2008
Retraite et société
Avant-propos
Marie-Thérèse Letablier
Centre d’études de l’emploi
Florence Weber
Centre d’études de l’emploi et École normale supérieure
Dans la France des années 2000, l’augmentation de l’espérance de vie
au grand âge et le choix politique du maintien à domicile des personnes
dépendantes, présenté comme une évidence morale consensuelle,
donnent une grande actualité à la question du
care. Ce concept anglais,
que certains renoncent à traduire, mais qui pourrait être rendu par des
termes comme le soin, l’aide, l’attention, le souci, la sollicitude ou, plus
largement, la prise en charge des personnes, désigne aujourd’hui un
domaine d’études particulièrement actif à l’échelle internationale, à la
croisée de la science économique, de la philosophie morale et de
la sociologie. La difficulté d’implantation de ce domaine dans les
sciences sociales françaises est probablement imputable à une spécificité
nationale : en premier lieu, un système de protection sociale et de santé
cloisonné, historiquement fondé sur des catégories ciblées (l’enfance, la
vieillesse, le handicap, la maladie). En second lieu, une crispation
morale autour de la famille qui oppose une lecture moderne des
transformations familiales en termes de liberté, d’individualisme et
d’épanouissement personnel, à des lamentations sur la perte des
solidarités familiales, la montée des solitudes et des abandons, et qui
empêche une perception claire de la dimension économique et de ses
enjeux du point de vue des inégalités sociales
[1]. Enfin, la confiscation des
revendications féministes par des courants anti-familialistes qui ont
conduit à s’inquiéter du niveau et de la nature des inégalités
professionnelles ou de l’apparent désinvestissement familial des
hommes, davantage que des conditions économiques de la survie
quotidienne des personnes fragiles.
Le dossier proposé ici est construit en grande partie autour des
travaux de l’équipe Medips (http ://medips.chez-alice.fr)
[2] et constitue, de
ce fait, le prolongement d’un premier ouvrage collectif dédié à la prise
en charge, familiale et professionnelle, des personnes dépendantes
[3].
Il trouve également sa source dans les contacts noués à l’occasion
d’une journée d’études organisée conjointement par le Cnam et le
Centre d’études de l’emploi (CEE) à Paris le 8 juin 2006 et intitulée :
« Soins aux personnes : l’économie du
care et ses cadres sociaux »
[4]. Les
organisatrices de cette journée, Chantal Nicole-Drancourt, Marie-Thérèse Letablier et Florence Weber, souhaitaient faire connaître les
récents développements de la sociologie et de l’économie du
care, défini
pour l’occasion comme l’ensemble des activités de soins aux personnes,
qu’elles soient effectuées dans un cadre familial ou professionnel,
qu’elles soient rémunérées par des particuliers ou par le système de
protection sociale. Elles souhaitaient décloisonner les approches
économiques et les approches sociologiques sur ce qui circule dans la
famille, et en particulier sur ce qui s’échange dans l’aide aux « personnes
à charge ». Elles avaient en effet constaté l’absence de dialogue, en
France, entre sociologie de la famille et des services aux personnes et
microéconomie des comportements individuels sur ce thème alors que
les échanges sont vifs et féconds au niveau international : de fait, la
complémentarité des approches permet de dépasser les querelles
théoriques ou méthodologiques pour penser ensemble les relations
personnelles et les ressources et les contraintes individuelles ou
collectives
[5].
La plupart des travaux français sur le care se spécialisent de part et
d’autre de la frontière entre sphère privée (approche des solidarités
familiales) et sphère professionnelle (approches du marché du travail, des
trajectoires d’emploi ou de processus migratoires). Le pari de ce numéro
consiste à penser l’articulation des deux formes de prise en charge,
familiale et professionnelle. Dans quels cas l’une d’entre elles se
substitue-t-elle à l’autre ? En d’autres termes, est-ce faute de
professionnels que les familles s’investissent, ou faute de soutien familial
que les professionnels interviennent ? Dans quels cas observe-t-on une
complémentarité entre les deux ? Trouve-t-on plus de professionnels là où
les familles sont présentes, plus de liens familiaux là où une prise en
charge professionnelle est assurée ? Lorsque les deux prises en charge
sont complémentaires, cette complémentarité conduit-elle à accentuer
les inégalités entre les personnes dépendantes qui disposent à la fois
d’une famille mobilisée et d’un soutien professionnel, et les autres ?
Prend-elle les mêmes formes selon la nature et la sévérité de la
dépendance ? Comment s’organise la relation à trois entre la personne
dépendante, les professionnels et les membres de son entourage ?
Faute de répondre à toutes ces questions, les articles réunis ici en
éclairent l’une ou l’autre facette. En particulier, ils permettent de
dépasser l’image simpliste du professionnel d’un côté, de la famille de
l’autre. Selon leur position dans la hiérarchie sociale et dans le système
de santé, selon leurs trajectoires, selon le lieu de leur intervention, à
domicile ou en institution, selon qu’ils sont puissants ou misérables,
hommes ou femmes, les professionnel(le)s remplacent ou épaulent, de
diverses façons, les familles des personnes dépendantes. Quant aux
membres de ces familles, leur implication dans l’aide et la nature de
cette aide, financière ou matérielle, diffèrent selon la taille et la structure
des groupes de parenté, selon qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme,
d’un conjoint ou d’un enfant, selon la nature des relations
interpersonnelles et selon les caractéristiques individuelles de chacune
des personnes potentiellement concernées. Plus encore, la définition
même de la situation – de quoi souffre la personne en question, de quoi
a-t-elle besoin ? – est liée à l’ensemble de ces variables collectives,
relationnelles et individuelles.
Au-delà des réponses à ces questions sur l’aide professionnelle, sur l’aide
familiale, sur leur articulation et sur les relations entre les différents
aidants, le dossier permet aussi de s’interroger sur l’évaluation du travail
effectué par les un(e)s et les autres, c’est-à-dire sur sa prise en compte,
sur sa qualité, sur sa reconnaissance sociale et sur sa rémunération.
Dans son article introductif, Viviana A. Zelizer pose d’emblée la question
de la rétribution du care. S’occuper d’un proche dépendant relève-t-il de
la solidarité familiale, du don de soi et du dévouement ? Ou bien est-ce
une activité assimilable à un travail qui à ce titre mérite une contrepartie,
soit offerte par la personne qui reçoit les soins – qu’il s’agisse de
rétribution, monétaire, matérielle ou symbolique, ou de transmission
d’héritage –, soit attribuée par la collectivité qui reconnaît la contribution
économique de ce travail « domestique » – en accordant un salaire ou un
statut qui ouvre des droits ? Cette question de la valeur économique du
care, au-delà de sa dimension morale ou de ses aspects légaux
(l’obligation de soutenir un proche dépendant), traverse la plupart des
recherches internationales sur ce thème.
Les hésitations du tribunal dans le litige présenté par Viviana A. Zelizer
soulignent la difficulté de trancher dans ce débat qui, sous des formes
variées selon les contextes juridiques, culturels et sociaux, se trouve posé
dans tous les pays. Les mots utilisés recèlent tout le poids de la tension
contenue dans cette décision de justice : contrat implicite, contrepartie,
services rendus, valeur monétaire des soins, etc. Une décision d’un
tribunal s’impose pour rendre justice à celle qui a prodigué aide et soins
sans compter et qui, finalement, est exclue du legs. C’est le sentiment
d’injustice qui conduit au procès pour régler ce qui ne peut plus l’être
dans le cadre de la famille. Nous sommes là au cÅ“ur de la question
du care, entre sentiments moraux, valeur économique, liens sociaux
et émotions qui lient les « aidants » et les « aidés » pendant un temps.
Et, même si l’on admet le principe de la rétribution, quelle forme lui
donner ? Comment en fixer le montant ? Quel étalon déterminer ? Ce sont
ces questions que pose Viviana Zelizer en examinant pourquoi la
rémunération de l’aide aux personnes dépendantes suscite tant de
controverses et ne peut se résoudre de la même manière que se forme le
prix d’un bien de consommation. Sa démonstration fait entrer dans la
délibération des éléments souvent ignorés par les raisonnements
économiques : la définition du périmètre de l’aide, le degré d’intimité de
la relation d’aide, la confiance investie dans la relation, autant
d’éléments qui brouillent les notions d’offre et de demande, d’autant plus
qu’il n’y a pas d’intermédiaires entre aidants et aidés. L’évaluation est un
enjeu central dans la relation d’aide. Elle est aussi un enjeu des relations
intrafamiliales et un sujet de conflit entre les proches. Faut-il y voir un
trait constitutif de l’aide, en quelque sorte ontologique, ou tout
simplement le résultat d’un moment historique, celui où émergent de
nouvelles formes de soins alors que leurs cadres juridiques et mentaux
ne sont pas encore fixés ? L’éducation, les soins de santé, les soins aux
jeunes enfants, constituent des contrepoints utiles pour penser les
périodes où s’imposent en même temps de nouveaux modèles de vie et
les cadres institutionnels qui permettent de les atteindre. Ni perte ou
regain des solidarités familiales, ni marchandisation des services et de
l’affection : nous assistons simplement à la définition progressive d’un
standard de la vie quotidienne au grand âge et aux tâtonnements pour
l’atteindre.
Les textes présentés ensuite s’intéressent aux normes qui régissent
l’octroi d’aide et de soins aux personnes considérées comme
« dépendantes ». L’article d’Aude Béliard, Laure Lacan et Delphine Roy
porte sur les règles de solidarité publique et de justice intrafamiliale
dans la prise en charge de personnes âgées dépendantes. Les auteurs
s’appuient sur l’enquête Medips auprès de personnes souffrant de
troubles cognitifs et de leur entourage. Cette enquête originale porte sur
91 familles contactées par l’intermédiaire d’institutions médicales et
sociales. Plusieurs individus au sein d’une même famille ont été
interrogés, soit au total un peu plus de 200 personnes proches et parents
d’une personne âgée dépendante. L’enquête permet d’analyser finement
les liens entre les caractéristiques individuelles, la place occupée dans le
dispositif d’aide et les jugements portés sur les normes qui régissent les
obligations familiales. L’analyse des opinions individuelles sur les
principes de solidarité nationale et familiale permet de rendre compte
des divergences entre proches, notamment sur l’articulation entre
responsabilité individuelle, prise en charge familiale et soutien de la
collectivité. En explorant les questions de justice intrafamiliale, les
auteurs mettent l’accent sur les tensions qui naissent de la confrontation
entre les principes juridiques qui régissent la parenté (notamment les
obligations familiales et les règles d’héritage) et les pratiques effectives
qui mettent en jeu d’autres normes.
S’appuyant sur une enquête ethnographique auprès des aides à domicile
de personnes âgées, Christelle Avril
[6] examine de son côté leur rapport au
travail et la manière dont s’y insèrent la sollicitude et ce que d’autres
auteurs appellent « l’éthique du
care ». L’auteur nous montre que loin
d’être une norme communément admise dans le travail d’aide à
domicile, la sollicitude est au contraire peu revendiquée par les
professionnel(le)s car antagonique à la construction d’une culture de
métier et d’une forme de professionnalisation.
Les deux contributions qui suivent s’interrogent sur les modes respectifs
de prise en charge du handicap et de la dépendance. Elles s’appuient sur
des exploitations statistiques originales de deux échantillons non
représentatifs tirés de l’enquête Handicap-Incapacités-Dépendance
(HID), réalisée par l’Insee et l’Inserm en 1999 et représentative, elle, de
la population française. L’usage de données non pondérées a pour
objectif de saisir les processus sociaux à l’origine des covariations entre
plusieurs variables, et non d’offrir un tableau représentatif des
prévalences des phénomènes observés dans l’ensemble de la population.
À partir d’une étude sur les enquêtés de plus de 50 ans qui déclarent au
moins une difficulté dans la vie quotidienne, de quelque gravité que ce
soit, Émilie Biland
[7] étudie les notions de « personne handicapée » et de
« personne dépendante » sur lesquelles se fondent les politiques sociales
pour ajuster leur intervention. Elle montre qu’à ces deux catégories
correspondent deux modes différents d’organisation de la vie
quotidienne avec d’un côté une prise en charge quasi exclusivement
familiale et de l’autre une prise en charge plus souvent professionnelle.
Elle met aussi en évidence le caractère progressif de la transition vers la
« vieillesse » ainsi que la diversité des situations au même âge, mettant en
question la norme qui fonde la catégorie « personne âgée dépendante »
et sur laquelle se basent les politiques publiques. En observant ces effets
de seuil à 60 ans, l’auteur est amenée à mettre en question la partition
des populations entre des handicapés de moins de 60 ans qui perdent le
statut de handicapé en vieillissant, et des personnes âgées dépendantes
devenues la cible de politiques spécifiques.
Jean-Sébastien Eideliman et Séverine Gojard arrivent à un résultat
analogue, en partant d’un autre découpage de la population enquêtée,
plus général en un sens puisque sans limite d’âge, plus restreint en un
autre puisqu’ils n’ont conservé que les personnes déclarant connaître de
graves difficultés dans les activités de la vie courante. Ils soulignent, sans
la quantifier, l’existence de personnes qui, malgré de graves difficultés
dans la vie quotidienne du fait d’un handicap ou d’une maladie, sont
amenées à se débrouiller seules, c’est-à-dire sans aide familiale ni
professionnelle. Ils mettent également en évidence que les personnes
âgées ont plus souvent recours à des professionnels et les handicapés
plus jeunes davantage à leur entourage familial. Enfin, ils montrent que,
dans certaines situations où les activités irréalisables sont « vitales », il est
tout à fait impossible aux personnes concernées de recourir à des
professionnels sans disposer d’un soutien familial intense. Chacun à sa
manière, ces deux articles rappellent au lecteur l’existence d’inégalités
sociales face au maintien à domicile : au-delà du coût relatif des services
à domicile ou du placement en institution, c’est bien l’existence d’un
entourage mobilisable, et mobilisé, qui seule rend possible le maintien à
domicile dans les situations sanitaires les plus délicates.
Les trois derniers articles traitent plus particulièrement de l’aide aux
personnes en situation de grande dépendance et en particulier de celles
atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces trois contributions se
complètent car elles combinent approches quantitatives et qualitatives.
Olivier Baguelin et Agnès Gramain analysent la spécificité de l’aide à
domicile octroyée aux personnes âgées souffrant de troubles de la
mémoire et du comportement, en confrontant deux enquêtes, l’enquête
Medips et un échantillon représentatif de personnes dépendantes de plus
de 60 ans repérées dans l’enquête Share-France. Cette comparaison
permet d’observer la spécificité des configurations d’aide aux personnes
souffrant de troubles de la mémoire et du comportement. Les auteurs
soulignent l’importance du recours aux aides familiales hors ménage
sans lesquelles le maintien à domicile paraît inenvisageable.
Il importe ici de prendre la mesure de la particularité des troubles
Alzheimer pour expliquer la difficulté du diagnostic. Aude Béliard
s’intéresse non pas aux normes qui régissent l’intervention des
professionnels de l’aide ou du soin mais à celles produites ou subies par
les proches, qui in fine déterminent la décision de prise en charge d’un
membre de la famille souffrant de ces troubles. L’auteur fonde son
raisonnement sur un examen approfondi qui permet de mettre en
évidence la manière dont l’entourage familial se forge sa propre
définition des troubles, une définition tributaire des positions sociales,
des relations familiales et des intentions de prise en charge.
Enfin, Annick Anchisi montre les effets spécifiques des troubles de type
Alzheimer sur la « mort symbolique » du patient qui passe de la maison
familiale à la maison de retraite, à partir d’une enquête menée en Suisse,
dans le Valais. L’auteur interroge à la fois des proches et des
professionnels pour cerner le changement de vie consécutif au
placement d’une personne âgée dépendante. Elle observe surtout
précisément les moments forts de ce passage, les rituels que sont le repas
d’accueil, le remplissage de la fiche d’entrée, la présentation des locaux,
etc., et qui composent le moment où les proches se séparent d’un parent
et où le personnel reçoit un nouveau résidant.
Au total, les contributions à ce numéro de Retraite et société apportent
un éclairage nouveau sur la manière dont se combinent prise en charge
domestique et prise en charge professionnelle des personnes âgées
dépendantes. Certaines d’entre elles fournissent des résultats inédits
d’une enquête originale, l’enquête Medips qui, comparés aux résultats
d’autres enquêtes, permettent de mieux cerner les configurations d’aide
aux personnes dépendantes (la nébuleuse de l’aide), de mettre en
évidence les conflits autour des normes de prise en charge, tant dans la
famille que dans la sphère professionnelle. L’ensemble de ces
contributions permet aussi de mettre en évidence la spécificité de la
dépendance des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en
matière de difficulté du diagnostic, de destruction du groupe
symbolique, de détermination de la quantité et de la qualité de l’aide à
apporter. Le dossier dans son ensemble permet enfin de mettre l’accent
sur les inégalités face au maintien à domicile et sur les conséquences du
cloisonnement des champs d’intervention publique vis-à-vis des
handicapés et des personnes âgées dépendantes. Dans tous ces cas, la
charge pèse sur les familles et le care reste fortement tributaire de la
mobilisation possible de l’entourage. C’est l’un des mérites de ce dossier
de montrer les limites d’une politique de maintien à domicile.
[1]
Voir l’excellente synthèse de Herpin N., Déchaux J.-H., 2004, « Entraide familiale,
indépendance économique et sociabilité »,
Économie et statistique, n° 373, p.3-31.
[2]
L’équipe Medips (Modélisation de l’économie domestique et incidences des
politiques sociales) a obtenu depuis 2000 plusieurs financements pour répondre à
une question de recherche commune à des économistes et à des sociologues :
comment s’organise la prise en charge des personnes dépendantes, à l’intérieur et
à l’extérieur du groupe domestique, lorsqu’il existe un dispositif de prestations
sociales d’aide à la dépendance ? Elle a bénéficié, en particulier, d’une aide de la
Fondation Mederic Alzheimer qui a financé l’enquête entre 2003 et 2005 (cf. Joël
M.-È., Gramain A.(dir.), avec Weber F., Wittwer J., Béliard A., Roy D., 2005,
L’aidant
familial aux patients atteints de démence de type Alzheimer : agent économique
producteur de services. Rapport final, Fondation Mederic Alzheimer) et du soutien
du Ministère de la Recherche pour les périodes 2000-2003 puis 2004-2008 dans le
cadre de deux actions concertées incitatives. Elle a également pu mener des
exploitations secondaires de l’enquête Handicap-Incapacités-Dépendance (HID)
dans le cadre d’une convention du Laboratoire de Sciences sociales de l’ENS-EHESS, devenu depuis l’équipe ETT du Centre Maurice Halbwachs, avec la MiRe
(Mission Recherche de la Drees), cf. Weber F., janvier 2005, « Les inégalités
sociales dans la prise en charge du handicap : dispositifs institutionnels et soutien
familial »,
La Lettre de la MiRe, n°4, p. 2-5.
[3]
Weber F., Gojard S., Gramain A. (dir), 2003,
Charges de famille. Parenté et
dépendance dans la France contemporaine, Paris, La Découverte.
[4]
C’est en effet à cette occasion que s’est nouée la coopération entre les deux
auteurs de cette introduction, alors toutes deux chercheuses au Centre d’études
de l’emploi, ainsi que la décision de constituer un dossier associant les travaux
de l’équipe Medips et les articles de Christelle Avril et de Viviana Zelizer, avec
lesquelles le dialogue était engagé depuis plusieurs années. Nous avons
ensuite intégré à ce projet deux articles issus du travail sur l’enquête HID ainsi que
l’article d’Annick Anchisi, enseignante-chercheuse de la Haute école santé-social
Valais à Sion (Suisse). Nous tenons à remercier tout particulièrement Chantal
Nicole-Drancourt, responsable de l’ACI JACINTTE (Terrain, Technique, Théorie,
Temps sociaux), pour nous avoir associées à la préparation de cette journée.
[5]
C’est du moins le constat qu’a fait l’équipe Medips avant de s’engager dans le
travail empirique : Gramain A., Weber F., septembre 2001, « Ethnographie et
économétrie : pour une coopération empirique »,
Genèses sciences sociales et
histoire, n°44, p.127-144. Le dialogue s’est poursuivi depuis lors : Gramain A.,
Lacan L., Weber F., Wittwer J., mars 2005, « Économie domestique et décisions
familiales dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes. De
l’ethnographie à la formalisation microéconomique »,
Revue économique, n°56-2,
numéro spécial « Économie et sociologie. Terrains de confrontation », p.465-484.
[6]
Bien qu’elle ait également publié dans l’ouvrage collectif
Charges de famille,
Christelle Avril, alors doctorante au Laboratoire de sciences sociales, n’est pas liée
aux travaux de l’équipe Medips.
[7]
Émilie Biland, alors élève au département de Sciences sociales de l’École normale
supérieure, a participé à la recherche collective sur l’enquête HID mais non aux
autres travaux de l’équipe Medips. Elle poursuit depuis lors ses recherches dans un
tout autre domaine, dans le cadre de l’équipe ETT du Centre Maurice Halbwachs.