L’extase du vide de Un homme qui dort à Espèces d’espaces de Georges Perec
Frédéric Yvan
Un homme qui dort est le récit de l’expérience d’un rapport extasié au monde et à soi, de l’expérience d’une triple dissolution : de l’espace, du temps et du corps ; disparition du sujet, donc, comme jouissance ou extase du vide. C’est cette extase du vide que nous nous attachons à déterminer en la confrontant notamment à Espèces d’espaces qui est précisément essai de Georges Perec de circonscription du vide.Mots-clés :
vide, dehors, atopie, achronie, aphasie, stase, indicible, inhabitable.
Un Homme qui Dort narrates the experience of an ecstatic relationship to the world and to oneself, as well as the experience of a triple dissolution: space, time and body. The subject vanishes in a jouissance or ecstasy of the void. It is this experience which we will try to analyse by opposing it to Espèces d’Espaces, an essay in which Perec attempts to circumscribe the void.Keywords :
void, outside, atopy, achrony, aphasy, stasis, unspeakable, uninhabitable.