La subculture technoïde, entre déviance et rupture du pacte hobbesien
Lionel Pourtau
La subculture technoïde trouve son origine dans les raves clandestines appelées « free-parties » et dans les communautés juvéniles qui les organisent, les tribus technos ou « Sound Systems ». Ces mouvements sont caractéristiques du doute radical envers les systèmes de valeurs, qui se développent dans l’Europe occidentale contemporaine. Le contrat social se disqualifie peu à peu et certains segments de population comme ceux traités ici cherchent à s’en émanciper, à faire « secessio plebis ». Mais la nature juvénile et donc temporaire de cette sécession et les forces centripètes de normalisation de la société, arrivent encore, jusqu’ici, à digérer ces tentatives d’éloignement de l’ordre social traditionnel.
Mots-clés :
contrat social, déviance, jeunesse.
Technoïd subculture originates from both underground raves, known as “free parties”, and from “Sound Systems”, the youth communities that organise raves. This movement is part of the querying of values that is developing in contemporary Western Europe. The “social contract” is progressively being disqualified and certain parts of society are looking to free themselves, to “secessio plebis”. But the youthful, and therefore temporary, nature of this movement, along with the normalising pressure of society, result in the integration of these attempts to break away from traditional social order.
Keywords :
social contract, deviancy, youth.
• Un cas de subculture déviante d’évasion
— Une déviance initialement non recherchée
— La différenciation
— L’anomie des teufeurs
• Les difficultés du pacte hobbesien
— Les menaces du Léviathan
— Une société de domination
• Conclusion