2003
Sociétés Revue des Sciences Humaines et Sociales
Contributions
Les associations de Raiders: un foyer de coéquipiers
Hakim Ferradji
[1]
Le raid multisports se déroule en pleine nature. Les difficultés
à surmonter durant l’épreuve incitent les raiders à s’organiser et à composer
des associations de type 1901 composées de moins de 60 personnes où l’affect
est présent. Pour se pérenniser, l’association a besoin d’une structure de
fonctionnement qui, au fur et à mesure du vécu dans l’association, se trouve
être dépassée. Ses membres multiplient les échanges entre eux et deviennent
inséparables les uns des autres. L’expérience commune est l’élément qui sert de
lien dans cette association librement investie. Elle favorise la création de
liens qui outrepassent la sociation pour tendre à une communalisation.
Mots-clés :
raid, association, lien social, expérience, communalisation.
Multisports raid takes place in the country. In order to be able
to face all the obstacles during the race, leaders have created groups of less
than 60 persons (alike 1901 types, non-profit-organisation) emotionally
bounded. Of course, to develop this kind of association, a structure is
necessary. But after a time it is not really more necessary : members exchange
such strong life « experiences » between them that they become naturally linked
and organised. Common experience is the element that binds the raiders in this
free association. It overlaps sociation and tends to communalisation.
Keywords :
raid, association.
Le raid multisports (raid) est une hybridation d’épreuves
physiques en orientation qui se dispute en pleine nature par équipe composée de
deux à six personnes (raiders). Sa durée peut aller de quatre heures à 12 jours
et l’épreuve peut être courue par étapes ou en continu. Le raid demande la
présence d’un coureurassistant permettant le transfert du matériel d’un point à
un autre
[2] où se
déroulent les changements d’épreuves et de coéquipiers. Cette activité n’est
pas institutionnalisée.
Le raid est en vogue
[3]. Les raiders y trouvent de multiples intérêts, dont
l’attrait pour la nature. Leurs récits du raid, les moments auxquels ils se
réfèrent ont toujours un lien avec la nature, où la réalisation de leur propre
chemin dans un lieu dépourvu de toute forme d’urbanisme revêt une importance
particulière. Cela est dans « l’esprit du temps
[4] » et s’infiltre dans la coupure avec le quotidien
représentée par l’aventure qui y est liée extérieurement. L’aventure est une «
île dans la vie » qui détermine son début et sa fin d’après ses propres forces
de formation. L’individu juge l’aventure qui est un hasard fragmentaire et
cependant fermée par un début et une fin (…). Elle rassemble en elle toutes les
passions comme un rêve et pourtant elle est destinée comme lui à l’oubli
[5].
L’aventure relève de situations incertaines et favorise la
réalisation d’expériences inédites
[6]. Les raiders sont quasiment tous issus du sport
qu’ils quittent pour rechercher une sensation de liberté qu’ils ne retrouvent
pas dans l’institution réglant le mode de fonctionnement. Ils n’ont plus les
mêmes aspirations quant à l’activité physique. Ils veulent vivre un «
être-pour-soi» favorisé dans le raid qui permet d’aller dans une direction
donnée. « La signification de l’épreuve réside moins dans son codage que dans
le sens que les pratiquants y mettent et y éprouvent
[7]. »
Les difficultés rencontrées pour réunir des coéquipiers, pour
préparer le raid, pour éventuellement trouver des fonds permettant de réduire
son propre apport financier
[8] incitent les raiders les plus investis à créer des
associations de type 1901 regroupant des partenaires potentiels. Il faut être
raider et avoir eu des expériences avec un membre pour y être accepté. L’entrée
dans l’association, marquée de sa spécificité
[9], se fait par affinité. Nous pouvons donc dire que ces
raiders construisent une route ensemble puisqu’ils sont animés du même motif
qui est le ciment de l’association dont chacun participe à la
concrétisation.
« Au commencement de tous motifs esthétiques, il y a la
symétrie. Si l’on veut apporter des choses, idées, sens, harmonie, il faut
d’abord leur donner une forme symétrique, équilibrer les parties du tout, les
ordonner proportionnellement autour d’un centre [10]. »
Nous voyons que l’association est un regroupement de
compétences ; cependant, l’association est-elle marquée par une division du
travail social? Quelles sont les raisons qui incitent les raiders à s’y
investir ? La participation à ce regroupement associatif favorise-t-elle une
modification des liens initialement tissés ?
Pour répondre à ces interrogations, nous verrons dans un
premier temps la base de la composition de l’association et de son
développement, puis dans un deuxième temps nous mettrons en évidence les
rapprochements constatés avant de repérer les fondements de sa
pérennisation.
Naissance et développement de l’association
Les événements auxquels les raiders participent ne sont pas
simplement des confrontations avec d’autres concurrents, ce sont également des
moments de rencontres où ils jaugent l’état d’esprit de certains raiders
ceux-ci pouvant même être de leur famille. Le partage réalisé
[11], les difficultés
rencontrées pour participer aux épreuves font qu’ils se réunissent, et ce
malgré le rejet de l’attachement à une instance faisant naître l’idée de «
monopole
[12] ». Ils
créent une association dont ils limitent le nombre de membres afin d’éviter
l’entropie inhérente à une multiplication de raiders. En effet, à l’exception
de quelques-unes, les associations plafonnent leur nombre à 30 adhérents,
quantité rarement atteinte puisqu’elles en regroupent le plus souvent 15 à 20.
Cette régulation est liée au mode d’intégration, car une personne qui incorpore
l’association est une personne qui assimile son mode de fonctionnement et
intègre ses valeurs. Chacun doit participer à sa construction et à son
développement. La participation à l’activité devient une éthique. Le maintien
de la « ligne de conduite » instaurée est aussi facilité par la faible quantité
de personnes réunies. En effet, l’association est créée par quatre ou cinq
personnes (le noyau), animées du même motif qui les oriente. Ils prennent les
plus grandes décisions, comme l’organisation d’événements impliquant tous les
raiders permettant ainsi d’affirmer leur appartenance. Le noyau s’est réuni
selon certaines valeurs et les a inculquées aux premiers arrivants, notamment
par le partage qui est un moyen de socialisation sensible. L’investissement des
raiders dans cet univers est progressif, mais une fois admis dans cette «
organisation des moyens »
[13], ils œuvrent pour son développement, puisqu’elle est
un sens donné à leur être. Les raiders ne veulent pas se limiter au
fonctionnement initial. Ils participent, autant que faire se peut, à des raids.
Ils « donnent vie » à cette association qui devient leur vitrine.
L’individu est séparé de son club, de son sport. Il est
contraint de se relier à nouveau. Les motifs qui l’ont amené à s’investir dans
le raid, puis dans cette association doivent le satisfaire afin de l’encourager
à prolonger sa participation. Il devient un élément moteur de ce lien créé. Il
est libre de consentir toutes sortes de liens avec les raiders gravitant autour
de lui. L’individu reconstruit le lien social à partir de lui-même. Rien n’est
plus donné, institué, tout est à reconstruire sur une base dont il est maître.
La ressemblance constatée au cours d’expériences diverses est un prétexte à
l’union permettant de poursuivre ensemble le chemin.
Une structure de rapprochement
L’association de raiders créée, il se met en place une
structure de fonctionnement visible permettant de maintenir un contact entre
ses membres. L’association ABS aventure
[14], localisée à Fonsorbes (Haute-Garonne) près de
Toulouse, regroupe 55 adhérents situés sur un triangle dont les extrémités sont
Figeac, Toulouse et Carcassonne. Dans cette association, il a été décidé de
mettre en place un moyen de communication : le « Qui Appelle Qui
[15] ». Ce « Qui Appelle Qui »
a pour origine le président qui diffuse l’information, par l’intermédiaire du
téléphone, à trois membres qui servent de relais et contactent à leur tour
trois autres membres et ainsi de suite. Cela part systématiquement du président
; c’est pour lui un moyen d’être informé des événements qui se déroulent dans
l’association. Ce mode de communication est structurel, d’autant qu’aucune
marque affective ne la dirige puisque les nouveaux arrivants intègrent une case
préétablie. En revanche, le nombre d’adhérents est stable depuis trois ans et
semble être l’effectif maximum accepté par le noyau afin de prétendre avoir une
« vie » associative où tous les adhérents sont en contact.
Cette association réunit des personnes, séparées de plus de 150
km, qui ont le sentiment d’appartenir à une structure tirant sa richesse de
cette diversité, car chacun dispose de compétences mises au service de
l’association qui est le creuset
[16] de leur relation. C’est ce que nous dit Vincent qui,
pour la même pratique physique, est rattaché à deux associations
[17] : l’association Airbus où
il n’y a pas de « vie » associative et où il côtoie des personnes issues du
même milieu social avec lesquelles il dit ne pas prendre beaucoup de plaisir.
L’autre association est ABS aventure où il dit s’épanouir et, à l’inverse de
l’association Airbus, où il a le sentiment de s’enrichir de la mixité
sociale.
Dans l’association ABS aventure où s’installe une « vie », il
règne une convivialité, une syntonie
[18] qui repousse toute hiérarchie résultant d’une
structuration. L’organigramme communicationnel est intégré par tous. Le noyau a
donné cette notoriété à l’association et ne revendique nullement d’hégémonie et
les adhérents contribuent à la satisfaction de l’objectif fixé. Tout se passe
comme si l’association était une « maison » où chacun participait à sa
construction et à son développement, comme si les adhérents œuvraient pour leur
propre « foyer » dont le président serait garant du bon fonctionnement. La
réalisation d’actions communes et le sentiment d’appartenir à un monde dans
lequel ils se sentent bien influencent la syntonie.
Nous assistons à une transmutation des valeurs qui engendrent
une autre altérité : autrui n’est plus une abstraction avec lequel je dois
m’unir pour construire une société, l’autre est celui que je touche et avec
lequel je réalise une action qui me touche. Les liens librement tissés font
naître une forme de dépendance des uns envers les autres. Ils disposent des
mêmes attentes de l’activité investie : c’est une « désirance » (Maffesoli).
Ces expériences communes favorisent la stabilisation du monde créé. Nous sommes
donc en accord avec R. Sue
[19] lorsqu’il voit la pratique associative comme un «
engrenage ». L’association serait une maturation de leur être ensemble
s’appuyant sur l’expérience commune. Le contrat qui est l’élément unifiant est
peu à peu délaissé, il est intériorisé et leur rôle, qui devient une éthique,
est dépassé par ses membres afin de multiplier les échanges. Ils ne se
contentent pas du registre déterminé. Ils s’en écartent tout en maintenant le
fonctionnement initial. Ce contrat crée certes des relations entre les hommes,
mais il les laisse en dehors de celles-ci alors qu’ils partagent nombre
d’expériences. C’est pour cela que les raiders ne peuvent pas se contenter d’un
fonctionnement instrumental dans l’association.
Une séparation organique des hommes
Une équipe regroupée sous une association se reconnaît de loin.
Ses membres arrivent en camionnette du type Renault Trafic où figurent le nom
de l’association ainsi que des autocollants de raids auxquels ils ont participé
et une affiche du raid qu’ils organisent. Cette camionnette est aménagée pour
entreposer le matériel de raid. Le nom de l’équipe est toujours celui de
l’association : ABS aventure, Sport-Événement pour les associations du même
nom, XTrême Raid-Up pour l’association Raid-up… Ils arborent la même tenue aux
couleurs de l’association. Les gestes réalisés à l’égard d’un coéquipier
révèlent sa connaissance fine. Ils donnent l’impression de ne faire qu’un.
L’assistant, raider et membre de l’association, est là aux moments importants
tels que le tracé des cartes et à l’arrivée avec des aliments pour le
ravitaillement. Sa présence en qualité d’assistant est liée à une blessure ou à
une insuffisance dans la préparation lui permettant d’être concurrent. Nous
voyons que l’ensemble de l’équipe gravite autour de l’association qui sert de
lien. Les coéquipiers sont convaincus que chacun s’investit pleinement car
chaque raider représente l’association sur la course.
Les membres de l’association tissent des liens en rapport à
l’expérience et aussi à la capacité à être en accord avec le(s) coéquipier(s).
Cependant, nous percevons qu’ils participent tous activement à la vie
associative. Dès qu’une soirée est organisée, sans que cela soit précisé,
chacun prépare un spectacle pour égayer la rencontre. Tout se passe comme s’ils
agissaient pour le bien-être de l’association et comme si cela devenait une
coutume. Cette activité qui se déroule en périphérie du motif de réunion
initial (le regroupement de concurrents potentiels pour prendre du plaisir dans
la nature) n’a rien d’obligatoire et se fait naturellement. Pour eux, il n’est
pas envisageable de passer une soirée sans animation. Par ailleurs, nous
pouvons considérer cela comme une marque supplémentaire d’investissement
contribuant à la pérennisation de l’association. Ces animations s’inscrivent
dans les rendez-vous de l’association qui ont un objectif décisionnel. Les
adhérents tentent de se divertir, de revivre des soirées « traditionnelles » où
ils rejettent l’artifice et ne laissent paraître que des sentiments qui
touchent l’ensemble des protagonistes par des animations jugées comme étant «
authentiques » par un retour aux pratiques traditionnelles
[20] retrouvées dans la mise en scène des
spectacles. Les membres de l’association dépassent le contrat initialement
institué pour y laisser se développer de l’affectivité. Nous ne sommes pas en
accord avec R. Sue lorsqu’il affirme l’idée que « non seulement l’association
n’est pas la communauté, mais elle permet d’en sortir
[21]. » Au contraire, l’organisation et le
comportement des adhérents fait penser à une communauté. Nous avons affaire à
de l’organique. « Est organique tout ce qui, réel, peut être pensé comme
associé et dépendant de la réalité tout entière qui détermine sa nature et ses
mouvements
[22]. »
Leurs activités sont pensées par rapport à l’association qui occupe la majeure
partie de leur temps libre. Ses membres n’ont pas systématiquement de liens
sanguins, mais tout se passe comme s’ils en avaient. Ils vivent pour
l’association avant de vivre pour eux. Lorsque certains réalisent des activités
qui ne sont pas placées sous l’égide de l’association, il se trouve que les
personnes regroupées en sont quasiment toutes membres. Force est de constater
que les personnes côtoyées sont liées à l’association dont ils ne peuvent se
séparer. Nous pouvons affirmer que l’association rythme leur temps
libre.
Cette pratique aventureuse, ces recompositions successives de
liens donnent naissance à une communalisation. En suivant M. Weber, nous voyons
que la communalisation se fonde sur l’affectif, l’émotionnel. En défendant
leurs intérêts, les membres soutiennent également ceux des autres, puisqu’ils
sont animés du même motif. Nul stratège lié à une prise de pouvoir n’est
présent afin d’orienter l’association dans une direction différente.
« La grande majorité des relations sociales, si rationnelle
en finalité soit-elle et si froidement eût-elle été instituée et déterminée (…)
peut faire naître des valeurs sentimentales qui dépassent la fin établie par
libre sociation [23]. »
Les raiders intègrent un monde social dans lequel ils éprouvent
du plaisir. Ils sont en accord avec l’ensemble des membres réunis autour d’un
objectif commun : prendre du plaisir dans la nature. La satisfaction de ce
motif est envisageable à condition de se sentir bien avec les autres membres et
qu’aucune perfidie ne soit envisageable. Leurs actions les servent tout autant
qu’ils favorisent l’association qui devient leur « maison ». Les différentes
expériences vécues en commun sont le soubassement de liens intenses, de liens
affectifs très forts où chacun vit pour l’association avant de vivre pour lui.
Ces raiders réunis ont le sentiment de vivre les uns pour les autres, cela est
le fruit de leur volonté donnée à leur être. L’association est un foyer dans
lequel ils s’investissent et où les liens librement tissés s’approfondissent et
tendent à une communalisation. Celle-ci prend forme à partir de rapports
affectifs et émotionnels vécus dans la nature et prolongés à chaque rencontre,
même celles prenant part en dehors de la pratique physique.
Les raiders veulent vivre l’aventure afin de pouvoir vivre un «
être-pour-soi» donnant sens à leur existence. Parce qu’il n’est pas
institutionnalisé, le raid facilite cette volonté. Par ailleurs, les
contraintes à considérer afin d’évoluer dans des conditions favorables font
qu’ils s’organisent avant l’épreuve afin de satisfaire ce motif de pratique,
notamment en se regroupant dans des associations de raiders régies par la loi
de 1901. L’environnement naturel qui appelle au partage favorise cette mise en
relation des raiders, d’autant qu’ils sont réunis dans des associations qu’ils
« font vivre » où ils tissent librement des liens avec d’autres raiders.
L’association initialement créée afin de regrouper des concurrents potentiels
se transforme peu à peu en un lieu chaleureux. C’est une structure où il fait
bon vivre, où ils sont à l’aise et où règne la solidarité. D’ailleurs, chacun
est au service de l’association et met en place des actions permettant de la
faire voir, de l’élever et par là de retrouver les autres membres avec lesquels
ils sont en syntonie. Ils sont inséparables de l’association et de ses autres
membres. Il est vrai qu’ils sont initialement regroupés sous les termes de la
société, mais les expériences vécues, le temps passé ensemble, font s’effacer
ces liens instrumentaux pour laisser la place à des liens durables de type
communautaire, et ce même si le motif initial de regroupement n’est pas
satisfait. Ces liens durables sont envisageables s’ils s’établissent dans une
structure visible et librement investie où ne règne aucune obligation perçue
comme une contrainte, un foyer représenté par l’association de raiders, fruit
d’un investissement personnel.
Il y a une forme de repli de l’aspect communautaire fort. Ce
faisant, l’homme se retrouve délié, il n’est plus rattaché par des liens forts
à un groupe ou à une institution. C’est justement en étant libéré des
institutions de toutes sortes qu’il est possible de communier, de rentrer en
correspondance, de vivre une forme de « reliance » avec le monde social
environnant et, avec le temps, de « s’enraciner » dans un monde et de tendre
vers une communalisation.
·
BARTHELEMY M., « Les expériences multiples de l’endurance », In
Sociétés, 64, Bruxelles, De Boeck
Université, 1999, pp. 43-49.
·
DUBET F., Le déclin de
l’institution, Paris, Seuil, « L’épreuve des faits », 2002.
·
FAURE M., « Un produit agricole “affiné” en objet culturel. Le
fromage beaufort dans les Alpes du Nord », In Terrain, 33-2, Paris, Éd. du Patrimoine, 1999,
pp. 81-92.
·
GRIFFET J., « L’aventure comme forme de la vie », In
Sociétés, 31, Paris, Dunod, 1991, pp.
103-110.
·
GRIFFET J., « Le partage de l’expérience », In
Sociétés, 45, Paris, Dunod, 1994, pp.
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·
JANKELEVITCH V., L’aventure,
l’ennui, le sérieux, Paris, Aubier, « Montaigne », 1963.
·
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2002.
·
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temps, Nécrose, Vol. 1, Paris, Grasset, 3e éd., 1983.
[1962]
·
MAFFESOLI M., Le temps des
tribus. Le déclin de l’individualisme dans les sociétés
postmodernes, Paris, La table ronde, « La petite vermillon », 3e
éd., 2000. [1988]
·
MAFFESOLI M., Au creux des
apparences. Pour une éthique de l’esthétique, Paris, Le livre de
poche, 1990.
·
SCHÜTZ A., « Faire de la musique ensemble. Une étude des
rapports sociaux », In Sociétés, 1,
Paris, Masson, 1984, pp. 22-27.
·
SIMMEL G., Philosophie de la
modernité, Paris, Payot, Vol. 1, 1989.
·
SIMMEL G., La tragédie de la
culture, Paris, Rivages, « Petite Bibliothèque », 2e éd.,
1993.
·
STRAUSS A., La trame de la
négociation. Sociologie qualitative et interactionnisme, Paris,
L’Harmattan, « Logiques Sociales », 1992.
·
SUE R., Renouer le lien social.
Liberté, égalité, association, Paris, Odile Jacob, 2001.
·
TÖNNIES F., Communauté et
société, Paris, RETZ, « Les classiques des sciences humaines »,
1977. [1887]
·
WEBER M., Économie et
société, Vol. 1, Paris, Plon, « Agora », 1995. [1971]
[1]
Université de Rouen / Faculté des sciences du sport de Rouen,
CETAPS UPRES JE 2318, Boulevard Siegfried, 76181 Mont-Saint-Aignan Cedex.
Email:
hakim. ferradji@ caramail. com.
[2]
En fonction du raid, ceux-ci sont nommés Points d’Assistance
(PA), Points d’Assis- tance Contrôles (PAC) ou
Check Points (CP).
[3]
Nous constatons une augmentation du nombre de raids et de ses
adeptes. Nous notons cela lors de nos investigations de terrain. Cette
constatation est confirmée par les revues spécialisées telles que
Endurance,
Vivre l’Aventure…
[4]
MORIN E.,
L’esprit du
temps, Nécrose, Vol. 1, Paris, Grasset, 3
e éd.,
1983. [1962]
[5]
SIMMEL G.,
Philosophie de la
modernité, Paris, Payot, Vol. 1, 1989, p. 312.
[6]
JANKELEVITCH V.,
L’aventure,
l’ennui, le sérieux, Paris, Aubier, « Montaigne », 1963, p.
47.
[7]
BARTHELEMY M., « Les expériences multiples de l’endurance », In
Sociétés, 64, Bruxelles, De Boeck
Université, 1999, p. 43.
[8]
Les frais d’inscription à un raid qui se déroule sur trois
jours en France s’élèvent à environ 200-300 euros par équipe. Ceux de huit
jours en France sont de 1100 à 4600 euros. Les raids internationaux sont
beaucoup plus chers. Cela est notamment lié au fait qu’il faille se rendre sur
le lieu de déroulement de l’épreuve.
[9]
Certaines associations sont plus basées sur les raids où domine
le vélo, la course à pied…, d’autres ont pour objectif de participer à de «
grands raids » tel que le Raid Gauloises dont la participation se fait par une
qualification sur les X-Adventure Raids Séries. Notons que beaucoup
d’associations se sont créées en vue de participer au Raid Gauloises. Raid-Up
(
(http :// www. raid-up. com) se concentre
maintenant sur des raids moins coûteux, Couze Aventure Eurovergne s’est vu
refuser sa participation aux Raids Séries 2003. Ces équipes modifient leurs
objectifs et se concentrent sur d’autres raids.
[10]
SIMMEL G.,
La tragédie de la
culture, Paris, Rivages, « Petite Bibliothèque »,
2
e éd., 1993, p. 124.
[11]
GRIFFET J., « Le partage de l’expérience », In
Sociétés, 45, Paris, Dunod, 1994, pp.
311-324.
[12]
DUBET F.,
Le déclin de
l’institution, Paris, Seuil, « L’épreuve des faits », 2002.
[13]
STRAUSS A.,
La trame de la
négociation. Sociologie qualitative et interactionnisme, Paris,
L’Harmattan, « Logiques Sociales », 1992, pp. 143-189.
[14]
Cette association de raid aventure est composée d’un bureau
mais de deux sections. L’une basée sur les courses nature et l’autre sur les
raids multisports. C’est l’une des premières associations créées en
France.
[15]
Ce moyen de communication est téléphonique. Ils ne veulent pas
le modifier pour un autre mode de communication via Internet par exemple. En
effet, celui-ci leur semble plus impersonnel et aléatoire, d’autant que tous ne
disposent pas forcément de cet outil.
[16]
MAFFESOLI M.,
Au creux des
apparences. Pour une éthique de l’esthétique, Paris, Le livre de
poche, 1990.
[17]
Il est rattaché à l’association ABS aventure (http
://absaventure.fr.fm) et à l’associa- tion Airbus, entreprise où il travaille,
où il trouve notamment un intérêt financier. En effet, cette dernière règle les
frais d’engagement aux épreuves alors qu’avec ABS aventure, il doit les régler
lui-même.
[18]
SCHÜTZ A., « Faire de la musique ensemble. Une étude des
rapports sociaux », In
Sociétés, 1,
Paris, Masson, 1984, p. 26.
[19]
SUE R.,
Renouer le lien social.
Liberté, égalité, association, Paris, Odile Jacob, 2001, p.
152.
[20]
FAURE M., « Un produit agricole “affiné” en objet culturel. Le
fromage beaufort dans les Alpes du Nord », In
Terrain, 33-2, Éd. du Patrimoine, Paris, 1999,
p. 92.
[21]
SUE R., 2001,
op.
cit., p. 75.
[22]
TÖNNIES F.,
Communauté et
société, Paris, RETZ, « Les classiques des sciences humaines »,
1977. [1887]
[23]
WEBER M.,
Économie et
société, Vol. 1, Paris, Plon, « Agora », 1995, p. 79.
[1971]