2004
Savoirs et clinique
Le dire et le dit dans la mélancolie
L’énonciation mélancolique À propos de
Mélancolie et vérité
[1]
Frédéric Pellion
[*]
La constance des symptômes mélancoliques et leur propension à
mettre en cause la continuité vitale du sujet lancent trois principaux défis à
la psychanalyse : a) à l’égard d’une tendance constante à la réduction de
celle-ci à une pratique du sens animée par l’espoir de la « compréhension » ;
b) à l’encontre des possibilités de désaliénisation du sujet, au sens de sa
particularisation ; enfin, c), à l’adresse du savoir psychanalytique quant à sa
capacité à ajouter à ce que la science peut prononcer quant à des phénomènes
lui manifestant tant d’affinités.
Le point de départ de l’ouvrage présenté,
Mélancolie et vérité, fut le constat
que les grands thèmes de la mélancolie rayonnaient à partir d’un point où se
subvertit profondément quelque chose qui est aussi le socle, la condition, de
l’expérience analytique, à savoir le rapport entre parole et vérité.
Cette subversion, qu’énoncent à mon sens toutes les variétés du
délire mélancolique, explique que la seule libre association soit souvent
impuissante devant le phénomène mélancolique ; mais lui donner tout son poids
permet peut-être de commencer à repenser ce que serait une intervention
proprement analytique dans la mélancolie.
Mots-clés :
Énonciation, mélancolie, objet a, vérité..
Confronted with the constancy of melancholy symptoms and their
propensity to jeopardise the vital continuity of a subject, psychoanalysis must
face three challenges. Indeed the following assumptions are questioned : a) the
tendency to reduce it to a practice which aims at merely understanding, b) the
possibility of freeing the subject of an alienation that particularises him, c)
the capacity of psychoanalysis to contribute to enlarge the knowledge of the
closest sciences. Melancholia and
Truth originated in the observation that the main themes of
melancholia radiate from a point which subverts the relation between speech and
truth and which happens to be the very field of the analytical
experience.
This subversion, manifested in the whole range of melancholy
deliriums, accounts for the failure of free association with a melancholy
subject, nevertheless an analytical approach of melancholy should take it into
account.
Keywords :
Enunciation, Melancholia, object a, truth..
Il me semble qu’il est toujours assez malcommode de parler
soi-même d’un livre dont on est l’auteur.
De plus, dans le cas présent, le livre en question ne
m’appartient plus depuis assez longtemps – les dernières corrections d’épreuves
datent déjà d’il y a dix-huit mois –, même si ce n’est pas pour autant que son
supposé public a déjà fait savoir toutes les objections auxquelles il
conviendrait aussi que je réponde.
Je vais donc ne pas parler directement de ce livre comme
résultat, mais plutôt, disons, de sa cause ou de ses causes – ou, en d’autres
termes, de ce que je sais des raisons de son apparition. Cela me conduira à
plutôt insister sur les premiers chapitres.
Donc, quelles furent les causes de ce livre ? Comme toujours,
un enchaînement de questions.
La première de ces questions – première en date et en étrangeté
– est celle de savoir comment un « parlêtre », pour reprendre le mot de Lacan
(1975), peut abjurer sa condition de parlêtre au point de proférer ceci : «
Tout ce que je dis est faux » (Pellion, 2000a, chap. 2). Il faut préciser que,
même si je m’en suis trouvé saisi, cette question ne m’était pas spécialement
destinée, mais fut posée à la cantonade du service hospitalier où je travaille
et où je faisais alors mon apprentissage.
La seconde question, qui est une façon de commencer à
apprivoiser la première, demande si cette proposition « Tout ce que je dis est
faux » ne serait pas une sorte de
nucleus
énonciatif qui unifierait toutes les manifestations de la vieille
affection mélancolique
[2]. De là l’hypothèse d’une lecture possible des
manifestations mélancoliques particulières à chaque époque à partir de l’étude
des incohérences propres à celle-ci des régulations symboliques régissant la
vérité.
Une troisième question s’en déduit : celle de la transformation
(Freud, 1956, p. 307-396) de la proposition nucléaire qui dit – et qui se situe
donc avant tout dans le registre de la pensée – « Tout ce que je dis est faux », en,
depuis un siècle et demi environ, la collection bien connue des manifestations
matérielles de la dépression. Je fais
ici allusion au poids croissant de ce que la sémiologie actuelle isole comme «
syndrome somatique » (Classification internationale des troubles mentaux, p.
100), et dont l’anhédonie et le ralentissement sont des corollaires en tant, on
le voit bien, qu’ils engagent avant tout le corps.
Il reste alors à savoir, quatrième question, si les hésitations
contemporaines quant à l’usage de la notion de vérité n’ont pas à être
corrélées à cette résorption de la pensée dans le corps que le rabattement de
la mélancolie comme fait psychique sur la dépression comme fait médical
manifeste.
*
* *
Revenons maintenant un peu en détail sur chacune de ces quatre
questions.
Donc, tout d’abord, l’énoncé particulier : « Tout ce que je dis
est faux ». Cette formule est assez saisissante à titre d’exemple de ce qu’un
sujet peut produire de rigoureusement paradoxal. Mais elle illustre aussi bien
que la plus radicale folie, que le « Tout » signe ici, peut s’établir à partir
du simple fait d’un reniement de la vérité commune (vérité intrinsèquement
relative lorsqu’elle se fonde plutôt sur un : « Certaines choses, parmi tout ce
que je dis, pense, ou crois, sont peut-être vraies »). Et cet exemple est
d’autant plus frappant qu’il est d’une rhétorique modeste, vidée de tout ce qui
fait l’emphase moiïque de la paranoïa.
Justement, puisqu’on en revient immanquablement, quand on parle
de la mélancolie, au débat du
xixe siècle, qui cherchait à distinguer la
paranoïa et la mélancolie (Kamienny, 1989), il faut dire quelques mots de ce
pourquoi cet énoncé ne peut rigoureusement pas être paranoïaque : la paranoïa,
et son mécanisme princeps, l’interprétation
[3], se fondent en effet, comme le soulignait Freud en
1905 déjà, sur un certain « Il y a
du
vrai dans tout cela » (Freud, 1986, p. 273). Ce qui veut dire que
s’il n’y a dans la mélancolie « pas du vrai », aucun vrai, elle est à situer à
un moment logiquement
[4]
différent de celui de la paranoïa, c’est-à-dire à un moment où il n’y a même
plus à la disposition du sujet le recours d’être persécuté par quelque chose
qui devrait tout de même être délimité comme le « premier extérieur », selon
l’expression de Freud dans « La négation » (Freud, 1992). Que l’on admette ou
non – ce que j’admets sans hésitation – l’appartenance de la mélancolie à la
catégorie des psychoses, la différence entre paranoïa et mélancolie doit donc
être sévèrement maintenue, puisqu’elle repose sur une utilisation de la logique
de l’imaginaire – définie par Lacan dans «
rsi », rappelons-le, à partir de la «
distinction extérieur/intérieur » (Lacan, 1975, p. 90) – complètement
différente.
Mais, si cette petite phrase tient dans ce livre une aussi
grande place, c’est aussi parce qu’elle guide vers une meilleure mesure de
l’incompatibilité qu’il y a entre l’appréciation freudienne de la mélancolie
comme « approche de la vérité » (Freud, 1988, p. 259-278) et l’hypothèse
lacanienne de la maniaco-dépression comme « rejet de l’inconscient » (Lacan,
1974). De fait, rejeter l’inconscient équivaut à repousser la possibilité
d’accéder au demi-vrai me concernant que celui-ci recèle ; et c’est ce rejet
qui, à son tour, fonde la possibilité d’un énoncé aussi radicalement fou que «
tout ce que je dis est faux ». Cet énoncé n’est donc pas une approche de la
vérité, un avant-goût de la vérité qui vaudrait pour tous les autres, les
névrosés, mais bien, si je puis me permettre l’expression, une contre-vérité.
Constater cela a son importance, car cela aide à éviter de donner trop de place
à des choses comme l’empathie et la compréhension.
Passons maintenant à la seconde question. Les symptômes de la
mélancolie s’insèrent, et se sont toujours insérés, là où la vérité manque à
son devoir de concordance, d’adequatio res et
intellectus, de la manière la plus criante, et dévoile alors son
revers d’objet a – cet objet dont
Lacan, dans la leçon du 5 janvier 1966 de son séminaire inédit sur « L’objet de
la psychanalyse », rappelait en effet qu’il était comme tel « impossible à
concevoir ».
L’acedia et la
mélancolie amoureuse sont bien sûr les deux formes les plus connues de cette
insertion de la maladie dans l’inconsistance de l’Autre : l’acte d’aimer Dieu
et l’acte d’aimer une femme – actes dont la codification, au reste, n’a
justement cessé de varier au cours des siècles – sont à l’évidence des actes de
foi, ou, pour parler comme Descartes, des actes où se conjuguent volonté et
entendement, c’est-à-dire les deux dimensions les plus radicalement
inconciliables du sujet. Pour le dire autrement, ce sont des actes où le risque
du sujet se mesure à l’aune de l’improbabilité de l’objet que celui-ci s’est
choisi. À cet égard, il est éloquent de suivre comment la préoccupation pour
l’acedia s’articule aux réformes
successives du dogme chrétien ; il l’est tout autant de lire les mélancolies
amoureuses dont la littérature a jalonné le chemin qui mène aujourd’hui à la
liberté apparente – encore un objet relativement « impossible à concevoir » ! –
d’un commerce presque entièrement déréglementé entre hommes et femmes.
On sait que, dans les deux cas, les solutions qui se proposent
sont différentes : si la réintégration à la règle monastique, c’est-à-dire
avant tout la soumission à son texte, à sa lettre, est la solution principielle
de l’acedia, celle de la mélancolie
amoureuse passe, elle, par un certain nombre de techniques du regard qui
hésitent entre 1) le détournement du regard vers un double dont on aura à
s’assurer sans cesse qu’il irréalise le premier regard, 2) un regarder toujours
ailleurs, voire 3) un regarder ensemble dans la même direction. C’est pourquoi
une partie de Mélancolie et vérité est
consacrée au texte mélancolique, et une autre au regard mélancolique.
La troisième question porte sur ce que j’ai appelé l’«
assignation causale à la personne » de ce qui était originellement une plainte
lucide
[5] contre
l’absence de vérité en l’Autre. Un exemple de cette origine est la plainte
instruite par l’Héraclès mélancolique d’Euripide contre l’inconsistance de Zeus
(Pellion, 2000a, chap. 15) ; mais il faut encore que cette plainte se retourne
sur le sujet, lui soit assignée, pour que Freud puisse promouvoir
l’autoreproche (Freud, 1988, p. 259-278) – auquel nous tenons tant – à devenir
le signe princeps de la mélancolie.
Trois moments m’ont paru donner forme à la logique de cette
assignation.
Le premier de ces moments est l’établissement par Descartes de
la primauté de la vérité du cogito
pour la démonstration de l’existence de Dieu. Mais on sait que l’établissement
de cette primauté ne va pas sans emporter en même temps – temps non pas
chronologique, mais logique – une thèse quant à l’intimité absolue du sujet du
cogito et de l’Autre divin (Guenancia,
1999).
Le commentaire philosophique, aussi subtil soit-il, autour de
Descartes, ne doit cependant pas faire oublier deux choses, qui organisent
l’économie du texte cartésien, ou son contact avec le réel : 1) d’une part, la
relation, qui, pour être tangentielle, n’en est pas moins fondamentale, entre
le parcours cartésien et la thématique mélancolique ; 2) de l’autre, ceci que
c’est un seul et même désir « de trouver quelque chose de constant et d’assuré
dans les sciences » qui guide Descartes dans son rejet de la mélancolie, dans
l’isolement de la volonté comme le trait identificatoire le plus solide de la
créature au Créateur – soit la promotion d’un trait isolable, et incorporable,
à la place de cet index d’une relation
qu’était l’amour paulinien (Agamben, 2000) –, et enfin dans sa décision, prise
au cours du sommeil même, d’interpréter ses rêves au nom de l’« Esprit de
vérité » (Pellion, 2000a, chap. 3). Je crois que l’on peut dire qu’à partir de
ce moment cartésien, la vérité est à l’intérieur… du rêveur.
Le second de ces moments se superpose à la période de la
psychiatrie classique française approximativement comprise entre 1880 et
1895.
À l’étudier d’un peu près, on peut suivre comment le délire des
négations, initialement spécifié par Jules Cotard d’être une prise de position
inimitable à l’égard de l’Autre, se résorbe durant cette période, à mesure que
se généralise l’hypothèse séglasienne d’une « altération du sens organique de
la personnalité » (Pellion, 2000a, chap. 13) comme cause de la dépression. Et
qu’à partir de ce moment, la cause de la maladie est à rechercher à
l’intérieur… du corps du rêveur cartésien.
Le troisième de ces moments est, lui, interne au
corpus freudien. Il me semble en effet
qu’il se produit dans l’espace de temps qui sépare le « Manuscrit G » de 1895
(Freud, 1956, p. 91-97) de « Deuil et mélancolie », en 1915-1917. Dans le
premier de ces textes, l’objet du mélancolique, construit concurremment aux
concepts de libido et de pulsion,
trouve une première caractérisation de sa malposition entre réalité, âme et
corps ; dans le second, cet objet atteint son plein efficace de l’assaut qu’il
donne au moi – « L’ombre de l’objet tombe sur le moi ». Mais cet assaut suppose
tout autre chose que les vestiges de concordance auxquels se réfère encore l’«
action remédiante spécifique » du « Manuscrit G » ; en particulier, que l’objet
ait entre temps abandonné son statut substantiel (Pellion, 2000a, chap. 9) pour
agir en tant que trace psychique d’un objet primaire toujours déjà perdu. Et
cette perte consommée, qu’Abraham (Freud, Abraham, 1965) a toujours refusée, ne
fut pas sans incidence sur le mouvement d’ensemble de la théorie
analytique.
Quatrième question, enfin : celle du traitement contemporain de
la vérité comme objet parmi les autres objets-sous-la-main
[Vorhandgestanden] (Heidegger, 1971),
ce qui l’assimile, oserais-je dire, à un objet de consommation quelconque
(Pellion, 2000a, chap. 6).
Le mouvement qui mène à ce traitement commence au Moyen Âge, où
le caractère intenable de la définition néo-aristotélicienne et scolastique de
la vérité comme adequatio rei et
intellectus a déjà été clairement mis en évidence par certains
(Pellion, 2000a, chap. 4).
Freud avait sans doute lui aussi une intuition assez ferme de
ce problème, mais résistait à la rendre explicite, et ce malgré ce qu’on a pu
lui prêter de « scientisme » (Lacan, 1966, p. 855-877) ; il a cependant fini
par promouvoir l’idée d’une vérité « historique » – c’est-à-dire construite en
opposition aux idéaux de la science – aussi recevable que la vérité «
matérielle » – conforme, elle à ces idéaux (Pellion, 2000a, chap. 5). Quoique
cette idée assume le risque de cristalliser l’histoire en mythe et, à la
limite, de chosifier celle-ci également.
À cela objecte Lacan (Pellion, 2000a, chap. 7), qui, au moyen
de sa construction d’un objet a apte à
unifier les deux vérités de Freud, propose de la vérité un modèle non seulement
dégagé de la formule médiévale, mais encore définitivement marginalisé par
rapport aux circuits de l’échange qui sont plutôt réservés à la circulation
phallique. En effet, la vérité, une fois ramenée à être, en tout et pour tout,
une perte propre à chacun, ne saurait s’échanger – sauf peut-être dans
l’amour.
On comprend alors mieux l’harmonie des noces modernes du
mélancolique et du scientifique, tous deux dévoués à la même tâche de faire de
la vérité un déchet de plus – le premier s’y assimile, tandis que le second
veille à son retraitement dans l’ailleurs où les croyances les plus improbables
prolifèrent.
*
* *
Un mot, pour conclure, sur l’hétérogénéité de mes sources, qui
peuvent sembler écartelées entre psychanalyse, philosophie, psychiatrie,
histoire des religions, littérature, que sais-je encore…
Ce n’est pas que je prétende à aucune interdisciplinarité ;
j’ai même, au contraire, l’idée qu’il est vain d’espérer réconcilier les
différentes manières de voir dans lesquelles la mélancolie trouve une place
d’exemple, ou d’objet d’étude. Le mode de confrontation choisi entre les
différentes disciplines auxquelles ce travail fait appel est donc autre que
l’interdisciplinarité, voire directement opposé à son principe. En fait, je
n’ai pas cherché à accorder les différents discours que suscite la mélancolie ;
mais bien plutôt à étayer l’hypothèse de travail selon laquelle la discorde de
ces discours traduirait valablement quelque chose du phénomène mélancolique
lui-même, à savoir son affinité pour les situations d’inconsistance.
Bien sûr, s’il y a plusieurs discours, il y a un seul Autre, un
seul « trésor du signifiant » (Lacan, 1966, p. 237-322). Mais cet Autre obéit à
des tensions qui acceptent d’être décrites en terme de champ (Soler, 2000, p.
2-16). La symptomatologie mélancolique, qui se glisse dans les lignes de force
de ce champ pour en donner en quelque sorte une radiographie, ne doit donc à
aucun moment cesser de nous occuper. D’autant qu’elle fascine avec raison tous
ceux qui reconnaissent dans ses manifestations le paradigme de ce qu’il en
serait d’un symbolique dictant à ciel ouvert sa loi au réel – au mépris des
bienséances référentielles dont se pare la vérité.
Lacan disait dans un de ses séminaires : « Nous – c’est-à-dire
les psychanalystes – sommes responsables du langage » (Lacan, 1998). Même si
cette responsabilité ne garantit pas une explication scientifique de ce fait
que quelqu’un, un jour, se laisse aller à dire « Tout ce que je dis est faux »,
il me semble qu’elle doit inciter à tenter de s’en approcher d’une moitié de
vérité supplémentaire.
·
Agamben, G. 2000.
Le temps qui reste, tr. fr. Paris,
Payot/Rivages.
·
Classification internationale
des troubles mentaux et des troubles du comportement. 1993. Tr. fr.
Paris, Masson.
·
Freud, S. 1956. «
Esquisse pour une psychologie scientifique », tr. fr. dans
La naissance de la psychanalyse,
Paris, puf.
·
Freud, S. 1956. «
Manuscrit G », tr. fr. in La naissance de la
psychanalyse, Paris, puf.
·
Freud, S. 1986.
Psychopathologie de la vie
quotidienne, tr. fr., Paris, Payot.
·
Freud, S. 1988. «
Deuil et mélancolie », tr. fr. dans Œuvres
complètes, t. XIII, Paris, puf.
·
Freud, S. 1992. « La
négation », tr. fr. dans Œuvres
complètes, t. XVII, Paris, puf.
·
Freud, S. ;
Abraham, K. 1965.
Correspondance, tr. fr. Paris,
Gallimard.
·
Guenancia, P. 1999.
Lire Descartes, Paris, Gallimard coll.
« Folio ».
·
Heidegger, M. 1971.
Qu’est-ce qu’une chose ? tr. fr.
Paris, Gallimard.
·
Kamienny, D. 1989.
Le rapport de la mélancolie et de la paranoïa
dans l’œuvre de Freud, mémoire de dea. Paris, Université Paris VIII.
·
Lacan, J. 1966. «
Fonction et champ de la parole et du langage », dans
Écrits, Paris, Le Seuil.
·
Lacan, J. 1966. « La
science et la vérité », dans Écrits,
Paris, Le Seuil.
·
Lacan, J. 1974.
Télévision, Paris, Le Seuil.
·
Lacan, J. 1975.
Le séminaire, Livre XX, Encore, Paris,
Le Seuil.
·
Lacan, J. 1975.
Le séminaire, Livre XXII, RSI. Leçon
du 10 décembre 1974, publiée in Ornicar
? Paris, 2.
·
Lacan, J. 1998.
Le séminaire, Livre V, Les formations de
l’inconscient, Paris, Le Seuil.
·
Pellion, F. 2000a.
Mélancolie et vérité, Paris,
puf.
·
Pellion, F. 2000b.
Martyrs du symbolique, ou de la schizophrénie
envisagée comme résistance à la psychanalyse, L’inactuel,
4.
·
Soler, C. 2000.
Champ lacanien. Link, 8.
[*]
Frédéric Pellion, docteur en
médecine et en sciences humaines cliniques (psychopathologie fondamentale et
psychanalyse). Psychiatre, praticien hospitalier au centre hospitalier
Sainte-Anne à Paris, psychanalyste à Paris, membre de l’École de psychanalyse
du champ lacanien et de l’équipe de recherche « psychanalyse et médecine » de
l’école doctorale « Recherches en psychanalyse » de l’Université Paris VII –
Denis Diderot.
[1]
F. Pellion,
Mélancolie et
vérité, Paris,
puf,
Intervention prononcée le 26 janvier 2002 à l’Association « Savoirs et clinique
», Lille, 2000.
[2]
Vieille affection, car seule affection mentale avec l’hystérie
à être décrite assez constamment de la plus lointaine Antiquité à nos
jours.
[3]
L’hallucination pouvant à la limite être considérée comme un
cas particulier d’interprétation, comme une interprétation se produisant
malgré le sujet (Pellion,
2000b).
[4]
Qu’il ne faut peut-être pas trop se précipiter à qualifier de
moment d’avant, au sens de la chronologie.
[5]
Encore faut-il préciser qu’être lucide n’est pas tout à fait
équivalent, dans mon esprit, à « s’approcher d’une vérité ».