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Rives méditerranéennes

2016/1 (n° 52)

  • Pages : 140
  • Affiliation : Revue affiliée à Revues.org

  • Éditeur : M.M.S.H.

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À la suite de ce numéro de Rives méditerranéennes qui analyse des récits de femmes dans la Méditerranée contemporaine au prisme du genre – par l’écriture, l’expression corporelle et les arts visuels – en questionnant la réflexivité de leurs propres démarches dans la société [1][1]  À titre d’exemple : Lisa Adkins, 2003, « Reflexivity:..., Latifa El Bouhsini examine la réflexivité des parcours individuels et collectifs des féministes marocaines dans leur lutte pour l’égalité des sexes au Maroc.

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Pour ce faire, l’auteure adopte une approche multiple. Après un rapide rappel historique des mouvements politiques féministes au Maroc depuis les années de mobilisation où s’affirme la résistance pour l’indépendance politique, plus particulièrement à partir des années 1940 lorsque les femmes acquièrent dans le Royaume un accès plus répandu à l’éducation publique et donc un accès accru à une parole publique, l’auteure privilégie l’étude des parcours institutionnels des organisations féministes comme ceux des femmes qui y militent. Ces deux approches, des institutions et des individus, permettent notamment d’analyser la lutte féministe pour l’essor des droits des femmes entériné par le Code du Statut Personnel (CSP). Adopté premièrement dans le droit marocain en 1957-1958, le CSP est retravaillé pour aboutir en 2004 au Code de la Famille (la Moudawana), considéré comme une réussite quant aux revendications réclamées par des organisations féministes dans le Royaume.

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Cet article, qui s’appuie sur l’exemple du CSP et du Code de la Famille pour lier la lutte pour l’institutionnalisation des droits des femmes marocaines aux parcours collectifs des organisations féministes, se fonde sur l’ouvrage que Latifa El Bouhsini a récemment dirigé avec Assia Benadada sur Le mouvement des droits humains des femmes au Maroc : approche historique et archivistique (Rabat, Publications des Sciences humaines de Rabat-Agdal, 2014). Il atteste de l’importance de la parole des militantes lorsqu’elles analysent leurs propres rôles dans l’entérinement des droits des femmes, pour leur statut personnel et par rapport à la famille.

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Historienne de la place de la femme dans l’historiographie marocaine du Moyen-Âge, professeure du genre à l’Institut national de l’action nationale du Maroc, membre dirigeant au secrétariat d’État chargé de la condition de la femme, de la famille et de l’intégration des handicapés, Latifa El Bouhsini, militante féministe, est spécialiste de ces questions.

Notes

[1]

À titre d’exemple : Lisa Adkins, 2003, « Reflexivity: Freedom or Habit of Gender? », Theory, Culture and Society, 26/6, 21-42.


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