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S'inscrire Alertes e-mail - Spirale Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezLes jouets à traîner
AuteurKarine Vandroux[*] [*] Karine Vandroux, documentaliste, Musée du jouet, Moirans-en-Montagne,...
suitedu même auteur
L’activité de jeu est innée chez l’enfant. Dès le jour de sa naissance, de nombreux jouets l’attendent déjà dans son berceau, au côté des autres cadeaux de naissance que représentent les articles de puériculture ou les vêtements. Ces premiers jouets sont dits « d’éveil » ; ils l’accompagneront jusqu’à l’âge de 2 ans environ. Le jouet à traîner appartient à cette catégorie. Il est ainsi dénommé car l’enfant le promène avec lui à l’aide d’une ficelle ou d’un bâton. Dans le premier cas, le jouet est dit « à tirer », dans le second, « à pousser ».
Le jouet à traîner à travers les âges
Les jouets de l’Antiquité
2 Le jouet à traîner nous provient de l’Antiquité. À cette époque, déjà, les enfants se plaisaient à faire rouler derrière eux un animal, comme en attestent les découvertes effectuées lors de fouilles.
3 En Grèce, au viie siècle avant Jésus-Christ, des enfants jouaient avec un âne dont les pattes étaient dotées de roulettes ; il portait quatre amphores, sur lesquelles était juché un personnage.
4 L’Égypte semble représenter l’un des principaux centres de découvertes de jouets à traîner. En effet, le Musée du Caire en présente un nombre important, retrouvés dans les tombes des Égyptiens jusqu’à 3 000 ans avant Jésus-Christ. Ceux-ci représentent généralement des animaux : chiens, chats, chevaux, grenouilles, tortues, taureaux, en terre cuite ou en bois ; il peut également s’agir de reproductions de scènes de la vie quotidienne : un paysan et ses bœufs, au labour, montés sur une planche à roulettes, par exemple.
5 En Asie Mineure, à Clazomène, fut découvert un bœuf zébu de l’époque hellénistique (période allant de la mort d’Alexandre à la conquête romaine) ; son naseau, percé, accueillait la ficelle permettant de le faire rouler.
6 Les fouilles de Suze ont mis au jour un hérisson candide et un lion féroce, montés sur roulettes.
L’importance du cheval
7 Malgré la diversité des animaux reproduits, le jouet à traîner représente le plus souvent un cheval. Les plus anciens, découverts dans les tombes antiques, sont en argile. Plus précisément, le cheval de Troie, dont le manuscrit Virgile du Vatican présente la ressemblance avec un jouet, est l’objet d’une très forte notoriété. De fer ou de bois, il est monté sur roulettes, et traîné glorieusement par les enfants. « Ce cheval, dans les flancs duquel on recelait une véritable armée, servait évidemment aux petits romains d’arche de Noé. Les animaux y étaient remplacés par quelques sculptures grossières et destinées à représenter Ulysse suivi de sa vaillante cohorte » (H.-R. D’Allemagne, Histoire des jouets).
8 Le cheval à roulettes permet aux enfants de s’incarner preux chevaliers et de s’initier, de par leur imagination féconde, aux luttes des grands seigneurs féodaux. Pour cette raison, le cheval demeure un compagnon privilégié de l’enfant ; il traverse les siècles et les continents.
9 Cependant, l’anatomie du cheval varie selon son lieu de fabrication. Ainsi, en Tchécoslovaquie, il est de forme cylindrique ; sa tête et sa queue sont ajoutées par la suite. En Russie, il est sculpté grossièrement, et sa crinière est plus marquée. Le cheval allemand est conçu d’une seule pièce ; il se caractérise par sa simplicité. En France, le cheval est plus soigné : ses traits sont plus réalistes, et il est doté d’un harnachement. Ces chevaux sur roulettes sont parfois montés ; il s’agit tantôt d’un jockey, tantôt d’un officier de cavalerie.
Les jouets du xixe siècle
10 Au xixe siècle, un nouveau jouet à traîner apparaît, fabriqué à Sonneberg, en Allemagne ; il s’agit de l’arche de Noé. L’élément sur roulettes est une maison-bateau, dont le toit s’ouvre sur les deux côtés ; on peut ainsi en sortir les petits animaux contenus à l’intérieur. Oies, éléphants, rhinocéros, zèbres, chiens, cochons, coccinelles, oiseaux aux plumages variés sont généralement en bois peint, et présentés en couple. De vingt à cent vingt couples d’animaux peuplent l’arche. La maison-bateau est, quant à elle, finement décorée ; certaines sont revêtues d’une fine marqueterie de paille ; un oiseau est très souvent représenté sur le toit. Les arches de Noé sont alors perçues comme un véritable jeu éducatif ; l’enfant assiste en effet, hors l’école, à une leçon de choses, toutes les espèces animales étant représentées.
11 Les États-Unis, la Suisse, l’Angleterre et l’Allemagne représentent les principaux lieux de distribution des arches de Noé fabriquées au xixe siècle. Dans les pays protestants, l’arche représente le seul jeu autorisé le dimanche. Les arches de Noé parviennent plus tardivement en France, à la fin du xixe siècle. Quelques-unes y seraient par ailleurs fabriquées jusque vers 1950, d’une part dans le Jura, d’autre part en Haute-Saône, par la société Quiralu. Elles se caractérisent par leur rusticité et leurs couleurs ternes.
12 Outre les arches de Noé, le xixe siècle voit se généraliser la production des jouets à traîner. Tous les animaux sont reproduits sur roulettes. Tout d’abord en carton peint, ils sont bientôt recouverts de peau. La production des vaches, chevaux et chiens à poils ras nécessite l’utilisation de peau de veau mort-né ; la peau d’agneau sert à la fabrication des moutons et caniches, frisés. Les statistiques établies par les fabricants de jouets de cette époque tendent à montrer que les enfants aiment moins les animaux féroces, tels les lions et les tigres ; les moutons, chiens et chats sont quant à eux les plus appréciés, derrière l’éternel cheval.
Les techniques de fabrication
13 Au xxe siècle, ces jouets sont majoritairement en bois. Certains, fabriqués l’hiver par des artisans à la montagne ou par des grands-pères, sont simplistes : la forme est découpée dans une planche. Les roues peuvent alors être montées directement sur les pattes, ou l’animal est fixé sur une planche, le plus souvent rectangulaire, à roulettes.
14 D’autres jouets à traîner sont plus complexes. Dotés d’un mécanisme sonore ou d’un mouvement, ils sont également plus attrayants. Les sons déclenchés lorsque les roues tournent peuvent provenir de différents instruments : il peut s’agir de deux cymbales tapant l’une contre l’autre, d’une clochette cachée dans une roue, d’un marteau venant frapper le bois… Le mouvement de l’animal roulant est quant à lui le fait d’un montage particulier des roues, dont nous fait part Christine Armengaud dans son ouvrage Jeux et jouets retrouvés.
15 – Dans un cas, les roues sont fixées directement sur les pattes. « L’extrémité des pattes de l’animal est alors décentrée sur les roues. La partie supérieure du membre est fixée au corps. L’articulation entre ces deux parties est entraînée dans un mouvement mécanique dès que la roue tourne et que l’extrémité de la patte se déplace avec elle. » Parfois, l’axe arrière des roues étant lui-même décentré, l’animal se dandine, de gauche à droite. L’enfant a ainsi l’impression que son compagnon se déplace comme un vrai.
16 – Un deuxième mécanisme permet à un oiseau de battre des ailes. « Le mouvement est produit par une attache décentrée par rapport à l’axe de la roue, mais les ailes se déplacent perpendiculairement au corps : l’aile et la roue sont reliées par une longueur fixe de fil de fer attaché à un point excentré de la roue. Quand la roue tourne, ce fil de fer tire donc plus ou moins sur l’aile. Du coup, celle-ci monte et descend alternativement. » Grâce à ce mécanisme, les poules picorent, le chien monte et descend successivement la tête, le poussin sort de l’œuf et y retourne, les bras des fermières avancent en direction de leurs animaux…
17 – Enfin, de nombreux jouets jurassiens dont nous disposons au musée font appel à un troisième mécanisme, très simple : « Lorsque les roues tournent, elles entraînent par friction le mouvement circulaire des éléments posés dessus. » L’enfant voit ainsi tourner un manège ou un animal.
18 Si la première technique de mise en mouvement ne concerne que les jouets dits « à tirer » – l’enfant promène son jouet derrière lui à l’aide d’une ficelle –, les deux autres permettent également de mettre en mouvement les jouets « à pousser » – l’enfant pousse son jouet devant lui à l’aide d’une canne –, décrits en 1933 dans L’Illustration comme étant plus amusants que les précédents car l’enfant les voit tout en marchant sans être obligé de se retourner.
Les jouets de dessinateurs
19 Rapidement, les jouets à traîner ne représentent plus seulement un animal ou une scène de la vie quotidienne (généralement de la ferme). Les dessinateurs pour enfants du début du xxe siècle autorisent les fabricants à reproduire leurs créations.
20 Ainsi en est-il d’Emmanuel Poiré, plus connu sous le nom de Caran d’Ache. Né à Moscou en 1858 et décédé à Paris en 1909, Caran d’Ache est connu de par le monde pour ses dessins humoristiques, muets, publiés dans sa première bande dessinée, Tout Paris, mais également dans de nombreux journaux et recueils. Fort du succès de ses ombres, il prend l’initiative de renouveler le jouet et de lui donner un caractère plus national, en reproduisant ces silhouettes en jouets. Il conçoit ainsi une série de chiens aux oreilles sentimentales, bassets, ours à tête mobile et autres bêtes sur roulettes, pouvant servir également pour les théâtres d’ombres chinoises. Toutefois, ces jouets à traîner semblent s’adresser davantage aux adultes qu’aux enfants.
21 Le dessinateur français Benjamin Rabier (1864-1939) intervient également dans le secteur du jouet. Après des débuts artistiques difficiles, Rabier se fait connaître, au début du xxe siècle, grâce à ses histoires pour enfants peuplées d’animaux de la ferme. Ces animaux rencontrent un tel succès qu’ils sont bientôt reproduits en jouets à traîner, et présentés au public dès 1916, à l’occasion de l’exposition « Jouets artistiques », présentée à l’Union centrale des arts décoratifs. Vers 1925, le célèbre canard Gédéon, né sous la plume de Rabier en 1923, se voit également découpé dans du bois et doté de roulettes.
22 Les héros du dessinateur français Alain de Saint-Ogan (1895-1974) connaissent rapidement le même sort. En effet, après avoir publié, en 1913, ses premiers dessins d’humour, Saint-Ogan crée, en 1925, Zig et Puce, la première véritable bande dessinée française, utilisant les « bulles ». Les deux personnages, de même que leurs amis, l’ours Prosper et le pingouin Alfred, sont reproduits, dès 1930, par les fabricants de jouets.
23 Ces créations annoncent la naissance du jouet sous licence, produit en grande série. En effet, à partir de 1930, les personnages à forte notoriété sont quasiment tous reproduits par les fabricants sous forme de jouets à traîner en bois. Tel en est-il des héros des dessins animés de Walt Disney, de la série Bonne nuit les petits, mais également Babar, Bambi, Blanche-Neige et les sept nains, Pinocchio… (Voir « Les enfants et leurs lectures », Jouet mag !, n° 12, octobre 2001, pour davantage d’informations sur les ouvrages pour enfants. Voir également « Le triangle magique : les enfants, les dessins animés et les jouets », Jouet mag !, n° 1-B, novembre 2000, pour davantage d’informations sur les licences.)
Les jouets en plastique
24 À partir des années 1950, le jouet à traîner se transforme. Alors que les techniques de fabrication n’avaient pas évolué jusque-là, on assiste à une révolution : le plastique, qui ne sert tout d’abord qu’à la confection de quelques pièces du jouet, telles les roues, supplante bientôt complètement le matériau bois. Les précurseurs de cette mutation sont, en France, les fabricants jurassiens Smoby, Clairbois et Monneret, aux États-Unis, la firme Fisher-Price. (Voir « Du plastique au jouet », Jouet mag !, n° 11, septembre 2001, pour davantage d’informations sur le rapport entre le jouet et le plastique.)
25 Ainsi, dans les années 1930, Fisher-Price est réputée pour sa production de jouets à traîner ; les canards Dr Duck, Gabby Duck, Snap-Quack, Dr Doodle, et la première version du célèbre chien Snoopy Snipper, produits exclusivement en bois lithographié, avancent tous en se dandinant et en émettant des sons (« Quack » pour les canards, « Oww-Oww » pour le chien). Le plastique fait son apparition pour la première fois dans la fabrication d’un jouet Fisher-Price en 1950. Le corps de l’abeille à tirer Buzzy Bee est en effet constitué de bois lithographié, alors que ses ailes sont en plastique. Les deux matériaux sont utilisés simultanément pendant de nombreuses années. Mais en 1971, la grenouille sauteuse Frisky Frog est entièrement en plastique.
26 Ce matériau permettant la réalisation de grandes séries, à moindre prix, la majorité des fabricants, dans le monde, l’utilise aujourd’hui au détriment du bois. Le principal atout des jouets à traîner en plastique est alors la possibilité de les enrichir de nouvelles fonctions. Comme ceux en bois, ils sont dotés de sons, ils peuvent se déhancher, et les têtes peuvent s’agiter. Toutefois, ils disposent par ailleurs de nombreuses parties mobiles, généralement de forme géométrique, que l’enfant doit insérer dans des ouvertures de forme correspondante ; l’introduction de puces électroniques étant possible, les sons reproduits sont plus réalistes ; le jouet, parlant, fait découvrir des mots à bébé ; de vives lumières attirent l’attention…
27 Malgré cette montée en puissance des jouets en plastique, les jouets de bois demeurent néanmoins, grâce à quelques irréductibles qui en poursuivent la production. Leurs atouts sont leurs couleurs vives, leur texture, et leur pérennité. (Voir « Les jeux et jouets en bois », Jouet MAG !, n° 1-A, novembre 2000, pour davantage d’informations sur les jouets de bois.)
Le jouet à traîner au xxie siècle
Le marché du jouet à traîner
28
29 En effet, les jouets à traîner sont inclus dans la catégorie des jouets dits « premier âge et préscolaire », qui regroupe également les véhicules premier âge, les jouets éducatifs premier âge, les jouets musicaux et parlants, les ensembles villages et scènes. Sont exclus de cette catégorie les peluches et les jouets porteurs, comptabilisés indépendamment. Les jouets premier âge représentaient, en 2000, 7 % de la production totale de jeux et jouets (jeux vidéo inclus), soit 61,19 millions d’euros, et 17 % de part de marché. Le secteur a connu en 2001 une évolution de 9,4 % en valeur, grâce au dynamisme du préscolaire notamment.
30 Cette tendance se confirme sur le premier semestre 2002 puisque le premier âge connaît une hausse de 9,1 % de part de marché par rapport au premier semestre 2001. L’évolution est, une fois de plus, due principalement aux jouets préscolaires ; toutefois, les jouets pour nourrissons connaissent également une légère progression de 3 %. Parallèlement, le prix moyen des jouets premier âge augmente de 3,6 %, passant ainsi à 11,1 euros.
Le jouet à traîner dans le développement de l’enfant
Maîtriser son équilibre
31 Le jouet à traîner, qu’il soit à tirer ou à pousser, appartient à la catégorie des jouets sensori-moteurs, c’est-à-dire les jouets qui permettent à l’enfant d’acquérir la motricité globale (coordination des mouvements, maîtrise de l’équilibre) et la motricité fine (habileté manuelle, précision du geste). Ces jouets sensori-moteurs sont variés (certains d’entre eux, les peluches, les jouets porteurs et les hochets, ont déjà fait l’objet d’un numéro de Jouet mag !). Ils s’adressent aux enfants de la naissance à 3 ans environ.
32 Ce n’est toutefois qu’à partir de 9 mois que les enfants commencent à s’amuser avec des jouets à traîner. En effet, ceux-ci nécessitent une certaine maîtrise de la marche. Or, celle-ci s’acquiert avec le temps : à 9 mois, bébé se déplace en rampant ; à 10 mois, il se redresse sur ses deux jambes, mais il est le plus souvent à quatre pattes ; à 11 mois, il se tient debout et marche avec l’aide d’une tierce personne ; à un an, il danse au rythme de la musique ; à 15 mois, il marche seul, bien que de façon pataude, se lève seul, et monte les escaliers ; ce n’est qu’à 18 mois que bébé court, son déplacement étant plus assuré. Durant cette période, le jouet à traîner est l’un des meilleurs amis de l’enfant, puisqu’il favorise cet apprentissage. En effet, si à 9 mois bébé traîne son jouet en position assise, le faisant principalement rouler autour de lui, très rapidement il souhaite le promener dans toute la maison. Le jouet à traîner encourage ainsi l’enfant à se redresser et à marcher.
Éveiller sa personnalité
33 Pendant ces mois d’apprentissage de la motricité, l’enfant s’affirme. Vers la fin de la première année, il a acquis la maîtrise de son jouet à traîner ; il a découvert que ce jouet pouvait être dirigé de multiples manières. Il devient alors libre de le faire avancer comme il le souhaite, sans que les parents n’interviennent. Les modes de jeu se multiplient soudain : un jour, l’enfant pousse un jouet, le lendemain, il le tire, selon sa propre volonté. Durant cette période, il est important pour l’enfant que ses proches l’observent, découvrant ainsi ses activités favorites, qu’ils l’encouragent à tenter de nouvelles expériences de jeu et qu’ils l’incitent à penser que ce qu’il parvient à faire est formidable. Ainsi, sa personnalité, naissante, ne s’affirme que davantage.
34 Outre la personnalité, le jouet à traîner favorise le développement de la confiance en soi. Le jouet à traîner est l’un de ces objets qui permettent à l’enfant de répéter les essais jusqu’à la réussite. Dès qu’une fonction est acquise, l’enfant peut alors se lancer un nouveau défi. Ainsi, par exemple, après avoir acquis la maîtrise de l’équilibre, il pourra tenter de faire reculer son jouet roulant. De par sa motivation à réussir cet exercice – il ne s’arrêtera que lorsqu’il y sera parvenu – l’enfant renforce sa confiance. Lorsqu’il échoue, en raison d’une chute ou parce que le fil s’est enroulé autour du jouet, le plaisir du jeu est plus grand que l’obstacle ou la peur.
35 Chaque génération d’enfants ayant évolué avec des jouets à traîner a donc pu développer sa motricité et se forger une personnalité. Depuis quelques décennies, plus précisément depuis que le plastique a investi ce jouet, de nouvelles fonctions y ont été ajoutées. La présence des sons, lumières et mouvements permet alors aux enfants d’aujourd’hui de développer leur acuité visuelle et favorise leur perception sonore. Certains, reproduisant des phrases, enrichissent par ailleurs leur vocabulaire. Le jouet à traîner du troisième millénaire tend donc à éveiller tous les sens de l’enfant.
Bibliographie
Pour en savoir plusBibliographie disponible au Centre de documentation du Musée du jouet.
Histoire du jouet à traîner
D’Allemagne, Henri-René. 1902. « Chevaux, voitures et jouets à bon marché », Histoire des jouets, Hachette, p. 43.
Armengaud, Christine. 1997. « Les jouets à roulettes », Jeux et jouets retrouvés, éd. du Chêne, p. 146.
Burckhardt, Monica. 1987. « Le renouveau : les jouets d’artistes », p. 17 ; « Animaux à tirer », p. 34, Le jouet de bois : de tous les temps, de tous les pays, Fleurus.
Damamme, Jeanne. 1998. « Les années 50 », Mémoires de jouets, Hatier, p. 132.
Marchand, Frédéric. 1991. Les jouets, Fabbri (Antiquités & objets d’art, 25), « Jouets à traîner », p. 7.
Rabecq-Maillard, M.-M. 1962. « Jouets à traîner », Histoire du jouet, Hachette, p. 26.
Le jouet à traîner et l’enfant
http ://www.fisherprice.com/fr/playtips : Guide du jeu et de l’éveil, Kathleen Alfano.
Antier, Edwige. 1999. Mon bébé joue bien, Balland/Jacob-Duvernet.
Mesli, Catherine. 2000. « Jeu et jouets dans le développement de l’enfant », Le Journal des professionnels de l’enfance, n° 3, janvier-février.
Notes
[ *] Karine Vandroux, documentaliste, Musée du jouet, Moirans-en-Montagne, tél. : +33 - (0)3 84 42 38 64, E-Mail : info@musee-du-jouet.com
PLAN DE L'ARTICLE
- Le jouet à traîner à travers les âges
- Les techniques de fabrication
- Les jouets de dessinateurs
- Les jouets en plastique
- Le jouet à traîner au xxie siècle
- Le jouet à traîner dans le développement de l’enfant
POUR CITER CET ARTICLE
Karine Vandroux « Les jouets à traîner », Spirale 4/2002 (no 24), p. 124-134.
URL : www.cairn.info/revue-spirale-2002-4-page-124.htm.
DOI : 10.3917/spi.024.0124.














