Sociétés
De Boeck Université

I.S.B.N.2804136728
116 pages

p. 115 à 116
doi: en cours

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no 73 2001/3

Agata Piromallo Gambardella, « Le sfide della comunicazione », 2001, éd. Laterza, Bari, 180 p.

Le dernier ouvrage d’Agata Piromallo Gambardella nous offre une interprétation de valeur vers la dimension de la communication à l’époque digitale.
Le texte s’ouvre avec un sujet concernant la communication et la connaissance, qui, ces derniers temps, a donné lieu à des critiques remarquables ; puisque on a posé la question si les nouvelles technologies sont sources de connaissance ou seulement de reinsegnement.
L’auteur, grâce à une manière de traiter le sujet fondée sur une profonde épaisseur théorique (par exemple, il se rapporte à la théorie de l’«autopoiesi» des biologistes Maturana et Varela ou la théorie des sept intelligences de Gardner), libère le champ d’après cette question, en montrant comme l’être humain est un système vivant qui existe à travers le langage et comment celui-ci réside évidemment dans les nouvelles technologies. En effet, de l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, il est évident que l’envie de communiquer est enracinée en l’être humain, « un savoir enraciné à l’homme, un savoir qui provoque le désir de communiquer avec les mots, avec le regard, avec les mains, qui veut prolonger la vie au-delà des lois du temps ».
En passant à l’examen les auteurs comme Habermas, Lyotard, Deleuze, Maffesoli, Morin, Nancy, Ricœur, l’écrivain nous fait part de la réflexion qui voit dans le dialogue et la narration les vraies essences de l’être humain, car la narration et le dialogue ont rythmé depuis toujours l’existence humaine, et ils continuent à le faire à travers les nouveaux médias. Le livre se détache de certains esprit tristes qui voient dans le développement technologique une ruine pour l’homme du point de vue communicatif; tandis qu’il met en relief les raisons profondes qui poussent l’inconscient social à se diriger vers les nouvelles technologies: nouvelles bannières du « monde des merveilleux récits », duquel nous parla Walter Benjamin.
À ce propos, on peut remarquer comme le nouvel univers communicatif, ainsi lié au monde des images, s’attache bien aux premières formes de la communication humaine, en donnant au virtuel une valeur symbolique qui se pose au-delà de la technologie.
« Le sfide della comunicazione » nous donne, en outre, des conseils utiles pour l’utilisation de la technologie et en ce sens que l’on attache à la théorie des « petites arches » de Lévy, et où l’on signale que : « La fonction de l’intelligence collective est celle de regarder l’acquisition, l’augmentation et la gérance du savoir en un univers où le déluge des informations menace de nous submerger. Mais, au lieu de construire une seule grande arche comme Noé fit pour se sauver des eaux, aujourd’hui il est préférable de s’en remettre à de très petites arches qui flottent éternellement sur l’océan des renseignements ; lequel ne reviendra jamais et donc ne tiendra pas en compte l’abord définitif ». Et encore, en récupérant la leçon de Luhmann, le texte révèle comment la communication est un processus qui « change continûment le réel, même le pose. La menace écologique, par exemple, n’existe pas jusqu’à ce qu’elle ne devienne pas communicative ».
« Le sfide della comunicazione » d’Agata Piromallo Gambardella, donc, ouvre une brèche dans une citadelle trouble édifiée envers les nouveaux médias, en dévoilant comme cela les fondements éthiques et sociaux de la nouvelle communication.
Letterio Antonio Panto
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