2005
Sociétés
Présentation
Alexis Mombelet
Nicolas Walzer
[1]
Il est des faits sociaux que l’on ne voit pas, ou que l’on ne
veut pas voir d’ailleurs : « Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas
voir », dit le proverbe populaire. Il est des faits sociaux que la sociologie
occulte alors même qu’ils concernent une large frange de la population, alors
même qu’ils sont là, sous nos yeux. La sociologie est fondée sur le principe de
« neutralité axiologique », dixit Weber, peut-on en douter ? Cela fait plus de
trente ans que la musique metal a vu le jour, cela fait plus de trente ans que
les foules se meuvent aux quatre coins de la France pour communier avec leurs «
dieux métalliques ». Et rien !
Enfin non, pas tout à fait, il est des préjugés :
– Bonjour, je souhaiterais mener une recherche sur le metal,
sur la musique metal. Êtes-vous intéressé par le fait de superviser mes travaux
?
– Ah oui, je vois, vous êtes donc du côté des satanistes
!
La présente retranscription témoigne d’un échange récent que
nous avons eu avec un professeur de sociologie. Ce dernier, doué d’un esprit
vif et un brin caustique, met à jour par sa remarque les préjugés tenaces qui
existent à l’encontre du metal. Rien, si ce n’est des préjugés.
Le dossier a pour objectif de dévoiler sociologiquement la «
centralité souterraine »
[2] metal. De quoi s’agit-il ? Présentement, le recours
au dictionnaire ne pourrait que s’avérer infructueux
[3], le mot « metal » – et non « métal
»
[4] – n’y figure pas. Ce
vide n’est évidemment pas anodin, il est sans doute l’expression d’une
méconnaissance avérée du langage actuel et quotidien d’une part, mais aussi, et
pour user d’une terminologie psychologique, l’expression d’un refoulé sociétal.
Parce qu’en effet, les « métalleux », les acteurs de ce fait social, sont des «
anomiques », ils « bricolent » avec les interdits sociaux tels que le Mal, la
mort ou le sexe, ils se construisent en règle générale, au jour le jour, une
esthétique du choc et de la rupture. En outre, il est un terme plus familier à
l’individu lambda, il s’agit du terme « hard rock ». Oui ce terme éveille
quelques vagues notions, oui il figure dans le dictionnaire. Mais non, il n’est
plus d’actualité pour qualifier notre objet. Aujourd’hui, il s’agit de parler
de musique metal, et, plus sommairement, il s’agit de parler de metal. En
trente ans, la famille hard rock et ses hard rockeurs ont évolué. Le hard rock
s’est diversifié, à l’instar des comportementaux sociaux qui l’accompagnent.
Aussi, un glissement terminologique s’est opéré dans cette famille protéiforme.
Au début des années 1990, du hard rock on est passé au metal, et du hard
rockeur ou hardos on est passé au métalleux.
De la définition du metal et de son intérêt sociologique
Ainsi, le metal désigne avant tout une musique qui naît dans
les années 1970 sous l’impulsion de groupes anglais tels que
Black Sabbath ou
Led Zeppelin. Aujourd’hui, il est
représenté par des groupes internationaux tels que AC/DC,
Marilyn Manson,
Metallica,
Slayer, Iron Maiden, Satyricon, Dimmu
Borgir, Morbid Angel,
Deicide, Nightwish, Opeth, Dream
Theater… Le metal est un terme générique d’origine anglo-saxonne
comme le rock ; il désigne un style musical où sont présents guitares
électriques et sons saturés. À cet égard, il est une radicalisation de la
musique rock, à la fois sur le plan musical et sur celui des pratiques sociales
qui l’accompagnent. Or ces dernières en France ne font à ce jour, nous le
disions précédemment, l’objet d’aucune recherche sociologique. Ce faisant, nous
souhaitons développer une sociologie de ce fait social.
En effet, d’une part, alors que les mouvements punk, rap et
techno sont étudiés, la musique metal constitue étrangement un champ d’études
vierge alors qu’elle est plus ancienne que ceux-ci. Elle connaît aujourd’hui un
succès égal, voire supérieur, notamment avec
Marilyn Manson. À ce titre, au mois de juin 2003
en France, trois groupes de musique metal (
Metallica,
Marilyn
Manson,
Led Zeppelin)
figurent dans le Top 40 des meilleures ventes d’albums
[5] tous styles musicaux
confondus. Deux ans auparavant, le groupe AC/DC (fondé en 1972) se produit au
Stade de France et rassemble 80 000 personnes. De même, le 23 juin 2004, le
groupe
Metallica (fondé en 1981) se
produit au Parc des Princes et rassemble 50 000 personnes… Phénomène populaire
qui réunit en règle générale les 12-30 ans, la musique metal reste de fait le
privilège d’une presse spécialisée ou d’une littérature à scandales
[6]. Le metal souffre d’un fort
désaveu apriorique. Il apparaît nécessaire de ne pas s’en tenir à ces quelques
sources et de dépasser dans un même mouvement « la superficialité pressée qu’un
certain journalisme tend à privilégier »
[7].
L’émission télévisée
Ça me
révolte, présentée par Bernard de la Villardière et diffusée en
première partie de soirée le 14 janvier 2003 sur la chaîne M6 en est
l’illustration. Les acteurs du groupe étudié y sont présentés comme des
personnes déviantes, dangereuses pour elles-mêmes ainsi que pour la société. À
ce fait, nous pourrions en ajouter des dizaines d’autres du même ordre,
diffusés sur l’ensemble des supports médiatiques (télévision, radio, presse).
Plus près de nous, on a pu observer une actualité foisonnante autour du metal.
Ce fait social semble éveiller maintes interrogations et susciter des
polémiques quant à ses accointances supposées avec le satanisme notamment. À la
suite du rapport de la MIVILUDES
[8] (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte
contre les Dérives Sectaires), répondant « à des préoccupations souvent
exprimées par le public mais aussi par les représentants des administrations en
charge de la jeunesse », et remis au premier ministre le mardi 22 mars 2005, de
nombreux commentaires ont fleuri dans les médias. Tout d’abord, selon l’étude
qui nous concerne, il est écrit : « Le gothisme ne conduit pas systématiquement
à la déviance où à la marginalité, même si l’on ne peut aujourd’hui contester
qu’il reste l’une des portes d’entrée sur le satanisme » ; ensuite, « la
fréquentation assidue des concerts de Metal n’est pas sans risque (atmosphères
quasi hypnotiques favorisant les états de transe, messages subliminaux appelant
le passage à l’acte et stimulant les pulsions suicidaires, etc.) » ; enfin, le
rapport spécifie que « dans la nébuleuse des spectateurs fans des idoles du
Black Metal, évoluent le plus souvent de fervents satanistes parfois prosélytes
».
À la suite d’une telle parution, et parfois même en la
devançant – parution qui laisse bien souvent l’observateur averti dubitatif –,
les médias se sont emparés de « l’affaire » et en ont fait leurs choux gras, en
oubliant majoritairement les principes élémentaires de rigueur intellectuelle
qui leur incombent. Ainsi, Le Monde des
Religions a récemment publié un article intitulé « Le Mal adolescent
» (mars-avril 2005, nº 10, pp. 26-29), dans lequel il est question de musique
metal et de satanisme. La presse quotidienne n’est pas en reste bien évidemment
(Metro, 20 Minutes, Le
Figaro…). De même, sur les ondes, RMC a fait intervenir durant les
mois de février et mars 2005 des « spécialistes » des dérives sectaires pour
commenter les accointances entre musique metal/gothique (la distinction étant
rarement opérée dans les discours) et le satanisme. Enfin, diverses émissions
télévisées ont traité de cette même question : l’émission
C dans l’air, diffusée sur France 5 le
18 mars 2005, l’émission On ne peut pas plaire à
tout le monde, diffusée sur France 3 le 27 mars 2005 avec les
interventions de Christophe Bourseiller et de « O », le chanteur du groupe de
metal Undercover Slut, etc.
Plus précisément, il apparaît intéressant de considérer le
metal sous l’angle de la sociologie des religions. En ce sens, ce qui retient
au premier abord l’attention de l’observateur est la ritualisation et le
recours à la symbolique religieuse par les différents acteurs de cette musique,
qu’ils soient artistes ou auditeurs. Ainsi voit-on lors des concerts ou sur les
supports audiovisuels une mise en valeur de représentations à la fois
sataniques et chrétiennes. Les acteurs arborent des croix chrétiennes et des
pentagrammes inversés, le nombre 666 ou des tee-shirts sur lesquels figurent
des slogans tels que « Fuck me Jesus » ou « Cut your flesh and Worship Satan
»
[9]. En outre, ils
adoptent des comportements vestimentaires, corporels, symboliques, rituels qui
engendrent une socialité singulière au sein de la société contemporaine. Nombre
de métalleux usent également de la rhétorique religieuse pour qualifier leur
inclination à l’égard du metal. Le commentaire d’une métalleuse à la sortie
d’un concert du groupe de metal
Slayer
nous met sur la voie :
Slayer est une religion […]. C’est une religion. T’en fais
partie ou pas. Ça c’est mon église, j’étais à l’église ce soir, c’est ça qu’il
faut comprendre. C’est une religion [10].
Dès lors, le metal et les
pratiques sociales qui l’accompagnent n’apparaîtraient-ils pas comme l’un des
témoins « souterrains » des multiples recompositions du religieux qui sont à
l’œuvre dans nos sociétés ? C’est précisément en prenant au sérieux
une telle interrogation, née à la suite d’investigations empiriques, que l’idée
du présent dossier a en partie vu le jour. Tantôt circonscrits rigoureusement à
l’intérieur de la thématique du dossier (metal et religion), tantôt faisant
l’objet d’une ouverture du sens, les articles qui suivent tâchent d’apporter
leur lot d’éclaircissements.
En premier lieu, d’une part les articles d’Alexis Mombelet, de
Nicolas Walzer et d’Olivier Bobineau, qui constituent les trois articles «
socles » de ce dossier, proposent des lectures « religieuses » du fait social
metal. Alors que Mombelet et Walzer optent pour une approche faisant la part
belle à l’empirie – le premier s’intéressant au phénomène metal entendu dans sa
globalité et le second s’attardant sur la frange extrême de ce phénomène
via l’étude du black metal – Bobineau,
quant à lui, mène plus particulièrement une réflexion théorique sur le metal.
D’autre part, il faut souligner la « Participation » de Michel Maffesoli à ce
dossier. Michel Maffesoli nous invite à penser la socialité dans son entièreté
et nous invite également et surtout peut-être à « saisir ce que le fait
religieux lato sensu apporte comme
éclairage dans le développement sociétal ».
En second lieu, on trouvera d’abord une réflexion
musico-sociologique sur le black metal, proposée par Frédérick Martin. D’une
manière singulière, empreinte de poésie, Martin dévoile le processus créatif
des musiciens extrêmes : où et quand la « destruction du langage artistique »
est création. Ensuite, l’article de Stéphane François s’attache à rendre compte
des accointances que la musique « industrielle » entretient avec le paganisme.
Cet article, qui ouvre le sens à d’autres sphères musicales démontre que les
acteurs de la musique « indus » sont travaillés par le religieux. En outre, cet
article a retenu notre attention dans la mesure où il est des proximités
palpables, que ce soit musicalement ou dans les thématiques retenues, entre
musique metal et musique indus. Il existe d’ailleurs un courant musical dénommé
« metal indus », symptôme de l’hybridation musicale qui s’opère à l’heure
actuelle. Enfin, l’article de Philippe Rigaut, toujours dans l’optique d’ouvrir
le sens, vient clôturer le dossier en présentant une approche transversale des
« subcultures » dark et fetish. En effet, les acteurs de la scène fetish – et
dark par extension – cultivent un imaginaire « nocturne », aux contours et aux
caractéristiques proches de celui des métalleux. Il est des « affinités
électives » (Goethe) indéniables entre ces différents courants. Ne serait-ce
qu’une tension partagée à l’encontre du « non commun » et du subversif,
c’est-à-dire une tension à l’égard de valeurs qui se situent en rupture avec
les valeurs communément admises et véhiculées.
En ce sens, on l’aura compris, les différents objectifs et
motivations des métalleux eux-mêmes quant aux rapports qu’ils entretiennent
avec le metal seront mis à jour. Cette mise en perspective implique de mener
une réflexion approfondie sur la religion et ses recompositions contemporaines.
À ces différents articles, l’on a jugé opportun d’adjoindre quelques « excursus
heuristiques ». On trouvera dans ces excursus une réflexion sur la distinction
entre metal et gothic. Trop souvent, le profane commet des amalgames. On y
trouvera aussi une réflexion rigoureuse et didactique concernant le metal et
ses accointances avec le satanisme.
Au final, il est bon de souligner qu’au-delà des préjugés
tenaces et sclérosants, il est possible de rencontrer des personnes éclairées,
des personnes au nez creux. Le CEAQ (Centre d’Étude sur l’Actuel et le
Quotidien) et ses dirigeants, une fois encore – rappelons-nous le phénomène
techno –, ont fait fi des contempteurs de vie. Mieux encore, ils sont les
premiers à donner la parole à ceux qui sont montrés du doigt, aux acteurs
eux-mêmes, à cette vitalité sociale in
fine qui jonche nos rues. La diversité des communicants et des
points de vue adoptés dans ce dossier est à souligner. À la pluralité des faits
observés, s’adjoint une pluralité des « angles d’attaques » adoptés. Par
ailleurs, tout en gardant à l’esprit cette précaution épistémologique
fondamentale énoncée par M. Maffesoli : « Pour comprendre les phénomènes
sociaux à l’œuvre de nos jours, il est nécessaire de changer de perspective :
non plus critiquer, expliquer, mais comprendre, admettre […], il faut
s’employer, phénoménologiquement à présenter ce qui est » (Maffesoli, 2002, p.
22), ce dossier a l’ambition d’être un témoin rigoureux de son temps, qui, sans
condamner ni encenser, nous renseigne sur l’évolution de notre société
via l’analyse de la « religion »
metal.
Pour impulser davantage encore la réflexion de chacun(e),
rappelons-nous les propos de Roger Bastide, pour qui l’art ou les arts semblent
avoir cette capacité de modeler l’existence sociale de l’homme, et pour qui le
choc esthétique ou artistique a le pouvoir de transformer l’existence de celui
qui l’éprouve : « L’art modifie la sensibilité de l’homme, lui crée une
certaine conception du monde, détermine un certain comportement, pétrit son
âme, et cette âme une fois transformée dans ses profondeurs va imposer au
dehors un style de vie, une esthétisation du milieu physique et social dans
lequel il vit » (Bastide, 1977, cité par Péquignot, 1993, p. 120). Dans cette
optique, nous entendons mettre à jour les stratégies d’action des métalleux à
l’égard de ce qui se constitue à leurs yeux comme un « fait social total »
(Mauss, 1999), et plus encore comme une « religion » : le metal.
·
Bourre, J.-P., 1997, Les
Profanateurs. La Nébuleuse de tous les périls : Nouvelle Droite, Skinheads,
Rock metal, Néonazis, Paris, Le Comptoir Éditions.
·
Francq, I., 2005, « Le Mal adolescent »,
Le Monde des Religions, mars-avril
2005, nº 10, pp. 26-29.
·
Maffesoli, M., 1985, L’Ombre de
Dionysos. Contribution à une sociologie de l’orgie, Paris, Librairie
des Méridiens (Le Livre de Poche), [1982].
·
Maffesoli, M., 2000, Le Temps des
tribus. Le déclin de l’individualisme dans les sociétés
postmodernes, Paris, La Table Ronde (La Petite Vermillon),
[1988].
·
Maffesoli, M., 2002, La Part du
Diable. Précis de subversion
postmoderne, Paris, Flammarion.
·
Mauss, M., 1999, Sociologie et
anthropologie, Paris, PUF, [1950].
·
Mombelet, A., 2003, Les concerts
de musique metal : approche anthropologique, 2 tomes, mémoire de
Maîtrise mention « éducation et motricité » (sous la direction de M.-J.
Biache), Université Blaise Pascal, UFR STAPS, Clermont-Ferrand 2.
·
Mombelet, A., 2004a, La religion
metal. Secte metal et religion postmoderne, mémoire de DEA de
sociologie (sous la direction de M. Maffesoli et de M. Hirschhorn), Université
René Descartes, Paris 5, La Sorbonne.
·
Mombelet, A., 2004b, Le metal, un
monde de « machos » ? Étude sociologique des classes sexuelles dans la sphère
publique de la tribu metal, mémoire de DEA de sociologie (sous la
direction de M. Hirschhorn et de M. Maffesoli), Université René Descartes,
Paris 5, La Sorbonne.
·
Péquignot, B., 1993, Pour une
sociologie esthétique, Paris, L’Harmattan.
·
Regimbald, J.-P., 1983, Le Rock
n’ Roll, viol de la conscience par les messages subliminaux,
Sherbrooke, Éditions St Raphaël.
·
Walzer, N., 2003, L’imaginaire
satanique et néo-païen dans la musique metal extrême depuis les années
1990, mémoire de Maîtrise d’histoire culturelle (sous la direction
de P. Ory), Université de Marne-la-Vallée, UFR Sciences humaines et
sociales.
·
Walzer, N., 2004, L’imaginaire et
les parcours des musiciens de black metal : des acteurs underground travaillés
par le religieux, mémoire de DEA de Sciences sociales des religions
(sous la direction de J.-P. Willaime), École Pratique des Hautes Études,
Section des Sciences religieuses.
[1]
Alexis Mombelet et Nicolas Walzer sont jeunes chercheurs en
doctorat de sociologie à l’Université René Descartes Paris 5 – La Sorbonne. Ils
sont membres du Centre d’Étude sur l’Actuel et le Quotidien (CEAQ) et membres
du Groupe de Recherche et d’Étude sur la Musique et la Socialité (GREMES). Ils
sont, en France, les auteurs des premiers travaux sociologiques sur la musique
metal. Voir bibliographie.
[2]
L’expression est empruntée à Michel Maffesoli (1985, p. 13).
Elle fait écho à celle de Simmel, qui parle de son côté du « roi clandestin
d’une époque ». Elle a pour objet de rendre attentif à ces « sociétés au noir »
qui pullulent dans nos cités.
[3]
En effet, les deux dictionnaires « phares » de la langue
française, à savoir
Le Petit Robert et
Le Petit Larousse, ne comptent pas, à
ce jour, en leurs pages le mot « metal ».
[4]
Le terme « metal » est, en effet, d’origine anglo-saxonne.
Nonobstant, il est un néologisme français fort usité par les acteurs : il
s’agit du qualificatif « métallique », qui est relatif à la musique metal. Une
congruence terminologique est de fait opérée, entre la musique metal et ce qui
relève de la dureté, de la rudesse. Dans le même sens, on constate que le terme
« métal » est aussi bien employé par les acteurs que le terme anglo-saxon «
metal ». « Historiquement, la formule
heavy
metal [premier style musical qui a vu le jour dans la grande famille
du metal] a été pour la première fois utilisée par un journaliste pour
qualifier la musique de Jimi Hendrix, il écrivait : “ It’s like heavy metal
falling from the sky.” En outre, littéralement,
heavy metal signifie “métal lourd”. Enfin,
heavy metal est un terme militaire
signifiant “artillerie lourde” et désignant ainsi les grosses pièces de canon »
(Wikipédia France, L’Encyclopédie Libre, disponible sur la toile). Une seconde
origine du mot « metal » est concevable. Il aurait été employé pour la première
fois sous la formule
heavy metal par
le groupe
Steppenwolf dans sa chanson
Born To Be Wild parue en 1968. Le
texte de la chanson précise : “I like smoke and lightning / Heavy metal
thunder… ”
[5]
D’après le classement des meilleurs ventes d’albums réalisé par
l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique) pour le Syndicat National de
l’Édition Phonographique :
www. ifop. com/ europe/ banque/ resulalbums.
asp
[6]
Cf. notamment Bourre
(1997), Regimbald (1983).
[7]
L’expression est empruntée à M. Maffesoli (2000, p.
IV).
[8]
L’étude qui nous concerne, réalisée en annexe du rapport, est
intitulée «
Satanisme et dérive sectaire.
Quels sont les risques, comment les prévenir ? ». Le rapport et l’étude peuvent
être consultés à l’adresse
www. miviludes. gouv. fr/
[9]
L’inscription « Fuck me Jesus » fait référence au message
véhiculé par le groupe suédois
Marduk.
L’inscription « Cut your flesh and Worship Satan » fait référence au groupe
français
Antaeus.
[10]
Commentaire relevé dans le DVD intitulé
War At The Warfield du groupe de metal
Slayer : Slayer, 2003,
War At The Warfield, American
Recordings, États-Unis d’Amérique.