Sociétés
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4763-0
156 pages

p. 7 à 13
doi: 10.3917/soc.088.0007

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no 88 2005/2

Il est des faits sociaux que l’on ne voit pas, ou que l’on ne veut pas voir d’ailleurs : « Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir », dit le proverbe populaire. Il est des faits sociaux que la sociologie occulte alors même qu’ils concernent une large frange de la population, alors même qu’ils sont là, sous nos yeux. La sociologie est fondée sur le principe de « neutralité axiologique », dixit Weber, peut-on en douter ? Cela fait plus de trente ans que la musique metal a vu le jour, cela fait plus de trente ans que les foules se meuvent aux quatre coins de la France pour communier avec leurs « dieux métalliques ». Et rien !
Enfin non, pas tout à fait, il est des préjugés :
– Bonjour, je souhaiterais mener une recherche sur le metal, sur la musique metal. Êtes-vous intéressé par le fait de superviser mes travaux ?
– Ah oui, je vois, vous êtes donc du côté des satanistes !
La présente retranscription témoigne d’un échange récent que nous avons eu avec un professeur de sociologie. Ce dernier, doué d’un esprit vif et un brin caustique, met à jour par sa remarque les préjugés tenaces qui existent à l’encontre du metal. Rien, si ce n’est des préjugés.
 
Du hard rock au metal
 
 
Le dossier a pour objectif de dévoiler sociologiquement la « centralité souterraine » [2] metal. De quoi s’agit-il ? Présentement, le recours au dictionnaire ne pourrait que s’avérer infructueux [3], le mot « metal » – et non « métal » [4] – n’y figure pas. Ce vide n’est évidemment pas anodin, il est sans doute l’expression d’une méconnaissance avérée du langage actuel et quotidien d’une part, mais aussi, et pour user d’une terminologie psychologique, l’expression d’un refoulé sociétal. Parce qu’en effet, les « métalleux », les acteurs de ce fait social, sont des « anomiques », ils « bricolent » avec les interdits sociaux tels que le Mal, la mort ou le sexe, ils se construisent en règle générale, au jour le jour, une esthétique du choc et de la rupture. En outre, il est un terme plus familier à l’individu lambda, il s’agit du terme « hard rock ». Oui ce terme éveille quelques vagues notions, oui il figure dans le dictionnaire. Mais non, il n’est plus d’actualité pour qualifier notre objet. Aujourd’hui, il s’agit de parler de musique metal, et, plus sommairement, il s’agit de parler de metal. En trente ans, la famille hard rock et ses hard rockeurs ont évolué. Le hard rock s’est diversifié, à l’instar des comportementaux sociaux qui l’accompagnent. Aussi, un glissement terminologique s’est opéré dans cette famille protéiforme. Au début des années 1990, du hard rock on est passé au metal, et du hard rockeur ou hardos on est passé au métalleux.
 
De la définition du metal et de son intérêt sociologique
 
 
Ainsi, le metal désigne avant tout une musique qui naît dans les années 1970 sous l’impulsion de groupes anglais tels que Black Sabbath ou Led Zeppelin. Aujourd’hui, il est représenté par des groupes internationaux tels que AC/DC, Marilyn Manson, Metallica, Slayer, Iron Maiden, Satyricon, Dimmu Borgir, Morbid Angel, Deicide, Nightwish, Opeth, Dream Theater… Le metal est un terme générique d’origine anglo-saxonne comme le rock ; il désigne un style musical où sont présents guitares électriques et sons saturés. À cet égard, il est une radicalisation de la musique rock, à la fois sur le plan musical et sur celui des pratiques sociales qui l’accompagnent. Or ces dernières en France ne font à ce jour, nous le disions précédemment, l’objet d’aucune recherche sociologique. Ce faisant, nous souhaitons développer une sociologie de ce fait social.
En effet, d’une part, alors que les mouvements punk, rap et techno sont étudiés, la musique metal constitue étrangement un champ d’études vierge alors qu’elle est plus ancienne que ceux-ci. Elle connaît aujourd’hui un succès égal, voire supérieur, notamment avec Marilyn Manson. À ce titre, au mois de juin 2003 en France, trois groupes de musique metal (Metallica, Marilyn Manson, Led Zeppelin) figurent dans le Top 40 des meilleures ventes d’albums [5] tous styles musicaux confondus. Deux ans auparavant, le groupe AC/DC (fondé en 1972) se produit au Stade de France et rassemble 80 000 personnes. De même, le 23 juin 2004, le groupe Metallica (fondé en 1981) se produit au Parc des Princes et rassemble 50 000 personnes… Phénomène populaire qui réunit en règle générale les 12-30 ans, la musique metal reste de fait le privilège d’une presse spécialisée ou d’une littérature à scandales [6]. Le metal souffre d’un fort désaveu apriorique. Il apparaît nécessaire de ne pas s’en tenir à ces quelques sources et de dépasser dans un même mouvement « la superficialité pressée qu’un certain journalisme tend à privilégier » [7].
L’émission télévisée Ça me révolte, présentée par Bernard de la Villardière et diffusée en première partie de soirée le 14 janvier 2003 sur la chaîne M6 en est l’illustration. Les acteurs du groupe étudié y sont présentés comme des personnes déviantes, dangereuses pour elles-mêmes ainsi que pour la société. À ce fait, nous pourrions en ajouter des dizaines d’autres du même ordre, diffusés sur l’ensemble des supports médiatiques (télévision, radio, presse). Plus près de nous, on a pu observer une actualité foisonnante autour du metal. Ce fait social semble éveiller maintes interrogations et susciter des polémiques quant à ses accointances supposées avec le satanisme notamment. À la suite du rapport de la MIVILUDES [8] (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires), répondant « à des préoccupations souvent exprimées par le public mais aussi par les représentants des administrations en charge de la jeunesse », et remis au premier ministre le mardi 22 mars 2005, de nombreux commentaires ont fleuri dans les médias. Tout d’abord, selon l’étude qui nous concerne, il est écrit : « Le gothisme ne conduit pas systématiquement à la déviance où à la marginalité, même si l’on ne peut aujourd’hui contester qu’il reste l’une des portes d’entrée sur le satanisme » ; ensuite, « la fréquentation assidue des concerts de Metal n’est pas sans risque (atmosphères quasi hypnotiques favorisant les états de transe, messages subliminaux appelant le passage à l’acte et stimulant les pulsions suicidaires, etc.) » ; enfin, le rapport spécifie que « dans la nébuleuse des spectateurs fans des idoles du Black Metal, évoluent le plus souvent de fervents satanistes parfois prosélytes ».
À la suite d’une telle parution, et parfois même en la devançant – parution qui laisse bien souvent l’observateur averti dubitatif –, les médias se sont emparés de « l’affaire » et en ont fait leurs choux gras, en oubliant majoritairement les principes élémentaires de rigueur intellectuelle qui leur incombent. Ainsi, Le Monde des Religions a récemment publié un article intitulé « Le Mal adolescent » (mars-avril 2005, nº 10, pp. 26-29), dans lequel il est question de musique metal et de satanisme. La presse quotidienne n’est pas en reste bien évidemment (Metro, 20 Minutes, Le Figaro…). De même, sur les ondes, RMC a fait intervenir durant les mois de février et mars 2005 des « spécialistes » des dérives sectaires pour commenter les accointances entre musique metal/gothique (la distinction étant rarement opérée dans les discours) et le satanisme. Enfin, diverses émissions télévisées ont traité de cette même question : l’émission C dans l’air, diffusée sur France 5 le 18 mars 2005, l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde, diffusée sur France 3 le 27 mars 2005 avec les interventions de Christophe Bourseiller et de « O », le chanteur du groupe de metal Undercover Slut, etc.
 
Metal et religion
 
 
Plus précisément, il apparaît intéressant de considérer le metal sous l’angle de la sociologie des religions. En ce sens, ce qui retient au premier abord l’attention de l’observateur est la ritualisation et le recours à la symbolique religieuse par les différents acteurs de cette musique, qu’ils soient artistes ou auditeurs. Ainsi voit-on lors des concerts ou sur les supports audiovisuels une mise en valeur de représentations à la fois sataniques et chrétiennes. Les acteurs arborent des croix chrétiennes et des pentagrammes inversés, le nombre 666 ou des tee-shirts sur lesquels figurent des slogans tels que « Fuck me Jesus » ou « Cut your flesh and Worship Satan » [9]. En outre, ils adoptent des comportements vestimentaires, corporels, symboliques, rituels qui engendrent une socialité singulière au sein de la société contemporaine. Nombre de métalleux usent également de la rhétorique religieuse pour qualifier leur inclination à l’égard du metal. Le commentaire d’une métalleuse à la sortie d’un concert du groupe de metal Slayer nous met sur la voie :
Slayer est une religion […]. C’est une religion. T’en fais partie ou pas. Ça c’est mon église, j’étais à l’église ce soir, c’est ça qu’il faut comprendre. C’est une religion [10].
Dès lors, le metal et les pratiques sociales qui l’accompagnent n’apparaîtraient-ils pas comme l’un des témoins « souterrains » des multiples recompositions du religieux qui sont à l’œuvre dans nos sociétés ? C’est précisément en prenant au sérieux une telle interrogation, née à la suite d’investigations empiriques, que l’idée du présent dossier a en partie vu le jour. Tantôt circonscrits rigoureusement à l’intérieur de la thématique du dossier (metal et religion), tantôt faisant l’objet d’une ouverture du sens, les articles qui suivent tâchent d’apporter leur lot d’éclaircissements.
En premier lieu, d’une part les articles d’Alexis Mombelet, de Nicolas Walzer et d’Olivier Bobineau, qui constituent les trois articles « socles » de ce dossier, proposent des lectures « religieuses » du fait social metal. Alors que Mombelet et Walzer optent pour une approche faisant la part belle à l’empirie – le premier s’intéressant au phénomène metal entendu dans sa globalité et le second s’attardant sur la frange extrême de ce phénomène via l’étude du black metal – Bobineau, quant à lui, mène plus particulièrement une réflexion théorique sur le metal. D’autre part, il faut souligner la « Participation » de Michel Maffesoli à ce dossier. Michel Maffesoli nous invite à penser la socialité dans son entièreté et nous invite également et surtout peut-être à « saisir ce que le fait religieux lato sensu apporte comme éclairage dans le développement sociétal ».
En second lieu, on trouvera d’abord une réflexion musico-sociologique sur le black metal, proposée par Frédérick Martin. D’une manière singulière, empreinte de poésie, Martin dévoile le processus créatif des musiciens extrêmes : où et quand la « destruction du langage artistique » est création. Ensuite, l’article de Stéphane François s’attache à rendre compte des accointances que la musique « industrielle » entretient avec le paganisme. Cet article, qui ouvre le sens à d’autres sphères musicales démontre que les acteurs de la musique « indus » sont travaillés par le religieux. En outre, cet article a retenu notre attention dans la mesure où il est des proximités palpables, que ce soit musicalement ou dans les thématiques retenues, entre musique metal et musique indus. Il existe d’ailleurs un courant musical dénommé « metal indus », symptôme de l’hybridation musicale qui s’opère à l’heure actuelle. Enfin, l’article de Philippe Rigaut, toujours dans l’optique d’ouvrir le sens, vient clôturer le dossier en présentant une approche transversale des « subcultures » dark et fetish. En effet, les acteurs de la scène fetish – et dark par extension – cultivent un imaginaire « nocturne », aux contours et aux caractéristiques proches de celui des métalleux. Il est des « affinités électives » (Goethe) indéniables entre ces différents courants. Ne serait-ce qu’une tension partagée à l’encontre du « non commun » et du subversif, c’est-à-dire une tension à l’égard de valeurs qui se situent en rupture avec les valeurs communément admises et véhiculées.
En ce sens, on l’aura compris, les différents objectifs et motivations des métalleux eux-mêmes quant aux rapports qu’ils entretiennent avec le metal seront mis à jour. Cette mise en perspective implique de mener une réflexion approfondie sur la religion et ses recompositions contemporaines. À ces différents articles, l’on a jugé opportun d’adjoindre quelques « excursus heuristiques ». On trouvera dans ces excursus une réflexion sur la distinction entre metal et gothic. Trop souvent, le profane commet des amalgames. On y trouvera aussi une réflexion rigoureuse et didactique concernant le metal et ses accointances avec le satanisme.
Au final, il est bon de souligner qu’au-delà des préjugés tenaces et sclérosants, il est possible de rencontrer des personnes éclairées, des personnes au nez creux. Le CEAQ (Centre d’Étude sur l’Actuel et le Quotidien) et ses dirigeants, une fois encore – rappelons-nous le phénomène techno –, ont fait fi des contempteurs de vie. Mieux encore, ils sont les premiers à donner la parole à ceux qui sont montrés du doigt, aux acteurs eux-mêmes, à cette vitalité sociale in fine qui jonche nos rues. La diversité des communicants et des points de vue adoptés dans ce dossier est à souligner. À la pluralité des faits observés, s’adjoint une pluralité des « angles d’attaques » adoptés. Par ailleurs, tout en gardant à l’esprit cette précaution épistémologique fondamentale énoncée par M. Maffesoli : « Pour comprendre les phénomènes sociaux à l’œuvre de nos jours, il est nécessaire de changer de perspective : non plus critiquer, expliquer, mais comprendre, admettre […], il faut s’employer, phénoménologiquement à présenter ce qui est » (Maffesoli, 2002, p. 22), ce dossier a l’ambition d’être un témoin rigoureux de son temps, qui, sans condamner ni encenser, nous renseigne sur l’évolution de notre société via l’analyse de la « religion » metal.
Pour impulser davantage encore la réflexion de chacun(e), rappelons-nous les propos de Roger Bastide, pour qui l’art ou les arts semblent avoir cette capacité de modeler l’existence sociale de l’homme, et pour qui le choc esthétique ou artistique a le pouvoir de transformer l’existence de celui qui l’éprouve : « L’art modifie la sensibilité de l’homme, lui crée une certaine conception du monde, détermine un certain comportement, pétrit son âme, et cette âme une fois transformée dans ses profondeurs va imposer au dehors un style de vie, une esthétisation du milieu physique et social dans lequel il vit » (Bastide, 1977, cité par Péquignot, 1993, p. 120). Dans cette optique, nous entendons mettre à jour les stratégies d’action des métalleux à l’égard de ce qui se constitue à leurs yeux comme un « fait social total » (Mauss, 1999), et plus encore comme une « religion » : le metal.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Bourre, J.-P., 1997, Les Profanateurs. La Nébuleuse de tous les périls : Nouvelle Droite, Skinheads, Rock metal, Néonazis, Paris, Le Comptoir Éditions.
·  Francq, I., 2005, « Le Mal adolescent », Le Monde des Religions, mars-avril 2005, nº 10, pp. 26-29.
·  Maffesoli, M., 1985, L’Ombre de Dionysos. Contribution à une sociologie de l’orgie, Paris, Librairie des Méridiens (Le Livre de Poche), [1982].
·  Maffesoli, M., 2000, Le Temps des tribus. Le déclin de l’individualisme dans les sociétés postmodernes, Paris, La Table Ronde (La Petite Vermillon), [1988].
·  Maffesoli, M., 2002, La Part du Diable. Précis de subversion postmoderne, Paris, Flammarion.
·  Mauss, M., 1999, Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, [1950].
·  Mombelet, A., 2003, Les concerts de musique metal : approche anthropologique, 2 tomes, mémoire de Maîtrise mention « éducation et motricité » (sous la direction de M.-J. Biache), Université Blaise Pascal, UFR STAPS, Clermont-Ferrand 2.
·  Mombelet, A., 2004a, La religion metal. Secte metal et religion postmoderne, mémoire de DEA de sociologie (sous la direction de M. Maffesoli et de M. Hirschhorn), Université René Descartes, Paris 5, La Sorbonne.
·  Mombelet, A., 2004b, Le metal, un monde de « machos » ? Étude sociologique des classes sexuelles dans la sphère publique de la tribu metal, mémoire de DEA de sociologie (sous la direction de M. Hirschhorn et de M. Maffesoli), Université René Descartes, Paris 5, La Sorbonne.
·  Péquignot, B., 1993, Pour une sociologie esthétique, Paris, L’Harmattan.
·  Regimbald, J.-P., 1983, Le Rock n’ Roll, viol de la conscience par les messages subliminaux, Sherbrooke, Éditions St Raphaël.
·  Walzer, N., 2003, L’imaginaire satanique et néo-païen dans la musique metal extrême depuis les années 1990, mémoire de Maîtrise d’histoire culturelle (sous la direction de P. Ory), Université de Marne-la-Vallée, UFR Sciences humaines et sociales.
·  Walzer, N., 2004, L’imaginaire et les parcours des musiciens de black metal : des acteurs underground travaillés par le religieux, mémoire de DEA de Sciences sociales des religions (sous la direction de J.-P. Willaime), École Pratique des Hautes Études, Section des Sciences religieuses.
 
NOTES
 
[1] Alexis Mombelet et Nicolas Walzer sont jeunes chercheurs en doctorat de sociologie à l’Université René Descartes Paris 5 – La Sorbonne. Ils sont membres du Centre d’Étude sur l’Actuel et le Quotidien (CEAQ) et membres du Groupe de Recherche et d’Étude sur la Musique et la Socialité (GREMES). Ils sont, en France, les auteurs des premiers travaux sociologiques sur la musique metal. Voir bibliographie.
[2] L’expression est empruntée à Michel Maffesoli (1985, p. 13). Elle fait écho à celle de Simmel, qui parle de son côté du « roi clandestin d’une époque ». Elle a pour objet de rendre attentif à ces « sociétés au noir » qui pullulent dans nos cités.
[3] En effet, les deux dictionnaires « phares » de la langue française, à savoir Le Petit Robert et Le Petit Larousse, ne comptent pas, à ce jour, en leurs pages le mot « metal ».
[4] Le terme « metal » est, en effet, d’origine anglo-saxonne. Nonobstant, il est un néologisme français fort usité par les acteurs : il s’agit du qualificatif « métallique », qui est relatif à la musique metal. Une congruence terminologique est de fait opérée, entre la musique metal et ce qui relève de la dureté, de la rudesse. Dans le même sens, on constate que le terme « métal » est aussi bien employé par les acteurs que le terme anglo-saxon « metal ». « Historiquement, la formule heavy metal [premier style musical qui a vu le jour dans la grande famille du metal] a été pour la première fois utilisée par un journaliste pour qualifier la musique de Jimi Hendrix, il écrivait : “ It’s like heavy metal falling from the sky.” En outre, littéralement, heavy metal signifie “métal lourd”. Enfin, heavy metal est un terme militaire signifiant “artillerie lourde” et désignant ainsi les grosses pièces de canon » (Wikipédia France, L’Encyclopédie Libre, disponible sur la toile). Une seconde origine du mot « metal » est concevable. Il aurait été employé pour la première fois sous la formule heavy metal par le groupe Steppenwolf dans sa chanson Born To Be Wild parue en 1968. Le texte de la chanson précise : “I like smoke and lightning / Heavy metal thunder… ”
[5] D’après le classement des meilleurs ventes d’albums réalisé par l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique) pour le Syndicat National de l’Édition Phonographique : www. ifop. com/ europe/ banque/ resulalbums. asp
[6] Cf. notamment Bourre (1997), Regimbald (1983).
[7] L’expression est empruntée à M. Maffesoli (2000, p. IV).
[8] L’étude qui nous concerne, réalisée en annexe du rapport, est intitulée « Satanisme et dérive sectaire. Quels sont les risques, comment les prévenir ? ». Le rapport et l’étude peuvent être consultés à l’adresse www. miviludes. gouv. fr/
[9] L’inscription « Fuck me Jesus » fait référence au message véhiculé par le groupe suédois Marduk. L’inscription « Cut your flesh and Worship Satan » fait référence au groupe français Antaeus.
[10] Commentaire relevé dans le DVD intitulé War At The Warfield du groupe de metal Slayer : Slayer, 2003, War At The Warfield, American Recordings, États-Unis d’Amérique.
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Le terme « metal » est, en effet, d’origine anglo-saxonne. ...
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Cf. notamment Bourre (1997), Regimbald (1983). Suite de la note...
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L’expression est empruntée à M. Maffesoli (2000, p. IV)...
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L’étude qui nous concerne, réalisée en annexe du rapport, e...
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