2001
Sociétés Revue des Sciences Humaines et Sociales
Activités
sociologiques
Agata Piromallo Gambardella, « Le sfide della comunicazione »,
2001, éd. Laterza, Bari, 180 p.
Le dernier ouvrage d’Agata Piromallo Gambardella nous offre
une interprétation de valeur vers la dimension de la communication à l’époque
digitale.
Le texte s’ouvre avec un sujet concernant la communication et
la connaissance, qui, ces derniers temps, a donné lieu à des critiques
remarquables ; puisque on a posé la question si les nouvelles technologies sont
sources de connaissance ou seulement de reinsegnement.
L’auteur, grâce à une manière de traiter le sujet fondée sur
une profonde épaisseur théorique (par exemple, il se rapporte à la théorie de
l’«autopoiesi» des biologistes Maturana et Varela ou la théorie des sept
intelligences de Gardner), libère le champ d’après cette question, en montrant
comme l’être humain est un système vivant qui existe à travers le langage et
comment celui-ci réside évidemment dans les nouvelles technologies. En effet,
de l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, il est évident que l’envie de communiquer
est enracinée en l’être humain, « un savoir enraciné à l’homme, un savoir qui
provoque le désir de communiquer avec les mots, avec le regard, avec les mains,
qui veut prolonger la vie au-delà des lois du temps ».
En passant à l’examen les auteurs comme Habermas, Lyotard,
Deleuze, Maffesoli, Morin, Nancy, Ricœur, l’écrivain nous fait part de la
réflexion qui voit dans le dialogue et la narration les vraies essences de
l’être humain, car la narration et le dialogue ont rythmé depuis toujours
l’existence humaine, et ils continuent à le faire à travers les nouveaux
médias. Le livre se détache de certains esprit tristes qui voient dans le
développement technologique une ruine pour l’homme du point de vue
communicatif; tandis qu’il met en relief les raisons profondes qui poussent
l’inconscient social à se diriger vers les nouvelles technologies: nouvelles
bannières du « monde des merveilleux récits », duquel nous parla Walter
Benjamin.
À ce propos, on peut remarquer comme le nouvel univers
communicatif, ainsi lié au monde des images, s’attache bien aux premières
formes de la communication humaine, en donnant au virtuel une valeur symbolique
qui se pose au-delà de la technologie.
« Le sfide della comunicazione » nous donne, en outre, des
conseils utiles pour l’utilisation de la technologie et en ce sens que l’on
attache à la théorie des « petites arches » de Lévy, et où l’on signale que : «
La fonction de l’intelligence collective est celle de regarder l’acquisition,
l’augmentation et la gérance du savoir en un univers où le déluge des
informations menace de nous submerger. Mais, au lieu de construire une seule
grande arche comme Noé fit pour se sauver des eaux, aujourd’hui il est
préférable de s’en remettre à de très petites arches qui flottent éternellement
sur l’océan des renseignements ; lequel ne reviendra jamais et donc ne tiendra
pas en compte l’abord définitif ». Et encore, en récupérant la leçon de
Luhmann, le texte révèle comment la communication est un processus qui « change
continûment le réel, même le pose. La menace écologique, par exemple, n’existe
pas jusqu’à ce qu’elle ne devienne pas communicative ».
« Le sfide della comunicazione » d’Agata Piromallo Gambardella,
donc, ouvre une brèche dans une citadelle trouble édifiée envers les nouveaux
médias, en dévoilant comme cela les fondements éthiques et sociaux de la
nouvelle communication.
Letterio Antonio Panto