Les pratique sociales émergentes :
L’exemple des communautés
Bouddhistes dans la perspective du processus de civilisation de N. Elias
[1]
Thierry Mathe
Tout groupe religieux propose une alternative au modèle
fonctionnel domi~nant, des manières différentes de vivre qui apparaissent pour
l’individu comme l’accom~plissement suprême de sa liberté, l’émancipation
absolue de la contrainte sociale. C’est aussi le sens de la religiosité
contemporaine, où la vie quotidienne et laïque devient une voie majeure,
tournée vers l’accomplissement personnel. L’adhésion à un groupe et à une
doctrine, ou à une philosophie, peut se rendre visible à l’extérieur,
manifestant une appartenance. Cette symbolique peut s’exprimer notamment dans
la coiffure, l’habille~ment, l’alimentation ou dans l’adoption de comportements
spécifiques. Ces répertoires de l’adhésion religieuse peuvent être les
inspirateurs ou les relais de mouvements cultu~rels. Nous nous attachons ici à
analyser quelques-unes de ces expressions, adoptées par un certain nombre de
pratiquants occidentaux du bouddhisme tibétain en France, au regard du
«processus de civilisation» de N. Elias.
Mots-clés :
bouddhisme, corps, émotionnel, pratique, puritanisme, salut, symbolique, végétarisme.
• 1 La symbolique pileuse
• 2 Pratique bouddhiste ou mode contemporaine.La symbolique
culinaire du végétarisme comme indice de l’abaissement du seuil de
sensibilité
• 3 De l’« économie émotionnelle »
• 4 Le corps comme objet de salut
• Conclure
• Bibliographie