2004
Sociétés Revue des Sciences Humaines et Sociales
Marges
Monnaie et reconnaissance culturelle comme formes de contestations
symboliques
David Mandin
[*]
S’il est convenu d’admettre que l’utilisation de la monnaie
comme instrument d’échange a permis le passage du don et du troc notamment à
l’économie monétaire, c’est au prix d’une conception dichotomique qui oppose
radicalement les sociétés traditionnelles aux sociétés modernes. Philippe
Rospabé montrait en effet que l’on pouvait observer une cohabitation de ces
différentes formes d’échange dans les sociétés archaïques et qu’une monnaie
était bel et bien présente, pour de toutes autres fonctions que l’achat de
marchandises. Elle servait de gage pour l’acquisition, ou de substitut pour le
dédommagement d’une chose pourtant incommensurable, la vie
[1]. La forme de monnaie que nous connaissons
aujourd’hui est la
monnaie moderne que
dépeint Aristote et qui réunit les trois conditions suivantes : « être une
unité de compte, un instrument de paiement, et une réserve de valeur
[2] ». Dans diverses sociétés où
l’on observe ce qu’il est convenu d’appeler une
monnaie sauvage, ou
primitive, ces trois conditions ne
sont pas réunies. Karl Polanyi distingue ainsi les monnaies primitives «
monofonctionnelles » et la monnaie moderne « multifonctionnelle »
[3]. La monnaie primitive, ou
archaïque, n’est utilisée que lors d’évènements spécifiques et pour une action
spécifique (paiement pour la fiancée, paiement pour le sang en
Papouasie-Nouvelle-Guinée), mais ne permet pas l’achat, donc interdit
l’aliénabilité des biens, et demeure stable, tout ce à quoi s’oppose la monnaie
moderne qui est utilisée pour toute transaction marchande indifféremment,
permet l’acquisition définitive de biens, et varie sensiblement selon les
fluctuations du marché. Charles Malamoud écrit : « La monnaie moderne sert
d’intermédiaire à des transactions neutres et anonymes, à la fois désacralisées
et dépersonnalisées, et nous devons tenir compte de tout ce que celles-ci ont
d’insolite au point de vue des sociétés autres. Le lien coupé entre les
échangistes marque une rupture dans la signification de l’échange
[4]. » Georg Simmel en décrivant
les relations sociales qui découlent de l’utilisation de l’argent y voit
cependant un détachement et une indépendance qui offrent un espace de liberté
important, mais engendrent également anonymat, blasement et cynisme
[5]. Cependant, écrit G. Simmel,
« c’est là un des plus grands progrès que l’humanité ait accompli que d’établir
un rapport de mesure entre deux grandeurs, non plus en les comparant
directement, l’une près de l’autre, mais de telle sorte que chacune d’elles
soit mise en rapport respectivement avec une autre grandeur, et que ces deux
rapports soient égaux ou inégaux entre eux
[6] ». La monnaie n’est donc pas en soi un instrument
diabolique et l’échange monétaire à bannir. Mais le coupable désigné est cette
forme particulière de monnaie qu’est l’argent.
La philosophie des Lumières, et sa conception de l’homme
émancipé et libre, n’a pu que cautionner la monnaie moderne et son
développement à l’ensemble de la vie sociale, si bien que tout ou presque est
devenu marchandise. Edgar Morin, en rappelant qu’aujourd’hui, « la vie aussi
est en train de devenir une marchandise » précisait à ce propos que « quand
Marx annonçait au siècle dernier la marchandisation de toutes choses, de tous
les rapports humains, il ne pensait pas que cela irait jusque-là
[7] ». Dans une vision purement
anti-moderne, d’aucuns peuvent regretter la disparition du don au bénéfice des
échanges marchands étendus à la quasi-totalité de la vie sociale, des rapports
personnels au bénéfice des échanges anonymes, même si ces premiers ne sont pas
forcément synonymes de relations pacifistes ainsi qu’en témoigne Marcel Mauss à
travers le
Potlatch: « On n’a pas le
droit de refuser un don, de refuser le Potlatch. Agir ainsi, c’est manifester
qu’on craint d’avoir à rendre, c’est craindre d’être “aplati” tant qu’on n’a
pas rendu. En réalité, c’est être “aplati” déjà
[8]. » Le don n’est pas gratuit, si l’on peut dire. Par
ailleurs, tout comme les sociétés archaïques ne fonctionnent pas uniquement sur
le don, les sociétés modernes ne fonctionnent-elles pas uniquement sur
l’économie monétaire ce qui, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Maurice
Godelier
[9], pousse à
réfléchir sur l’énigme du don. Comment expliquer la perdurance du don alors que
la monnaie comme instrument d’échange permet un mode de calcul rationnel et
comment à diverses époques s’articulent ces deux modes d’échanges ? La réponse
est à chercher dans le sens de ces derniers. L’un oblige et donc lie les
individus par une sorte de contrat moral, l’autre permet justement un rapport
de rationalité et d’autonomie. L’utilisation du don entre amis ou entre membres
d’une même famille crée un lien social d’interdépendance d’ordre affectif : «
Ce qui marque et continue de marquer le don entre proches, ce n’est pas
l’absence d’obligation, c’est l’absence de “calcul”
[10] », écrit M. Godelier. Le don est alors
pratiqué en vue de marquer un lien social, une dette d’ordre moral, tandis que
l’argent est utilisé comme simple moyen de transaction. Le choix de l’un ou de
l’autre repose alors sur le sens sous-tendant un échange.
Un SEL se définit comme une association de fait ou régie par la
loi de 1901, réunissant des individus qui s’échangent des biens, des services
et des savoirs à l’aide d’une monnaie SEL. Un SEL où cette monnaie disparaît
n’est plus à proprement parler un SEL mais une association de quartier, des
relations de voisinages ou villageoises. Dans ce cas, il s’apparente alors
davantage à l’économie domestique dans des familles élargies transposées ici à
des relations entre amis, ou au bénévolat, telles que les décrit Pierre
Pestieau
[11]. Le
caractère crucial des SEL est ainsi de faire intervenir une monnaie, qui n’a
pourtant pas valeur de monnaie au niveau juridique, dans le sens où il n’y a
pas émission de monnaie. Elle est une monnaie de compte ou une « mémoire de
l’échange » disent encore certains fondateurs, qui se concrétise sur des
feuilles d’échange où les deux partenaires inscrivent le montant de la
transaction qu’ils ont réalisée et qui est ensuite enregistrée par le «
comptable » du SEL sur leur compte respectif. Ainsi, pour Smaïn Laacher, « les
SEL, et leur équivalent anglo-saxon, les LETS (Local Exchange Trading System)
trouvent leur origine dans une longue tradition d’utopie révolutionnaire (Marx,
Fourier, Proudhon, Owel, Gesell pour ne citer que les principaux théoriciens),
selon laquelle le changement social passe par un travail de domestication du
pouvoir insolent de l’argent, afin de réduire sa capacité à produire le malheur
du monde
[12] ». Michel
Wieviorka précise par ailleurs que le principe fondamental de l’utopie « est de
proposer un modèle de société ancré dans le souci de résoudre les problèmes du
moment
[13] ». Les SEL
sont-ils à concevoir comme une utopie ? Ou bien s’inscrivent-ils dans le champ
contemporain des groupes associatifs palliant les dysfonctionnements
socioéconomiques ? Car la précarité de la population des pays occidentaux pose
le problème de l’accessibilité de celle-ci aux biens les plus élémentaires
jusqu’aux biens et services de « confort », et donc oblige à réfléchir sur
l’argent, cette monnaie qui se veut détenir le monopole des échanges et dont
une partie de la population est privée, autrement dit, lorsque cet instrument
d’échange est en pénurie pour une population qui ne parvient plus à vivre
décemment. La crise économique et la privation d’une partie de la population de
la possibilité d’échanger pose alors un problème d’éthique sociale. Et les
diverses formes d’économies parallèles ou informelles paraissent plus
difficilement condamnables. Cependant, il est un fait qui peut paraître
étonnant en observant les SEL. En effet, ces derniers étaient rapidement
constitués, sur environ trente mille adhérents, de 50 % d’individus en
situation financière précaire, d’après un article de M.P Subtil
[14], autrement dit, 50 % en
situation financière décente. Ainsi, les SEL n’auraient pas exclusivement comme
orientation la palliation d’une situation financière dite précaire.
La réhumanisation des échanges par le local
La privation d’argent peut permettre de comprendre un
comportement où des individus « achèteraient » en dehors du marché avec une
autre monnaie, faute d’argent. Simplement, il faut bien comprendre que ces «
achats » dans un SEL n’ont rien d’identique à ceux de l’économie de marché. Ce
sont rarement des produits manufacturés neufs, mais souvent d’occasion, des
produits agricoles ou artisanaux, en somme, tout ce qu’il est possible de faire
sans une infrastructure importante, donc principalement, ce qui reste à
l’échelle de l’homme. Pas de productivité poussée donc, pas de surproduction…,
ce qui donne l’image de ces systèmes comme des lieux de réhumanisation de
l’échange. Ils ne peuvent pas fonctionner avec une hypermécanisation qui
nécessite de lourds investissements, donc beaucoup d’argent et une logique
capitaliste de plus-value et les produits échangés qui proviennent de
l’économie de marché (vélo, téléviseurs, ordinateurs…) participent d’une
économie de recyclage. Par ailleurs, une utopie communautaire à grande échelle,
qui prônerait l’autogestion des entreprises ou la mise en commun des moyens de
production, autrement dit, une révolution marxiste, n’est pas mise en avant
dans les SEL. Ils correspondent davantage à une gestion par des groupes de
leurs situations socioéconomiques, gestion qui, comme nous venons de le dire,
revendique et ne peut revendiquer que la simplicité, des apports minimums, des
« petits plus ». Mais alors ou bien les SEL apparaissent comme une économie de
pénurie dans des économies d’abondance, ou bien, la faible importance des
échanges dans les SEL exprime que ces derniers ne sont pas la dimension
exclusive et que c’est peut-être par l’utilisation d’une monnaie que les SEL
peuvent être davantage appréhendés. Or, la monnaie de SEL est-elle plus proche
de la monnaie archaïque ou de la monnaie moderne ? Elle permet l’acquisition de
biens, services et savoirs en tout genre – pourvu bien entendu qu’ils soient
proposés par un membre du SEL et que celui-ci n’y mette pas d’interdictions –
ainsi que leur aliénabilité, de manière quantifiée (unité de compte), contre
une rémunération (moyen de paiement) grâce à une somme « épargnée »
(thésaurisation) ou à un crédit. Elle s’apparente alors à la monnaie
multifonctionnelle, donc moderne, transposée dans un système d’échange à
caractère associatif.
Mais une autre caractéristique de la monnaie réside dans une
fonction d’identification : « Son acceptation ne se réduit pas à un calcul
rationnel des coûts et des avantages mais mobilise des croyances et des valeurs
aux travers desquelles s’affirme l’appartenance à une communauté
[15] », symbolisée par
l’effigie sur les pièces de monnaie et les billets, « figure emblématique de la
communauté
[16] »,
précisent M. Aglietta et A. Orléan. Or, les SEL ont très souvent coutume de
nommer leur monnaie renvoyant à l’extérieur comme à l’intérieur une image
identificatrice comme
Cocagne à
Toulouse (comme pays de cocagne qui renvoie à l’abondance et l’absence de
peine),
Houblon dans la région du Nord
(dans le Nord la bière fait figure de moment de détente des mineurs), la
Vague du « SEL de la mer » à
Montpellier… Jean-Michel Servet expose également cette approche en soulignant
que ce rôle, loin d’être anecdotique, « est le moyen à travers lequel les
personnes prennent conscience de leur appartenance commune à une
microsociété
[17] » et
précise que ces appellations « sont une forme de dérision par rapport à la
monnaie, dérision qui est en soi un acte hautement politique ou du moins
idéologique
[18]
».
La monnaie SEL comme contestation symbolique
Contrairement à ce qu’avance M. Godelier, « devant l’ampleur
des problèmes sociaux et l’incapacité manifeste du marché et de l’État à les
résoudre, le don est en passe de redevenir une condition objective, socialement
nécessaire de la production de la société
[19] ». Les SEL et les LETS, qui se retrouvent dans
divers pays occidentaux (on en recenserait plus de mille), ne fonctionnent pas
sur le principe du don, mais sur l’utilisation d’une monnaie, et même
semble-t-il, sur une monnaie moderne. Ce ne sont donc pas des relations propres
au don qui sont remises en avant, mais bien des relations spécifiques à
l’utilisation d’une monnaie. Si le « don caritatif est en passe de
s’institutionnaliser à nouveau
[20] », d’autres formes d’échanges apparaissent également
qui ne s’appuient pas sur ce principe, car le don caritatif met le bénéficiaire
dans une situation de dépendance et d’assistanat. Les SEL tentent de se
considérer comme une alternative à l’économie de marché sans mettre ses membres
dans cette situation d’assistés.
Du même coup, une forme de contestation apparaît, plus subtile
que la contestation violente qui tourne souvent au désavantage des
protagonistes, s’apparentant à des actions telles que le boycott. Face au
monstre omniprésent et invisible de l’économie de marché, le boycott constitue
aujourd’hui une arme qui semble l’atteindre davantage que de grands slogans. En
même temps, c’est un « activisme passif », comme l’écrit Marc Drillech
[21], qui ne nécessite pas une
vigilance et une organisation soutenue. Cependant, un boycott a généralement
une cible, et le refus d’acheter un produit boycotté nécessite un minimum de
vigilance, lorsqu’il s’agit d’un boycott stratégique. Dans le cadre du SEL, le
boycott est général et diffus, peut-être plus conséquence que cause. Dès qu’un
produit peut être trouvé dans un SEL, le recours à l’économie de marché est
secondaire ou superflu, permettant ainsi une pluralité économique. Et le SEL
peut être perçu comme un lieu de détente, de jouissance de ces « activistes »,
rappelant par analogie l’occupation des usines dans un esprit de fête lors des
mouvements de 68, comme pour mieux irriter les dirigeants politiques et les
chefs d’entreprises. On retrouve d’ailleurs divers thèmes communs aux
revendications de Mai 68, le
small is
beautiful, pour condamner les grands ensembles qui se sont érigés
tout autour des villes, le refus d’être « les chiens de gardes du capital», «
laisser s’exprimer ses désirs »
[22]… C’est l’épreuve de force démocratique pour montrer
que le social ne se met pas en cage. Les SEL se distinguent ainsi nettement de
l’économie solidaire qui fait appel à la reconnaissance institutionnelle pour
fonctionner en son sein, revendiquant une place accrue au secteur des services
de proximité, ou des économies de « substitution » telles que le travail au
noir, qui se substituent, pour diverses raisons, à la visibilité économique,
mais fonctionne sur les mêmes bases et surtout avec de l’argent. Les SEL ont
quelque chose de novateur. Plus qu’un système d’échange, ils pouvaient amorcer
à leurs débuts une contestation de l’économie de marché par ce qui la fonde,
l’argent, et ont pu devenir au gré de leur développement des lieux
d’identification, ce qui expliquerait que la moitié des adhérents ne soient pas
en situation économique précaire, qui semble incompréhensible si l’on ne
considère le SEL que comme un simple lieu d’échange. L’euro, en tant que
monnaie, impose à l’ensemble des Européens une nouvelle identité européenne ;
les SEL revendiquent quant à eux une identité spécifique et locale, ou parfois
la marque du souvenir. Ces enjeux monétaires peuvent être de bons baromètres à
l’adhésion des idéaux proposés par les dirigeants politiques et à ceux émanant
d’une frange de la population, d’une identité qui est imposée à celles qui sont
recherchées. Il est par ailleurs intéressant d’observer la perdurance du franc
en tant que monnaie orale, en faisant systématiquement référence, pour
convertir mentalement des prix en euro, à l’ancienne unité nationale qui ne
s’oublie pas aussi rapidement que s’est mise en place la monnaie européenne.
Des enjeux culturels marquent profondément l’évolution d’une monnaie et
l’apparition de nouvelles qui ne doivent pas être pris comme des phénomènes
anodins.
·
AGLIETTA Michel et ORLÉAN André (dir),
La monnaie souveraine, Paris, Odile
Jacob, 1998, 398 p.
·
DRILLECH Marc, BASSEPORTE Gérard, Le boycott. Le cauchemar des entreprises et des
politiques, Paris, Les presses du Management, coll. «
Henri-Christian Schrœder », 1999, 348 p.
·
GODELIER Maurice, L’énigme du
don, Paris, Fayard, 1996, 315 p.
·
LAACHER Smaïn, « Les Systèmes d’Échanges Locaux : quelques
éléments d’histoire et de sociologie », http:// www.
globenet. org/ transversales/ generique/ 58/ syst. html
·
MAUSS Marcel, « Essai sur le don » (1923-1924),
in Sociologie et Anthropologie,
introd. de Lévi-Strauss Claude, Paris, P.U.F., coll. « Quadrige », (1re éd.
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·
MORIN Edgar, « Une deuxième mondialisation »,
in Armand TOUATI (dir.), Penser la mutation, Antibes, éd. Cultures en
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·
PESTIEAU Pierre, L’économie
souterraine, Paris, Hachette, coll. « Pluriel», 1989, 320
p.
·
RÉMOND René, Notre Siècle. De
1918 à1991, Paris, Fayard, coll. « Histoire de France » sous la
direction de Jean Favier, 1991, chap. XXVII, 958 p.
·
ROSPABÉ Philippe, La dette de
vie. Aux origines de la monnaie, préf. Alain Caillé, Paris, La
Découverte/MAUSS, coll. « Recherches », 1995, 254 p.
·
SERVET Jean-Michel (dir.), Une
économie sans argent, Paris, Seuil, 1999, 349 p.
·
SIMMEL Georg, Philosophie de
l’argent, trad. de l’allemand par Sabine Cornille et Philippe
Ivernel, Paris, coll. « Quadrige », (éd. originale 1977), 1987, 662 p.
·
WIEVIORKA Michel, « L’utopie comme réenchantement du politique
», Revue des Deux Mondes, avril 2000,
pp. 55-62.
[*]
Doctorant en sociologie, chargé de cours à l’Université Paul
Valéry, Montpellier III.
[1]
Philippe ROSPABÉ,
La dette de
vie. Aux origines de la monnaie, préf. Alain Caillé, Paris, La
Découverte/MAUSS, coll. « Recherches », 1995, 254 p.
[2]
Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir),
La monnaie souveraine, Paris, Odile
Jacob, 1998, p. 188.
[3]
Philippe ROSPABÉ,
op.
cit., p. 28.
[4]
Charles MALAMOUD, « Le paiement des actes rituels dans l’Inde
védique », in Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir),
La monnaie souveraine, Paris, Odile
Jacob, 1998, p. 54.
[5]
Georg SIMMEL,
Philosophie de
l’argent, trad. de l’allemand par Sabine Cornille et Philippe
Ivernel, Paris, coll. « Quadrige », (éd. originale 1977), 1987, 662 p.
[6]
Ibidem, p.
148.
[7]
Edgar MORIN, « Une deuxième mondialisation »,
in Armand TOUATI (dir.)
, Penser la mutation, Antibes, éd. Cultures en
Mouvement, 2001, p. 22.
[8]
Marcel MAUSS, « Essai sur le don » (1923-1924),
in Sociologie et Anthropologie,
introd. de Claude Lévi-Strauss, Paris, P.U.F., coll. « Quadrige »,
(1
re éd. 1950), 1995, p. 210.
[9]
Maurice GODELIER,
L’énigme du
don, Paris, Fayard, 1996, 315 p.
[11]
Pierre PESTIEAU,
L’économie
souterraine, Paris, Hachette, coll. « Pluriel», 1989, 320
p.
[12]
Smaïn LAACHER, « Les Systèmes d’Échanges Locaux : quelques
éléments d’histoire et de sociologie »,
http:// www.
globenet. org/ transversales/ generique/ 58/ syst. html
[13]
Michel WIEVIORKA, « L’utopie comme réenchantement du politique
»,
Revue des Deux Mondes, avril 2000,
p. 60.
[14]
Marie-Pierre SUBTIL, « L’émergence de l’économie solidaire »,
Le Monde, 18 avril 1998, p.
3.
[15]
Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir),
op. cit., p. 7.
[17]
Jean-Michel SERVET (dir.),
Une
économie sans argent, Paris, Seuil, 1999, p. 203.
[18]
Ibidem, p.
204.
[19]
Michel AGLIETTA et André ORLÉAN (dir),
op. cit., p. 293.
[20]
Ibidem, p.
294.
[21]
Marc DRILLECH, Gérard BASSEPORTE,
Le boycott. Le cauchemar des entreprises etdes
politiques, Paris, Les presses du Management, coll. «
Henri-Christian Schrœder », 1999, p. 27.
[22]
René RÉMOND,
Notre Siècle. De
1918 à1991, Paris, Fayard, coll. « Histoire de France » sous la
direction de Jean Favier, 1991, chap. XXVII, pp. 599-623.