2002
Savoirs et clinique
Danger : adultes !
Franz Kaltenbeck
[*]
Les vrais enfants sont souvent les parents, disait Lacan. La psychanalyse permet de repérer et de prévenir le danger que les parents représentent, souvent à leur insu, pour leurs enfants : ils transmettent les souffrances et les incompréhensions qu’ils ont eux-mêmes subies sans pouvoir les dépasser. Ainsi le danger pour l’enfant ne se limite pas aux conséquences des actes incriminés par la loi pénale : séduction, abus, violence. Il y a aussi l’impardonnable ignorance, les cachotteries en tout genre, le désir fusionnel, l’indifférence, l’exploitation de l’enfant comme locomotive de la consommation, etc.Mots-clés :
Relation parent-enfant, répétition, sujet, objet.
The true children are often the parents, Lacan would say. Psychoanalysis allows us to identify and prevent the danger which parents, often unwittingly, represent for their children : they transmit their own sufferances and misunderstandings which they have not been able to surpass or solve. Thus the risk run by children cannot be limited to the consequences of crimes condemned by the law : violence, sexual abuse. There are also the unforgivable ignorance, all kinds of secrets, indifference, desire of fusion, exploitation of the child as potential consummer.Keywords :
Parent-child relationship, repetition, subject, object.
Le thème de l’enfant-objet que nous avons proposé pour le premier colloque de l’aleph est toujours d’actualité. La réalité qui nous entoure nous apprend tous les jours que notre monde, qui se veut progressiste et ouvert, peut être fermé et obscur pour un enfant. Cependant, le thème de l’enfant-objet ne se limite pas à ces situations insoutenables où l’enfant devient la victime d’une violence. L’enfant encourt aussi des dangers plus ordinaires que les passages à l’acte criminels.
La polyvalence de notre thème permet de rappeler que l’enfant est bien un objet à certains moments de sa vie. Il serait très malheureux s’il n’était pas l’objet de l’amour de sa mère. Sa dépendance à son égard n’est pas seulement vitale, l’enfant a aussi « le désir de son désir ». C’est ainsi que Lacan définit l’amour maternel
[1].
Être l’objet du désir de quelqu’un n’a rien de dégradant. Le problème commence seulement quand l’autre vous fixe dans ce rôle d’objet. Qui serait assez hypocrite pour nier l’attrait phallique d’un enfant ? Qui resterait indifférent à sa vitalité, à son charme et à sa grâce ?
Seulement, il y a des temps, des places et des situations dont l’enfant doit être éloigné. Une mère qui utilise son enfant comme l’objet de son fantasme le condamne à une dépendance atroce. Cette dépendance peut le rendre débile. Une autre fait du sien l’objet autour duquel tourne sa pulsion. L’enfant risque alors de devenir fou. Une jeune fille partage un homme avec sa mère, est donc victime d’un inceste du deuxième type, selon la terminologie de l’anthropologue Françoise Héritier. Devenue adulte, elle éprouve beaucoup de difficultés à maintenir un lien avec ses partenaires. Un enfant qui a subi la violence de son père peut être enclin à se déchaîner à son tour, devenu adulte, contre d’autres enfants. C’est notre clinique qui nous a fourni ces exemples.
Mais il y a des atteintes plus discrètes, moins spectaculaires et souvent commises à l’insu des adultes qui en sont les auteurs. Elles ont pourtant des conséquences graves. J’en ai choisi trois. Elles ont en commun de mettre en cause la fonction du sujet.
Le concept de sujet a été introduit dans la psychanalyse par Lacan. Il l’a construit sur la base des notions de sujet telles qu’elles existent chez Aristote et chez Descartes. Dans la psychanalyse, la référence cartésienne du sujet est importante, car elle explique la recherche de certitude dans laquelle s’engage l’analysant. Le sujet est encore latent chez Freud au moment où l’inconscient parle. Et aujourd’hui, nous reconnaissons le travail de Melanie Klein qui traitait les enfants toujours comme des adultes, c’est-à-dire en tant que sujets.
Le sujet a donc partie liée avec l’enfant. Lacan a implanté son concept au cœur d’une antinomie. D’une part, le sujet est pur effet du signifiant, le point évanescent où le langage, pour un instant, se met à parler (de) lui-même. Le désir de l’Autre veut dire aussi ceci : le langage cherche à répéter ce moment où il a parlé et, à cette fin, il se sert de vous : il vous parle. Mais, d’autre part, le sujet est toujours responsable de la dette symbolique, comme l’enseigne Lacan
[2]. Cette responsabilité, nous ne la supportons pas bien. Elle a pourtant à voir avec la vieille question : « D’où viennent les enfants ? ». Lacan l’a formulée ainsi : « Comment l’homme se reproduit-il ? […] À reproduire la question, c’est la réponse » ou « pour te faire parler
[3] ». Ma thèse est simple : quand on s’arrange mal avec la dette symbolique dont on est responsable en tant que sujet, on en vient à chercher à écraser le sujet et l’on traite mal l’enfant.
Une femme de 38 ans vient en analyse avec la question de savoir pourquoi elle n’a toujours pas trouvé l’homme qui pourrait devenir le père de ses enfants. Elle a déjà essayé plusieurs psychothérapies. Les hommes dont elle tombe amoureuse sont toujours mariés ou habitent loin. Quand un homme lui plaît, elle le comble de paroles et de cadeaux, bref, elle fait manquer le manque et l’homme s’enfuit. Elle a donc de la difficulté à masquer son désir, à produire cette énigme qui attache les hommes à une femme au-delà de la relation sexuelle.
Un rêve nous a éclairé. Elle y voit son vieux père assis dans un restaurant. Il lui tourne le dos. Elle se jette sur lui : « Allô ! papa, je suis là ! » Il se retourne effrayé et lui dit d’un ton très énervé : « Ne fais plus jamais ça ! »
Freud nous enseigne que tout rêve a ses racines dans un vœu infantile. Dans ses associations, la patiente m’explique que son père était en effet toujours inapprochable, lointain. Sa froideur a rendu dépressive sa femme, qui était aussi passionnée que sa fille. À partir de là, nous dirons que le père de la patiente n’a pas permis que celle-ci lui adresse, quand elle était petite, sa demande d’enfant. Demande nécessaire pour que la fille puisse métaphoriser son désir, pour l’incarner, tout en le masquant.
La patiente a confirmé cette construction une séance plus tard, en me racontant une mésaventure. Lors d’un voyage, deux femmes l’ont soumise à un interrogatoire très indiscret : avait-elle un homme dans sa vie ? De quoi vivait-elle ? Incapable d’envoyer ces dames sur les roses, elle répondit à leurs questions en s’en tenant à la stricte vérité, tout en souffrant de se dévoiler ainsi. Une fois de plus, elle manquait de répartie, en se montrant incapable de produire le Witz soulageant qui l’aurait soustraite à sa passion de la castration. Il lui fallait passer par cette douloureuse remémoration de la rencontre manquée avec ce père qui faisait le mort. Sinon, cette femme aurait continué à se faire rejeter.
La conception et la naissance d’un enfant sont des situations où la responsabilité des parents – en tant que sujets – est engagée et même mise à l’épreuve. Il ne sert à rien de faire appel aux instincts et aux bons sentiments pour l’occulter.
Une jeune femme a longtemps travaillé dans son analyse les circonstances de sa venue au monde. Elle n’avait que deux mois lorsque son père quitta sa mère. Celle-ci fit alors une dépression grave tandis que sa fille ne voulait plus se nourrir. Après quelques années d’analyse, elle attendit elle-même un enfant. Pendant sa grossesse, elle fit une série de cauchemars où elle perdait son enfant en descendant dans un torrent.
« Le traumatisme de la naissance
[4] », postulé par Otto Rank, le contemporain de Freud, existe vraiment. Freud, Winnicott et Lacan ont pris au sérieux cette idée. Freud explique ce traumatisme par l’angoisse que produit la situation de la naissance. Mais on peut se demander si ce traumatisme n’est pas plutôt lié au fait que tout enfant naît dans une famille aux liens symboliques inextricables et obscurs, minés par des non-dits et des mensonges qui hypothéqueront toute sa vie.
En 1929, S. Ferenczi a publié son article « L’enfant mal accueilli et sa pulsion de mort
[5] ». Il met en série des patients souffrant d’épilepsie, d’asthme, d’alcoolisme ou de spasmes de la glotte. Dans tous ces symptômes, la pulsion de mort, désintriquée de celle de la vie, est à l’œuvre, affirme l’analyste hongrois. Ses patients étaient tous venus au monde comme « hôtes malvenus dans leurs familles ». Chacun d’eux souffrait d’impulsions suicidaires, d’impuissance, d’un manque de plaisir dans la vie et d’un pessimisme extrême. La conclusion de Ferenczi est implacable : comme les parents ne demandent pas à leur enfant s’il veut vraiment venir au monde, l’enfant a droit à une abondance de tendresse et de soins afin qu’il puisse excuser leur acte. Si cette tendresse lui est refusée, la pulsion de destruction se réveillera bientôt en lui.
On doit à Ferenczi un exposé de 1932 dans lequel il montre également comment l’adulte peut s’attaquer à l’enfant comme sujet
[6]. Ce travail a été très mal accueilli par Freud, mais Lacan le reprend dans l’introduction de son
Discours de Rome
[7].
Ferenczi, dans
Confusion des langues entre les adultes et l’enfant
[8], anticipe maintes avancées de Lacan. Comme celui-ci, il situe les résistances du côté de l’analyste ; comme lui, il pense que l’identification du patient à son analyste entrave l’analyse du transfert négatif.
Selon Ferenczi, la critique adressée par le patient à son analyste est parfois un cri de détresse. Si l’analyste reconnaît avec sincérité sa propre faiblesse, il peut favoriser la remémoration d’un traumatisme, par exemple un viol réel que le patient aurait subi dans son enfance. Pourquoi les patients n’ont-ils pas le souvenir de tels événements ? À cause de la confusion des langues entre l’adulte et l’enfant. L’adulte a joué avec l’enfant, mais, à partir d’un certain moment, il a confondu le jeu avec ses désirs sexuels. Une autre confusion résulte du forçage de l’amour. Beaucoup d’adultes imposent aux enfants leur tendresse et leur demande d’amour, produisant ainsi chez l’enfant l’altération de son caractère ou de forts sentiments de culpabilité.
Les conclusions de Ferenczi sont toujours actuelles. Beaucoup de symptômes graves reposent sur une telle confusion. Il y a des mères qui mettent leurs filles, dès leur plus jeune âge, dans le secret de leur vie érotique. Il y a des hommes plus irresponsables que leurs fils. Ces comportements conduisent à une oblitération du sujet, à une sorte de débilisation larvée et l’on comprend la nostalgie de Lacan pour le siècle où cette confusion n’existait pas. Ainsi nous lisons dans la seconde leçon de son séminaire L’Éthique de la psychanalyse :
« Au temps de Pascal, si l’on parle de l’enfance, c’est pour dire qu’un enfant n’est pas un homme. Si l’on parle de la pensée de l’adulte, ce n’est jamais, en aucun cas, pour y retrouver les traces d’une pensée infantile
[9]. » Il oppose Pascal à Wordsworth, le poète romantique anglais dont Freud aimait citer le vers : « L’enfant est le père de l’homme. » Lacan n’aura de cesse de polémiquer contre l’infantilisation de l’homme moderne.
Le sujet comme concept a un impact direct dans la clinique. Depuis Melanie Klein, les psychanalystes essaient de traiter l’enfant comme sujet au même titre que l’adulte. L’enfant-sujet peut alors se penser lui-même comme l’objet qu’il est dans le désir de l’Autre, qu’il était déjà dans le ventre de sa mère ou face à la jouissance d’un adulte abusif. L’enfant ne devient objet, pour la psychanalyse, qu’à travers les yeux d’un sujet. Ce sujet, nous le supposons au savoir de l’inconscient dans la cure analytique.
J’en arrive au troisième exemple de l’enfant pris abusivement comme un objet. L’enfant est trop souvent l’objet d’une méconnaissance. Lacan fait remarquer que ce que les enfants tolèrent le moins c’est l’ignorance des adultes. Ceux-ci aggravent leur cas quand ils camouflent leur ignorance derrière un masque d’autorité. Ils méconnaissent alors la faculté de jugement de leurs enfants.
Un patient allemand se souvenait que son père n’avait qu’une seule réponse à ses nombreuses questions : « Mais quand même, ça on le sait ! » C’est seulement plus tard que ce patient comprit que son père se mettait à l’abri de ce « on » en lui supposant le savoir. Les sujets qui sortent d’un régime dictatorial font souvent la même expérience : ils regrettent beaucoup moins la restriction de liberté qu’ils ont dû supporter que l’escroquerie au niveau du savoir dont ils ont été les dupes.
Le problème de la méconnaissance se pose de façon aiguë dans les cas d’autistes qui ne parlent pas. On suppose souvent le savoir et l’intelligence aux seules personnes qui maîtrisent la parole, à celles qui savent s’exprimer. Or, la pensée ne procède pas toujours du langage. Quant à l’autisme, on ne peut même pas affirmer qu’il consiste en une disjonction entre la pensée et le langage. Les autistes sont un peu « verbeux », notait Lacan.
C’est pourtant un fait que beaucoup d’autistes ne peuvent pas communiquer. Même s’ils disposent du langage, ils n’arrivent pas à l’utiliser pour se faire entendre. L’année dernière, on a publié en Allemagne le livre de Katja Rhode, une jeune femme autiste de 29 ans
[10]. Elle a écrit son livre à l’aide de la « communication facilitée ». Le sujet compose son texte en montrant ou touchant les lettres d’un clavier d’ordinateur. Il faut soutenir les mouvements de Katja Rhode, qui ne maîtrise pas sa motricité fixe, quand elle compose ses mots et ses textes. Pour ce faire, il faut une personne en qui elle a confiance et qui lui suppose le savoir nécessaire pour écrire : ce sont de préférence sa mère, sa sœur ou son orthophoniste qui avait découvert son intelligence il y a dix ans. Si la personne « facilitante » reste sceptique, si elle veut tester les capacités de la jeune femme autiste, celle-ci interrompt la communication.
Cette situation troublante soulève la question de l’authenticité du livre de Katja Rhode, voire de toute son histoire, relatée par sa mère. Qu’est-ce qui nous garantit que les textes de Katja Rhode ne relèvent pas d’Ulla, sa mère ? Qu’est-ce qui nous prouve que Katja sait vraiment lire et écrire en allemand et en français ? Sa mère affirme : « Katja nous a entre-temps montré qu’elle maîtrise bien le français et le latin ; elle a aussi des notions d’arabe et de swahéli. Les manuels de toutes ces langues lui étaient accessibles à la maison, mais nous ne l’avons jamais vue lire dans ces manuels. Elle dit avoir une mémoire photographique. Elle veut devenir traductrice ou informaticienne
[11]. »
Après avoir lu le récit de la mère et les textes de la fille, je penche pour l’authenticité de leur livre. La mère décrit de façon réaliste sa vie insupportable avec sa fille. Celle-ci hurle, agresse son entourage, s’arrache les cheveux. Elle ne peut ni manger seule, ni se laver. Il est impossible d’aller avec elle au restaurant, chez des voisins ou de rester sur une plage. Et pourtant, cette famille a emmené sa fille autiste dans tous ses voyages.
Quand Katja avait un an, ses parents firent le tour des médecins avec elle. Un seul, un neurologue tchèque, émit le diagnostic d’autisme. Sa mère ne comprit pas la portée de ce verdict et continua à aller voir des spécialistes avec son enfant. Ceux-ci la persuadèrent finalement que Katja n’était point autiste mais oligophrène. Et du coup, on l’envoya dans une école pour enfants débiles.
Il fallut que Katja atteignît l’âge de 22 ans pour que sa mère pût capter quelques signes de son intelligence. Katja lui faisait savoir qu’elle s’orientait parfaitement dans la ville, qu’elle comprenait le français, et un jour, elle articula même la phrase : « Je ne suis pas un bébé. » Une orthophoniste avait déjà signalé à la mère que sa fille était intelligente mais la preuve n’en est venue que grâce à la communication facilitée. À partir de ce moment, la mère se fit le reproche d’avoir méconnu sa fille et de l’avoir marginalisée par sa méconnaissance. Sa fille devait se demander, écrit-elle, si cette méconnaissance n’allait pas durer jusqu’à sa mort
[12].
Un mot encore sur les textes de Katja Rhode. Ils se lisent comme des traductions du grec ancien. Elle accumule les épithètes et les substantifs composés. Son angoisse est « sans rive », elle se plaint des « manifestations dadaïstes de son âme de singe », elle s’attribue un « être de hérisson ». Vis-à-vis de sa sœur, plus heureuse, elle se nomme Ésaü, comme le frère rejeté de Jacob.
Mais ce texte parle avant tout de sa souffrance d’être exclue du monde normal. Elle décrit minutieusement le désespoir de sa mère, ne comprend pas pourquoi les garçons ne l’embrassent pas. Elle semble avoir l’ambition d’être comme les non-autistes. Et pourtant, elle saisit que cette identification est vouée à l’échec : « J’étais assaillie de sentiments d’impuissance quand j’osais nier ma différence radicale
[13]. » Pourtant, Katja ne dit rien sur son altérité, sur le monde de l’autisme, mais son écriture laisse transparaître l’instabilité, le chaos de ce monde. C’est comme si ce monde était rivé au nôtre, comme si l’autiste nous regardait collé à une vitre qui le sépare de nous.
J’ai donc présenté trois cas de figure où l’adulte fait de l’enfant un objet sans le vouloir :
- le père qui se détourne de sa fille car il ne reçoit pas sa demande. Sa fille répète son rejet dans sa vie amoureuse ;
- les parents qui accueillent mal leur enfant et ceux qui écrasent le sujet par « la confusion » des langues ;
- les adultes qui méconnaissent les dons de leurs enfants.
- Sans qu’ils le veuillent, ces adultes entravent la vie de ces enfants. Ils le fixent à un destin et à des répétitions que nous essayons d’infléchir dans l’analyse.
[*]
Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Paris et à Lille.
[1]
J. Lacan,
Écrits, Paris, Le Seuil, 1966, p. 554.
[2]
Op. cit., p. 434.
[3]
J. Lacan, « L’étourdit »,
Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 456.
[4]
O. Rank,
Das Trauma der Geburt, Francfort, 1985.
[5]
S. Ferenczi, « Das unwillkommene Kind und sein Todestrieb »,
Schriften zur Pychoanalyse, Francfort, 1982, t. 2, p. 251-256.
[6]
Cf. E. Fleury,
Confusion de langue et roman familial, p. 47 et suiv.
[7]
J. Lacan,
Écrits, Paris, Le Seuil, 1966, p. 243.
[8]
S. Ferenczi, « Sprachverwirrung zwischen den Erwachsenen und dem Kind »,
Schriften zur Psychoanalyse, Francfort, 1982, p. 303-313.
[9]
J. Lacan,
Le Séminaire, livre VII, L’Éthique de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1986, p. 34.
[10]
K. Rhode,
IchIgelkiud, Munich, 1999.
[11]
Op. cit., p. 52.
[12]
Op. cit., p. 44.
[13]
Op. cit., p. 78.