Science et motricité
De Boeck Université

I.S.B.N.9782804104399
124 pages

p. 7 à 8
doi: 10.3917/sm.066.0007

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n° 66 2009/1

2009 Science & Motricité

Éditorial

Didier Delignières
À l’heure où j’écris ces lignes, l’agence pour l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur vient de rendre publique la liste des revues scientifiques prises en considération pour l’évaluation des laboratoires dans le cadre de la 74e section. Comme chacun a pu le constater, ce classement est limité à des revues classées A+ et A (alors que d’autres sections faisaient apparaître d’autres catégories, B et C, et les revues francophones « historiques » de la discipline, dont Science & Motricité, sont absentes de cette liste.
Certains se sont déjà offusqués de ce choix, responsables de revues se sentant trahis par les représentants de la section à l’AERES, ou directeurs de laboratoires voyant avec angoisse l’évolution des critères d’évaluation de leurs équipes. Nous avons longuement discuté de ces problèmes au sein du Comité d’Administration de l’ACAPS et du Comité Éditorial. Je voudrais ici exploser le plus clairement possible le positionnement de Science & Motricité.
En choisissant de recentrer son classement sur des revues de haut niveau, l’AERES a logiquement écarté un certain nombre de revues non indexées. Il s’agit d’un choix que nous respectons. Nous sommes particulièrement attachés à l’évaluation de la recherche, et la publication des travaux dans des revues internationales reconnues est un gage que l’on ne peut contester. L’AERES a par ailleurs tenté de prendre en compte les particularités des différents domaines disciplinaires en STAPS, ne retenant pas pour critère unique l’indexation à l’Institute for Scientific Information.
Concernant le problème de l’indexation, il faut rappeler qu’après de longues discussions à ce sujet Science & Motricité a délibérément décidé de ne pas la solliciter, dans la mesure où cette démarche l’obligeait à modifier en profondeur sa politique éditoriale (notamment en généralisant la publication en langue anglaise). Par ailleurs, il est clair qu’une revue telle que Science & Motricité aurait bien du mal à trouver sa place au sein de l’ensemble des revues indexées, généralistes et plus spécialisées, déjà présentes sur le marché. À quoi bon obtenir une indexation si le facteur d’impact de la revue reste insignifiant ?
Science & Motricité tient à conserver sa politique éditoriale originale, fondée sur la publication de revues de question mettant à disposition de son lectorat un état de l’art sur un problème précis, et la publication d’articles originaux, courts, représentant souvent une première expérience pour les jeunes thésards. La revue dans ce cadre joue un rôle didactique essentiel, permettant à nos étudiants de faire leurs armes avant de s’attaquer à des journaux plus difficiles. Il est clair que dans le contexte concurrentiel actuel de la recherche, un doctorant ne peut envisager de publier l’ensemble de son activité de recherche dans des revues de langue française. Science & Motricité est et doit rester un marchepied, une pépinière de talents qui devront ensuite s’exprimer ailleurs.
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