Staps
De Boeck Université

I.S.B.N.sans
122 pages

p. 5 à 5
doi: 10.3917/sta.055.0005

Veille sur la revue
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no 55 2001/2

2001 STAPS

Éditorial

Cet éditorial est peut-être, probablement, mon dernier. A l’heure où je l’écris nous sommes à quelques jours de la désignation du directeur de la revue pour les quatre ans à venir. Je suis candidat, mais je le dis bien clairement, pour le principe, pour que les responsabilités de ce qui arrivera soient bien établies. La « Charte pour le fonctionnement de la revue STAPS », produite récemment par le conseil d’administration de l’AFRAPS, instaure un contrôle de sa part sur le comité de rédaction qui est indigne et contraire au besoin d’indépendance d’une instance scientifique. Et cela ne me dit rien qui vaille. D’ailleurs, le conseil d’administration, ou plus exactement certains de ses membres ont leur candidat, Jacques Gleyse, qui a donc toutes les chances d’être choisi. Pour la revue STAPS, je ne suis pas sûr que cela s’avère être une chance, on ne dirige pas une revue scientifique contre la communauté scientifique. Mais peut-être son projet est-il de faire cette « revue de recherche » pas forcément scientifique, comme il m’a dit lors du dernier conseil d’administration où j’avais été invité à présenter le bilan de ma direction. En réponse à ma stupéfaction il a pris l’exemple de l’art où l’on fait aussi de la recherche sans qu’elle soit scientifique. Il y a quelques années déjà, alors qu’il était membre du conseil d’administration, il avait contesté publiquement les expertises d’un de ses papiers (colloque de Toulouse, 1996) et avait critiqué ouvertement le principe des expertises de la revue STAPS dans une autre revue. Au point où lors de la réunion du conseil scientifique suivant je lui avais demandé de démissionner, ce qu’il fit séance tenante, avant de revenir sur cette décision une fois de retour à Montpellier.
Quoi qu’il en soit et qu’il advienne, je veux remercier ici tous mes collaborateurs, et en premier lieu mes responsables de sections, Jacques Defrance pour la section « Sciences Sociales », Henri Thys pour la section « Science de la Vie », Marc Durand et Didier Delignières pour la section « Sciences de l’Homme », et leurs experts respectifs ; la rigueur de leur travail a permis à la revue d’atteindre un niveau scientifique appréciable. Merci aussi aux autres membres du comité de rédaction, et à ceux du comité scientifique pour leur caution, ainsi qu’à Michel Lequarré, et aux traducteurs Tiziano Marini, Miguel Cornejo et Otto Schantz. Merci encore au personnel du Groupe Horizon, l’imprimeur, pour l’efficacité de leur collaboration, et tout particulièrement à Adrienne pour son professionnalisme et l’aide constante qu’elle m’a apportée. Merci enfin aux auteurs et aux lecteurs, les deux bouts de la trame qui assurent la vie d’une revue. Pour finir, j’ai une pensée pour les directeurs précédents, en particulier pour Pierre Chifflet qui m’a transmis son élan et le témoin. J’espère que ce témoin ne tombera pas, au risque de disqualifier l’équipe et d’anéantir tous les efforts antérieurs.
Richard Pfister
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