Staps
De Boeck Université

I.S.B.N.sans
153 pages

p. 5 à 5
doi: en cours

Veille sur la revue
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no 54 2001/1

2001 STAPS

Éditorial

Pour ce premier numéro du XXIe siècle, la rédaction réalise ici ce projet qui consistait à faire une sorte de bilan sur l’apport de la science au cours du siècle précédent dans une problématique donnée du champ des activités physiques et sportives (APS). Le registre scientifique questionné est celui de la physiologie, et la problématique visée est celle du soubassement énergétique du mouvement humain. C’est dire qu’il sera question, assurément, de déterminants importants, sans doute des plus fondamentaux, de la motricité, qu’elle se pose en termes de performance sportive ou d’éducation physique.
Henri Thys, le responsable de la section « Sciences de la Vie et de la Santé », introduit la thématique par un regard rétrospectif sur la bioénergétique appliquée aux APS et où il pointe, entre autres, le débat d’idées et de concepts à propos des sources d’énergie du travail musculaire. Dans son article qui clôture le numéro, il se centre sur la part mécanique de l’énergétique du travail musculaire, souvent éclipsée par l’intérêt porté aux processus biochimiques.
Je soulignerai avec plaisir la contribution d’un des grands spécialistes de la bioénergétique, Pietro di Prampero, de l’Université d’Udine, avec son titre qui aiguise la curiosité et donne envie de lire et de comprendre. Titre qui paraphrase notre poète médiéval François Villon et son refrain dans la Ballade des Dames du temps jadis, quand il dit sa nostalgie de Flora la belle Romaine ou de la très sage Héloïs.
Les articles qui suivent sont des contributions très importantes de trois laboratoires STAPS. Dans l’ordre, on trouvera d’abord l’article de Véronique Billat et celui de Serge Berthoin et collaborateurs du Laboratoire d’Etude de la Motricité Humaine de la Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique de l’Université de Lille 2, et qui tous les deux traitent de l’énergétique musculaire plus précisément dans les activités de course à pied. Puis viennent l’article de Cazorla et collaborateurs et celui de Petibois et collaborateurs, dont le laboratoire se situe à la Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique de l’Université Victor Segalen - Bordeaux 2, et qui traitent plus particulièrement du contrôle de l’entraînement. Enfin, du Laboratoire de Biologie des APS de l’UFR-STAPS de l’Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand 2 nous viennent l’article d’Emmanuel Van Praagh et collaborateurs et celui de Pascale Duché et collaborateurs, qui s’intéressent à l’énergétique du travail musculaire chez l’enfant, l’un centré sur les processus aérobies, l’autre sur les processus anaérobies.
Je voudrais remercier tous ces auteurs pour leurs contributions et plus particulièrement Henri Thys pour avoir mené ce projet à son terme. Je prie les adhérents de l’AFRAPS et les abonnés à la revue STAPS de bien vouloir excuser le retard de parution de ce numéro, retard dû en partie au temps excessivement long qu’ont pris certains échanges pour la correction des épreuves d’imprimeur.
La rédaction, dans son ensemble, tient à adresser ses remerciements aux personnes ayant accepté l’expertise des articles présentés dans ce numéro thématique : Mmes Véronique Billat (Lille), Arlette Gratas-Delamarche (Rennes), Pascale Duché (Clermont-Ferrand), ainsi que MM. Serge Berthoin (Lille), Marcel Boulay (Québec), Gérard Camus (Liège), Paul Delamarche (Rennes), Pietro di Prampero (Udine), François Peronnet (Montréal), Jacques Poortmans (Bruxelles), Henri Thys (Liège) et Emmanuel Van Praagh (Clermont-Ferrand).
Richard Pfister
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