2001
Sociétés Revue des Sciences Humaines et Sociales
Contributions
Une lecture de george simmel
Michel Maffesoli
Professeur à la Sorbonne
1 Économie monétaire et modernité
La démarche de G. Simmel semble être par bien des aspects éclairante pour une
approche en profondeur de la réalité sociale qui est la nôtre. Et, à partir de son
œuvre, il n’est d’ailleurs pas sans intérêt de souligner l’actualité d’un penseur
« moderne » dans l’approche de la postmodernité, non pour prouver que tout a
été dit par les précurseurs des sciences sociales, mais pour montrer qu’il est
possible d’entrer en synergie avec des analyses déjà faites.
Ainsi, dans un premier temps, d’une manière scolastique, je montrerai quelques éléments clefs de l’analyse, ensuite je proposerai quelques pistes de recherche à partir de ses travaux.
En prenant dans son analyse un point particulier de ce tout structuré qu’est le
fait social, on peut s’attacher à montrer même comment Simmel a toujours en
vue la totalité de l’homme par opposition au clivage en fonctions que lui impose
la vie moderne
[1]. « Le problème crucial de la vie moderne provient de la revendication de l’homme qui veut préserver l’autonomie et l’individualité de son existence face à des forces sociales écrasantes, à l’héritage historique, à la culture
extérieure et à la technique de la vie »
[2]. Ce qui revient à dire : comment l’homme
peut-il préserver sa globalité lorsqu’il assume différentes fonctions, chacune ne
constituant ou n’impliquant qu’une partie de cette globalité? Le lieu où cette
question se pose est par excellence la métropole « siège de l’économie monétaire », lieu où s’exprime au mieux le procès de la rationalisation des rapports
sociaux. C’est là en effet que la rationalisation des rapports sociaux
dans leur
ensemble fait suite à la rationalisation simple des rapports de production. Le
corrélat de cette rationalisation est l’objectivation des rapports humains que l’on
peut en très bref rapporter au passage « d’une économie de troc à une économie
monétaire, et à la transformation du rôle de la monnaie »
[3]. Simmel montre
comment dans notre société, la monnaie est devenue la médiation parfaite, la
médiation en soi, l’équivalent généralisé
[4]. Avec l’économie monétaire, on voit
les relations humaines devenir plus neutres, moins engagées, plus libres (dans le
sens moderne du terme), désérotisées. cette liberté personnelle accrue signifie
isolement et déracinement. «Tandis qu’au cours d’une période antérieure de
développement, l’homme devait payer ses rares relations de dépendance par
l’étroitesse des liens personnels, et souvent par le fait qu’un individu était irremplaçable, nous trouvons maintenant une compensation à la multiplicité des relations de dépendance dans l’indifférence que nous pouvons manifester aux personnes avec qui nous sommes en rapport, et par la liberté où nous sommes de
les remplacer »
[5]. La liberté, et c’est là sa logique, est conçue comme dégagement
par rapport aux liens personnels. La circulation des biens et des marchandises
est la négation de la circulation des personnes et de la parole. Procès qui à son
point ultime amène une indifférence par rapport aux choses, « l’argent non seulement nous libère des liens qui nous rattachent aux autres, mais aussi de ceux
qui nous unissent à ce que nous possédons »
[6]. Dès lors tout se rationalise, et les
tendances collectives (l’échange symbolique) sont rejetées comme irrationnelles
[7]. Le processus d’urbanisation et plus précisément la métropolisation est celui-là même qui par
le rapprochement dans l’espace finit par éliminer l’union
dans le temps. D’où la grégaire solitude propre à la vie moderne.
Petit excursus épistémologique
Ce processus de déracinement dans tous les sens du terme conduit au développement de la raison dialectique, c’est-à-dire que « l’économie monétaire et la
domination de l’intellect sont dans la plus étroite connexion »
[8]. De même que
l’économie monétaire formalise la relation économique, de même l’intellect formalise les rapports et les mouvements psychiques. Et c’est là où Simmel montre
comment la Métropole se fonde sur l’antinomie entre vie des nerfs (Nervenleben)
et intellect (Verstand). « Le fondement psychologique sur lequel s’élève le type de
la personnalité métropolitaine est l’intensification de la vie nerveuse (die Steigerung
des Nervenlebens), qui est le résultat du changement rapide et ininterrompu des
impressions internes et externes »
[9]. Pour se protéger contre cette intensification, contre les menaces d’un déracinement (Entwurtzelung) consécutif au bris du
caractère mythique et traditionnel du milieu antérieur, se développe l’intellect,
l’intensification de la conscience (die Steigerung des Bewusstseins). La métropole est ainsi le lieu d’un constant va-et-vient entre une « vie des nerfs » exacerbée et un développement de l’intellect déconnecté de ses assises sensibles. On
retrouve ici le procès d’intériorisation de l’économie généralisée que Lukacs,
Debord et J. Baudrillard, chacun à sa manière, reprendront
[10]. C’est la réalisation
ultime de l’aliénation, la misère devenue tout à fait misère pour reprendre une
expression situationniste.
Un tel procès est l’aboutissement de l’équivalence universelle ou généralisée
donnant le spleen du blasé qui constitue pour Simmel le type du métropolitain
pour lequel « aucun objet ne mérite d’être préféré à un autre »
[11]. C’est le moment
où le développement excessif de l’esprit amoindrit la vitalité, le blasé ressent
désespérément et totalement l’intégration de sa vie des nerfs. En d’autres termes, on est confronté, d’une manière dramatique, à la réalisation du «désenchantement du monde ». On peut rapprocher ce moment de celui décrit d’une
manière romanesque par Musil dans
L’Homme sans qualité, ou par Kafka dans
Le
Château, ou encore dans cet essai de W. Benjamin intitulé
Sur quelques
thèmes baudelairiens
[12]. Retenons que la métropole sert de matrice à la dialectique que l’on vient d’indiquer, mais pour reprendre une expression même de
Simmel, si elle est l’arène de cette lutte, elle est également celle de la réconciliation. C’est ce qui a pu faire dire que ce dernier était un « penseur de la transition »
(Ubergang)
[13]. Lorsque Lukacs formulait une telle remarque, il le faisait à coup
sûr d’une manière critique. On peut par contre imaginer, et c’est mon hypothèse, que tout en pointant dans l’apogée de «l’économie monétaire » à la fois
l’exacerbation et la paralysie d’une logique sociale fondée sur l’individu et sur son
idéologie (individualisme), Simmel donnait la condition de possibilité pour penser
la transition vers cette autre chose que, faute de mieux, on peut appeler la post-modernité.
2 Mégapole, tribu et « monnaie vivante
»
D’une manière tendancielle à la monnaie abstraite succédait ce que Klossowski
appelait la « monnaie vivante ». Ce que j’appelle l’érotisation des relations sociales.
Ainsi, au-delà d’un individualisme ou d’un narcissisme de façade, on sera
davantage attentif aux attitudes groupales qui ont tendance à se développer dans
nos sociétés. Attitudes qui, à mon avis, s’inscrivent dans la logique dionysiaque
de la socialité. Il est bien évident que la multiplication de petits groupes affinitaires
dans nos mégapoles modernes pose le problème de leur rapports plus ou moins
conflictuels. En tous cas ce néotribalisme nous rappelle que le consensus (cumsensualis) n’est pas uniquement rationnel, ce que nous avons trop souvent tendance à oublier. Il est certain que cette hypothèse du «sentiment partagé » oblige
à repenser le rôle du tiers, c’est-à-dire du pluriel dans la structuration sociétale.
Le rapport conjugal individu/économie pouvait connaître des coups de tabac,
son orbe était cependant bien délimité. L’intrusion du tiers nous fait pénétrer
dans une tempête dont il est difficile de mesurer les conséquences. Il n’est donc
pas sans intérêt d’apprécier quelques éléments essentiels de cette effervescence.
Ce que l’on peut souligner avant toute chose, c’est la prééminence d’une logique
de la désindividualisation ; celle-ci est peut-être quelque peu mystique. Il s’agit
d’une « substance impersonnelle des groupes durables »
[14] à forte connotation
érotique et passionnelle s’inscrivant bien dans la perspective globale ou holistique
qui est le propre de la communauté organique. Tout contribue à son maintien y
compris dissension et dysfonctionnements. Il suffit d’observer l’organisation des
groupes primaires (familiaux, amicaux, religieux, politiques…) pour être convaincu de la pertinence d’une telle dynamique. Ce dépassement ou cette
relativisation de l’individualisme se retrouve dans la sociologie allemande (chez
Tonnies naturellement, mais également chez M . Weber ou K. Mannheim). Cela
est évident pour G. Simmel qui, en particulier à partir des sociétés secrètes, a
bien montré à la fois la dimension affective et sensible des relations sociales et
son épanouissement dans les petits groupes contemporains. Il s’agit d’un fait
culturel qui peut être du plus haut intérêt pour la compréhension du devenir
communicationnel de nos sociétés. L’analyse des structures élémentaires ou des
microgroupes sociaux permet en effet de minoriser le rôle de l’individu qui a
fortement augmenté depuis la Renaissance.
En fait, la logique communicationnelle, ou encore l’interaction qui sont particulièrement visibles dans les groupes, ont tendance à privilégier le tout, l’architectonique et la complémentarité qui en sont issues. Autre manière de parler de
l’affect, et de l’éros. Cette sensibilité théorique est aussi omniprésente chez
G. Simmel pour qui par exemple Dieu se caractérise «comme coïncidentia
oppositorum, centre où se fondent les antinomies de la vie ». Dans le même
texte, il fait référence à la tribu (« la communauté religieuse originelle était la
tribu » ), et à la dépendance de l’individu à cette dernière. La dépendance au Dieu
étant en fait une « stylisation » (c’est-à-dire à la fois l’aspect pointu et euphémisé)
de la première
[15]. Les tribus et leurs luttes, la forte interdépendance qui constitue
ces tribus, et en même temps la nécessité d’un Dieu qui unit les contraires, voilà
le cadre épistémologico-mythique dans lequel s’insère la dialectique de « l’amour
et (de) l’éloignement» qui semble être à la base de toute structuration sociale
chez Simmel. Que la religion (re-ligare) soit l’expression d’une socialité plurielle,
dans le sens que je viens de dire, n’est nullement étonnant. En effet, souvenons-nous qu’avant de devenir institution, avec la rigidification que l’on sait, les rassemblements religieux servaient avant tout à se tenir chaud, à se serrer les coudes face à la dureté de « l’ordre des choses » social ou naturel, et avaient une forte
charge érotique.
Il n’en reste pas moins que ces rassemblements et l’interdépendance qu’ils
induisent sont un mixte étroit de communication et de conflit. Pour citer encore
G. Simmel, le « côte à côte », le vivre-ensemble, le « l’un pour l’autre » peuvent
très bien aller de pair avec « l’un contre l’autre » (Simmel, ibid., p.17). C’est
banalité de le redire, mais l’harmonie ou l’équilibre peut être conflictuel. Dans
cette perspective les éléments divers du tout social (comme du tout naturel) ente
dans un rapport mutuel, dynamique, en bref désignent cette labilité synonyme du
vivant. Le rôle de l’étranger chez Simmel est de ce point de vue intéressant.
Anamnèse du mythe fondateur, la mémoire vivante, l’érotisation des relations fascinent et révulsent tout à la fois. Georges Simmel a fait ressortir une telle
ambivalence. Une métaphore qu’il a maintes fois utilisée en rend bien compte.
C’est, parlant de la cité, le pont qui relie, et la porte qui enferme. Distance et
proximité, attraction et répulsion, leurs relations à la fois complexes et imbriquées, voilà bien ce à quoi une telle image nous invite à méditer. L’étranger, mais
aussi l’étrange dans sa dimension sensible, jouent, pour lui, un rôle indéniable
dans les interactions sociales. Ils servent d’intermédiaires avec l’extériorité et,
par là, avec les diverses formes de l’altérité. De ce point de vue, ils sont parties
intégrantes du groupes lui-même, et le structurent en tant que tel.
Que ce soit positivement ou en servant de repoussoir, ils conditionnent les
« relations de réciprocité », éléments de base de toute socialité.
Simmel revient fréquemment sur une telle thématique ; ainsi lorsqu’il fait un
parallèle entre le fait que l’étranger est le commerçant et le commerçant est
l’étranger
[16]. Il faut comprendre ces termes dans le cadre d’une « économie générale », celle du commerce des biens, mais aussi de l’affect et de la parole. Dans
chacun des cas, l’étranger est une sorte de «passeur ». Il fait ressortir que l’être
du social est fluidité, circulation, qu’il est un perpétuel devenir.
Il est intéressant de remarquer que le marchand est toujours présent dans
l’histoire des fondations. Cela mérite attention. Dans son livre sur la « Civilisation
matérielle », F. Braudel ne manque pas de relier l’errance au flux des échanges
[17].
En insistant sur le fait que cette liaison est l’élément de base de toute société. On
retrouve ainsi la dialectique fondamentale entre l’instituant et l’institué. D’une
manière qui n’est paradoxale que dans une perspective positiviste, l’anomique
d’un moment favorise le canonique de lendemain, et ce qui peut paraître improductif ou nonrationnel a toujours une rationalité propre aux effets économiques
indéniables. On peut dire que la circulation de l’affect, qui est l’aspect le plus
voyant de l’errance, entraîne la circulation des biens. Dans un mouvement sans
fin le marché, dans toutes les civilisations, est le lieu où stabilité et déstabilisation
se conjuguent harmonieusement.
Des historiens, analysant le développement du commerce, aux sociologues,
étudiant le rôle des centre commerciaux contemporains, sans oublier les romanciers attentifs à l’aspect festif des places publiques et des marchés, il y a une
constante mettant l’accent sur «l’animation » corollaire à tous les échanges commerciaux.
« Animation » de la cité, d’un pays, d’une région, d’une corporation, peu
importe en la matière, la vie, en général, est cause et effet d’une intense circulation. De ce point de vue le marché est toujours le lieu par excellence de l’effervescence. L’échange des biens va de pair avec celui des symboles. Le dévergondage le plus éhonté s’accommode de profit et de l’esprit du luxe. C’est également en ces lieux que les nouvelles idées se diffusent, que l’on colporte les nouvelles, que les hérésie se diffusent. C’est tout cela que l’on peut appeler, en son
sens le plus fort, « l’animation » sociale.
Il s’agit là d’une banalité qu’il est bon de rappeler, tant il est vrai que l’on a
tendance à réduire le commerce à sa dimension strictement utilitaire. L’animation dont nous parlent les histoires humaines, l’animation fondatrice dont il a été
question est plurielle, et elle nécessite une approche globale. Elle renvoie à une
réalité mouvante et grouillante, celle du troc qui, au sein même des sociétés les
plus sédentaires, est là toujours à l’affût, prête à s’exprimer au risque de bousculer les certitudes établies et les divers conformismes de pensée.
Les grands empires régionaux n’ont pu se constituer que sur le brassage
multiforme. C’est lui qui favorise la création et les œuvres collectives. Que ce soit
les œuvres de la culture, celles des institutions, ou celles de l’esprit. On le sait
pour ce qui concerne le pourtour méditerranéen, l’europe du Moyen Âge, le
monde lusitanien, ou la civilisation japonaise. On pourrait, bien sûr, retrouver ce
schéma pour bien d’autres civilisations. Parce qu’elle favorise les contact et les
rencontres, l’animation commerciale, qui par nature est nébuleuse, souple, mouvante, trouve curieusement sa réalisation complète dans des constructions solides. Il n’est aucune agrégation sociale que ce soit qui échappe à cette loi. G. Duby
voyait dans
Le Temps des cathédrales, l’expression des « échanges et des fusions esthétiques »
[18]. L’œuvre qui en résulta ne fut pas négligeable. Si on accorde au terme esthétique son sens premier : celui d’émotions partagées, on doit
reconnaître que la dynamique de l’immatériel, issu du brassage économique et
culturel du moment, produisit une œuvre matérielle de premier plan. C’est une
bonne métaphore de l’aspect fondateur du nomadisme qui, parce qu’il sait échapper à la sclérose de l’institution, peut être éminemment constructeur.
De ce point de vue, l’érotisation des relations sociales, la tribu, la «monnaie
vivante » peuvent nous amener à poser une nouvelle
logique sociale qui risque
de bousculer nombre de nos sécurisantes analyses sociologiques. Ainsi ce qui
semblait « marginal» il y a peu ne peut plus être qualifié comme tel. Avant l’École
de Chicago, M. Weber avait remarqué l’existence de ce que j’appellerai ici un
« romantisme tribal», valorisant la vie affectuelle et l’expérience vécue. Avec nuance
d’ailleurs il s’emploie à séparer le bon grain de l’ivraie. Cependant, il me semble
que son analyse des petits groupes mystiques contient, « in nuce », nombre d’éléments pour pouvoir apprécier ce que nous observons de nos jours. En bref,
l’individu et ses diverses théorisations n’ont rien à voir à l’affaire ; non plus d’ailleurs
que l’action de cet individu sur l’Histoire en marche. Dans le cadre de la thématique du dionysiaque, dont le paroxysme est la confusion, les masses effervescentes (promiscuités sexuelles, festives, sportives) ou les masses courantes (foules,
banales, consommatrices, suivistes…) outrepassent les caractéristiques du principe d’individuation. Certes il n’est pas faux de dire que les intentionalités particulières jouent un certain rôle dans le processus d’interaction, mais cela ne doit
pas nous empêcher de voir qu’en tant que «forme » sociale, ce processus est
constitué par une « multitude de minuscules canaux dont l’existence échappe à la
conscience individuelle ». G. Simmel appelle cela un «effet de composition »
(Zusammenschluss)
[19]. En effet, sans qu’il soit possible de déterminer ce qui est
premier, il est certain que la prééminence du groupe et la prégnance de l’affect
permettent de faire ressortir que la densité de la vie quotidienne est avant tout le
fait de forces impersonnelles.
Et pourtant cette vie quotidienne, dans sa frivolité et sa superficialité, risque
d’être la condition de possibilité de quelque forme d’agrégation que ce soit. Cela
G. Simmel peut nous aider à le penser: l’économie de soi, l’économie du monde
qui furent la marge de la modernité laissent, ainsi, la place à un autre rapport à
soi et à la nature dont il faut maintenant mesurer les contours.
[1]
G. Simmel, Die Grossstädte und das Geitesleben, in
Brüke und Tür, Stuttgart, 1957.
[2]
G. Simmel,
The Sociology of G. Simmel, éd. K. H. W ulff, Glencoe, The Free-
Press, 1950, p. 409.
[3]
J. Israel,
L’aliénation de Marx à la sociologie contemporaine, Paris, Anthropos,
1972, 197.
[4]
G. Simmel,
Die Philosophie des Geldes, Liepzig, 1907.
[5]
G. Simmel,
op. cit., p 314.
[6]
G. Simmel, ibid.
[7]
J. Israel,
op. cit., p 206.
[8]
G. Simmel,
Die Großstädte…,
op. cit., p 229.
[9]
G. Simmel,
Die Großstädte…,
op. cit., p 227.
[10]
J. Baudrillard,
Le miroir de la production, Casterman, 1973 ; G. Lukacs,
Histoire
de conscience de classe, Éd. de Minuit.
[11]
G. Simmel, Die Großstädte,
op. cit., p. 232.
[12]
W. Benjamin,
Sur quelques thèmes baudelairiens, Poésie et révolution, Paris,
Denoël, 1971.
[13]
G. Lukacs, G. Simmel (1918) in
Buch des Dankes an G. Simmel, Berlin, 1958.
[14]
Sur le non-individualisme chez G. Simmel, cf. M. Maffesoli, Le paradigme esthétique
in P. Watier, G. Simmel,
La sociologie et l’expérience du monde, Paris, Méridiens,
p. 103.
[15]
G. Simmel, Problème de la sociologie des religions, trad. J. Séguy, in
Archives de
sociologie des religions, Paris, CNRS, 1964, n°17, p.19. Cf. aussi G. Simmel,
La
Religion, Éd. Circé, 1998 et P. Watier,
Simmel, religion et sociologie,
ibid., p. 135.
[16]
G. Simmel,
Soziologie. Duncker und Humblot, Leipzig, 1908, pp.685-691. Sur
l’attraction en général cf. P. Tacussel,
L’attraction sociale, Paris, 1984.
[17]
F. Braudel,
La civilisation matérielle, Paris, T 2, p.11.
[18]
G. Duby,
Le Temps des cathédrales, Paris, p. 47. Cf. aussi M. Maffesoli,
Aux
Creux des Apparences, Paris 1990.
[19]
G. Simmel,
Les Problèmes de la philosophie de l’histoire, Paris, PUF, 1986, p.75.
Cf. aussi P. Watier, Simmel et le secret in G. Simmel,
Secret et sociétés secrètes,
Strasbourg, Circé, 1999.