Staps
De Boeck Université

I.S.B.N.sans
153 pages

p. 145 à 146
doi: en cours

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Chronique scientifique

no 54 2001/1

 
Sports et violences. Approche sociologique des représentations de la violence en sport
 
 
Thèse pour le Doctorat en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives,mention Sciences Sociales, de l’Université des Sciences Humaines - Strasbourg II, soutenue le 2 mars 2000 par Sébastien Guilbert.
Jury : F. CHAUVAUD, Université de Poitiers; J. DEFRANCE, Université de Paris X-Nanterre; B. MICHON, Université des Sciences Humaines-Strasbourg II (directeur); R. PFISTER, Université de Grenoble 1; C. REGNIER, Université des Sciences Humaines-Strasbourg II (président).
Résumé
Ce travail de recherche porte sur l’étude des représentations de la violence dans les pratiques sportives compétitives. Fondée sur l’observation et la comparaison de cinq sports aux logiques internes antinomiques, l’analyse se réfère à la théorie systématique de l’habitus et du champ de Bourdieu, et étudie le pluralisme des représentations sur les violences sportives comme le produit d’une construction sociale. Pour rendre compte de ce pluralisme, la recherche s’attache à mettre en évidence des rapports différenciés aux violences dans les espaces sportifs par le truchement de paramètres déterminants tels que les formes, fréquences et degrés des violences. Parallèlement elle s’interroge sur les propriétés de violence pouvant fonctionner comme espèces de capital spécifique dans les espaces sportifs. Pour y entrer et participer à leurs enjeux, les agents sportifs doivent être dotés des propriétés de violence propres à ces espaces. L’étude s’intéresse en conséquence aux trajectoires des agents et en particulier à leurs histoires et dispositions aux violences. Les objectifs étant de mettre en exergue des différences d’investissement aux violences, de déceler d’éventuelles homologies entre les violences représentées dans les espaces et celles des agents, et de révéler de possibles effets d’espace. La «sociologie différentielle» permet aussi de s’enquérir des relations entre les violences internes aux spécialités sportives et les propriétés sociales, économiques et culturelles des agents. La recherche se demande pourquoi certains agents sont prédisposés à certaines violences contrairement à d’autres qui les répugnent. Il semble que les propriétés de position différenciées peuvent expliquer des représentations plurielles sur le problème des violences sportives. Les formes de violence s’insèrent dans des cultures de classes; elles ne sont pas perçues de la même manière selon les origines sociales. L’objectivation des représentations des agents aboutit en fin de compte à une double typologie: la première révèle une partition différenciée des violences selon les espaces sportifs et la seconde traduit une distribution sociale des violences sportives. Ces dernières participent donc à l’entretien des distinctions et des rejets, assurant par là, la reproduction sociale des dominations et de l’ordre établi. Ces analyses systémiques s’enrichissent d’un traitement sur les causes matérielles et humaines des violences sportives. Les facteurs structurels et «situationnels», représentés ici par les enjeux, sont étudiés dans leur diversité de manière à objectiver la portée des violences dans les espaces sportifs où les enjeux sont importants. Les sportifs participent à définir les violences dans les espaces sportifs, mais ils ne sont pas les seuls agents à appartenir au champ des pratiques sportives compétitives. De positions, statuts et rôles différenciés, les entraîneurs et les présidents entretiennent des rapports contigus et/ou distanciés aux terrains et aux violences dispensées. Le travail propose de détecter les liens entretenus par les entraîneurs et les présidents aux violences et de montrer le rôle déterminant de ces positions dans l’entretien et la gestion des violences des espaces et des sportifs.
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Essai de sociologie des supporters de football. Une enquête à Lens et à Lille
 
 
Thèse pour le Doctorat de Sociologie de l’Université de Lille 1, soutenue le 11 décembre 2000 par Williams Nuytens.
Jury : Jean Pierre Lavaud, Université de Lille 1, CLERSE/CNRS (directeur) ; Christian BROMBERGER, Université de Aix-Marseille, MSH (rapporteur) ; Alain LORET, Université de Rouen (rapporteur) ; Jean- Claude RABIER, Université de Lille 1, (président).
Résumé
Parmi les spectacles sportifs contemporains, le football est sans conteste celui qui attire le plus de supporters dans la plupart des pays. On doit principalement cet engouement à un apprentissage facile des règles du jeu, à la dimension festive du spectacle et à sa médiatisation croissante. Mais peut-on expliquer le supportérisme selon une perspective macro-sociologique, c’est-à-dire comme une manifestation de nouvelles formes de socialisation et dans la mouvance de la montée de la pratique sportive ? La thèse prouve que non. Le supportérisme footbalistique procède de spécificités qui ne peuvent être appréhendées que par l’enquête de terrain permettant l’approche de ses acteurs, et de leurs organisations. Elle met en œuvre plusieurs techniques dont le but principal est de rendre compte des écarts de popularité d’un club à l’autre, d’énoncer ce qui amène les personnes à la partisanerie, de signifier les différentes formes de passion, d’établir une étiologie des violences dans et autour des stades. Si le travail identifie des déterminants de la popularité d’un club de football, il conduit aussi à montrer qu’il y a différents types de supporters, aux antécédents, aux conduites et aux discours variés.
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