Le symptôme en acte
Franz Kaltenbeck
En 1936, Samuel Beckett se rend à Brunswick pour voir l’Autoportrait de Giorgione. Il admire ce tableau et partage l’angoisse de la figure qui le regarde. Aussitôt, son symptôme est mobilisé, plus tard, sa création. Cet article révèle, grâce aux schémas optiques de Lacan, l’effet de l’art de Giorgione sur l’auteur irlandais, et montre que l’expérience de Brunswick s’est répercutée dix ans plus tard quand Beckett a écrit sa nouvelle « Le calmant ».Mots-clés :
l’Autoportrait de Giorgione, Beckett, angoisse, idéal du moi, schéma optique, symptôme, « Le calmant ».
In 1936, Samuel Beckett goes to Brunswick to see Giorgione’s self-portrait. He admires the painting and shares the anxiety evinced by the face which looks at him. It immediately triggers a symptom and later his creative activity. The paper shows, through Lacan’s optical schemas, how the art of Giorgione influenced the Irish author and how, ten years later, the same experience recurred when Beckett was writing his short-story « Le calmant ».Keywords :
Giorgione’s self-portrait, Beckett, anxiety, optical schemas, symptom, « Le calmant ».
• L’autre du symptôme
• Effets de peintures
• Giorgione dans Proust
• Devant l’autoportrait de Giorgione
• Le schéma optique
• De l’identification à l’idéal au miroir effacé
• La montée à la tour
• Quand l’écriture se fait peinture
• Écriture réflexive
• Un élément autobiographique : le conte du père, racine du calmant
• Briser le miroir
• Temps et éternité
• Peur et jouissance au-delà de la vie
• Une mauvaise rencontre