67 0,78 0,39 1,19 PÉRIODES ASSIMILÉES PA obtenues entre 20 et 22 ans* 0,63 1,16 1,29 2,05 2,86 4,13 2,02 PA obtenues 3 ans avant la liquidation* 0,24 0,93 4,02 11,35 5,88 4,20 3,47 PA rapportées au nombre de report* 33 % 36 % 60 % 465 % 62 % 37 % 67 % NIVEAU DE LA CARRIÈRE** Salaire de base (en euros 2000) 7 070 8 916 12 066 10 301 16 593 22 492 13 172 Rapport des salaires de base calculés sur 17 ans et sur 10 ans 97 % 76 % 86 % 85 % 94 % 94 % 91 % Rapport des salaires de base calculés sur 25 ans et sur 17 ans 100 % 95 % 82 % 89 % 93 % 94 % 93 % Montant de la pension annuelle (en euros 2000) 909 2 118 4 757 4 874 7 951 10 894 5 251 * Indicateurs non retenus lors de l’étape de sélection de variables ( cf. «Classification des retraités»). ** Éléments calculés selon les règles de revalorisation du régime général, le salaire de base étant celui intervenant effectivement dans le calcul de la pension de vieillesse.

 
â–  Construction des carrières-types
 
 
Les groupes sont constitués de sorte que l’individu moyen soit le représentant naturel du groupe [8]. Or, l’assuré qui présenterait des caractéristiques égales à la moyenne du groupe ne peut exister :
un individu ne peut être à 70 % homme et 30 % femme ; mais, plus important, la non-linéarité [9] entre les indicateurs descriptifs interdit toute représentation simple de la séquence des salaires.
Aussi est-il nécessaire de mettre au point une méthode de reconstitution des séries de salaires de la carrière-type qui ne s’appuie pas exclusivement sur les caractéristiques de l’individu moyen.
L’approche adoptée ici consiste à retenir la série de la moyenne des salaires du groupe, aux âges où l’activité salariée est la plus importante, avec un nombre d’années retenues égal au nombre de reports de salaire de l’individu moyen [10].
Bien que seules les informations fournies par les six variables discriminantes permettent de décrire les six carrières-types, les autres indicateurs, tels le sexe, le fait d’avoir cotisé à d’autres régimes de retraite, d’avoir perçu une pension d’invalidité ou encore le nombre de trimestres validés par d’autres régimes ( cf. partie Caractérisation des groupes, p. 59) sont exploités afin de dresser le profil des assurés-types [11].
Graphique 6
Description des profils-types, carrières salariales en euros 2000
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Un moyen d’apprécier la qualité des carrières-types en termes de représentativité des carrières consiste à comparer les caractéristiques de la carrière-type et les caractéristiques moyennes du groupe que celle-ci représente.
La comparaison se heurte cependant à l’hétérogénéité des conditions de liquidation des générations considérées (152 trimestres de durée d’assurance requis pour l’obtention du taux plein pour la génération 1935 contre 157 pour la génération 1940, par exemple).
Le calcul du montant de pension associé à une carrière-type nécessite ainsi le recours à des indicateurs illustratifs pour déterminer le nombre de salaires pris en compte dans le salaire de base et la valeur de l'annuité, fonction de la durée au régime général et de la durée tous régimes.

Tableau 3
Écart entre carrière-moyenne et carrière-type* (montants en euros 2000)
IMGIMGTableau 3 
Écart entre carrière-moye...IMGIMF
Tableau 3 Écart entre carrière-moyenne et carrière-type* (montants en euros 2000) CARRIÈRES C 1 C 2 C 3 C 4 C 5 C 6 Hommes Femmes Globale Carrières-types (a) Salaire de base 7 136 9 754 9 212 9 848 14 955 21 758 13 798 10 726 12 361 Retraite annuelle 787 1 962 3 245 4 603 7 477 10 879 5 885 3 712 4 869 Carrières moyennes (b) Salaire de base 7 070 8 916 12 066 10 301 16 593 22 492 15 501 10 523 13 172 Retraite annuelle 909 2 118 4 757 4 874 7 951 10 894 6 361 3 989 5 251 Écarts relatifs (a)/(b)-1 Salaire de base 1 % 9 % - 24 % - 4 % - 10 % 3 % - 11 % 2 % - 6 % Retraite annuelle - 13 % - 7 % - 32 % - 6 % - 6 % 0 % - 7 % - 7 % - 7 % Pondérations Hommes 23 % 9 % 8 % 5 % 29 % 27 % 100 % Femmes 34 % 15 % 19 % 5 % 19 % 8 % 100 % Ensemble 28 % 12 % 13 % 5 % 24 % 18 % 100 % * En pondérant chacune des six carrières-types (séries de salaires et nombre de reports de salaire) par la représentativité de chaque groupe dans la population, des carrières-types hommes, femmes, globale peuvent être construites.

L'écart entre le salaire de base de la carrière-type et celui de l'individu moyen varie, selon le groupe, entre 1% et 24% en valeur absolue ; globalement, il tombe à 6%. La différence sur le montant de la retraite varie entre 0% et 32% ; finalement, la carrière-type globale sous-estime le montant de la retraite moyenne de 7%.
 
â–  Conclusion
 
 
Réalisé dans le but de résumer les carrières des assurés du régime général, ce travail de classification met en évidence l’existence de groupes distincts qui s’établissent sans qu’une structure ait été imposée aux données. Sont ainsi identifiés six groupes de retraités proches en termes de durée d’activité, de niveau et d’évolution des salaires ; groupes à partir desquels sont construites six carrières-types. Dans le cadre d’un exercice de projection, plusieurs scénarios d’évolution de la carrière-type « globale » peuvent alors être envisagés en jouant sur le poids des groupes que chacune des six carrières-types représente. Des approches qui saisissent plus finement la dimension temporelle de la carrière (méthodes dérivées de l’analyse de données textuelles, méthodes d’analyse de données évolutives par exemple) pourraient pallier d’éventuelles divergences entre la carrière-type et le profil de l’assuré-type établi ici à partir d’éléments illustratifs. Associées à l’exploration des carrières des actuels cotisants au régime général, ces méthodes permettraient d’avancer plus efficacement sur la problématique de l’évolution des carrières des salariés du secteur privé à moyen terme et le montant des retraites futures.
 
NOTES
 
[1]Dans cette étude, la carrière désigne la période s’écoulant entre l’affiliation au régime général et le dernier trimestre d’assurance validé par l’assuré et/ou le dernier salaire.
[2]Les indicateurs, autres que ceux définis ci-dessous, sont signalés dans le tableau 2.
[3]Arbitrairement, on définit cinq groupes de niveau de retraite d’effectifs égaux.
[4]Pour s’affranchir des mesures discrétionnaires affectant les coefficients de revalorisation des salaires, les salaires sont revalorisés comme les prix et exprimés en euros 2000.
[5]Le salaire de base pris en compte pour le calcul de la retraite est calculé sur les dix-sept meilleures années pour les assurés de la génération 1940 qui représentent 55 % de l’échantillon d’étude, sur les dix meilleures années pour les générations antérieures à 1934 et sur les vingt-cinq meilleures au terme de la réforme de 1993 pour les générations nées à partir de 1948. Le rapport entre des salaires de référence calculés sur des bases différentes est un indicateur simple qui doit permettre de différentier les assurés selon la dispersion de leurs salaires.
[6]Périodes assimilées : périodes validant des durées d’assurance au titre du chômage, de l’invalidité, de la maladie, du service militaire ou des périodes de guerre.
[7]Les montants ne correspondent pas à la retraite versée mais à la pension calculée à partir des éléments de droit (hors majoration de 10 % et sans comparaison au minimum contributif).
[8]La classification est établie selon la méthode de Ward (minimisation de la variance intragroupe et maximisation de la variance intergroupes) en utilisant la distance euclidienne.
[9]Par exemple : pour l’individu moyen (durée moyenne des interruptions x nombre d’interruptions = durée totale des interruptions).
[10]Sur le graphique 6 p. 65, les séries en gras représentent la carrière de l’assuré-type; les séries en pointillés, la moyenne des salaires des actifs des groupes associés.
[11]Compte tenu des limites évoquées précédemment, le profil-type (ou profil moyen) peut parfois s’écarter de la carrière-type. Par exemple, pour un individu du groupe 4, l’âge moyen du dernier salaire est de 49 ans alors que la carrière-type s’interrompt à 45 ans.
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Dans cette étude, la carrière désigne la période s’écoulant...
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Les indicateurs, autres que ceux définis ci-dessous, sont s...
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Les montants ne correspondent pas à la retraite versée mais...
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Par exemple : pour l’individu moyen (durée moyenne des inte...
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Sur le graphique 6 p. 65, les séries en gras représentent l...
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[11]
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Poids des groupes dans la population des «liquidants» 2000
Poids financier et retraite annuelle moyenne par groupe (euros 2000)
Répartition des retraités selon le sexe
Répartition selon que les retraités sont mono ou polypensionnés
Répartition par type de pension versée
Description des profils-types, carrières salariales en euros 2000