Sociétés
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4245-0
110 pages

p. 51 à 59
doi: en cours

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no 82 2003/4

2003 Sociétés Revue des Sciences Humaines et Sociales Contributions

Les associations de Raiders: un foyer de coéquipiers

Hakim Ferradji  [1]
Le raid multisports se déroule en pleine nature. Les difficultés à surmonter durant l’épreuve incitent les raiders à s’organiser et à composer des associations de type 1901 composées de moins de 60 personnes où l’affect est présent. Pour se pérenniser, l’association a besoin d’une structure de fonctionnement qui, au fur et à mesure du vécu dans l’association, se trouve être dépassée. Ses membres multiplient les échanges entre eux et deviennent inséparables les uns des autres. L’expérience commune est l’élément qui sert de lien dans cette association librement investie. Elle favorise la création de liens qui outrepassent la sociation pour tendre à une communalisation. Mots-clés : raid, association, lien social, expérience, communalisation. Multisports raid takes place in the country. In order to be able to face all the obstacles during the race, leaders have created groups of less than 60 persons (alike 1901 types, non-profit-organisation) emotionally bounded. Of course, to develop this kind of association, a structure is necessary. But after a time it is not really more necessary : members exchange such strong life « experiences » between them that they become naturally linked and organised. Common experience is the element that binds the raiders in this free association. It overlaps sociation and tends to communalisation. Keywords : raid, association.
Le raid multisports (raid) est une hybridation d’épreuves physiques en orientation qui se dispute en pleine nature par équipe composée de deux à six personnes (raiders). Sa durée peut aller de quatre heures à 12 jours et l’épreuve peut être courue par étapes ou en continu. Le raid demande la présence d’un coureurassistant permettant le transfert du matériel d’un point à un autre [2] où se déroulent les changements d’épreuves et de coéquipiers. Cette activité n’est pas institutionnalisée.
Le raid est en vogue [3]. Les raiders y trouvent de multiples intérêts, dont l’attrait pour la nature. Leurs récits du raid, les moments auxquels ils se réfèrent ont toujours un lien avec la nature, où la réalisation de leur propre chemin dans un lieu dépourvu de toute forme d’urbanisme revêt une importance particulière. Cela est dans « l’esprit du temps [4] » et s’infiltre dans la coupure avec le quotidien représentée par l’aventure qui y est liée extérieurement. L’aventure est une « île dans la vie » qui détermine son début et sa fin d’après ses propres forces de formation. L’individu juge l’aventure qui est un hasard fragmentaire et cependant fermée par un début et une fin (…). Elle rassemble en elle toutes les passions comme un rêve et pourtant elle est destinée comme lui à l’oubli [5].
L’aventure relève de situations incertaines et favorise la réalisation d’expériences inédites [6]. Les raiders sont quasiment tous issus du sport qu’ils quittent pour rechercher une sensation de liberté qu’ils ne retrouvent pas dans l’institution réglant le mode de fonctionnement. Ils n’ont plus les mêmes aspirations quant à l’activité physique. Ils veulent vivre un « être-pour-soi» favorisé dans le raid qui permet d’aller dans une direction donnée. « La signification de l’épreuve réside moins dans son codage que dans le sens que les pratiquants y mettent et y éprouvent [7]. »
Les difficultés rencontrées pour réunir des coéquipiers, pour préparer le raid, pour éventuellement trouver des fonds permettant de réduire son propre apport financier [8] incitent les raiders les plus investis à créer des associations de type 1901 regroupant des partenaires potentiels. Il faut être raider et avoir eu des expériences avec un membre pour y être accepté. L’entrée dans l’association, marquée de sa spécificité [9], se fait par affinité. Nous pouvons donc dire que ces raiders construisent une route ensemble puisqu’ils sont animés du même motif qui est le ciment de l’association dont chacun participe à la concrétisation.
« Au commencement de tous motifs esthétiques, il y a la symétrie. Si l’on veut apporter des choses, idées, sens, harmonie, il faut d’abord leur donner une forme symétrique, équilibrer les parties du tout, les ordonner proportionnellement autour d’un centre [10]. »
Nous voyons que l’association est un regroupement de compétences ; cependant, l’association est-elle marquée par une division du travail social? Quelles sont les raisons qui incitent les raiders à s’y investir ? La participation à ce regroupement associatif favorise-t-elle une modification des liens initialement tissés ?
Pour répondre à ces interrogations, nous verrons dans un premier temps la base de la composition de l’association et de son développement, puis dans un deuxième temps nous mettrons en évidence les rapprochements constatés avant de repérer les fondements de sa pérennisation.
 
Naissance et développement de l’association
 
 
Les événements auxquels les raiders participent ne sont pas simplement des confrontations avec d’autres concurrents, ce sont également des moments de rencontres où ils jaugent l’état d’esprit de certains raiders ceux-ci pouvant même être de leur famille. Le partage réalisé [11], les difficultés rencontrées pour participer aux épreuves font qu’ils se réunissent, et ce malgré le rejet de l’attachement à une instance faisant naître l’idée de « monopole [12] ». Ils créent une association dont ils limitent le nombre de membres afin d’éviter l’entropie inhérente à une multiplication de raiders. En effet, à l’exception de quelques-unes, les associations plafonnent leur nombre à 30 adhérents, quantité rarement atteinte puisqu’elles en regroupent le plus souvent 15 à 20. Cette régulation est liée au mode d’intégration, car une personne qui incorpore l’association est une personne qui assimile son mode de fonctionnement et intègre ses valeurs. Chacun doit participer à sa construction et à son développement. La participation à l’activité devient une éthique. Le maintien de la « ligne de conduite » instaurée est aussi facilité par la faible quantité de personnes réunies. En effet, l’association est créée par quatre ou cinq personnes (le noyau), animées du même motif qui les oriente. Ils prennent les plus grandes décisions, comme l’organisation d’événements impliquant tous les raiders permettant ainsi d’affirmer leur appartenance. Le noyau s’est réuni selon certaines valeurs et les a inculquées aux premiers arrivants, notamment par le partage qui est un moyen de socialisation sensible. L’investissement des raiders dans cet univers est progressif, mais une fois admis dans cette « organisation des moyens » [13], ils œuvrent pour son développement, puisqu’elle est un sens donné à leur être. Les raiders ne veulent pas se limiter au fonctionnement initial. Ils participent, autant que faire se peut, à des raids. Ils « donnent vie » à cette association qui devient leur vitrine.
L’individu est séparé de son club, de son sport. Il est contraint de se relier à nouveau. Les motifs qui l’ont amené à s’investir dans le raid, puis dans cette association doivent le satisfaire afin de l’encourager à prolonger sa participation. Il devient un élément moteur de ce lien créé. Il est libre de consentir toutes sortes de liens avec les raiders gravitant autour de lui. L’individu reconstruit le lien social à partir de lui-même. Rien n’est plus donné, institué, tout est à reconstruire sur une base dont il est maître. La ressemblance constatée au cours d’expériences diverses est un prétexte à l’union permettant de poursuivre ensemble le chemin.
 
Une structure de rapprochement
 
 
L’association de raiders créée, il se met en place une structure de fonctionnement visible permettant de maintenir un contact entre ses membres. L’association ABS aventure [14], localisée à Fonsorbes (Haute-Garonne) près de Toulouse, regroupe 55 adhérents situés sur un triangle dont les extrémités sont Figeac, Toulouse et Carcassonne. Dans cette association, il a été décidé de mettre en place un moyen de communication : le « Qui Appelle Qui [15] ». Ce « Qui Appelle Qui » a pour origine le président qui diffuse l’information, par l’intermédiaire du téléphone, à trois membres qui servent de relais et contactent à leur tour trois autres membres et ainsi de suite. Cela part systématiquement du président ; c’est pour lui un moyen d’être informé des événements qui se déroulent dans l’association. Ce mode de communication est structurel, d’autant qu’aucune marque affective ne la dirige puisque les nouveaux arrivants intègrent une case préétablie. En revanche, le nombre d’adhérents est stable depuis trois ans et semble être l’effectif maximum accepté par le noyau afin de prétendre avoir une « vie » associative où tous les adhérents sont en contact.
Cette association réunit des personnes, séparées de plus de 150 km, qui ont le sentiment d’appartenir à une structure tirant sa richesse de cette diversité, car chacun dispose de compétences mises au service de l’association qui est le creuset [16] de leur relation. C’est ce que nous dit Vincent qui, pour la même pratique physique, est rattaché à deux associations [17] : l’association Airbus où il n’y a pas de « vie » associative et où il côtoie des personnes issues du même milieu social avec lesquelles il dit ne pas prendre beaucoup de plaisir. L’autre association est ABS aventure où il dit s’épanouir et, à l’inverse de l’association Airbus, où il a le sentiment de s’enrichir de la mixité sociale.
Dans l’association ABS aventure où s’installe une « vie », il règne une convivialité, une syntonie [18] qui repousse toute hiérarchie résultant d’une structuration. L’organigramme communicationnel est intégré par tous. Le noyau a donné cette notoriété à l’association et ne revendique nullement d’hégémonie et les adhérents contribuent à la satisfaction de l’objectif fixé. Tout se passe comme si l’association était une « maison » où chacun participait à sa construction et à son développement, comme si les adhérents œuvraient pour leur propre « foyer » dont le président serait garant du bon fonctionnement. La réalisation d’actions communes et le sentiment d’appartenir à un monde dans lequel ils se sentent bien influencent la syntonie.
Nous assistons à une transmutation des valeurs qui engendrent une autre altérité : autrui n’est plus une abstraction avec lequel je dois m’unir pour construire une société, l’autre est celui que je touche et avec lequel je réalise une action qui me touche. Les liens librement tissés font naître une forme de dépendance des uns envers les autres. Ils disposent des mêmes attentes de l’activité investie : c’est une « désirance » (Maffesoli). Ces expériences communes favorisent la stabilisation du monde créé. Nous sommes donc en accord avec R. Sue [19] lorsqu’il voit la pratique associative comme un « engrenage ». L’association serait une maturation de leur être ensemble s’appuyant sur l’expérience commune. Le contrat qui est l’élément unifiant est peu à peu délaissé, il est intériorisé et leur rôle, qui devient une éthique, est dépassé par ses membres afin de multiplier les échanges. Ils ne se contentent pas du registre déterminé. Ils s’en écartent tout en maintenant le fonctionnement initial. Ce contrat crée certes des relations entre les hommes, mais il les laisse en dehors de celles-ci alors qu’ils partagent nombre d’expériences. C’est pour cela que les raiders ne peuvent pas se contenter d’un fonctionnement instrumental dans l’association.
 
Une séparation organique des hommes
 
 
Une équipe regroupée sous une association se reconnaît de loin. Ses membres arrivent en camionnette du type Renault Trafic où figurent le nom de l’association ainsi que des autocollants de raids auxquels ils ont participé et une affiche du raid qu’ils organisent. Cette camionnette est aménagée pour entreposer le matériel de raid. Le nom de l’équipe est toujours celui de l’association : ABS aventure, Sport-Événement pour les associations du même nom, XTrême Raid-Up pour l’association Raid-up… Ils arborent la même tenue aux couleurs de l’association. Les gestes réalisés à l’égard d’un coéquipier révèlent sa connaissance fine. Ils donnent l’impression de ne faire qu’un. L’assistant, raider et membre de l’association, est là aux moments importants tels que le tracé des cartes et à l’arrivée avec des aliments pour le ravitaillement. Sa présence en qualité d’assistant est liée à une blessure ou à une insuffisance dans la préparation lui permettant d’être concurrent. Nous voyons que l’ensemble de l’équipe gravite autour de l’association qui sert de lien. Les coéquipiers sont convaincus que chacun s’investit pleinement car chaque raider représente l’association sur la course.
Les membres de l’association tissent des liens en rapport à l’expérience et aussi à la capacité à être en accord avec le(s) coéquipier(s). Cependant, nous percevons qu’ils participent tous activement à la vie associative. Dès qu’une soirée est organisée, sans que cela soit précisé, chacun prépare un spectacle pour égayer la rencontre. Tout se passe comme s’ils agissaient pour le bien-être de l’association et comme si cela devenait une coutume. Cette activité qui se déroule en périphérie du motif de réunion initial (le regroupement de concurrents potentiels pour prendre du plaisir dans la nature) n’a rien d’obligatoire et se fait naturellement. Pour eux, il n’est pas envisageable de passer une soirée sans animation. Par ailleurs, nous pouvons considérer cela comme une marque supplémentaire d’investissement contribuant à la pérennisation de l’association. Ces animations s’inscrivent dans les rendez-vous de l’association qui ont un objectif décisionnel. Les adhérents tentent de se divertir, de revivre des soirées « traditionnelles » où ils rejettent l’artifice et ne laissent paraître que des sentiments qui touchent l’ensemble des protagonistes par des animations jugées comme étant « authentiques » par un retour aux pratiques traditionnelles [20] retrouvées dans la mise en scène des spectacles. Les membres de l’association dépassent le contrat initialement institué pour y laisser se développer de l’affectivité. Nous ne sommes pas en accord avec R. Sue lorsqu’il affirme l’idée que « non seulement l’association n’est pas la communauté, mais elle permet d’en sortir [21]. » Au contraire, l’organisation et le comportement des adhérents fait penser à une communauté. Nous avons affaire à de l’organique. « Est organique tout ce qui, réel, peut être pensé comme associé et dépendant de la réalité tout entière qui détermine sa nature et ses mouvements [22]. » Leurs activités sont pensées par rapport à l’association qui occupe la majeure partie de leur temps libre. Ses membres n’ont pas systématiquement de liens sanguins, mais tout se passe comme s’ils en avaient. Ils vivent pour l’association avant de vivre pour eux. Lorsque certains réalisent des activités qui ne sont pas placées sous l’égide de l’association, il se trouve que les personnes regroupées en sont quasiment toutes membres. Force est de constater que les personnes côtoyées sont liées à l’association dont ils ne peuvent se séparer. Nous pouvons affirmer que l’association rythme leur temps libre.
Cette pratique aventureuse, ces recompositions successives de liens donnent naissance à une communalisation. En suivant M. Weber, nous voyons que la communalisation se fonde sur l’affectif, l’émotionnel. En défendant leurs intérêts, les membres soutiennent également ceux des autres, puisqu’ils sont animés du même motif. Nul stratège lié à une prise de pouvoir n’est présent afin d’orienter l’association dans une direction différente.
« La grande majorité des relations sociales, si rationnelle en finalité soit-elle et si froidement eût-elle été instituée et déterminée (…) peut faire naître des valeurs sentimentales qui dépassent la fin établie par libre sociation [23]. »
Les raiders intègrent un monde social dans lequel ils éprouvent du plaisir. Ils sont en accord avec l’ensemble des membres réunis autour d’un objectif commun : prendre du plaisir dans la nature. La satisfaction de ce motif est envisageable à condition de se sentir bien avec les autres membres et qu’aucune perfidie ne soit envisageable. Leurs actions les servent tout autant qu’ils favorisent l’association qui devient leur « maison ». Les différentes expériences vécues en commun sont le soubassement de liens intenses, de liens affectifs très forts où chacun vit pour l’association avant de vivre pour lui. Ces raiders réunis ont le sentiment de vivre les uns pour les autres, cela est le fruit de leur volonté donnée à leur être. L’association est un foyer dans lequel ils s’investissent et où les liens librement tissés s’approfondissent et tendent à une communalisation. Celle-ci prend forme à partir de rapports affectifs et émotionnels vécus dans la nature et prolongés à chaque rencontre, même celles prenant part en dehors de la pratique physique.
 
Conclusion
 
 
Les raiders veulent vivre l’aventure afin de pouvoir vivre un « être-pour-soi» donnant sens à leur existence. Parce qu’il n’est pas institutionnalisé, le raid facilite cette volonté. Par ailleurs, les contraintes à considérer afin d’évoluer dans des conditions favorables font qu’ils s’organisent avant l’épreuve afin de satisfaire ce motif de pratique, notamment en se regroupant dans des associations de raiders régies par la loi de 1901. L’environnement naturel qui appelle au partage favorise cette mise en relation des raiders, d’autant qu’ils sont réunis dans des associations qu’ils « font vivre » où ils tissent librement des liens avec d’autres raiders. L’association initialement créée afin de regrouper des concurrents potentiels se transforme peu à peu en un lieu chaleureux. C’est une structure où il fait bon vivre, où ils sont à l’aise et où règne la solidarité. D’ailleurs, chacun est au service de l’association et met en place des actions permettant de la faire voir, de l’élever et par là de retrouver les autres membres avec lesquels ils sont en syntonie. Ils sont inséparables de l’association et de ses autres membres. Il est vrai qu’ils sont initialement regroupés sous les termes de la société, mais les expériences vécues, le temps passé ensemble, font s’effacer ces liens instrumentaux pour laisser la place à des liens durables de type communautaire, et ce même si le motif initial de regroupement n’est pas satisfait. Ces liens durables sont envisageables s’ils s’établissent dans une structure visible et librement investie où ne règne aucune obligation perçue comme une contrainte, un foyer représenté par l’association de raiders, fruit d’un investissement personnel.
Il y a une forme de repli de l’aspect communautaire fort. Ce faisant, l’homme se retrouve délié, il n’est plus rattaché par des liens forts à un groupe ou à une institution. C’est justement en étant libéré des institutions de toutes sortes qu’il est possible de communier, de rentrer en correspondance, de vivre une forme de « reliance » avec le monde social environnant et, avec le temps, de « s’enraciner » dans un monde et de tendre vers une communalisation.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  BARTHELEMY M., « Les expériences multiples de l’endurance », In Sociétés, 64, Bruxelles, De Boeck Université, 1999, pp. 43-49.
·  DUBET F., Le déclin de l’institution, Paris, Seuil, « L’épreuve des faits », 2002.
·  FAURE M., « Un produit agricole “affiné” en objet culturel. Le fromage beaufort dans les Alpes du Nord », In Terrain, 33-2, Paris, Éd. du Patrimoine, 1999, pp. 81-92.
·  GRIFFET J., « L’aventure comme forme de la vie », In Sociétés, 31, Paris, Dunod, 1991, pp. 103-110.
·  GRIFFET J., « Le partage de l’expérience », In Sociétés, 45, Paris, Dunod, 1994, pp. 311-324.
·  JANKELEVITCH V., L’aventure, l’ennui, le sérieux, Paris, Aubier, « Montaigne », 1963.
·  LE BRETON D., Conduites à risque. Des jeux de mort au jeu de vivre, Paris, PUF, « Quadrige », 2002.
·  MORIN E., L’esprit du temps, Nécrose, Vol. 1, Paris, Grasset, 3e éd., 1983. [1962]
·  MAFFESOLI M., Le temps des tribus. Le déclin de l’individualisme dans les sociétés postmodernes, Paris, La table ronde, « La petite vermillon », 3e éd., 2000. [1988]
·  MAFFESOLI M., Au creux des apparences. Pour une éthique de l’esthétique, Paris, Le livre de poche, 1990.
·  SCHÜTZ A., « Faire de la musique ensemble. Une étude des rapports sociaux », In Sociétés, 1, Paris, Masson, 1984, pp. 22-27.
·  SIMMEL G., Philosophie de la modernité, Paris, Payot, Vol. 1, 1989.
·  SIMMEL G., La tragédie de la culture, Paris, Rivages, « Petite Bibliothèque », 2e éd., 1993.
·  STRAUSS A., La trame de la négociation. Sociologie qualitative et interactionnisme, Paris, L’Harmattan, « Logiques Sociales », 1992.
·  SUE R., Renouer le lien social. Liberté, égalité, association, Paris, Odile Jacob, 2001.
·  TÖNNIES F., Communauté et société, Paris, RETZ, « Les classiques des sciences humaines », 1977. [1887]
·  WEBER M., Économie et société, Vol. 1, Paris, Plon, « Agora », 1995. [1971]
 
NOTES
 
[1] Université de Rouen / Faculté des sciences du sport de Rouen, CETAPS UPRES JE 2318, Boulevard Siegfried, 76181 Mont-Saint-Aignan Cedex. Email: hakim. ferradji@ caramail. com.
[2] En fonction du raid, ceux-ci sont nommés Points d’Assistance (PA), Points d’Assis- tance Contrôles (PAC) ou Check Points (CP).
[3] Nous constatons une augmentation du nombre de raids et de ses adeptes. Nous notons cela lors de nos investigations de terrain. Cette constatation est confirmée par les revues spécialisées telles que Endurance, Vivre l’Aventure
[4] MORIN E., L’esprit du temps, Nécrose, Vol. 1, Paris, Grasset, 3e éd., 1983. [1962]
[5] SIMMEL G., Philosophie de la modernité, Paris, Payot, Vol. 1, 1989, p. 312.
[6] JANKELEVITCH V., L’aventure, l’ennui, le sérieux, Paris, Aubier, « Montaigne », 1963, p. 47.
[7] BARTHELEMY M., « Les expériences multiples de l’endurance », In Sociétés, 64, Bruxelles, De Boeck Université, 1999, p. 43.
[8] Les frais d’inscription à un raid qui se déroule sur trois jours en France s’élèvent à environ 200-300 euros par équipe. Ceux de huit jours en France sont de 1100 à 4600 euros. Les raids internationaux sont beaucoup plus chers. Cela est notamment lié au fait qu’il faille se rendre sur le lieu de déroulement de l’épreuve.
[9] Certaines associations sont plus basées sur les raids où domine le vélo, la course à pied…, d’autres ont pour objectif de participer à de « grands raids » tel que le Raid Gauloises dont la participation se fait par une qualification sur les X-Adventure Raids Séries. Notons que beaucoup d’associations se sont créées en vue de participer au Raid Gauloises. Raid-Up ((http :// www. raid-up. com) se concentre maintenant sur des raids moins coûteux, Couze Aventure Eurovergne s’est vu refuser sa participation aux Raids Séries 2003. Ces équipes modifient leurs objectifs et se concentrent sur d’autres raids.
[10] SIMMEL G., La tragédie de la culture, Paris, Rivages, « Petite Bibliothèque », 2e éd., 1993, p. 124.
[11] GRIFFET J., « Le partage de l’expérience », In Sociétés, 45, Paris, Dunod, 1994, pp. 311-324.
[12] DUBET F., Le déclin de l’institution, Paris, Seuil, « L’épreuve des faits », 2002.
[13] STRAUSS A., La trame de la négociation. Sociologie qualitative et interactionnisme, Paris, L’Harmattan, « Logiques Sociales », 1992, pp. 143-189.
[14] Cette association de raid aventure est composée d’un bureau mais de deux sections. L’une basée sur les courses nature et l’autre sur les raids multisports. C’est l’une des premières associations créées en France.
[15] Ce moyen de communication est téléphonique. Ils ne veulent pas le modifier pour un autre mode de communication via Internet par exemple. En effet, celui-ci leur semble plus impersonnel et aléatoire, d’autant que tous ne disposent pas forcément de cet outil.
[16] MAFFESOLI M., Au creux des apparences. Pour une éthique de l’esthétique, Paris, Le livre de poche, 1990.
[17] Il est rattaché à l’association ABS aventure (http ://absaventure.fr.fm) et à l’associa- tion Airbus, entreprise où il travaille, où il trouve notamment un intérêt financier. En effet, cette dernière règle les frais d’engagement aux épreuves alors qu’avec ABS aventure, il doit les régler lui-même.
[18] SCHÜTZ A., « Faire de la musique ensemble. Une étude des rapports sociaux », In Sociétés, 1, Paris, Masson, 1984, p. 26.
[19] SUE R., Renouer le lien social. Liberté, égalité, association, Paris, Odile Jacob, 2001, p. 152.
[20] FAURE M., « Un produit agricole “affiné” en objet culturel. Le fromage beaufort dans les Alpes du Nord », In Terrain, 33-2, Éd. du Patrimoine, Paris, 1999, p. 92.
[21] SUE R., 2001, op. cit., p. 75.
[22] TÖNNIES F., Communauté et société, Paris, RETZ, « Les classiques des sciences humaines », 1977. [1887]
[23] WEBER M., Économie et société, Vol. 1, Paris, Plon, « Agora », 1995, p. 79. [1971]
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