Sociétés
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4485-2
100 pages

p. 57 à 63
doi: en cours

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Marges

no 84 2004/2

2004 Sociétés Revue des Sciences Humaines et Sociales Marges

Monnaie et reconnaissance culturelle comme formes de contestations symboliques

David Mandin  [*]
S’il est convenu d’admettre que l’utilisation de la monnaie comme instrument d’échange a permis le passage du don et du troc notamment à l’économie monétaire, c’est au prix d’une conception dichotomique qui oppose radicalement les sociétés traditionnelles aux sociétés modernes. Philippe Rospabé montrait en effet que l’on pouvait observer une cohabitation de ces différentes formes d’échange dans les sociétés archaïques et qu’une monnaie était bel et bien présente, pour de toutes autres fonctions que l’achat de marchandises. Elle servait de gage pour l’acquisition, ou de substitut pour le dédommagement d’une chose pourtant incommensurable, la vie [1]. La forme de monnaie que nous connaissons aujourd’hui est la monnaie moderne que dépeint Aristote et qui réunit les trois conditions suivantes : « être une unité de compte, un instrument de paiement, et une réserve de valeur [2] ». Dans diverses sociétés où l’on observe ce qu’il est convenu d’appeler une monnaie sauvage, ou primitive, ces trois conditions ne sont pas réunies. Karl Polanyi distingue ainsi les monnaies primitives « monofonctionnelles » et la monnaie moderne « multifonctionnelle » [3]. La monnaie primitive, ou archaïque, n’est utilisée que lors d’évènements spécifiques et pour une action spécifique (paiement pour la fiancée, paiement pour le sang en Papouasie-Nouvelle-Guinée), mais ne permet pas l’achat, donc interdit l’aliénabilité des biens, et demeure stable, tout ce à quoi s’oppose la monnaie moderne qui est utilisée pour toute transaction marchande indifféremment, permet l’acquisition définitive de biens, et varie sensiblement selon les fluctuations du marché. Charles Malamoud écrit : « La monnaie moderne sert d’intermédiaire à des transactions neutres et anonymes, à la fois désacralisées et dépersonnalisées, et nous devons tenir compte de tout ce que celles-ci ont d’insolite au point de vue des sociétés autres. Le lien coupé entre les échangistes marque une rupture dans la signification de l’échange [4]. » Georg Simmel en décrivant les relations sociales qui découlent de l’utilisation de l’argent y voit cependant un détachement et une indépendance qui offrent un espace de liberté important, mais engendrent également anonymat, blasement et cynisme [5]. Cependant, écrit G. Simmel, « c’est là un des plus grands progrès que l’humanité ait accompli que d’établir un rapport de mesure entre deux grandeurs, non plus en les comparant directement, l’une près de l’autre, mais de telle sorte que chacune d’elles soit mise en rapport respectivement avec une autre grandeur, et que ces deux rapports soient égaux ou inégaux entre eux [6] ». La monnaie n’est donc pas en soi un instrument diabolique et l’échange monétaire à bannir. Mais le coupable désigné est cette forme particulière de monnaie qu’est l’argent.
La philosophie des Lumières, et sa conception de l’homme émancipé et libre, n’a pu que cautionner la monnaie moderne et son développement à l’ensemble de la vie sociale, si bien que tout ou presque est devenu marchandise. Edgar Morin, en rappelant qu’aujourd’hui, « la vie aussi est en train de devenir une marchandise » précisait à ce propos que « quand Marx annonçait au siècle dernier la marchandisation de toutes choses, de tous les rapports humains, il ne pensait pas que cela irait jusque-là [7] ». Dans une vision purement anti-moderne, d’aucuns peuvent regretter la disparition du don au bénéfice des échanges marchands étendus à la quasi-totalité de la vie sociale, des rapports personnels au bénéfice des échanges anonymes, même si ces premiers ne sont pas forcément synonymes de relations pacifistes ainsi qu’en témoigne Marcel Mauss à travers le Potlatch: « On n’a pas le droit de refuser un don, de refuser le Potlatch. Agir ainsi, c’est manifester qu’on craint d’avoir à rendre, c’est craindre d’être “aplati” tant qu’on n’a pas rendu. En réalité, c’est être “aplati” déjà [8]. » Le don n’est pas gratuit, si l’on peut dire. Par ailleurs, tout comme les sociétés archaïques ne fonctionnent pas uniquement sur le don, les sociétés modernes ne fonctionnent-elles pas uniquement sur l’économie monétaire ce qui, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Maurice Godelier [9], pousse à réfléchir sur l’énigme du don. Comment expliquer la perdurance du don alors que la monnaie comme instrument d’échange permet un mode de calcul rationnel et comment à diverses époques s’articulent ces deux modes d’échanges ? La réponse est à chercher dans le sens de ces derniers. L’un oblige et donc lie les individus par une sorte de contrat moral, l’autre permet justement un rapport de rationalité et d’autonomie. L’utilisation du don entre amis ou entre membres d’une même famille crée un lien social d’interdépendance d’ordre affectif : « Ce qui marque et continue de marquer le don entre proches, ce n’est pas l’absence d’obligation, c’est l’absence de “calcul” [10] », écrit M. Godelier. Le don est alors pratiqué en vue de marquer un lien social, une dette d’ordre moral, tandis que l’argent est utilisé comme simple moyen de transaction. Le choix de l’un ou de l’autre repose alors sur le sens sous-tendant un échange.
 
Utopie ou palliatif
 
 
Un SEL se définit comme une association de fait ou régie par la loi de 1901, réunissant des individus qui s’échangent des biens, des services et des savoirs à l’aide d’une monnaie SEL. Un SEL où cette monnaie disparaît n’est plus à proprement parler un SEL mais une association de quartier, des relations de voisinages ou villageoises. Dans ce cas, il s’apparente alors davantage à l’économie domestique dans des familles élargies transposées ici à des relations entre amis, ou au bénévolat, telles que les décrit Pierre Pestieau [11]. Le caractère crucial des SEL est ainsi de faire intervenir une monnaie, qui n’a pourtant pas valeur de monnaie au niveau juridique, dans le sens où il n’y a pas émission de monnaie. Elle est une monnaie de compte ou une « mémoire de l’échange » disent encore certains fondateurs, qui se concrétise sur des feuilles d’échange où les deux partenaires inscrivent le montant de la transaction qu’ils ont réalisée et qui est ensuite enregistrée par le « comptable » du SEL sur leur compte respectif. Ainsi, pour Smaïn Laacher, « les SEL, et leur équivalent anglo-saxon, les LETS (Local Exchange Trading System) trouvent leur origine dans une longue tradition d’utopie révolutionnaire (Marx, Fourier, Proudhon, Owel, Gesell pour ne citer que les principaux théoriciens), selon laquelle le changement social passe par un travail de domestication du pouvoir insolent de l’argent, afin de réduire sa capacité à produire le malheur du monde [12] ». Michel Wieviorka précise par ailleurs que le principe fondamental de l’utopie « est de proposer un modèle de société ancré dans le souci de résoudre les problèmes du moment [13] ». Les SEL sont-ils à concevoir comme une utopie ? Ou bien s’inscrivent-ils dans le champ contemporain des groupes associatifs palliant les dysfonctionnements socioéconomiques ? Car la précarité de la population des pays occidentaux pose le problème de l’accessibilité de celle-ci aux biens les plus élémentaires jusqu’aux biens et services de « confort », et donc oblige à réfléchir sur l’argent, cette monnaie qui se veut détenir le monopole des échanges et dont une partie de la population est privée, autrement dit, lorsque cet instrument d’échange est en pénurie pour une population qui ne parvient plus à vivre décemment. La crise économique et la privation d’une partie de la population de la possibilité d’échanger pose alors un problème d’éthique sociale. Et les diverses formes d’économies parallèles ou informelles paraissent plus difficilement condamnables. Cependant, il est un fait qui peut paraître étonnant en observant les SEL. En effet, ces derniers étaient rapidement constitués, sur environ trente mille adhérents, de 50 % d’individus en situation financière précaire, d’après un article de M.P Subtil [14], autrement dit, 50 % en situation financière décente. Ainsi, les SEL n’auraient pas exclusivement comme orientation la palliation d’une situation financière dite précaire.
 
La réhumanisation des échanges par le local
 
 
La privation d’argent peut permettre de comprendre un comportement où des individus « achèteraient » en dehors du marché avec une autre monnaie, faute d’argent. Simplement, il faut bien comprendre que ces « achats » dans un SEL n’ont rien d’identique à ceux de l’économie de marché. Ce sont rarement des produits manufacturés neufs, mais souvent d’occasion, des produits agricoles ou artisanaux, en somme, tout ce qu’il est possible de faire sans une infrastructure importante, donc principalement, ce qui reste à l’échelle de l’homme. Pas de productivité poussée donc, pas de surproduction…, ce qui donne l’image de ces systèmes comme des lieux de réhumanisation de l’échange. Ils ne peuvent pas fonctionner avec une hypermécanisation qui nécessite de lourds investissements, donc beaucoup d’argent et une logique capitaliste de plus-value et les produits échangés qui proviennent de l’économie de marché (vélo, téléviseurs, ordinateurs…) participent d’une économie de recyclage. Par ailleurs, une utopie communautaire à grande échelle, qui prônerait l’autogestion des entreprises ou la mise en commun des moyens de production, autrement dit, une révolution marxiste, n’est pas mise en avant dans les SEL. Ils correspondent davantage à une gestion par des groupes de leurs situations socioéconomiques, gestion qui, comme nous venons de le dire, revendique et ne peut revendiquer que la simplicité, des apports minimums, des « petits plus ». Mais alors ou bien les SEL apparaissent comme une économie de pénurie dans des économies d’abondance, ou bien, la faible importance des échanges dans les SEL exprime que ces derniers ne sont pas la dimension exclusive et que c’est peut-être par l’utilisation d’une monnaie que les SEL peuvent être davantage appréhendés. Or, la monnaie de SEL est-elle plus proche de la monnaie archaïque ou de la monnaie moderne ? Elle permet l’acquisition de biens, services et savoirs en tout genre – pourvu bien entendu qu’ils soient proposés par un membre du SEL et que celui-ci n’y mette pas d’interdictions – ainsi que leur aliénabilité, de manière quantifiée (unité de compte), contre une rémunération (moyen de paiement) grâce à une somme « épargnée » (thésaurisation) ou à un crédit. Elle s’apparente alors à la monnaie multifonctionnelle, donc moderne, transposée dans un système d’échange à caractère associatif.
Mais une autre caractéristique de la monnaie réside dans une fonction d’identification : « Son acceptation ne se réduit pas à un calcul rationnel des coûts et des avantages mais mobilise des croyances et des valeurs aux travers desquelles s’affirme l’appartenance à une communauté [15] », symbolisée par l’effigie sur les pièces de monnaie et les billets, « figure emblématique de la communauté [16] », précisent M. Aglietta et A. Orléan. Or, les SEL ont très souvent coutume de nommer leur monnaie renvoyant à l’extérieur comme à l’intérieur une image identificatrice comme Cocagne à Toulouse (comme pays de cocagne qui renvoie à l’abondance et l’absence de peine), Houblon dans la région du Nord (dans le Nord la bière fait figure de moment de détente des mineurs), la Vague du « SEL de la mer » à Montpellier… Jean-Michel Servet expose également cette approche en soulignant que ce rôle, loin d’être anecdotique, « est le moyen à travers lequel les personnes prennent conscience de leur appartenance commune à une microsociété [17] » et précise que ces appellations « sont une forme de dérision par rapport à la monnaie, dérision qui est en soi un acte hautement politique ou du moins idéologique [18] ».
 
La monnaie SEL comme contestation symbolique
 
 
Contrairement à ce qu’avance M. Godelier, « devant l’ampleur des problèmes sociaux et l’incapacité manifeste du marché et de l’État à les résoudre, le don est en passe de redevenir une condition objective, socialement nécessaire de la production de la société [19] ». Les SEL et les LETS, qui se retrouvent dans divers pays occidentaux (on en recenserait plus de mille), ne fonctionnent pas sur le principe du don, mais sur l’utilisation d’une monnaie, et même semble-t-il, sur une monnaie moderne. Ce ne sont donc pas des relations propres au don qui sont remises en avant, mais bien des relations spécifiques à l’utilisation d’une monnaie. Si le « don caritatif est en passe de s’institutionnaliser à nouveau [20] », d’autres formes d’échanges apparaissent également qui ne s’appuient pas sur ce principe, car le don caritatif met le bénéficiaire dans une situation de dépendance et d’assistanat. Les SEL tentent de se considérer comme une alternative à l’économie de marché sans mettre ses membres dans cette situation d’assistés.
Du même coup, une forme de contestation apparaît, plus subtile que la contestation violente qui tourne souvent au désavantage des protagonistes, s’apparentant à des actions telles que le boycott. Face au monstre omniprésent et invisible de l’économie de marché, le boycott constitue aujourd’hui une arme qui semble l’atteindre davantage que de grands slogans. En même temps, c’est un « activisme passif », comme l’écrit Marc Drillech [21], qui ne nécessite pas une vigilance et une organisation soutenue. Cependant, un boycott a généralement une cible, et le refus d’acheter un produit boycotté nécessite un minimum de vigilance, lorsqu’il s’agit d’un boycott stratégique. Dans le cadre du SEL, le boycott est général et diffus, peut-être plus conséquence que cause. Dès qu’un produit peut être trouvé dans un SEL, le recours à l’économie de marché est secondaire ou superflu, permettant ainsi une pluralité économique. Et le SEL peut être perçu comme un lieu de détente, de jouissance de ces « activistes », rappelant par analogie l’occupation des usines dans un esprit de fête lors des mouvements de 68, comme pour mieux irriter les dirigeants politiques et les chefs d’entreprises. On retrouve d’ailleurs divers thèmes communs aux revendications de Mai 68, le small is beautiful, pour condamner les grands ensembles qui se sont érigés tout autour des villes, le refus d’être « les chiens de gardes du capital», « laisser s’exprimer ses désirs » [22]… C’est l’épreuve de force démocratique pour montrer que le social ne se met pas en cage. Les SEL se distinguent ainsi nettement de l’économie solidaire qui fait appel à la reconnaissance institutionnelle pour fonctionner en son sein, revendiquant une place accrue au secteur des services de proximité, ou des économies de « substitution » telles que le travail au noir, qui se substituent, pour diverses raisons, à la visibilité économique, mais fonctionne sur les mêmes bases et surtout avec de l’argent. Les SEL ont quelque chose de novateur. Plus qu’un système d’échange, ils pouvaient amorcer à leurs débuts une contestation de l’économie de marché par ce qui la fonde, l’argent, et ont pu devenir au gré de leur développement des lieux d’identification, ce qui expliquerait que la moitié des adhérents ne soient pas en situation économique précaire, qui semble incompréhensible si l’on ne considère le SEL que comme un simple lieu d’échange. L’euro, en tant que monnaie, impose à l’ensemble des Européens une nouvelle identité européenne ; les SEL revendiquent quant à eux une identité spécifique et locale, ou parfois la marque du souvenir. Ces enjeux monétaires peuvent être de bons baromètres à l’adhésion des idéaux proposés par les dirigeants politiques et à ceux émanant d’une frange de la population, d’une identité qui est imposée à celles qui sont recherchées. Il est par ailleurs intéressant d’observer la perdurance du franc en tant que monnaie orale, en faisant systématiquement référence, pour convertir mentalement des prix en euro, à l’ancienne unité nationale qui ne s’oublie pas aussi rapidement que s’est mise en place la monnaie européenne. Des enjeux culturels marquent profondément l’évolution d’une monnaie et l’apparition de nouvelles qui ne doivent pas être pris comme des phénomènes anodins.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  AGLIETTA Michel et ORLÉAN André (dir), La monnaie souveraine, Paris, Odile Jacob, 1998, 398 p.
·  DRILLECH Marc, BASSEPORTE Gérard, Le boycott. Le cauchemar des entreprises et des politiques, Paris, Les presses du Management, coll. « Henri-Christian Schrœder », 1999, 348 p.
·  GODELIER Maurice, L’énigme du don, Paris, Fayard, 1996, 315 p.
·  LAACHER Smaïn, « Les Systèmes d’Échanges Locaux : quelques éléments d’histoire et de sociologie », http:// www. globenet. org/ transversales/ generique/ 58/ syst. html
·  MAUSS Marcel, « Essai sur le don » (1923-1924), in Sociologie et Anthropologie, introd. de Lévi-Strauss Claude, Paris, P.U.F., coll. « Quadrige », (1re éd. 1950), 1995, pp. 145-279.
·  MORIN Edgar, « Une deuxième mondialisation », in Armand TOUATI (dir.), Penser la mutation, Antibes, éd. Cultures en Mouvement, 2001, pp. 19-28.
·  PESTIEAU Pierre, L’économie souterraine, Paris, Hachette, coll. « Pluriel», 1989, 320 p.
·  RÉMOND René, Notre Siècle. De 1918 à1991, Paris, Fayard, coll. « Histoire de France » sous la direction de Jean Favier, 1991, chap. XXVII, 958 p.
·  ROSPABÉ Philippe, La dette de vie. Aux origines de la monnaie, préf. Alain Caillé, Paris, La Découverte/MAUSS, coll. « Recherches », 1995, 254 p.
·  SERVET Jean-Michel (dir.), Une économie sans argent, Paris, Seuil, 1999, 349 p.
·  SIMMEL Georg, Philosophie de l’argent, trad. de l’allemand par Sabine Cornille et Philippe Ivernel, Paris, coll. « Quadrige », (éd. originale 1977), 1987, 662 p.
·  WIEVIORKA Michel, « L’utopie comme réenchantement du politique », Revue des Deux Mondes, avril 2000, pp. 55-62.
 
NOTES
 
[*] Doctorant en sociologie, chargé de cours à l’Université Paul Valéry, Montpellier III.
[1] Philippe ROSPABÉ, La dette de vie. Aux origines de la monnaie, préf. Alain Caillé, Paris, La Découverte/MAUSS, coll. « Recherches », 1995, 254 p.
[2] Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir), La monnaie souveraine, Paris, Odile Jacob, 1998, p. 188.
[3] Philippe ROSPABÉ, op. cit., p. 28.
[4] Charles MALAMOUD, « Le paiement des actes rituels dans l’Inde védique », in Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir), La monnaie souveraine, Paris, Odile Jacob, 1998, p. 54.
[5] Georg SIMMEL, Philosophie de l’argent, trad. de l’allemand par Sabine Cornille et Philippe Ivernel, Paris, coll. « Quadrige », (éd. originale 1977), 1987, 662 p.
[6] Ibidem, p. 148.
[7] Edgar MORIN, « Une deuxième mondialisation », in Armand TOUATI (dir.), Penser la mutation, Antibes, éd. Cultures en Mouvement, 2001, p. 22.
[8] Marcel MAUSS, « Essai sur le don » (1923-1924), in Sociologie et Anthropologie, introd. de Claude Lévi-Strauss, Paris, P.U.F., coll. « Quadrige », (1re éd. 1950), 1995, p. 210.
[9] Maurice GODELIER, L’énigme du don, Paris, Fayard, 1996, 315 p.
[10] Ibidem, p. 12.
[11] Pierre PESTIEAU, L’économie souterraine, Paris, Hachette, coll. « Pluriel», 1989, 320 p.
[12] Smaïn LAACHER, « Les Systèmes d’Échanges Locaux : quelques éléments d’histoire et de sociologie », http:// www. globenet. org/ transversales/ generique/ 58/ syst. html
[13] Michel WIEVIORKA, « L’utopie comme réenchantement du politique », Revue des Deux Mondes, avril 2000, p. 60.
[14] Marie-Pierre SUBTIL, « L’émergence de l’économie solidaire », Le Monde, 18 avril 1998, p. 3.
[15] Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir), op. cit., p. 7.
[16] Ibidem, p. 31.
[17] Jean-Michel SERVET (dir.), Une économie sans argent, Paris, Seuil, 1999, p. 203.
[18] Ibidem, p. 204.
[19] Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir), op. cit., p. 293.
[20] Ibidem, p. 294.
[21] Marc DRILLECH, Gérard BASSEPORTE, Le boycott. Le cauchemar des entreprises etdes politiques, Paris, Les presses du Management, coll. « Henri-Christian Schrœder », 1999, p. 27.
[22] René RÉMOND, Notre Siècle. De 1918 à1991, Paris, Fayard, coll. « Histoire de France » sous la direction de Jean Favier, 1991, chap. XXVII, pp. 599-623.
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