Accueil Revues Revue Numéro Article

Sociologie

2012/4 (Vol. 3)


ALERTES EMAIL - REVUE Sociologie

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 421 - 425 Article suivant
1

La dialectique de l’égalité tient la première place au sein des réflexions de Raymond Aron dans Les désillusions du progrès. Sans doute est-ce là le fait de l’ancrage tocquevillien de sa réflexion. Ce simple rappel témoigne de la place particulière de Raymond Aron dans la pensée française de la seconde moitié du vingtième siècle. Celui-ci mobilise en effet la pensée de Tocqueville au moment supposé précéder le retour de la figure de Tocqueville au centre de la réflexion socio-politique (Audier, 2004) Relire la dialectique de l’égalité au début de la décennie 2010, c’est d’abord prendre en compte le contexte d’inquiétude à la fois politique et social dans lequel se trouvent nos sociétés vis-à-vis de cette catégorie. L’égalité est et reste centrale dans la dynamique démocratique en même temps qu’elle est mise en péril par l’avancée des inégalités (Rosanvallon, 2011).

2

Repenser la dialectique de l’égalité développée par Raymond Aron dans la première partie de son ouvrage consiste d’abord à prendre la mesure du renouveau de la préoccupation pour les inégalités sociales depuis quelques années. Tant dans la sphère de la recherche académique que dans celui des mouvements sociaux, les inégalités redeviennent un enjeu. Tout se passe comme si l’augmentation des inégalités par le haut de la pyramide des revenus contribuait à remettre en cause la perception égalitaire des rapports sociaux qui est au cœur de la vision de la démocratie comme condition sociale pour Tocqueville, vision placée par Raymond Aron au centre de sa réflexion tout au long de son ouvrage.

3

Avant d’entrer plus avant dans la lecture de « la dialectique de l’égalité », demandons-nous quelles leçons il est aujourd’hui possible de tirer de la lecture d’un tel livre ? Retenons d’abord l’ampleur et l’ambition du questionnement. Celles-ci excèdent largement les frontières (sub)disciplinaires aujourd’hui en vigueur. Héritier de la philosophie allemande, Aron est à la recherche d’une pensée systématique du monde social peu en cours dans une pratique sociologique de plus en plus professionnalisée. À cette exigence d’amplitude dans les objets couverts par le raisonnement se joint une recherche de prise en compte des différents points de vue, des apports et finalement la tempérance dans les conclusions tirées de ces analyses.

4

C’est bien du point de vue de la méthode que le legs d’Aron est le plus significatif car son livre a été écrit avant la grande transformation qui a débuté au début des années 1970, grande transformation qui a bouleversé les sociétés occidentales dans leur ensemble, bien au-delà même de l’apparition du chômage et de la précarité à grande échelle, pour métamorphoser l’ensemble des rapports sociaux. Par contraste, le monde dans lequel nous vivons au début de la seconde décennie du xxie siècle s’est radicalement individualisé, a liquidé la conscience de classe qui prévalait dans de nombreuses catégories de la population – tout en accroissant des phénomènes identifiés par Marx comme étant au cœur de l’antagonisme de classe : internationalisation, utilisation du pouvoir politique à des fins de préservation d’intérêts privés (Hacker et Pierson, 2011), etc.

5

Si l’on retourne désormais cette proposition, cela signifie qu’Aron travaillait à l’intérieur d’un mouvement historique et intellectuel qui est celui de la société industrielle et dont l’analyse trouve ses racines chez les premiers pères fondateurs de la sociologie, ceux qui ont vécu et pensé dans la première moitié du xixe siècle : Saint-Simon, Auguste Comte, Alexis de Tocqueville, Karl Marx. Cet ancrage historique, intellectuel et humain est de première importance pour saisir l’intérêt de sa relecture contemporaine. Sa participation aux combats et aux concepts de la société industrielle produit sur le lecteur contemporain un effet de décentrement. Pour le dire rapidement et malgré certaines analyses datées, voire porteuses des préjugés du temps, l’ancrage analytique d’Aron nous permet de ressaisir de la continuité, c’est-à-dire la dimension cyclique, dans des phénomènes que la sociologie s’emploie souvent à penser par différence avec la génération ou la période précédentes. De ce point de vue, les Trente Glorieuses constituent un marqueur et un point de rupture pour de nombreuses analyses sociologiques contemporaines (voir Paugam, 2007). Pour reprendre les catégories comtiennes, nous sommes dans une période critique qui succède à une période organique (Gazier, 2007). L’ancrage de la pensée d’Aron dans les réflexions des sociologues de la période de la première moitié du xixe siècle constitue, en soi, un gain analytique appréciable. De manière très classique, cette présentation suivra les trois parties de la dialectique de l’égalité. Elle s’organisera en une série de réflexions plus que dans un développement systématique.

Les inégalités socio-économiques

6

La première section de la partie des Désillusions du progrès est consacrée aux inégalités socio-économiques. Par rapport à une situation historique, celle des Trente Glorieuses, que nous caractérisons souvent comme étant marquée par la confrontation de classes homogènes, Aron insiste quant à lui plus sur l’hétérogénéité croissante à l’intérieur de vastes ensembles sociaux. Ses réflexions anticipent largement celle sur les inégalités intra-catégorielles qui a marqué les années 1990. Le constat de cette hétérogénéité va de pair avec ce qu’Aron perçoit comme un mouvement d’homogénéisation culturelle à l’intérieur des sociétés modernes, c’est-à-dire un mouvement d’intégration culturelle de franges de plus en plus nombreuses de la population.

7

Deux réflexions peuvent être faites au sujet de ces constats. Tout d’abord, on peut signaler la lucidité d’une analyse qui ne se limite pas au constat de l’existence de grands blocs homogènes du point de vue de leurs ressources sociales et culturelles. Dans sa relecture des données de La Distinction, Bernard Lahire (2004) a bien montré que, non seulement les classes étaient moins homogènes et les goûts culturels plus éclectiques au sein de chaque classe que la typologie de Bourdieu ne le laissait penser dans les années 2000, mais que cela était également le cas dans les années où Bourdieu a réalisé son enquête. D’autre part, parlant dans un contexte de domination idéologique du marxisme où il souhaite faire (ré)apparaître le processus tocquevillien d’homogénéisation des sociétés modernes, Aron développe une réflexion sur les strates internes aux classes mais insiste moins prioritairement sur le mode de production des asymétries qui se renouvellent en permanence par le biais d’un mécanisme de transformation des propriétés (sociales et matérielles) distinctives (Schwartz, 1997) entre les classes, une entreprise que les sociologues français des années 2000 ont réouverte.

8

Enfin, et ce point est d’une importance fondamentale, tant au regard de la réflexion sur les rapports de classes que par rapport aux questions abordées dans la dernière section sur « Racisme et nationalisme », un des enjeux de la transformation du rapport de classes tient à l’évolution de la représentation du monde social des catégories populaires. En effet, la précarisation de franges autrefois intégrées du monde ouvrier a été couplée à un déclin des références de classe et de la culture ouvrière. Ces phénomènes ont conduit une partie des catégories populaires à s’opposer non plus seulement à (c)« eux » d’en-haut, pour reprendre l’opposition hoggartienne entre eux et nous, mais également à ceux qui se trouvent plus bas dans l’espace social : les assistés, les immigrés, etc. Un ressentiment populaire s’est développé, encouragé et flatté par un certain nombre de discours politiques. Les classes populaires se sont scindées, remettant ainsi en cause nombre de schémas politiques, sociaux et culturels hérités des luttes du xixe siècle (Schwartz, 2009).

9

Raymond Aron insiste enfin sur la question de la pauvreté, et signale l’exception que constitue la pauvreté absolue des noirs aux États-Unis. Sur ce point, les évolutions et recherches récentes ne font que confirmer son diagnostic. Cependant, ses développements s’attachent surtout à identifier les idéologies qui soutiennent l’action publique. Les remarques qu’il livre sont très aisément transférables dans le vocabulaire du contraste entre égalité des chances et égalité des places, forgé par François Dubet (2010). Son analyse identifie le lien entre la recherche de l’égalité des chances et la nécessaire homogénéisation des conditions familiales, même s’il conclut son analyse en critiquant les mécanismes correctifs qui pourraient être envisagés pour pallier ce phénomène central dans la reproduction sociale. Aron est plutôt sensible au fait que la culture est un héritage familial, un choix et une orientation à préserver. Cette réflexion introduit à la deuxième section consacrée à l’analyse des relations entre gouvernants et gouvernés.

Les relations entre gouvernants et gouvernés

10

Cette section s’ouvre sur le constat d’une double démystification à l’œuvre dans les rapports Est-Ouest et affiche la volonté de la dépasser. Cette double démystification est celle, croisée, qu’opèrent les partisans des régimes des démocraties occidentales et des régimes socialistes. Précisons les termes de cette double démystification. Du point de vue soviétique ou socialiste, les sociétés occidentales, malgré leur idéologie de l’égalité, sont structurées par des inégalités de classes. Réciproquement, du point de vue occidental, la structure du pouvoir des pays socialistes s’apparente à un système aristocratique, dans la mesure où la décision est captée par un très faible nombre d’individus situés au sommet d’un système de cercles concentriques. Par rapport à ces deux ensembles, un Tiers-monde apparaît qui représentait, pour Aron, autant un repoussoir qu’un support de la comparaison.

11

Faute de la compétence historique suffisante, je ne souhaite pas procéder ici à une discussion terme à terme des énoncés de Raymond Aron. Par contre, dans la perspective d’une relecture contemporaine, il est intéressant de souligner les deux déplacements intervenus au sujet de la réflexion sur la démocratie, à l’époque balisée par les frontières stables et significatives des trois ensembles géopolitiques mentionnés. Le point fondamental à souligner est celui de la disparition d’un système politique organisé, symétrique et antagoniste aux démocraties occidentales développées. Sans préjuger de leur pertinence analytique, le succès des théories de la fin de l’histoire et du choc des civilisations, apparues dans les dernières décennies pour rendre compte de l’effacement des alternatives à la démocratie libérale de type occidental (Francis Fukuyama) ou au contraire pour soutenir l’idée d’une conflictualité entre blocs culturels homogènes (Samuel Huttington), vient rappeler que l’opposition stabilisée entre deux blocs n’a plus cours alors qu’elle a été le point de cristallisation fondamental de la réflexion et de l’action pendant le court demi-siècle (1947-1989) qui a suivi la seconde guerre mondiale et qui s’est achevé au moment de la chute du mur de Berlin et de la dissolution de l’Union Soviétique.

12

Par rapport à ce contexte et au mode de comparaison qu’il imposait, deux déplacements significatifs ont renouvelé la signification de la réflexion sur la démocratie et son rapport à la société industrielle. Le premier tient à la prise en compte de l’essoufflement des formes politiques qui, soit parce qu’elles seraient dépourvues d’un contexte de conflictualité sociale institutionnalisée, (Rancière, 1995) soit parce qu’elles subiraient l’effet en retour de l’institutionnalisation de la protection sociale (Donzelot, 1984), tourneraient à vide. Dans ce contexte, de nombreuses réflexions sont apparues pour renouveler la pensée et la pratique des formes démocratiques. Le tournant délibératif dans la réflexion politique, l’émergence de la démocratie participative avec des expériences concrètes, telles que les formes de budget participatif, ont cherché un approfondissement de la démocratie. De nouvelles formes démocratiques ont été mises en lumière, non sans que leurs ambivalences ne soient signalées (Rosanvallon, 2006). Parfois, c’est sous le signe d’un retour aux origines que la recherche de cet approfondissement s’opère. Ainsi, de nombreuses réflexions sur le tirage au sort et sa signification dans la démocratie athénienne sont venues alimenter un déplacement (Sintomer, 2011) profond des formes de réflexion et les mécanismes institutionnels supposés donner corps à la démocratie.

13

Un deuxième déplacement s’est opéré, allant dans le sens du développement de la comparaison entre pays capitalistes industrialisés. Le travail fondateur du sociologue danois Gøsta Esping-Andersen (1999 [1990]) a marqué le point de départ d’un renouvellement profond de la réflexion sur les États-providence en perspective comparée. Le titre original de l’ouvrage phare d’Esping-Andersen livre une information capitale que sa traduction française fait perdre. Travaillant sur « The Three Worlds of Welfare Capitalism », il affiche son l’intention de mettre en lumière les différences entre pays capitalistes et non plus de travailler la comparaison entre les deux blocs soviétiques et occidentaux.

14

Il s’agit ici de prendre la mesure d’un déplacement dont la signification est indissociablement intellectuelle et politique. Du point de vue intellectuel tout d’abord, un véritable champ de recherche s’est structuré autour de la typologie ternaire entre Welfare Regimes sociaux-démocrates universalistes ; régimes conservateurs-corporatistes et régimes libéraux-résiduels. Il ne s’agit pas de dire que cette typologie s’est imposée comme un savoir fixe. Au contraire, les formes d’État-providence mises en lumière et leurs hiérarchisations ont évolué. Esping-Andersen y a d’ailleurs lui-même contribué en donnant, au fil des décennies 1990 et 2000, sous l’impulsion des critiques féministes de ses travaux, une importance décisive au critère de défamilialisation en complément du critère de démarchandisation. Le point important est que sa typologie a servi de base à une intégration dans un même cadre analytique pour les pays d’Europe centrale et orientale ou pour les pays du Sud de l’Europe (Ferrera, 1996), corrélative de l’intégration politique de ces pays.

15

Le développement de ces comparaisons a également une incidence politique. En effet, loin de se limiter à la sphère académique, les travaux comparatifs menés ou inspirés par G. Esping-Andersen ont connu une consécration institutionnelle, les inflexions normatives de ces analyses se convertissant en prescription politique (Esping-Andersen, 2003) au niveau des institutions européennes, alors que celles-ci cherchaient, à partir du début des années 2000 notamment, à bâtir un ensemble à la fois solidaire, égalitaire, notamment entre les hommes et les femmes, et économiquement performant (Barbier, 2008). Une véritable industrie du benchmarking s’est développée. Elle constitue un phénomène politique en soi : les indicateurs de performance et leurs comparaisons étant des modes de gouvernement indirects caractéristiques des nouvelles modalités de réforme de l’État (Bézès, 2009). Ces dernières remarques sur les transformations des formes de gouvernementalité, dans le sens de leur radicale dépersonnalisation, font apparaître à la fois l’actualité et le caractère daté d’une réflexion significative d’Aron. Celui-ci souligne en effet le danger que constitue l’absence d’une élite dirigeante par opposition à celui, à son sens, moins grand lié à sa trop grande puissance. Cette remarque peut servir de garde-fou contre les visions simplificatrices et complotistes du changement social qui se sont multipliées depuis lors. Dans le même temps, elle trouve sa limite dans une époque marquée par l’emprise croissante des intérêts économiques sur la vie politique (Hacker & Pierson, 2011).

Racisme et nationalisme : des termes anciens pour une question neuve

16

La dernière section des analyses d’Aron est consacrée aux deux dimensions du « racisme » et du « nationalisme ». Ici aussi, la vision qu’Aron donne de ces problèmes perturbe la vision par trop simpliste du climat intellectuel des années 1950 qui prévaut aujourd’hui. L’idée d’un retour de la race s’oppose à la vision de la continuité historique et de la permanence des conflits ethniques, définis comme la réconciliation du racial et du national, mise en avant par Aron. Je me bornerai ici à souligner deux points. Le premier tient à la vision classique du racisme que développe Aron et permet de mesurer la distance avec la période contemporaine. En effet, si les formes les plus manifestes du racisme biologique, essentialiste, ont sans aucun doute diminué, il est sans doute plus juste de parler d’une transformation que d’une diminution, et encore moins d’une éradication du racisme. En effet, un racisme culturel, de différenciation, s’est imposé en lieu et place de l’attribution de caractéristiques morales et intellectuelles liées aux attributs biologiques (même si certains travaux témoignent de la rémanence de ce type d’analyse (Herrnstein & Murray, 1994).

17

En réponse à ces nouvelles formes de racisme, notamment caractérisé par ce que les économistes ont nommé des formes de « discrimination statistique », des politiques de discrimination positive se sont développées. Aron a été le témoin des premières initiatives en la matière et il affiche un grand scepticisme vis-à-vis de celles-ci. Ce texte n’est pas le lieu d’une discussion du bien-fondé ou des limites de ces politiques. Notons simplement que les meilleures analyses de celles-ci (Sabbagh, 2003) font apparaître que, loin d’essentialiser et d’instrumentaliser les différences raciales par des mécanismes juridiques hétérogènes aux formes de droit en vigueur aux États-Unis notamment, c’est par le droit que l’égalité est recherchée et en cela, ces politiques combinent les idéaux démocratiques avec la prise en compte de différences dont Aron souligne l’importance irréductible.

Conclusion

18

Souligner toute la pertinence et l’actualité des réflexions d’Aron est un exercice hors de la portée d’un article comme celui-ci. Cependant, il est possible de rappeler que, dans les divers thèmes que couvre la dialectique de l’égalité, Aron fait apparaître les ambivalences d’une intégration culturelle croissante au sein des pays modernes industrialisés. L’ancrage de sa réflexion dans une dynamique historique engagée dans le premier xixe siècle et entrée en crise au tournant du dernier tiers du xxe, et par contraste avec laquelle de nombreux sociologues contemporains s’emploient à penser leur conjoncture, offre une possibilité de décentrement dont les ressources n’ont pu être ici que survolées.


Bibliographie

  • Audier S. (2004), Tocqueville retrouvé. Genèse et enjeux du renouveau tocquevillien français, Paris, coéd. Vrin/École des hautes études en sciences sociales.
  • Barbier J.-C. (2008), La Longue marche vers l’Europe sociale, Paris, PUF « Le Lien social ».
  • Bézès P. (2009), Réinventer l’État. Les réformes de l’administration française (1962-2008), Paris, PUF « Le Lien social ».
  • Donzelot J. (1984), L’invention du social. Essai sur le déclin des passions politiques, Paris, Le Seuil.
  • Dubet F. (2010), Les Places et les chances. Repenser la justice sociale, Paris, La République des idées/Le Seuil.
  • Esping-Andersen G. (1990), The Three Worlds of Welfare Capitalism, Princeton University Press. Traduction française (1999), Les Trois mondes de l’État-providence. Essai sur le capitalisme moderne, Paris, PUF « Le Lien social ».
  • Esping-Andersen G. (2003), Why We Need a New Welfare State?, Oxford University Press.
  • Ferrera M. (1996), « Southern Model of Welfare in Social Europe », Journal of European Social Policy, 6/1, (1996) pp. 17-37.
  • Gazier B. (2007), « “Marchés transitionnels du travail”, emploi durable et économie sociale » in S. Paugam (dir.), Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales, Paris, PUF « Le Lien social ».
  • Hacker J. S. & Pierson P. (2011), Winner Take-All Politics. How Washington Made the Rich Richer and Turned Its Back on the Middle Class, Simon & Schuster.
  • Herrnstein R. J. & Murray C. (1994), The Bell Curve: Intelligence and Class Structure in American Life, Free Press.
  • Lahire B. (2004), La Culture des individus. Dissonances culturelles et distinctions de soi, Paris, La Découverte.
  • Paugam S. (2007), Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales, Paris, PUF « Le Lien social » (introduction).
  • Rancière J. (1995), La Mésentente. Politique et philosophie, Paris, Galilée.
  • Rosanvallon P. (2006), La Contre-démocratie. La politique à l’âge de la défiance, Paris, Le Seuil.
  • Rosanvallon P. (2011), La Société des égaux, Paris, Éditions du Seuil.
  • Sabbagh D. (2003), L’égalité par le droit. Les paradoxes de la discrimination positive aux États-Unis, Paris, Economica.
  • Schwartz O. (1997), La Notion de « classes populaires », mémoire d’Habilitation à Diriger des Recherches, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
  • Schwartz O. (2009), « Vivons-nous encore dans une société de classes ? Trois remarques sur la société française contemporaine », publié sur La vie des idées.fr le 22/09/2009, http://www.laviedesidees.fr/Vivons-nous-encore-dans-une.html
  • Sintomer Y. (2011), « La révolution du tirage au sort », publié sur La vie des idées.fr le 08/11/2011, http://www.laviedesidees.fr/La-revolution-du-tirage-au-sort.html

Notes

[*]

Maître de conférences à l’Université Paris Descartes (CERLIS) 45 rue des Saints-Pères – 75006 Paris nicolas.duvoux@parisdescartes.fr

Plan de l'article

  1. Les inégalités socio-économiques
  2. Les relations entre gouvernants et gouvernés
  3. Racisme et nationalisme : des termes anciens pour une question neuve
  4. Conclusion

Pour citer cet article

Duvoux Nicolas, « Repenser la dialectique de l'égalité », Sociologie, 4/2012 (Vol. 3), p. 421-425.

URL : http://www.cairn.info/revue-sociologie-2012-4-page-421.htm
DOI : 10.3917/socio.034.0421


Article précédent Pages 421 - 425 Article suivant
© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback