Staps
De Boeck Université

I.S.B.N.sans
128 pages

p. 109 à 118
doi: 10.3917/sta.058.0109

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Chronique bibliographique

no 58 2002/2

2002 STAPS Chronique bibliographique

Recensions d’ouvrages

Sport et ordre public, Jean-Charles Basson (dir), La documentation Française / IHESI, Paris, 2001, 313 pages

« Fait social total », le sport contemporain ne peut échapper, depuis quelques années, à un certain nombre de dérives (dopage, violences, corruption) qui finissent par altérer ses valeurs et principes fondateurs. Ainsi, la part active prise par le sport dans « le procès de civilisation des mœurs » (Dunning, Elias) mérite d’être à nouveau questionnée, à partir des rapports complexes qu’entretient le sport contemporain avec un ensemble de règles instituées, qui autorisent et garantissent sa pratique, en même temps qu’elles contribuent à diffuser un ensemble de normes dans l’espace social.
L’ouvrage collectif dirigé par Jean-Charles Basson ambitionne d’interroger les relations complexes entretenues par l’objet sport et les problématiques de l’ordre public, en dépassant l’approche classique et quelque peu convenue de la gestion des violences sportives, dont le hooliganisme constitue un avatar largement médiatisé. L’ouvrage réunit près d’une vingtaine de contributions, dont il faut ici souligner la densité et la rigueur méthodologique. Récusant le principe de la compilation d’articles autour d’une thématique fédératrice, Sport et ordre public présente un ensemble d’approches compréhensives croisées, qui se proposent d’éclairer, selon des niveaux d’échelle différents, tel aspect singulier de la relation complexe entretenue entre ces deux objets polysémiques et des questions qu’elle soulève aujourd’hui.
La singularité du « modèle sportif français », l’appropriation et la gestion par l’Etat des « corps-citoyens » dès la fin du XIXe siècle peuvent expliquer la responsabilité des institutions publiques et leur nécessaire implication dans la gestion d’un ordre public polymorphe, dès lors qu’il s’intéresse aux dimensions de la pratique et du spectacle sportifs (gestion de risques inhérents, tels la violence, l’affairisme, le dopage, la dérégulation visible de l’« ordre sportif ». Enjeux et limites des politiques de socialisation par le sport).
Il s’agit au total d’une contribution majeure et novatrice qui renouvelle la problématique de l’autonomisation du champ sportif et de ses rapports avec des pouvoirs publics historiquement enclins à une logique de contrôle légitime.
Olivier CHOVAUX
LAMAPS
Université d’Artois
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Sport et ordre public, Sous la direction de Jean-Charles Basson, La Documentation Française, coll. « La sécurité aujourd’hui », Paris, 2001, 313 p., 22,87 €

Dans la perspective des travaux qu’il a menés au sein de l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI) en 1997 et 1998, Jean-Charles Basson coordonne dans cet ouvrage collectif une réflexion prenant place au cœur même des débats actuels qui agitent l’univers sportif. Le sport dépositaire de valeurs, vecteur d’un certain esprit, au point de devenir éminemment éducatif, intégrateur… : l’actualité n’a jamais autant qu’aujourd’hui remis en cause ce mythe, que le discours journalistique entretient pourtant à profusion. Les auteurs proposent des pistes pour appréhender les significations de ce paradoxe en situant leurs analyses au point de rencontre entre pouvoirs sportifs et pouvoirs publics.
Marqué par ses origines privées, le sport a longtemps été articulé autour de règles qui lui étaient spécifiques. A mesure que sa place grandissait dans la société, les pouvoirs publics ont voulu poser leur empreinte sur son organisation. Aujourd’hui, le droit public, communautaire, s’est introduit au cœur du pouvoir sportif, déstabilisant parfois les logiques sportives traditionnelles. Entre « autonomisation du monde sportif » et tentative de « mise sous tutelle » (Jacques Defrance), entre « ordre sportif » et « ordre public » (Jean-Charles Basson), c’est une dualité de pouvoirs qui s’exprime au sein du sport.
La perception, par les politiques, des formes contemporaines de pratique sportive (les sports de rue en particulier), est une illustration de cette situation ambivalente. En marge du modèle vertueux du mouvement sportif organisé, ces pratiques expriment de nouvelles attentes et motivations des pratiquants (Jean-Charles Basson et Andy Smith), elles signifient sociologiquement une volonté de « recréer du lien social » (Pascal Chantelat). Pour autant, le phénomène reste souvent perçu par les acteurs publics du sport comme une forme de désorganisation sociale ; les difficultés sont nombreuses à appréhender cette réalité. Dans ce cadre, l’idéologie sportive s’affirme comme un facteur d’ordre. Pour Lionel Arnaud, celle-ci « réussit l’impossible : articuler le discours des hommes politiques, des professionnels et des minorités ».
La réflexion s’ouvre alors aux problèmes de la gestion des risques dans le sport. Les questions du hooliganisme (Manuel Comeron, Anastasia Tsoukala), de la violence dans les enceintes sportives (William Nuytens) posent d’incontournables problèmes de sécurité urbaine. Ces déviances supportéristes font l’objet d’une gestion policière et sociopréventive différenciée en Europe. Mais partout l’objectif est le même : réaliser un travail de fond visant la résolution à long terme du phénomène. Les dispositifs de sécurité de la Coupe du Monde 98 et du Stade de France (Paul Landauer…) illustrent les orientations politiques françaises en la matière.
Enfin, la question des relations entre sport et ordre public prend une dimension nouvelle quand les problèmes de l’affairisme et de la corruption entrent dans le débat. La tension structurante entre l’ordre sportif et les différentes formes de régulation extérieure qui s’imposent à lui y est exacerbée ; elle révèle la part grandissante prise par les politiques économiques ou financières illégales dans l’organisation du sport-spectacle. Le sport est bien aujourd’hui « à l’épreuve du marché » (Jean-François Bourg). En devenant prioritairement une activité économique comme une autre, il est soumis à des règles de fonctionnement inédites qui ignorent ses particularités historiques. En réaction à ce phénomène, un consensus national se crée qui condamne l’emprise des forces économiques sur le sport. Les affaires réaniment en quelque sorte l’idéal sportif, dans la mesure où la stigmatisation des effets néfastes de la logique marchande permet de renforcer « la croyance de l’autonomie de la sphère sportive vis-à-vis de la société » (Pascal Chantelat). Il faut bien comprendre qu’il existe des « avantages à dénoncer l’affairisme sportif ». Cette critique est d’ailleurs d’autant plus médiatisée qu’elle autorise à masquer nombre d’autres pratiques courantes condamnables (Gildas Loirand).
On voit mal comment Jean-Charles Basson aurait pu terminer son analyse sans mettre en avant le problème du dopage, qui s’impose aujourd’hui comme point d’intersection majeur entre sport et ordre public. Le dopé est pris sur le fait : il a triché devant l’universalité de l’éthique sportive, l’acte est inqualifiable. Pourtant, en tant qu’élément d’identité nationale, « le sport jouit d’une impunité qui voit le dopage, sinon favorisé, du moins banalisé » : contraire aux règles, illicite qui plus est, le dopage devient pourtant acceptable dans la société du spectacle. Devant ce phénomène, n’assiste-t-on pas en fait aujourd’hui à une recomposition des pouvoirs de contrôle du sport ? Face aux carences des pouvoirs sportifs et aux duplicités du pouvoir médical, les pouvoirs publics ne cherchent-ils pas à impulser un mouvement de fond de lutte contre le dopage, qui ressort plus d’enjeux de santé publique que du domaine de la sphère privée ? La recherche est en cours (Jean-Charles Basson, Jérôme Ferret, Catherine Louveau, Anne-Marie Waser).
Les travaux de Norbert Elias et Eric Dunning ont mis en lumière la part du sport dans le « processus de civilisation » des mœurs : la codification progressive des modalités de pratique, l’intériorisation des normes que celle-ci implique, une tendance nette à l’euphémisation de la violence physique et le développement d’une certaine éthique contribuent à une « pacification tendancielle de la vie sociale ». La place qu’occupe le sport dans notre société est en porte-à-faux avec cette perspective. Les faits divers des journaux abondent d’affaires de corruption (le scandale du patinage aux Jeux Olympiques de Salt Lake City en est l’exemple le plus récent), de dopage, de hooliganisme et de violence. La diversité des analyses proposées amènent à penser qu’au sein du phénomène sportif s’expriment de manière originale des rapports de force existant dans l’ensemble de la société qui « garantissent (ou menacent) la paix sociale ». Dans le cadre de cette étude de différents « modes de régulation renforçant ou affaiblissant les normes collectives qui concourent au maintient d’une forme de cohésion sociale », la question de la relation du sport à l’ordre public se pose aujourd’hui avec une acuité rare. Soumis à des règles qu’il a lui-même forgées ou qui lui ont été imposées (par les pouvoirs publics, les médias, les marchés…), il s’agit de se demander si le sport peut contribuer, d’une manière ou d’une autre, à cet ordre.
Dans le domaine de recherche dans lequel se sont lancés Jean-Charles Basson et son équipe, les travaux restent rares, les arguments manquent souvent de portée face à la complexité de l’objet d’étude. En convoquant dans son entreprise des universitaires, mais également des acteurs de terrain aux expériences riches et variées (policiers, journalistes, un architecte…), l’auteur a créé, pour appréhender la réalité et les significations des relations du monde sportif aux différents pouvoirs de la société, un système de compréhension inédit, pragmatique, théoriquement et méthodologiquement solide.
C’est une voie jusqu’ici peu explorée qui s’ouvre pour appréhender les rouages de l’ordre sportif. La clarté de l’ouvrage (un résumé de chaque contribution, une présentation précise de chacun des auteurs…) ainsi que le foisonnement de références (une bibliographie pour chaque contribution, une bibliographie générique, une liste des sites internet touchant de près ou de loin le sujet… qui deviennent autant d’outils de recherche concis et pratiques) invitent le lecteur à poursuivre l’analyse dans ce jeune espace de recherches.
Dans le contexte d’une actualité brûlante, Jean-Charles Basson pointe, avec rigueur et pertinence, des questions essentielles qui touchent aux rôles, aux fonctions et aux fonctionnements du système sportif dans notre société. En s’intéressant par exemple à la « part prise par les pratiques économiques et financières illégales dans la pérennisation du monde sportif », il pose une question pour le moins dérangeante ! Dans cette perspective, l’ouvrage s’adresse tant aux universitaires, chercheurs en sciences sociales et politiques, qu’aux acteurs sportifs ou aux décideurs publics. Il permet au lecteur de prendre du recul par rapport au phénomène sportif, l’amène à saisir certains mécanismes du monde sportif à la lumière d’enjeux politiques ou économiques profonds et structurants le plus souvent invisibles.
Julien FUCHS
Moniteur-enseignant
UFR-STAPS de Strasbourg
Centre de Recherches Européennes en Education Corporelle (CREEC)

Didier Nourisson (dir.), Éducation à la santé XIXe-XXe siècle, Editions ENSP, (Collection Recherche, Santé, Social — Histoire)., 2002, 21 €

Cet ouvrage est le fruit d’une série de conférences données entre 1997 et 1999 au centre local IUFM de Saint-Étienne, dans le cadre du séminaire de recherche « Éducation à la santé ». Ce séminaire regroupe des chercheurs en sciences humaines et sociales, des praticiens de terrain (médecins, infirmières scolaires, formateurs IUFM), des étudiants. Son positionnement délibérément transdisciplinaire permet des dialogues particulièrement riches sur un objet qui reste marginal dans le secteur sanitaire. L’ouvrage témoigne également du partenariat engagé avec des centres de recherche universitaires travaillant dans le même champ (Institut romand d’histoire de la médecien et de la santé de Genève-Lausanne, axe santé-assistance du Centre d’histoire économique et sociale Pierre-Léon de Lyon).
Outre l’éducation sanitaire à l’école à travers l’éducation physique, l’éducation sexuelle et la prévention de l’alcoolisme, les auteurs abordent l’origine de certains concepts majeurs dans le champ de la santé avec la « caméra sanitaire » et certaines publicités spécialisées.
L’ensemble est placé sous le haut – et souriant – patronage d’Honoré Daumier et de sa « promenade de santé », promenade « hygiénique et sentimentale, légèrement embêtante, mais remplissant parfaitement son but qui est de faire respirer l’air à pleins poumons »…
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Serge Mesure & Henri Lamendin, Posture, pratique sportive et rééducation, Masson, 2001. (Pas de prix sur l’ouvrage)

Les relations qui existent entre la posture, la pratique sportive et la rééducation sont multiples et réciproques. S’il semble en effet évident que la moindre défaillance posturale peut affecter la performance sportive et l’état général, il apparaît manifeste à la lecture de cet ouvrage que le sport constitue aussi un excellent outil de rééducation dans le cas de troubles de la posture ou de l’équilibration.
A partir des données les plus récentes de la littérature en biomécanique, en neurosciences et en sciences cognitives, l’ouvrage expose dans un premiers temps les mécanismes liés au contrôle postural et à la fonction d’équilibration. Au fil de chaque chapitre, des examens et des techniques d’évaluation de la posture et de l’équilibration sont décrits. L’influence des autres systèmes tels que les systèmes visuel, locomoteur ou encore dentaire sur l’organisation posturale est expliquée et prise en compte dans une démarche diagnostique en cas de dysfonctionnement postural ou de l’équilibre.
De nombreuses activités de rééducation pour le sportif, mais aussi des exercices de renforcement visant à l’amélioration de ses habiletés motrices sont proposés et décrits avec une grande précision au moyen de nombreux schémas et de cas concrets.
D’un style clair et didactique, abondamment illustré, cet ouvrage sera d’un intérêt pratique particulier pour les médecins et odontologistes du sport, les médecins de rééducation, les kinésithérapeutes, les enseignants-chercheurs en activités physiques et sportives, ainsi que les étudiants et chercheurs de ces diverses disciplines.
Serge Mesure est maître de conférences au sein de l’UFR STAPS de l’université de Montpellier-1, docteur en neuroscience, kinésithérapeute diplômé d’État au sein de l’unité CNRS Développement, pathologie du mouvement de Marseille.
Henri Lamendin est docteur ès sciences (biologie), docteur en sciences odontologiques au sein du laboratoire de la Performance motrice de la Faculté du sport et de l’éducation physique d’Orléans.
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Jean Corneloup, Les théories sociologiques de la pratique sportive, Presse Universitaire de France, 2002, 21 €

Le pratiques sportives constituent un objet d’étude remarquable.
Depuis des nombreuses années, elles sont analysées par les sociologues du sport qui apportent des éclairages diversifiées pour comprendre et expliquer ces activités sociales. Des écoles de pensée se sont constituées. Elle cherchent à valoriser et point de vue et un cadre théorique particulier dans l’approche des faits sportifs. Leur réflexion autour des pratiques compétitives, des jeux corporels de la rue, des loisirs sportifs de nature ou encore de la sportivité des Français est issue d’uns construction sociologique qui induit un filtrage dans la manière de décrypter les phénomènes observés. Comment peut-on alors se repérer parmi les divers écrits qui abordent l’action sportive ? Quelle pertinence faut-il accorder aux différentes études portant sur la culture sportive ?
Cet ouvrage invite le lecteur à se familiariser avec les paradigmes théoriques du champ de la sociologie du sport. Le propos consiste à présenter les contenus et la richesse des avancées que chaque paradigme propose tout en dévoilant ses limites. Plus globalement, l’auteur tente de montrer le nécessaire détour par la sociologie générale pour comprendre les principes qui organisent la production de connaissance dans ce champ. Les étudiants et les chercheurs intéressés par cette discipline pourront ainsi mieux saisir les jeux de position et les mécanismes à partir desquels cette activités scientifique s’est construite et se développe.
Jean Corneloup est maître de conférences à l’Université Clermont-Ferrand II et chercheur au sein du laboratoire TEO-CNRS à Grenoble. Co-fondateur et vice-président du réseau des chercheurs et des experts en sports de nature, ses travaux portent sur les cultures sportives, l’étude des risques et la gestion des sites touristiques dans les espaces naturels.
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Philippe Guisguant & Thierry Tribalat, Danser au Lycée, L’Harmattan, 2001, 16,80 €

En éducation physique, la danse est la discipline artistique la plus fréquemment enseignée. Au côté des activités sportives, elle présente indéniablement une spécificité liée pour une grande part, au regard sur le corps qu’elle propose. En effet, elle valorise un corps sujet, lieu des émotions que l’on questionne, plutôt qu’un corps objet, outil de performance que l’on entretient.
La réflexion menée ici veut rompre avec l’idée encore trop partagée en EPS que l’artistique est « flou » et ne peut faire l’objet d’aucun enseignement. Le présent ouvrage est le résultat d’une démarche originale : proposer à des enseignants novices des contenus à tester en milieu scolaire. Des propositions didactiques ont été ainsi validées et deviennent des instruments de travail en phase avec les nouveaux programmes de la discipline.
Ce livre s’adresse avant tout aux étudiants en STAPS, aux candidats des concours en EPS et aux enseignants des établissements scolaires confrontés à l’enseignement de la danse.
Philippe Guisgant enseigne la danse à la Faculté des Sciences du Sport de Lille. Thierry Tribalat est Inspecteur Pédagogique Régional d’EPS. Professeurs agrégés d’EPS, ils ont été tous deux été jurys dans des concours EPS (CAPEPS et Agrégation) et ont été sollicités en 1998 au titre d’expert pour la rédaction de programmes de lycées concernant les activités physiques artistiques. Par ailleurs, ils sont respectivement interprète et chorégraphe de la compagnie Arcadanse.
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Dominique Bodin (dir.), Sports et violences

Préfacé par Georges Vigarello, avec les contributions de Dominique Bodin, Geneviève Columb-Cabagno, Eric Débarbieux, Pascal Duret, Stéphane Héas, El Houlali El Houssaïne, David Le Breton, Bruno Papin, Olivier Rascle, Luc Robène, Anne Saouter, Dominique Trouilhet, Editions Chiron, 2001, 18,14 E
Avec les contributions de Dominique Bodin, Geneviève Coulomb-Cabagno, Eric Débarbieux, Pascal Duret, Stéphane Héas, El Houlali Houssaïne, David Le Breton, Bruno Papin, Olivier Rascle, Luc Robène, Anne Saoutier, Dominique Trouilhet.
Le sport a pris aujourd’hui une place considérable dans nos sociétés modernes. Mais le sport entretien l’ambiguïté. Il est tout à la fois un « espace toléré de débordement des émotions », un lieu d’apprentissage de l’autocontrôle des comportement et des pulsions, un moyen privilégié par les politiques pour l’insertion et la socialisation des jeunes des banlieues, un espace d’apprentissage de la citoyenneté, du fair-play, mais aussi un lieu de violence physique qui se donne à voir sur les terrains de sport ou abords du stade, un système social où se reproduisent des inégalités.
Les connexions entre sports et violences sont nombreuses. Ce sont ces relations étroites et diverses que les ports entretiennent avec les violences physiques, morales, symboliques que des chercheurs et des praticiens de renom (Dominique Bodin, Geneviève Coulomb-Cabagno, Éric Debardieux, Pascal Duret, Stéphane Héas, El Houlali Houssaïne, David Le Breton, Bruno Papin, Olivier Rascle, Luc Robène, Anne Saouter, Dominique Trouilhet) ont exploré à travers des objets divers (la place de la femme dans le sport, le sport dans la cité, le hooliganisme, le risque…) dans une perspective pluridisciplinaire (histoire, ethnologie, sciences de l’éducation, sociologie, sciences juridique, psychologie…) sous la direction de Dominique Bodin.
Cet ouvrage intéressera tous ceux qui – souhaitant préparer des examens et des concours dans la filière sportive – ne peuvent ignorer les relations entre sports et violences ; il s’adresse également aux historiens, sociologues, policiers, psychologues, enseignants, responsables locaux qui s’intéressent à la question des violences sportives.
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Gilles Marrot, Didactique de l’Éducation physique et sportive, Paris, Vigot, 2002, Collection Repères en éducation physique et en sport, Editions Vigot, 2001, (pas de prix sur l’ouvrage)

S’intéresser à l’Éducation Physique et Sportive, l’étudier et l’enseigner ne constituent pas des actes simples. Ils nous engagent immanquablement dans une dense univers de publications qui met en évidence l’extrême richesse de cette discipline scolaire, mais en explique aussi le caractère hermétique que peuvent lui attribuer certains.
En réalisant cette ouvrage, l’auteur s’est efforcé d’en éclaircie un des domaines particulièrement sensible : celui de la didactique propre à l’EPS. Il s’adresse notamment aux étudiants en STAPS, aux candidats aux différents concours (CAPEPS, agrégations, examens professionnels), ainsi qu’aux enseignants d’EPS, et à tous les professionnels des Activités Physiques et Sportives.
Loin d’ambitionner les recherches universitaires, cet ouvrage présente de façon approfondie quelques outils d’analyses nécessaires à la création d’un sens commun expliquant les transformations actuelles de cette discipline scolaire et notamment de ses programmes, à la compréhension du vocabulaire qu’elle véhicule, et à la construction d’une cohérence solide entre les données théoriques et sa mise en œuvre pratique par tous ceux qui exercent dans les établissements d’enseignement (scolaires et/ou professionnels).
Organisé en trois parties, le travail de l’auteur a constitué d’abord à saisir les origines de la didactique de l’EPS avec le système d’influences qui pèsent sur elle. Le second chapitre en étudie les concepts spécifiques installés aux interfaces de l’apprentissage et de l’enseignement, des APSA et de l’EPS, d’une logique « naturelle » d’élèves et d’une logique « culturelle » d’activités. Le troisième chapitre formules quelques propositions organisant une mise en œuvre cohérente de l’enseignement de l’EPS par les APSA.
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Jean-François Loudcher & Christian Vivier, L’écrit 1, des concours de recrutement des enseignants d’éducation physique, Edition NEO-TYPO, 2001, 15 €

Ce livre est le fruit de dix années d’expérience dans le cadre de formations aux différents concours de recrutement des enseignants d’Éducation Physique et Sportive (C.A.P.E.P.S. et agrégations internes et externes). Les auteurs ont ainsi souhaité livrer ici tant une synthèse des logiques spécifiques inhérentes à la présentation de l’Écrit 1 que des idées nouvelles et parfois originales qui lient, de manière indissociable, la méthodologie de la dissertation et les contenus relatifs aux différents programmes de ces concours.
Deux parties majeures composent l’ouvrage : la première envisage d’entrer dans la logique de ces premières épreuves écrites à partir d’une réflexion méthodologique éclairée de nombreux exemples rédigés et immanquablement liée à des connaissances historiques prise dans le domaine de l’éducation physique ; la seconde, plus appliquée encore, vise à traiter des sujets déterminés sous des formes extrêmement différentes et diversifiées dans le but de rompre avec l’idée trop couramment admise selon laquelle à chaque sujet suffit sa correction entendue comme la « vraie » et unique réponse à la question posée, comme le seul modèle à suivre. Une dernière partie constituée de tableaux récapitulatifs des programmes scolaires officiels d’éducation physique depuis 1869 termine quasiment ce travail, ponctué d’une bibliographie classée.
Enfin, Jean-François Loudcher et Christian Vivier ont associé leurs collègues et amis chercheurs de Besançon, tous impliqués dans des travaux historiques et sociologiques sur le sport et l’éducation physique. Par l’originalité des traitements de sujets, des idées et des réflexions plurielles issues des multiples et fréquentes confrontations entre tous ces formateurs dont la plupart ont participé ou participe encore à l’un des jurys des concours de recrutement des enseignants d’E.P.S., ce livre reflète en définitive toute la richesse d’un véritable travail en équipe engagé depuis plusieurs années.
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Christophe Jaccoud & Thomas Busset (dir.), Sports en formes - Acteurs, contextes et dynamiques d’institutionnalisation, Editions Antipodes, 2001, (pas de prix)

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, à travers divers mises en forme : mise en forme du temps, mise en forme de l’espace, mise en forme de organisations et des associations sportives enfin. Ce vaste processus d’institutionnalisation a débouché sur la création d’un ordre sportif national et international aujourd’hui bien établi.
Ce phénomène d’institutionnalisation du sport soulève une multitudes d’interrogations et aiguise l’intérêt des sciences sociales. En particuliers parce les logiques de développement proprement sportives ont été rapidement mises en demeure de composer avec d’autre logiques : logiques politiques, logiques médiatiques et logiques économiques – toutes attachées à instrumenter le sport au nom d’intérêts plus ou moins contraignants et de souverainetés rarement désintéressées.
C’est du souci d’analyser ce déploiement, au travers duquel le sport crée des institutions, en même temps que son arraisonnement par diverses puissances sociales, qu’est né ce volume, articulé autour de onze contributions suisses et étrangères, issues d’un séminaire de recherche organisé à Neuchâtel, en février 2000, par le Comité de recherche « Sociologie du sport » de la Société suisse de sociologie et le Centre international d’étude du sport (CIES) de l’Université de Neuchâtel.
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Jean Devaluez, Le Rugby, Formation et enseignement au club et à l’école, Editions Chiron, 2002, (pas de prix sur l’ouvrage)

Ce nouvel ouvrage de Jean Devaluez est le fruit d’une longue expérience, riche, nourrie de réflexions et de travaux pratiques. Fort de cette connaissances de la formation des joueurs, Jean Devaluez propose ici une analyse approfondie de la pédagogie rugbystique :
  • dans les écoles de rugby où la logique de la compétition s’impose
  • à l’école (de la 6e à la 2nd) où le rugby est soumis aux impératifs spécifiques de l’enseignement en milieu scolaire et des textes qui les précisent.
Vingt-huit fiches pédagogiques fournissent des objectifs, des principes de réussite, des démarches correspondant au niveau I, II, III avec une ouverture sur le niveau IV. A ces compositions font suite trois comptes rendus de stage de formation d’éducateurs au BEES, des problèmes rencontrés et des solutions rencontrés et des solutions apportées. Les lecteurs enfin trouveront en annexe deux texte très actuels :
  • sur la différence entre le rugby des enfants et le rugby des adultes ;
  • et sur le jeu spontané.
Nul doute que tous ceux qui sont impliqués dans l’enseignement du rugby, au club ou à l’école, trouveront dans cet ouvrage des réponses aux problèmes posés et des outils pédagogiques répondant aux nécessités actuelles de la formation et de l’éducation.
Co-auteur des Fondamentaux des rugby, Jean Devaluez est professeur agrégé d’EPS, éducateur, entraîneur, formateur. Théoricien du jeu rugbysitque depuis plus de trente ans, il est l’auteur de nombreux articles dans les revues et journaux spécialisés (Revue EPS, Rugbyman, Le Monde du rugby, L’Équipe, Midi olympique, Ovale…) et de Pour un nouveau rugby.
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Luc Robène (dir.), L’éducation physique en France depuis 1945, Sujets corrigés du CAPEPS Epreuve 1, Editions Chiron, 2002, 15 €.

L’épreuve du CAPEPS, composition de 4 heures portant sur l’EPS, son histoire et ses composantes culturelles depuis 1945, s’avère être la plus sélective du concours.
Ce livre réalisé par des enseignants qui assurent la formation à cette épreuve depuis de nombreuses années à l’Université, propose une approche méthodologique ainsi qu’une dizaine de sujets analysés et corrigés pour aider les étudiants à parfaire leur préparation.
Chaque corrigé propose une définition précise des concepts et des notions employés et fournit les références bibliographiques essentielles à la compréhension, à l’analyse et au traitement du sujet.
Indispensables pour bien préparer l’épreuve 1 du CAPEPS, ces annales, centrées sur la période contemporaine (depuis 1945), indique clairement la teneur des analyses détaillées que l’on attend du candidat. La période considérée étant particulièrement courte, le candidat, sans abandonner bien sûr l’approche historique, doit proposer une analyse plus profonde encore qu’auparavant du monde des activités physiques et sportives (APS) – cet ouvrage limpide et complet l’y aidera de façon décisive.
Sous la direction de Luc Robène, maître de conférences à l’UFR STAPS de Rennes-II.
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Marc Tabory & Yves Travaillot, Histoire de l’Éducation Physique, Genèse d’une discipline scolaire, Editions MYT”, 2001, (pas de prix sur l’ouvrage).

Cet ouvrage traite de l’histoire de la genèse de l’éducation physique scolaire. S’appuyant sur les travaux des historiens de cette discipline, il retrace son cheminement depuis la naissance de son appellation dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle jusqu’aux derniers textes programmes parus ces derniers mois. Il est complété par un CD Rom, qui offre l’accès aux textes officiels et aux écrits des principaux acteurs ayant jalonné cette longue période ainsi qu’à un album de photographies.
Synthétisant les travaux effectués sur ce sujet, cet ensemble s’adresse prioritairement aux étudiants en STAPS, à ceux qui préparent les concours externes et internes du CAPEPS et de l’agrégation d’EPS ainsi qu’à leurs formateurs. Yves TRAVAILLOT est maître de conférences à l’IUFM de Pau. Marc TABORY est professeur agrégé d’EPS au département STAPS de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.
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Dominique Bodin & Stéphane Héas, Introduction à la sociologie des sports

Le sport occupe une place de premier ordre dans la société d’aujourd’hui qui prône la recherche du bien-être et le culte du corps.
La sociologie qui étudie les faits sociaux dans leur ensemble, ne peut que s’intéresser au plus haut point au « système des sports » qui est désormais un fait social total. Il est analysé ici à travers les thèmes fondateurs de la soiologie (le lien social, les actions individuelles, les inégalités sociales…). Il ne s’agit pas en l’espèce de défendre une certaine idée du sport mais d’analyser la société sportive à travers des recherches de références en sociologie des activités physiques et sportives (APS).
Ils s’agit d’inciter le lecteur à observer le sport avec un regard critique, de lui fournir des références lui permettant d’approfondir ses connaissances. Ce livre est en clair une introduction aux différentes démarches sociologiques applicables aux APS.
Il s’adresse à tous ceux qui veulent aborder de manière simple et précise la sociologie des sports : étudiants des UFR STAPS, candidats aux différents concours pour le professorat du sport (CAPEPS…), préparateurs des brevets d’États.
Dominique Bodin et Stéphane Héas, sociologues, sont tous deux maîtres de conférences à l’UFR STAPS de Rennes II.
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