Les sciences sociales et les virtualités
Robert Shields
Penser le virtuel à travers les sciences sociales conduit à resituer le terme à partir de son étymologie qui ouvre un champ entre le réel et le possible. Il est une qualité qui incarne toujours la signification du passage du potentiel au réel, c’est donc un flux dynamique qui oscille entre les deux catégories ontologiques. Cette circulation peut s’intégrer dans une culture de la vie quotidienne et intervient alors comme médiation permanente entre la présence et l’absence, et fait culture. Le virtuel, dont la dimension numérique n’est qu’un aspect, est donc une dimension qui nous aide à penser la continuité et la puissance de ce qui existe par rituels et simulations. Il est l’indice de la valeur et de l’immatériel. Cette valeur peut être partagée socialement, un patrimoine commun immatériel, ou faite l’objet d’une évaluation concrète et économique.
Thinking virtual through human sciences leads to define the word from its etymology: which opens a field between real and possible. It is a quality that always fleshes out a gateway from potential to real, thus being a dynamic feed, balanced between the two ontological categories. This circulation can be integrated in an everyday life culture and act then as a permanent mediation between absence and presence. The virtual, whose digital dimension is only one aspect, is thus a dimension which helps us to think the continuity and the power of what exists through rituals and simulations. It is the subscript of value and immaterial. This value can be shared socially, a common immaterial legacy, or be concretely and economically evaluated.
• Définitions du virtuel
• Tétralogie
• Flux ontologique
• Le virtuel dans la vie quotidienne
• Connectivité : le virtuel comme milieu
• La politique et le virtuel
• Bibliographie