2001
Sociétés Revue des Sciences Humaines et Sociales
Contributions
Les émotions « core »
Commotion du présent et expérience du soi
Aline Métais
DEA de sociologie Université Paris V
« À quoi vise l’art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l’esprit, hors
de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et
notre conscience ? » écrit Bergson
[1]. Même si la musique techno s’apparente à la
culture populaire et en ce sens peut s’éloigner pour certains des «Beaux-Arts »,
elle semble ici correspondre à la fonction artistique décrite par Bergson. La « core »
(sous-entendu la musique techno-core) représente pour ma part l’ensemble des
styles de musique diffusés dans la
free-party. Cette construction analytique intègre alors le « hardcore », la « transecore », l’ « acidcore » mais également la « drum’n
bass »… Elle se définit de ce fait davantage par son espace de diffusion que par
son style de création. Il est nécessaire de prendre en considération la sensibilité
qu’elle provoque chez ceux qui l’écoutent, pour rendre compte de la relation que
peuvent entretenir les
ravers avec cet espace festif.
L’expérience émotionnelle qui en résulte semble permettre d’approfondir
plusieurs domaines (esthétique, psychanalytique, philosophique, sociologique…)
puisqu’elle recouvre la relation de l’individu à l’autre. La « core », déferlant à des
rythmes intenses, est reçue de manière violente par les participants, mais en
s’inscrivant dans le cadre festif, deviendrait une commotion, un choc leur permettant de retrouver dans le présent une part de leurs pulsions instinctuelles et
profondément barbares. Ces instants d’effervescence, vécus ici et maintenant,
seraient alors, dans la perspective jungienne, une manière d’expérimenter le
Soi.
Expérience esthétique et musique interactive
La musique issue des machines, que constituent les musiques «savante » et techno,
conduit l’auditeur à se fier davantage à son écoute et à ses émotions du fait le
plus souvent de son incapacité à déterminer l’origine des sons. Difficile en effet
de nommer un son issu d’un matériel a priori éloigné de la création artistique et
musicale. D’origine concrète, sons et bruits sont par la suite mixés, pillés, concassés jusqu’à devenir méconnaissables et deviennent ainsi étrangers aux auditeurs. Ceci constitue alors une perturbation pour l’auditeur puisque ce genre de
création est en rupture avec la musique tonale où la représentation instrumentale
est consciente. Tel instrument produit en effet un son bien précis pouvant être
reconnu par celui qui l’écoute. Avec les machines, n’importe quel son est issu
d’un même et unique instrument. Au sein de la free-party, cette impossibilité à
déterminer l’origine des émissions sonores est renforcée par la discrétion visuelle
du Dj ou liver. Le plus souvent caché derrière le mur d’enceintes ou écarté de
son public, l’artiste laisse place aux enceintes et aux déferlements sonores et par
conséquent aux émotions.
Il est de ce fait nécessaire d’apprécier la sensibilité et les émotions des intervenants pour rendre compte de la musique puisque, à la différence de la musique
« savante », la techno-core, même si elle utilise les mêmes techniques et principes
d’appropriation du bruit, s’installe, et ceci est primordial, dans le contexte festif.
L’analogie qui peut être constatée entre ces deux musiques est par conséquent
interrompue, puisque la finalité première de la techno-core est de faire vibrer les
individus dans le cadre festif. Sa place ne réside donc pas dans un lieu institutionnel et considéré comme figé, la musique savante s’écoute, la techno-core se vit.
Musique populaire, la « techno-core » s’apprécie ensemble dans un espace de
retrait, propre au festif et à l’effervescence. Il est donc nécessaire d’accentuer le
propos sur la notion d’expérience, puisque la musique est appréciée comme un
vecteur d’émotions et une source d’énergie. En ce sens, elle relève du domaine
de l’esthétique, non exclusif aux «Beaux-Arts ». Schusterman, en se proposant
de défendre la légitimité d’une culture populaire, insiste sur le fait que l’expérience esthétique est relative au processus d’engendrement. « L’œuvre ne peut
être logiquement séparée ni de ce qui l’a engendrée dans l’expérience de son
créateur, ni de la façon variable et changeante dont elle est reçue dans l’expérience des autres, il faut considérer (…) les mutations résultant de son interprétation et de son évaluation.»
[2] De ce fait l’appréciation du sensible est légitime
puisqu’elle permet d’exprimer et d’insister sur l’expérience esthétique. Les sensations véhiculées par la musique sont ainsi capables de rendre compte d’une
certaine manière de la forme musicale techno-core.
D’autre part, les émotions ressenties sont vecteur d’énergie et de cohésion au
sein du groupe et vont agir sur le processus de création. Les participants ne sont
plus de simples spectateurs passifs mais agissent par leur réception sur le processus de création. Toujours à propos de l’expérience, Shusterman remarque que
« l’expérience comme le souligne Dewey implique à la fois une attitude réceptive
et une action productive, absorbant et reconstruisant en retour ce dont on fait
l’expérience, et où le sujet de l’expérience donne forme et se forme lui-même. »
[3]
La notion d’interaction entre le créateur et le récepteur semble majeure dans le
processus d’élaboration du son. Un Dj remarquait à ce propos : « Moi, j’ai besoin
que le public soit réceptif pour faire mon mix, si en face y’a personne, c’est que
vraiment, j’me suis planté »
. L’élaboration de la musique passe donc par cette
réception active du public qui de ce fait renvoie de « l’énergie » à l’artiste, par le
biais des cris, des sifflements, de l’exaltation qu’elle dégage.
La notion d’œuvre s’éloigne alors de plus en plus du modèle classique où
l’artiste, le plus souvent, bénéficie seul d’une emprise sur sa création. La musique
techno demande, elle, l’implication de ceux qui la goûtent et en ce sens constitue
une musique interactive. Comme le souligne P. Lévy : « Ce sont des œuvres
ouvertes, non seulement parce qu’elles admettent une multitude d’interprétations, mais surtout parce qu’elles sont physiquement accueillantes à l’immersion
active d’un explorateur. (…) Or plus l’œuvre exploite les possibilités offertes par
l’interaction, l’interconnexion et les dispositifs de création collective, plus elle est
typique de la cyberculture… et moins il s’agit d’une «œuvre » au sens classique
du terme. »
[4]
Le son techno est ainsi ce vecteur d’émotions et d’agrégation collective. Le
sentiment de partage et de communion s’exacerbe alors au moment de l’interaction, généralement lorsque le Dj va être dans la possibilité d’augmenter les sensations des participants. « Une teuf, ça se fait parce qu’y a du monde… balancer du
gros son comme ça, violent, si t’as personne pour réagir en face, le Dj il s’emmerde… enfin peut-être que lui, il va se faire plaisir… ce sera pas un mix interactif comme on l’entend en teuf… Il faut des réactions de la foule pour entraîner le
Dj et il faut des réactions de la part du Dj pour entraîner la foule, c’est un moteur ! » confiait un
raver.
L’expérience émotionnelle produite par la musique constitue un moment fédérateur. Elle est ce mélange de réceptions interactives où le sentiment de partage et de cohésion est ressenti de la manière la plus forte au sein de la fête.
Malgré le fait qu’il s’agit d’expériences personnelles relatives à chaque corps, le
sensible parait dépasser ces êtres pris un à un et les unit dans un corps élargi,
source d’énergie du créateur. On retrouve ici cette idée de transcendance, développée par M. Maffesoli, le déferlement de la techno conditionne «l’effacement
du moi» au profit de l’extase collective. « Si j’ai parlé du caractère divin de l’œuvre
artistique, c’est parce que en elle la transcendance fait irruption. (…) Mais il s’agit
ici d’une transcendance immanente puisque les émotions suscitées sont réellement ou potentiellement partagées avec d’autres, elles créent une communauté,
fût-elle une communauté invisible.»
[5] L’expérience esthétique produite par le son
devient ainsi le moteur d’un acte fédérateur, moteur qui se vit d’une façon violente.
Commotion et découverte du Soi
La réception sensorielle s’apparente effectivement à la violence, non seulement
du point de vue des individus extérieurs au mouvement, mais également par les
participants eux-mêmes. « Violence », « agression » sont des termes évoqués lors
des entretiens à propos de la musique, qui martèle sans cesse le corps du raver.
Le son est ainsi «apprécié » à la manière d’un choc intense. Agression qui, vécue
dans le cadre festif, devient positive. La danse et la transe induite peuvent extérioriser ces signes d’attaque. Violente à la réception, l’énergie retransmise, vecteur d’un élan esthétiquement créateur, n’est pourtant que positive. La notion de
« commotion » semble alors s’approprier à cette expérience sensible. Puisqu’en
premier lieu elle se rapporte à l’agressivité, la commotion est cette secousse
profonde. Mais en second lieu, de par son étymologie (com-movere) elle renvoie
à la notion de partage et d’être ensemble. La musique techno-core provoque une
commotion qui, intégrée dans le cadre festif, perd ses aspects négatifs. « Les
sons t’agressent la tête, te vrillent, te font vibrer (…), pourtant c’est ça qui t’entraîne », racontait un participant.
La part de l’ombre que revêt la commotion est alors découverte et mise à nu
par le biais de la musique. En ce sens, l’expérience esthétique et commotionnelle,
dépassant les limites du « convenablement» établi, intègre l’ombre et la transforme en énergie. Cette ombre qui, dans la psychanalyse jungienne, renverrait à
tout ce dont on croyait être débarrassé, niché dans notre inconscient. « L’éclatement » parce qu’il est produit par une commotion est de ce fait une manière
d’extérioriser et de vivre ses pulsions mortifères. Aimé Agnel remarque qu’en
« reconnaissant cet étranger en lui-même, le moi découvre, en effet, les illusions
qui le faisaient vivre. La place qu’il accorde à ce contraire interne le différencie
plus réellement de l’autre ; il gagne en énergie et en possibilités créatrices. Par
ailleurs, cette défaite du moi l’ouvre à une attention nouvelle aux contenus disparates, hétérogènes, en conflit les uns avec les autres, qui en réalité, le constituent. »
[6]
Ainsi, en vivant la commotion, les participants retrouvent une part de leur
existence profonde. Il s’agit bien de « trouver l’adversaire en nous-même, dans
l’insatiable appétit de puissance de notre ombre personnelle. Les instincts agressifs de l’homme ne peuvent en effet être éliminés purement et simplement, on
doit prendre la nature humaine telle qu’elle est»
[7] remarque M.L. Von Franz. En
ce sens, la présence du mal et son intégration collective renvoient à ce retour du
barbare. L’acceptation de cette part ombrageuse inhérente à chacun dénote une
part de bestialité. Un retour à l’état de nature, une « naturalisation de la culture
ou culturalisation de la nature » comme le souligne E. Morin.
D’autre part, à l’image de la fête dans laquelle elle s’inscrit, la musique techno
renvoie à un univers proche de celui de la science-fiction. Elle peut ainsi s’inscrire
dans une véritable culture de synthèse. Comme le souligne P. Milburn : « Il y a
continuité entre la musique, musique de synthèse, les produits, produits de synthèse, et une esthétique d’images qui sont des images de synthèse.»
[8] Les participants, en rupture avec leur environnement quotidien, s’imaginent aisément naviguer dans un contexte extra-ordinaire, mais cependant bien ancré dans la réalité
présente. Cet attrait pour les éléments issus des processus électroniques et relatifs à la fiction renvoie au cadre général dans lequel a évolué cette génération.
Elevés aux premiers jeux vidéos et mangas japonais, situés dans un décor de
guerre intergalactique, la plupart des
ravers ont été bercés par la culture populaire de science-fiction des années 80. Celle-ci transforme l’ordinateur, jusqu’alors
employé comme instrument de travail, en un véritable jouet.
Ainsi, d’une certaine manière, il semble qu’ils retrouvent quelques années
plus tard dans le son ou d’autres formes matérielles et visuelles relatives à la
freeparty des représentations inconscientes renvoyant à leur culture enfantine et/ou
adolescente des archétypes présents symboliquement dans leur imaginaire. « L’archétype a pour expressions bien connues le mythe et le conte. Toutefois (…) il
s’agit ici de formes ayant reçu une empreinte spécifique et transmises à travers
un long espace de temps. Le concept d’«archétype » ne s’applique par suite que
médiatement aux représentations collectives »
[9] explique Jung.
Vivre le mal semble donc consister à intégrer et par cela accepter ce qui dans
la tradition occidentale a longtemps été rejeté et qui pourtant réside en nous. À
l’aide de la musique techno-core, le participant peut ainsi réconcilier ses instincts
mortifères dans un Soi plus vaste sachant intégrer non plus seulement la conscience du soi, mais également l’inconscient individuel et l’inconscient collectif.
La commotion est ce retour à l’état pulsionnel. À ce propos Nietzsche écrit:
« Alors fut introduite la plus grande et la plus inquiétante de toutes les maladies,
dont l’humanité n’est pas encore guérie aujourd’hui, l’homme (…)
malade de
lui-même : conséquence d’un divorce violent avec le passé animal, (…) d’une
déclaration de guerre contre les anciens instincts qui jusqu’ici faisaient sa force,
sa joie, et son caractère redoutable. »
[10] Vivre la commotion est ainsi, elle s’apprécie et devient réellement une force revitalisante pour chacun. Énergie qui,
installée dans le cadre festif, se vit ici et maintenant.
L’attention que je souhaite porter dès lors au présent s’inscrit dans l’épuisement
commotionnel. Parce que le son techno-core exerce ses pouvoirs transcendants
de joie et d’agression dans l’événement festif, il se vit dans le présent, dans cet
espace extra-ordinaire qu’est la
free-party. Max Weber remarque à ce propos
que la musique est certes le résultat de processus techniques rationnels mais elle
est aussi « moyen d’extase et d’exorcisme »
[11]. Cette affirmation trouve ses origines dans l’héritage nietzschéen du dionysiaque. Dans
La Naissance de la Tragédie Nietzsche écrit: « Que ce soit sous l’empire du breuvage narcotique dont
parlent les hymnes de tous les peuples primitifs, ou à l’approche du printemps,
qui émeut la nature entière d’un prodigieux frémissement de joie, on voit s’éveiller
ces mouvements dionysiens qui, s’intensifiant, abolissent la subjectivité de l’individu jusqu’à ce qu’il s’oublie complètement».
[12]
La communion commotionnelle renvoie à cette affirmation du « frémissement de joie ». Volonté de ressentir des vibrations violentes et agressives mais de
ce fait intenses, nouvelles, et profondément instinctuelles. C’est-à-dire, ce qui
renvoie comme j’ai tenté de l’expliquer précédemment aux pulsions «refoulées
»
incarnant la part de l’ombre, mais à l’instinctuel également dans le sens où la
commotion relève de l’instant. L’éclatement dans la fête ne vaut que parce qu’il
se vit dans cet espace, en retrait, ou à l’écart de la vie quotidienne, propice, elle,
à la projection horizontale. La musique et par extension la fête, sont des éléments qui vont permettre la communion dans le présent. Au sein de la
freeparty cette affirmation, ce « dire oui à la vie » nietzschéen, est renforcé par l’état
de commotion, choc intensif qui se réalise dans l’acte et le présent.
L’expérience esthétique produite s’affirme alors
hic et nunc et non dans une
projection future et durable qui serait impossible à vivre. Le retrait et l’extase ne
s’acceptent que dans ces moments d’effervescence. Ils sont éphémères et spontanés. M. Maffesoli souligne : « C’est bien cela cette “vie immédiate”, non théorisée, non rationalisée, elle ne se finalise pas, ne se projette pas, mais s’investit
en entier dans le présent. Et c’est cela qui nécessite de l’amour, c’est-à-dire de
l’intensité, (…) « intensité » dans ce qui m’unit aux autres pour vivre cet investissement. »
[13] L’éclatement dans le présent renforce le principe de rupture conduit
par la fête et la musique. L’individu, qui s’épuise dans l’acte, tend à se perdre, à
découvrir des sphères cachées de son existence en s’investissant dans une expérience esthétique créative mais dont le but premier reste celui de « s’éclater dans
le présent ».
La musique techno-core relève en effet d’un processus d’improvisation accentuant cette dimension actuelle, elle est le résultat d’une interaction immédiate
entre le Dj et son public. Au début de mon propos, j’ai précisé qu’une des différences entre techno-core et musique concrète reposait sur la notion d’expérience. J’ajoute ici que cette volonté d’être présent ici et maintenant renforce le
clivage entre musique « populaire » et « art savant ». Un de mes interlocuteurs
pratiquant le
live remarquait que lui, contrairement à Schaeffer, Henri et les
autres, ne faisait pas d’archives. Sa musique restait intensément présente dans
l’instant festif et effervescent. Le
carpe diem est cette forme d’expérimentation
de la vie, de l’environnement quotidien qui se vit pour ces hédonistes dans l’éclatement dionysiaque. Manifestation du «tragique postmoderne » dont « la sensibilité s’emploie à vivre, au jour le jour, ces mêmes problèmes. Ceux-ci, et la tension
qu’ils génèrent, sont constitutifs de tout être individuel ou collectif» écrit
M. Maffesoli.
[14] Ainsi l’accès aux pulsions barbares est permis dans un contexte
particulier, affirmant le présent festif et joyeux, mais qui reste malgré tout éphé-mère et en ce sens recouvre une part de tragique.
L’appréciation sensitive de la techno-core correspond à une expérience esthétique à part entière, dans la mesure où la musique interactive est construite à
partir des émotions et du ressenti. De ce fait, même si elle appartient à la culture
populaire et rejette la notion d’« Art », la techno-core aboutit à une expérience
esthétique. La particularité de cette dernière repose sur le fait qu’elle constitue
une agression, une violence pour ceux qui l’écoutent et la vivent. Elle renvoie à la
notion de « commotion » sachant intégrer la part de l’ombre inhérente à la nature
humaine et en ce sens correspond à une expérimentation ponctuelle du Soi
jungien englobant le conscient de l’individu, son inconscient et celui qui le transcende : l’inconscient collectif. De multiples archétypes présents dans la fête et
appartenant aux représentations relatives à la science-fiction, aux mangas, etc.
renverraient à la culture enfantine ayant bercé chacun. Cependant cette expérimentation, vécue collectivement, est précisément inscrite dans le présent et l’instant. Elle s’effectue dans le cadre précis de l’éclatement individuel du soi et par
conséquent marque le besoin de retourner ensemble, avec des individus partageant ces mêmes expériences, vers ces instants dionysiaques qui semblaient s’être
dissipés.
[1]
H. Bergson,
La Pensée et le Mouvant, PUF, 1934.
[2]
R. Shusterman,
L’art à l’état vif, éd. de Minuit, 1991, p. 49.
[3]
Ibid., 1991, p. 88.
[4]
P. Lévy,
Cyberculture, rapport au Conseil de L’Europe, Odile Jacob, 1998.
[5]
M. Maffesoli,
Au creux des apparences, Livre de Poche, 1990, p. 278.
[6]
A. Agnel « L’ombre et le soi dans la musique contemporaine»,
Cahiers jungiens de
psychanalyse, N° 96, automne 1999.
[7]
M.L. Von Franz,
C.G. Jung, (1972) Buchet/Chastel, 1996, p. 301.
[8]
In actes du colloque «Nouvelles musiques, nouvelles drogues » du 20/11/98.
http : // perso.wanadoo.fr/creai.lorraine/Textes/5758nmndrogues.htm
[9]
M.L. Von Franz,
op. cit., p. 148.
[10]
F. Nietzsche,
La généalogie de la morale, (1887), Gallimard, p. 119.
[11]
M. Weber
, Sociologie de la musique, (1921) Métailié, 1998, p. 15.
[12]
F. Nietzsche,
La naissance de la tragédie (1872), Folio, 1992, p. 16.
[13]
M. Maffesoli,
L’Instant éternel, Denoël, 2000, p. 65.